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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 13:20
Pour l'Institut français du pétrole, le moment du pic oil est arrivé :
"Si on n'investit pas massivement d'ici 20 ans, la production de pétrole conventionnel va tomber à un niveau faible car les gisements s'épuisent rapidement et il faut non seulement construire des capacités nouvelles pour faire face à l'accroissement de la demande mais construire des capacités pour remplacer celles  des gisements qui s'épuisent.  "
Le problème de robinet est connu aussi ; les gigantesques réserves de l'Orénoque et de l'Alberta donneront, au plus 4 millions et 3 millions de barils jour (Côté rassurant : cela donne plusieurs siécles de réserves).
"
Il va donc falloir trouver des solutions et développer de nouveaux modèles économiques. Ce qui veut dire énormément d'économies d'énergies. "
Le "la" est donc donné. Il va falloir économiser férocement.
Se rajoute un autre problème : les pays producteurs n'ont plus intérêts à produire massivement, question de valeur de la contrepartie et la demande "vitale" leur assurera des rentrées suffisantes.
En gros, le porc obése dans son 4 X 4 a ses jours comptés.
Il pourra maigrir en cultivant son jardin. 
Imaginez les annonces matrimoniales : cherche femme (ou homme), plus de 150 kg obligatoires. (c'est pour s'enfiler ses rations pendant trois mois)...

En attendant, à très brêve échéance, on va retomber à un niveau de 10 millions de barils jours pour le monde. Et cela, en l'espace d'une à deux générations. Retour, donc, à 1940.
Le renouvelable ne pourra compenser pour les transports, ni le CTL, trop réduit.
Sans doute, toutes ces solutions seront elles envisageables, et réalisées, mais pour un résultat très mince.

Mais, j'y pense, l'économie d'énergie, ça ne serait pas synonyme d'économie dirigée et d'économie de guerre ? 
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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:04
Bernanke l'a dit, les gens ont besoin de revenus, pas de prêts, c'est le chômage qu'il faut attaquer et redresser les revenus salariaux.
On a pitoyablement gagné une journée sur la nouvelle du déclin du marché automobile US, finalement, la chute est de 40 %.
Jovanovic annonçait - 38 %, l'erreur est faible et il avait le mérite de ne pas rabâcher les "bonnes nouvelles" du mois dernier.
Ford, disposant de "petits" (enfin relativement) modéles, moins gourmands, fait un peu mieux.
GM, égale à elle même, liquide sa filiale (Saturn), qui vendait des modèles plus économiques.
La fin de "Cash for clunckers" a démontré son impact sur le marché automobile : une brêve suroxygénation, vite finie.
Le dispositif, jamais expérimenté outre atlantique (c'est plutôt les constructeurs US qui vendaient des remises plutôt que des bagnoles) a montré ses limites.
Si on l'interrompt brutalement, c'est le plongeon, si on veut éviter le plongeon, il faut qu'il soit éternel, comme en France.
Enfin, pour les bénéficiaires, le gain, immédiat de 4500 $, ne peut masquer le gain le plus important : ce sont des modèles goinfrant 15 litres qui ont été mis au rebut, pour des modèles plus sobres goinfrant "seulement" 9 litres au 100. Le progrès est tout relatif, mais on voit les effets sur un marché consommant 10 millions de barils jours pour les transports.

Chrysler est un boulet, Fiat a fait une grosse bêtise, GM ne vaut guère mieux, et ses nouveaux modèles ressemblent fort aux anciens : trop gros, trop gourmands, trop mal foutus.
En France, la problématique est la même : tant qu'on reste dans une réthorique fillonesque de réductions des dépenses, en les reportant sur les ménages, l'économie battra de l'aile.
Il faut le reconnaitre : ministre boulet et traités européens boulets.

