Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 13:22
Le combattant anti éolien a gagné. L'Espagne, chroniquement jusqu'à récemment en déficit d'électricité, découple du réseau ses éoliennes, pour cause de surproduction.
La crise économique, fait chuter la consommation.
En écrivant sur "le Blog énergie", j'arrivais souvent à des différences d'analyses marqués avec le second auteur, RB.
Pourquoi ? Parce que, homme de sa génération, dans ses analyses, il prenait des paramétrages dont rien ne disait qu'ils seraient justes et donc éternels : par exemple, la hausse "tendancielle" de la consommation électrique, m'apparaissait une donne fausse, manipulée, criarde.
En effet, dans cette vue, on oublie une partie de la donne : la paupérisation, la chute économique, le "plafond" Braudelien.
Braudel a fait plusieurs remarques très censées.
Le progrès technique peut être long à se généraliser, SURTOUT dans les secteurs où l'énergie est concernée, plusieurs générations parfois, la technique existe, mais économiquement, le débouché est impossible
Les premiers équipements restent, des échantillons...
La métallurgie au bois, par exemple, s'est maintenue longtemps. 
Le charbon ne l'a emporté qu'à la toute fin du 19°siècle aux USA.
Aujourd'hui, ce qui faisait la fragilité de l'éolien, son caractère discutable, sauve le réseau. Il peut être débranché rapidement.
En même temps, que sera sa rentabilité économique dans ce contexte ? Elle risque d'être négative, même si son utilité économique est désormais attestée.
On peut se poser l'utilité de développer les échanges avec la France, ou plutôt, les exportations d'électricité de la France vers l'Espagne.
On parle toujours du magique "rebond", comme s'il était obligatoire qu'il y ait rebond.
Même la possibilité d'un non rattrapage du trou est à envisager.
L'envisage t'on sérieusement en haut lieu ? Certainement pas...
S'il le faut, d'une manière magique, les chômeurs retrouveront du travail, les endettés perdront leurs dettes, les vieilles filles auront un mari, les ministres une cervelle.
Bon, sur ce point, la critique est facile : les 3 premiers sont réalisables, mais le dernier...

Pour finir, toute crise est fin de monde et début d'un autre, et peut être une chance de progrès technique. Les vieilles capacités peuvent être mises au rencart, et APRES la crise, de nouvelles, crées.
Surtout, on fait le tri, entre l'accessoire et le principal. La "hausse tendancielle" du nombre de logements, par exemple, pourrait faire long feu.
La recohabitation des familles, des cousinages, des générations, revenir, pour cause de pauvreté. Elle est moins dure à porter à plusieurs, même si ce n'est pas l'idéal.
Quand à l'équipement en gadgets et autre cochonneries, dévoreurs d'électricité, c'est reporté à une date ultérieure.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 16:54
Il parait que les actionnaires sont les caïds.
Chez shell, il y a eu, d'après la presse anglaise, un beau baston.
Motif : la rémunération des dirigeants, rémunération rejetée à 59 % et des poussières.
Presse française : un article édulcoré, et une mention : "
Shell a rappelé que le comité de rémunérations avait «un pouvoir discrétionnaire» en la matière  ".
Conclusion : messieurs les actionnaires, vous l'avez dans le C... (bien profond et bien tassé), bien sûr, une minorité de la population trouvera ça agréable (il en faut pour tous les goûts), mais la plupart des actionnaires n'appréciera pas qu'on méprise son vote.
D'une manière générale, les rapports à l'actionnaire se rapprocherait des rapports avec les populations des pays où la compagnie exploite le pétrole, notamment au Nigéria, à savoir par l'affrontement total.
Les dirigeants semblent démontrer un mépris total pour tout ce qui n'est pas eux-mêmes et l'idée finalement se fait jour, il n'y a qu'une seule manière de leur parler, le langage de la force.
Mais, plus que cela, ce qui fragilise la compagnie, c'est la baisse des bénéfices
C'est cela qui propulse la contestation au sein des actionnaires, d'une part importante (8 % des votes en 2008), à la majorité en 2009 (59 %).