Les économistes courtisans, eux, demandent quand il faudra remonter les impôts (sauf sur les riches), pour "équilibrer les budgets."
Grâce à cette stupidité crasse, c'est l'affrontement assuré, la lutte des classes et le massacre en filigrane, avec en point d'interrogation, l'étonnement vis-à-vis des réactions populaires violentes, des élites qui ont menés, la "seule politique possible".
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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 14:39
Le monde va redécouvrir qu'il y a eu basculement de puissance dominante. Elle va être russe.
Pourquoi ? Pour des raisons énergétiques.
En effet, elle est surexcédentaire en gaz, et très excédentaire en pétrole. Elle absorbe, comparativement à sa population, très peu de pétrole, au contraire de l'Arabie Saoudite, qui en absorbe de plus en plus.
Pour Sadad Al Husseini, ancien ingénieur et géologue chez SAUDI ARAMCO, les problèmes de pétrole vont se révéler à court terme et exploser à long terme.
Pour lui, l'ARAMCO a encore du mou, pouvant amener la production à12.5 millions de barils jour, mais le déclin global est désormais trop important. 7 à 8 % l'an.
De plus, les gisements concernés sont très éloquents : "
250 000 barils/jour supplémentaires à Shaybah, 1,2 millions à Khurais, 500 000 à Khursaniyah et 900 000 à venir dans environ deux années à Manifa  ".
On racle les fonds de tiroir, et on ne parle même plus du gisement géant de Ghawar.
Le nombre de puits de pétrole en activité, était ridicule : un peu plus de 600, alors que l'image de l'Arabie, c'était des puits de pétrole partout.
Apparemment, il est passé à 3000 cette année.
On est dans le même cas que Cantarell : on pousse la production sur les champs annexes, pour masquer la grande dégringolade.
Il est à noter, qu'à d'autres époques, ces champs avaient eu des commencements d'exploitation, mais très vite abandonnés en fonction des fluctuations de la demande.

De plus, comme je l'avais déjà indiqué, les pétroles actuels sont devenus très chers à exploiter.
Kashagan (mer caspienne) commence à décoller, au prix d'un effort financier démesuré et une production attendue modeste.
Encore s'agit il du dernier champ pétrolier super géant non exploité.
Les pétroles non conventionnels, eux, vont se révéler encore plus couteux.
Le problème auquel on est confronté dans ces cas de figures, c'est d'avoir des réserves importantes, mais un robinet et un débit, qui frisent le ridicule.

Seul la crise, et la baisse de consommation a permis de ne pas voir la crise énergétique qui se profilait. 
On devra désormais vivre avec une production en déclin et un pétrole cher.

Les couillonnades du FMI, sur "la fin de crise", sont donc, bien des couillonnades. La seule réserve de "croissance", c'est une politique féroce d'économies d'énergies, qui va amener à un déclin du PIB.
La possibilité d'un effondrement à court terme des USA n'est pas, non plus, à écarter. Il entrainerait aussi un effondrement des consommations mondiales, donnant une fausse impression de sécurité.
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 14:20
Pour M. T Klare, la fin des énergies fossiles, mal programmée, sera cahotique.
On se disputera des gisements polluants, difficiles, pour maintenir le monde tel qu'il est.
Mais, dans toute démarche, il existe une faille.
"La vie de l'énergie extrême", à mon humble avis sera fort différente.
La facilité et le faible coût de l'énergie entrainait son gaspillage.
La difficulté et son coût important, car on parle du passage d'une société où l'on consacrait l'énergie d'un baril pour en extraire 100 à celle ou en dépense 30 ou 40 pour en extraire 100.
La logique qui s'imposera et qui s'impose à toute allure, n'est pas celle de la lutte, c'est celle de l'affaissement des sociétés sur elle même, par la paupérisation.
Le meilleur moyen d'économiser de l'énergie, c'est encore, dans un premier temps et sans investissement aucun, de passer de 2.4 personnes par logement à 3, puis 4, puis 5. La moitié du tissu urbain devient inutile.
On se concentre, à la romaine, sur le domaine utile : le moins consommateur, et on se livre à quelques travaux, et à des travaux pour extraire du renouvelable, qui passe du stade de ressource instable, à celle de ressource stable (Meunier, ton moulin, ton moulin va trop vite...), ensuite, des "modes" passent.
Le 4 X 4 du "porc obése" (dixit, l'avis des mexicains sur leurs voisins du nord), passe de mode.
Bien l'ajustement se fait insensiblement, enfin, pas trop insensiblement, si l'on voit l'effondrement de la consommationde pétrole US.
L'économie se relocalise, l'aviation civile disparait quasiment, on en revient au temps héroïques de l'aérospostale, enfin, pas pour tout, à cause de l'internet, mais pour quelques produits rares et de grande valeur.
Pour ce qui est de l'aérien, ça semble plié : que penser d'une activité économique qui est incapable de dégager un bénéfice pendant ses deux meilleurs mois, juillet et août ?
Les avions coûtent plus chers quand ils volent qu'au sol...

On peut donner un comparatif.
Si on prend une base de production, 100 en 1938, on passe à 1200 en 1972, et environ 3000 aujourd'hui. En 1945, on était tombé à l'indice 30.
Après la crise alimentaire de 2008, on a vu une activité rebondir fabuleusement dans le tiers monde : l'agriculture.
L'économie de marché, si elle semble finalement, bien se porter, c'est CONTRE la mondialisation.
Je rappelerais un fait. Dans les années 1970, le Zaïre de Mobutu, fut "puni" pendant deux années, et ne put compter que sur lui même.
Le résultat fut éloquent : production alimentaire + 100 %, production industrielle + 50 %.
La première dépense de ces postes, c'est de l'énergie. Moins ils voyagent, plus ils sont économes.
C'est le non-sens de l'âge du pétrole d'avoir tout délocalisé en Chine.
D'ailleurs, celle-ci est un des rares pays à avoir entrepris une politique systèmatique d'étalement des pics des énergies fossiles, par les barrages, l'éolien, le solaire, tous déployés massivement.
On est loin des pudibonderies occidentales
On ne peut compter sur les mécanismes de l'économie de marché en matière énergétique. Ils sont d'ailleurs inadaptés désormais et explosifs, socialement et économiquement. 

Une marge considérable de manoeuvre existe dans la modernisation des parcs de chaudières (une dépense tout à fait marginale globalement).
Ce qui est en échec, désormais, c'est la politique de mondialisation, je préférerais parler de "polonisation", par référence au pillage des ressources du pays par les hollandais au 17° et 18 ° siécles, qui conduisit à l'instauration d'un servage dur, et d'une économie totalement extravertie.
La pâle figure des énergies fossiles, ne le permet plus.
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 12:57
Ayant eu à partager le "blog énergie" avec un non peakiste, il parlait avec conviction et non sans talent, mais en homme de sa génération.
Le pétrole ne POUVAIT manquer, il est abondant.
Néanmoins, je vois de grandes faiblesses à l'argumentation des anti-peakistes, et qui sont de plusieurs ordres.
D'abord, un ordre économique mondiale s'est crée sur le pétrole. Il n'existait pas avant, et le pétrole abondant et peu cher, permettait de ne pas l'économiser.
Ensuite, on déforme la société par différents moyens pour rendre la consommation inéluctable.
Parmi ces moyens, on cite la précarité, l'éloignement des lieux de travail et de vie, l'indifférence, au fond, avec la consommation d'énergie.
Le décor a changé. Le pétrole était aussi la marque d'une puissance, celle des USA. Comme le charbon fut celle de la Grande Bretagne Victorienne.
Il est assis sur la gabegie énergétique des USA, qui en consommait un bon quart.
Or, sans cette consommation "obligatoire", son exploitation devient aléatoire. Essentiellement, une raison de coût.
Les champs géant, peu chers et à grandes capacités s'épuisent, Cantarell, Ghawar, mais aussi burgan, montrent des signes évidents de fatigues.
Les prix augmentent, pour raisons techniques (le dernier grand champ géant non exploité, Kashagan, par exemple est un casse tête technique, très dispendieux), mais aussi de spéculation.
En gros, pour maintenir la production, si leur point de vue est juste, il faut des augmentations massives de prix. Mais si augmentations massives ont lieu, des usages deviennent non rentables, entrainant une crise économique monstrueuse.
Deux manières de contourner l'augmentation : des politiques d'étalements des chocs (économies, par exemple dans le bâtiment) et la suppression, inscrite dans le système économique, des activités non rentables.
Les deux entrainent l'effondrement de la consommation, et l'arrêt des nouveaux forages et des recherches.