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 16:30
Le pib mexicain vient de se ramasser un petit - 8.2 %, le premier trimestre 2009.
Résumons la situation :
- économie pétrolière,
- les prix se ramassent,
- Le gisement géant Cantarell agonise, à une allure phénomènale,
- les gisements  Ku maloob zaap plafonnent visiblement,
- le pic gazier semble avoir été atteint fin 2008 (cette nouvelle demande confirmation),
- le gaz du gisement Cantarell  a été bousillé par des injections massives d'azote,
- le trafic de drogue avec les USA, s'est concentré sur la frontière terrestre, suite à une meilleure sécurisation aérienne,
- ce qui a entrainé la guerre avec des cartels de la drogue, surarmés par le laxisme des autorités US,
- la situation intérieure est selon le renseignement français, "égale aux pires moments de la guerre d'Algérie".
- Il faut noter que les pays d'amérique latine amis des USA sont faciles à reconnaitre, c'est ceux où régnent le pire bordel.
L'avantage, c'est qu'il n'en reste plus beaucoup.

Vous avez compris à quoi correspondait le coup de la grippe porcine ?
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 19:20
Il y a des moments, il vaut mieux être assis pour lire les Niouzes. Moi, ex-rédacteur du "blog énergie", même assis, j'ai failli me retrouver par terre.
Les consommations des voitures US devront baisser drastiquement. Bon jusqu'ici, c'est quand même banal.
Là où ça devient géant, c'est quand les "Big Threes", les constructeurs US, approuvent.
Le durcissement des normes automobiles reviendra à "
économiser 1,8 milliard de barils de pétrole et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 900 millions de tonnes, ce qui revient à retirer des routes 177 millions de voitures ou à fermer 194 centrales au charbon. "
En plus, il n'y a rien d'exceptionnel à cette "révolution" : la consommation des véhicules sera en moyenne à 6.63 litres au cent.
Perso, j'ai 20 ans d'avance (ou les américains 20 de retard, je penche pour le retard). Trop occupés à piller les entreprises, les soi-disant dirigeants ne s'étaient pas aperçus des périls.
"les gens se moquent de ce qu'ils mettent dans la voiture", disait un sans cervelle du conseil d'administration.
Le conseil d'administration, c'est souvent ça, 12 têtes et pas un seul cerveau.
Cette situation, est révolutionnaire à bien des égards.
Les pays producteurs de pétrole vont avoir des jours difficiles, sonnés par la baisse de la consommation, le pire, pour eux, vient d'arriver : la fin de la demande solvable.
Finalement, le peak oil aura une double composante, l'épuisement géologique, certes, mais aussi l'épuisement de l'investissement.
Il faut rappeler, pour être clair, que le monde actuel s'est bâti largement sur une manipulation des pétroliers, ils ont fait en sorte de devenir importants et indispensables, alors que rien, finalement n'était prédestiné. Rien n'était obligatoire dans l'augmentation des consommations énergétiques en tous genres, ce fut une augmentation VOULUE.
L'énergie, c'est de l'argent, et plus il y a d'énergie, plus l'argent coule.

La situation devient REVOLUTIONNAIRE, dans le sens que des acteurs importants, ont totalement disparu en un clin d'oeil ou semblent s'affaiblir à toutes allures : les lobbys énergétiques. Eux aussi, à force de trop pomper le citoyen et de l'anémier, finissent par en crever. Bien fait.
Autre chose. Ceux qui semblent résister encore, sont ceux qui bénéficient de rente de structures et d'abonnements. Restent que eux aussi, ne résisteront pas longtemps, non plus à l'affreuse éventualité des économies d'énergies.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 13:32
Aux USA, c'est mal vu de faire des économies, ça fait plouc. Le vrai Ouinneur; il paie ses factures. Le Oui-oui (nneur) de service, plus il paie gros, plus il bande.
De plus, dans la compta nationale et le PIB, la consommation, c'est de la richesse, la non consommation, ce n'est rien.
Faites faire des travaux d'isolations, d'énergie renouvelable, vous avez une année où le PIB flambe, l'année des travaux, et pour la suite une baisse, plus mesurée, mais plus importante à terme.
Bien entendu, le but du jeu pour l'investisseur, c'est de recouvrer un petit peu de mou sur ses finances, et lui ne voit pas de mal à payer moins cher...
L'institut Rocky moutain commence à être visible, là-bas, et dans une logique typiquement capitaliste. Négawatt, c'est moins d'investissements et de dépenses que Mégawatt.
Dow chemical, cité en exemple, a économisé 9 milliards de $, pour 1 investi.
900 % de rendement, qui dit mieux ? Et qui prétend, encore, que l'écologie est l'ennemi de "l'Oeconomie" ?
D'ailleurs, le bâtiment abritant les locaux de Rocky Moutain institut, construit en 1983, pour un surcout de 6000 $, générait des économies de 19 $ par jour. Le surcout fut absorbé en 10 mois.
Sans doute, beaucoup de gens qui se sont lancés dans la construction depuis 26 ans, auraient aimé faire des économies semblables.
La question n'est pas seulement académique. La consommation d'énergie d'un bâtiment, représente sur un siécle, 80 % de son coût.
Il n'est donc pas anormal de vouloir réduire fortement cette proportion.
D'autant, que, la production d'énergie, d'une manière générale, semble avoir atteint son maximum.
Dernière nouvelle du Mexique; la production de gaz baisse depuis décembre 2008.
Il faudra encore voir si cette tendance est vérifiée, mais elle indique et confirme une chose désagréable pour certains : le pix méthanier est beaucoup plus proche du pic pétrolier qu'il était escompté.
On pensait qu'entre les deux, il y aurait 30 ans. Au Mexique, comme dans le reste du monde, atteint de pic méthanier (le tiers des pays), il n'a fallu que 5 ans. 
Une partie des gens, dans le monde occidental a toujours vécu dans une simplicité volontaire. Cette partie est rejointe par les victimes de la crise, qui vont vivre dans une simplicité SUBIE.

Pour éviter ce retour à la misère, il faut retrouver l'état dans lequel nous vivions au 18°siécle avec une consommation basse d'énergie et une production très décentralisée.
Souvent, j'ai eu à faire des observations sur les anti-éolien, les anti-barrage. Sous le premier empire, au 1°janvier 1800, il y avait 500 000 moulins, de tous genres, de tous ordres, à vent, à eau, à marée... en fonctionnement en France.
Le seul anti-éolien recensé à cette époque, c'était Don Quichotte. Et pourtant, les hôpitaux psychiatriques n'avaient pas autant de succès qu'aujourd'hui.
Mais cette évolution, inéluctable, par la paupérisation ou l'investissement, va téléscoper les finances publiques. En effet, la dime énergétique est très importante dans le total des rentrées fiscales.

"L'âge de pierre n'a pas fini, faute de pierre" Ministre Saoudien de l'énergie...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 18:14
Le Kremlin s'attend à des guerres de l'énergie. Je ne vois qu'une faiblesse à ce raisonnement. Pour faire une guerre de l'énergie, il faut être deux, et on n'est pas sûr de ce qui restera des USA bientôt.
Pour les européens et l'état de leurs armées respectives, on peut citer le mot d'un ministre de la marine français de la fin du 19°siécle. Il leur avait fourni une marine "dont il les défiait bien de se servir".
Bien entendu il faut, selon le point de vue occidental, y voir la paranoïa du kremlin.
Les révolutions de toutes couleurs, n'étaient bien sûr, absolument pas manipulées par la CIA, et Nabucco absolument pas un moyen de contourner la Russie, pas davantage que l'intervention en Afghanistan n'avait comme but d'accéder aux richesses énergétiques d'Asie centrale.
Bon, vous me direz, l'intervention en Afghanistan, n'a pas l'air de donner les résultats escomptés.
Pour se ridiculiser, les américains n'ont même pas besoin de l'aide des talibans ; ils le font seuls.