Comme activité en voie de suppression, on devine le transport aérien, en crise profonde, où tout le monde attend le nettoyage du marché, c'est à dire que les plus faibles crévent.
Au delà du transport aérien, un autre secteur est en train de crever : la construction aéronautique.
Un secteur a besoin d'un recalibrage, c'est celui du transport maritime.
Le transport par camion, lui aussi, a besoin de profondément évoluer.
Seul, le particulier, comme le montre l'exemple suédois de la taxe carbone, ne peut économiquement pas ou peu se passer de la voiture.
Mais il peut acquérir un logement moins couteux en énergie, ou le rendre moins couteux.
j'ai l'exemple de copropriétés bien gérées, ayant planifiées des travaux, dont l'intensité énergétique n'a rien à envier aux dernières constructions, loin de là, bien que les immeubles soient des années soixante.
Seulement, les chaudières ont été renouvelés, l'isolation, la ventilation, les vitrages ont été adaptés.

Mais comme l'a montré l'exemple de l'URSS et de son éclatement, la fin d'un système économique entraine un tri phénoménal : l'élimination et la mise au rebut d'un fatras, indispensable avant, superflu ensuite.
Le problème géologique, rejoint le problème économique. P. Jorion rejoint mon sentiment quand il dit que les dettes ne seront jamais remboursées.
Il faut donc une remise à plat du système économique, si possible à froid, avant qu'il ne se fasse à chaud.
Toujours est il, que 1788, comme 1916 (et pour l'arrêt de l'investissement, 1914), sonne l'arrêt de l'investissement, qu'une grosse décennie passe, avant que les "tyrans", ne relancent l'économie en ordonnant la consommation, faisant repartir l'investissement.
Staline était incontournable, et pour une simple raison ; la production de blé était insuffisante, et seul un rationnement pouvait assurer une alimentation minima. Staline n'est pas à l'origine de l'effondrement de la production, qui est celle générale de la société tsariste, combiné à un arrêt de l'investissement et un désinvestissement massif (le matériel, notamment agricole, vieillit et casse).
Réamorcer la pompe est difficile et ardu.
Napoléon se maintiendra au pouvoir parce qu'il arrivera à réanimer commerce, industrie, production, effondré sous l'ancien régime. 
Pour cela, il se montrera largement Keynésien, avant l'heure. Il passe beaucoup de commandes à l'industrie, pour la maintenir en vie et lui éviter les crises.
Son époque, après coup, sera un "âge d'or".
Miraculeusement, on s'aperçoit que cette politique de la demande ne compromet pas les budgets (les pays conquis fournissant et soldant beaucoup de contingents de la grande armée).
Pour cause de guerre, on est aussi très protectionniste.

Là, on est arrivé à une double époque de mutation : la consommation s'effondre, comme le montre le commerce extérieur, donnée moins manipulable que la consommation interne, le système économique est à l'agonie, à l'heure où visiblement une mutation de la société est inévitable.
Comme le dit P. Jorion, il est difficile de dire précisement OU va claquer le système, il y a tellement de fissures en tous genres.
Mais la consolidation trés provisoire obtenue à grands coups de milliers de milliards est intenable. Son espérance de vie compte en semaines.