143 morts dans un tapis de bombes, dont 93 enfants (des fois qu'ils seraient devenus Talibans dans dix ans), un Pakistan qui s'émiette, encore un beau résultat de la pétaudière appelée Pentagone.
Bien entendu, le point de vue russe, a un enjeu : l'arctique. Le dégel (de la banquise, pas de la situation) rend exploitable une région vierge de toute exploitation, l'utime réserve.
Bien entendu aussi, le degré de bellicisme de l'OTAN risque de baisser fortement à la moindre pression du Kremlin sur le bouton "OFF", de la commande de fourniture de gaz. Dans ce contexte là, la récession européenne atteindrait des sommets. L'avantage, c'est qu'on aurait beaucoup de loisirs, pour jardiner, par exemple. (Une saine activité).
Bien entendu, on notera que l'harmonie régne au Niger uranifère, entre le Vénézuela pétrolier et les USA, et que le Mexique est une vallée de roses, odorantes (c'est pour ça que certains mexicains, allergiques, meurent, alors qu'on incrimine une méchante grippe).
En réalité, les choses n'ont que fort peu de chances de se passer ainsi.
Les risques d'implosions politiques, économiques et sociaux, améneraient une solution au problème de l'énergie, assez drastique : la chute à la verticale de la consommation et une violente détente des prix, de l'investissement et des tensions. C'est ce qui s'est passé à la fin du bloc de l'est.
Ce paramétre n'est pas pris en compte et les organismes "sérieux" préférent parler de la dérive des consommations des gadgets, télévisions et autres.
Ces gadgets sont l'écume de la vie. Les responsables ne se rendent même pas compte à quel point, ils dépendent de l'état de la civilisation et des rouages économiques.
Les français les plus âgés se souviennent d'une période, où ils ont brutalement régressé dans l'histoire.
J'ai consacré un article à mai/juin 1940, mais c'est la suite qui devint intéressante. La plongée dans un univers qui devient palpitant, non pas tant à cause de l'occupation elle même, que par la lutte quotidienne pour la survie.
Le futur général Beauffre le résumera d'une phrase : "le quotidien était horrible."
Mais l'habitude l'emporte sur l'inquiétude. On pense tout simplement, devant l'ampleur de la crise économique, que "tout redeviendra comme avant". C'est du, c'est obligatoire, c'est la seule issue possible et raisonnable.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 16:13
Chrysler est donc repris par Fiat, qui ne paiera que par l'intermédiaire d'un transfert de technologie.
Nardelli, son PDG, spécialisé dans le massacre des entreprises, n'avait rien trouvé de mieux que de supprimer la recherche et le développement (mais pas la rémunération gargantuesque des PDG et dirigeants).
Donc, que reste t'il, de Chrysler, l'homme malade de l'automobile américaine depuis 30 ans ? (Bien sûr, tout le monde a oublié le quatrième constructeur qui était AMC).
Il ne reste que ces usines, une marque, dont on peut se demander si cela ne devient pas un répulsif.
La taille se continuera : on va fermer des concessions, et dans tout ce qui fait, "trop lourd".
Mais ce qui fait ce "trop lourd", fait aussi les ventes.
Et le passage du tank civil à la topolino à la qualité incertaine est moins qu'évident.
Avec, en plus, la VRAIE question, qui se pose à TOUS les constructeurs : structurellement, il y a trop de capacités de production au monde, quelles vont être les capacités sacrifiées ?
Il est politiquement délicat de rayer une usine de la carte, car si la fermeture est bruyante, il y a aussi la destruction feutrée et invisible de la sous traitance.
On le voit dans le cas de Clairoix.
Un emploi direct, c'est 4 emplois de sous traitance. La tuerie, invisible, se fait par rapatriement de la sous traitance dans la plupart des cas.
Les "sauveurs", messies cosmoplanétaires révèlent ce qu'ils sont : des gestionnaires de temps calme et des demandeurs de subventions en grosse période.
Quand à la partie industrielle, je me rappelle l'appréciation d'un dirigeant de Peugeot sur les fusions : il faut 20 ans, pour qu'elles soient effectives et efficaces (il parlait de Simca/Talbot).
Que reste t'il d'ailleurs, de la marque Talbot ? Des usines, qui fabriquent des Peugeot, et une marque, sur la calandre, en Angleterre. 
La fusion faillit être fatale à Peugeot. Cette fois, il est probable qu'il n'y aura pas de miracle. Trop de choses jouent. Les surcapacités, le pic pétrolier, la crise économique.
GM avait tenté, d'ailleurs, de jouer à ce jeu de la fusion. Il n'en reste rien.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 18:56
Des nouvelles du Mexique, ceci expliquant peut être cela.
Le plus grand gisement de pétrole du pays, le gisement géant de Cantarell voit sa production dégringoler à vive allure.
Longtemps, il a produit, d'une manière stable, son million de baril jour. Puis, pour doper la production, on a injecté de l'azote. La production a été accélérée. Mais cela n'a pas agrandi le gisement.
Ku Maloob Zaap a été chargé de suppléer à la défaillance de Cantarell. D'ailleurs, la défaillance de celui-ci se fera sur deux registre, d'abord le pétrolier, ensuite le gazier. Les injections d'azote ne permettront plus de récupérer le méthane, ou alors, il faudra le retraiter, coûteusement, pour le rendre utilisable...
Le même phénomène d'exploitation accélérée et d'agonie accélérée est appliquée à Ku Maloob Zaap.
D'une manière générale, le Pib mexicain est un Pib d'état pétrolier : hors celui-ci, il n'y a rien.
Les très mauvaises nouvelles pétrolières, la guerre avec les cartels de drogue, la concentration du trafic sur la frontière terrestre des USA, plus difficile à contrôler que l'espace aérien, la guerre qui se rallume au Chiapas, beaucoup de choses qui justifie l'état d'urgence, mais à proprement parler, il fallait que celui-ci soit crédible.
Quand à certains gisements découverts, que ce soit Tupi, ou d'autres, sous d'épaisses couches de sels, on ne peut leur reprocher que deux choses : ils sont hypothétiques, et on ne sait pas les exploiter.
En France, on soupçonne des gisements dans le golfe du Lion, mais cela fait tellement longtemps qu'on les soupçonne...
Sans aller jusque là, les gisements mexicains EXISTANT, du golfe, sont importants, très importants. Mais, on ne sait pas les exploiter, et ils ne sont pas si facilement extractibles que Ghawar, en Arabie saoudite, dont ils dépasse sans doute la taille.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 16:48
Nous vivons une époque charnière, c'est une évidence.
Bien entendu, si vous croyez que la planète peut fournir 130 millions de barils /jour, vous ne serez pas de mon avis.
C'est la prévision de consommation, (et donc de production) pour je ne sais plus quand.
Le problème, c'est qu'on est passé de 88 millions de barils/jour produit l'année dernière, à 83 cette année.
On peut incriminer la crise économique, mais le sommet de la courbe de Hubbert, est désormais avoué, même timidement, par les autorités.
Alors, l'impact sur les sociétés ? Certains pensent le retour au moyen-âge, ou même l'effondrement de la civilisation.
C'est une possibilité, sans être une certitude.
En effet, avec une société 100 % renouvelable, on ne retomberait qu'au XX° siècle. Pour certaines choses au début 1960, pour les transports, à 1939.
Cela va quand même faire du monde à occuper autrement. Et ailleurs. Une région parisienne, sans pétrole, ce n'est pas possible, avec 10 millions d'habitants.
Alors, que faire ? Pour les parisiens, ne pas oublier d'où ils viennent.
C'est toujours bon, d'avoir une solution de repli. Rappelez vous ces cousins de campagne, qu'on redécouvrait en 1940. (En 1939, c'était des ploucs).
Il faut être dans le tempo. Avoir un jardin en 1939, c'était plouc et ouvrier. ça faisait fureur en 1940.
Je reconnais les réticences de certains lecteurs. Mais n'oublions pas l'époque, pas si lointaine (avant le supermarché), où les ceintures maraichères enserraient les villes.
Maintenant, c'est beaucoup plus simple : on achète les petits pois du Kenya, les haricots du Burkina, les autres légumes d'Espagne.
C'est évident : les avions arriveront toujours de ces pays, et les légumes, d'Espagne. Le pétrole, c'est pour toujours, et il n'y aura jamais de ruptures d'approvisionnements. D'ailleurs, on ne parle plus de pandémies, ça fait plouc aussi.
La vie, ce sont des aléas. Le degré de sophistication de la civilisation ne protège pas des aléas. Il les aggrave. Ils sont plus affirmés.
Les soviétiques, puis les russes, n'ont survécus qu'avec leurs lopins de 5000 mêtres carrés.
Braudel disait que le sommet de l'efficacité et de la productivité agricole était atteint à la bêche.
Bien sûr, rien n'empêche d'être plus moderne. Rien n'empêche non plus d'acquérir un savoir faire plus frustre. A toutes les époques, le potager a été un reméde contre les effondrements économiques.
Dans les grandes famines du Moyen-âge, on dit que les paysans mangeaient leurs "herbes"  (lire : ils ne mangeaient plus de pain, mais le produit de leur jardin).
Pour répondre à d'autres, cette activité, nourricière, s'est marié de très longue date, à d'autres métiers. L'agriculteur, uniquement agriculteur, c'est très récent, et en plus, ce n'est même pas généralisé à 100 %. Tous avaient deux, ou plusieurs métiers.
Le savoir faire est irremplaçable.
J'ai dit qu'une chose ne décotait effectivement pas, c'était les armes à feu.
Un tireur expérimenté avec 5 cartouches par minutes et un fusil fiable, mais plus "archaïque" surpassera un tireur muni d'un M16 (1200 coups minutes) et d'un AK 47 (400), simplement souvent parce qu'il lui flanquera la trouille, et que l'un aura épuisé ses munitions, quand l'autre les aura à peine entamé.
Le fusil à tir rapide, c'est pour les mauvais, c'est sensé compenser la mauvaise formation.
A l'heure actuelle, je crois que la moyenne est de 500 000 coups tirés pour abattre un ennemi.
Sachant que la perte en question a souvent été obtenu par le franc-tireur, en une seule balle.
Autre chose. Vous vous rappelez, il y a quelques temps, deux incidents. 10 soldats tués en Afghanistan, ils manquaient, disent ils, de munitions ? Ils ne savaient que défourailler à tout va ? C'était des soldats ? ou des promeneurs surpris ?
Autre incident, significatif, celui du soldat qui a tiré sur des civils, faisant plusieurs blessés.
On ne pointe jamais, même vide, même en jeu, même neutralisée, une arme sur quelqu'un. C'est la règle d'or du tireur.
Celui qui avait pensé la manoeuvre, celui qui l'a réalisé, comme les soldats tombés dans l'embuscade en Afghanistan étaient donc, des débutants ?
L'amateurisme, ça tue, dans tous les domaines.
Pour ce qui est de la transmission de valeur, dans le temps, l'or et les métaux le font. Ils le font peut être mal, mais bien mieux que la monnaie fiduciaire, et encore mieux que la monnaie dette.
Entre le billet et la piéce, que valent, aujourd'hui, l'un et l'autre ? (même valeur faciale).
Le bien réel, aussi, à condition que ce soit un bien utile et non fun, arrive à le faire aussi.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 14:13
En tant qu'ancien intervenant du Blog énergie, et du blog immobilier, mes lecteurs sauront mon point de vue sur la question.
L'énergie et la plus pratique de toute, le pétrole, est au centre de l'économie, et la pantalonnade de la société du tertiaire, une escroquerie.
L'agonie des grands champs pétroliers, notamment de Cantarell, mais aussi de la mer du Nord, les problèmes de Ghawar, les prouesses techniques -non encore réalisées- que représenterait l'exploitation de Kashagan, la question du renouveau de la production russe, avec la reprise en main politique, tout était des données, dans un contexte global : celui du peak-oil, sans doute largement atteint depuis 2004.
Ce pic qui se révéle, "en tôle ondulée", mais qui masque mal la seule conclusion possible : il n'était guère possible d'aller au dela, et sans pétrole, la "croissance" n'existe plus, c'est la question de la décroissance absolue et sur longue période qui se pose.
La gargarisation des élites sur la question de la croissance justement, pose le problème de nos sociétés : quand le gâteau décroit, comme il le fait aux USA depuis 2005, le fait que certains s'enrichissent, ne peut se faire qu'aux dépens des autres.
La Chine a pu sembler connaitre un envol : il n'est possible qu'avec une exploitation accrue d'un charbon de plus en plus difficile à extraire, de moins en moins énergétique, et aussi, en voie d'épuisement rapide.
En ce qui concerne les USA, notamment, "la création de valeur", est une notion tout à fait fictive. Le gâteau globale n'augmente plus et l'explosion des masses monétaires est un phénomène inflationniste de plus en plus prégnant.
Mais allons plus loin que Lardelli : il laisse la question politique de côté. Effondrement de la production + gonflement de la masse monétaire = 1789 ou 1917.
Comme je l'ai toujours dit, L'EFFONDREMENT ECONOMIQUE PRECEDE L'EFFONDREMENT POLITIQUE.
Ce n'est pas l'effondrement politique qui provoque l'effondrement de la production, comme on a souvent pu le lire.
Lénine trouva des propriétaires en fuite, des usines vides et tournant à zéro, une production agricole en déshérence, tombée de 50 %.
Un point attire plus particulièrement l'attention : "
Puisque les gouvernements et les milieux économiques ne réaliseront pas les investissements nécessaires en infrastructures de production d’énergie, il sera laissé aux individus et aux communautés locales de faire face au déclin de l’énergie disponible. En tant qu’individus nous pouvons réduire significativement nos besoins en énergie (notre dépense d’argent) en cultivant notre propre nourriture, en vivant plus près de notre lieu de travail et ainsi de suite. Cultiver notre propre nourriture est, naturellement, une méthode pour capturer l’énergie solaire, et donc une méthode pour gagner un revenu énergétique. Cette énergie incorporé en nourriture peut alors être échangée pour d’autres formes d’énergie incorporée telles que des articles fabriqués par d’autres. Pour les êtres humains, la nourriture est la monnaie finale. "
J'ai, pour ma part, souvent parlé des jardins potagers, et de la fiction des transports en commun.
Ils n'économisent rien du tout, ils permettent juste un entassement maximum. Ce qui économise, c'est la répartition de la population sur le territoire, au plus près des ressources, la production des produits, localement.
Le renflouage des institutions financières est un ravaudage de la tendance inégalitaire antérieure, politique absolument intenable sur un terme plus ou moins long.

La conclusion, je la tirerais d'un article paru dans Scriptoblog :
 "
A ce stade, les pouvoirs publics se positionnent dans une attitude ambiguë, avec une communication « douche écossaise », qui alterne « compassion larmoyante » à l’égard des salariés victimes de plans sociaux et « réprobation paternaliste » à l’égard des débordements. Il est évident qu’à un certain moment, si la crise économique continue à ravager le tissu industriel français au rythme actuel, et si les salariés réagissent selon les mêmes logiques jusqu’au point où la violence physique cessera d’être principalement symbolique, l’attitude de l’Etat capitaliste se fera moins paternaliste. Toute la question est de savoir, à ce moment-là, comment réagiront des classes sociales inférieures qui n’ont pas de conscience de classe structurée, mais semblent au bord de la crise de folie collective.  "
La sortie ne sera pas dans un rebond. La croissance d'après sera sans doute, celle retrouvée du XVIII° siècle : entre 0.2 et 0.5 % l'an. Croissance produite par l'amélioration technique, pas négligeable à long terme, mais trop faible pour les habitudes existantes.
La folie meurtrière à l'échelle de la planète risque d'être un rapport entre classes dominantes et dominées, avec un ressort puissant : l'épuisement général des énergies fossiles.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article