la question énergétique risque de passer au second plan. La baisse naturelle de consommation qui suit les effondrements économiques, rendra les capacités existantes excédentaires, comme on le voit dans le gaz.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 19:06
Les crédits plongent, et la dernière production US, le US$, devient de plus en plus incertain, le pays n'est même plus capable de la fabriquer.
Jusqu'en 1971, le pays était autosuffisant, tant en production qu'en pétrole, aujourd'hui, c'est le boulet du monde, agressif et ventre sans fond.
Quelques pays avaient essayés de réagir. Saddam Hussein avait provoqué la remonté d'un euro tombé bien bas, en larguant ses réserves en $.
De toute façon, pour ceux-ci, il avait décidé de concurrencer les américains, en fabriquant des billets, plus vrais que les vrais.
Après tout, pourquoi se fatiguer à vendre du pétrole pour ces petits bouts de papier, alors qu'on pouvait en faire beaucoup plus avec de simples imprimantes.
L'écrasante majorité de ces billets, sont d'ailleurs faux, aujourd'hui.
Beaucoup de monde s'y est mis.
L'Iran a rejoint l'Irak de Saddam.
Désormais, le $ est non grata. Mais, contrairement à ce que dit Jovanovic, je ne pense pas que l'Iran craigne grand chose désormais.
Les USA de 2009, puissance en décomposition avancée, ne sont pas ceux de 2000 où le système pouvait parler fort et "guider" la nation. 
Les "tea partys" se multiplient, la guerre d'Irak a saigné l'armée, celle d'Afghanistan, malgré des effectifs officiels et officieux multipliés par 20 est perdue aussi.
Le pourcentage de territoire tenu par l'Otan ne doit pas s'étendre désormais à plus de 10 %.
Seul l'emploi de mercenaires grassement payés a permis d'éviter, jusqu'à maintenant, la défaite militaire pure et simple.
La conscription n'est plus possible pour cause d'impopularité des guerres, l'armée de métier n'arrive même pas à recruter.
Les talibans, illettrés et crasseux (et oui, ils ne prennent pas la douche de tous les jours indispensable aux soldats occidentaux), ont largement et avec intelligence, damé le pion aux crânes d'oeufs, émoulus de West Point, d'Annapolis et autres, ainsi que des écoles d'ingénieurs. On les pourchasse dans le sud en marquant des points ? Pas d'importance, ils attaquent au nord...
Même l'Arabie Saoudite achête des armes russes, c'est dire.
Il faut préciser qu'avec l'évaporation du Complexe militaro industriel soviétiques, les popoffs ont recentrés leurs moyens sur leurs bases d'excellence, abandonnant les programmes mal fichus et trop couteux et fournissent désormais une technologie sans équivalent, de surcroit, relativement bon marché.

La mort du système est là : un internaute me demandait un jour de m'expliquait sur Law, et un autre, de dire quelle serait l'amorce révolutionnaire. C'est la chute du crédit.
Au début du 18° siécle, les français prirent cette période d'argent facile pour renégocier les emprunts qu'ils trainaient à 12 % depuis le début du siécle précédent, emprunts, en réalité maints fois remboursés, mais jamais amortis. Ce sont les rentiers dont Molière parle souvent. La vie était douce pour eux.
Aussi, les communautés villageoises demandérent et obtinrent des prêts à 3 %, que, de plus, ils se mirent dans l'idée ahurissante DE REMBOURSER (ça ne se faisait pas, c'était du dernier des derniers : de quoi allait vivre le rentier ?). Un proverbe naquit à cette époque :

"QUI PAIE SES DETTES S'ENRICHIT"

La Grande Bretagne, excentrée et encore marginale (elle l'est toujours), ne prit pas part au mouvement.
La pyramide de Ponzi crée par la Banque d'Angleterre révéle son côté archaïque. On voit des caractères communs aujourd'hui à l'éclatement du système de Law.
A cette époque, la consommation s'effondre, la population a fait ses réserves de produits de consommations qui lui était accessible, les recettes de l'état, renflouées par les aides (impôts indirectes) et pas du tout par les impôts directs, s'effondrent.
La situation empire encore avec une nouvelle venue de Marseille : la Peste Noire est de retour.

Mais l'heure n'est pas à l'effondrement politique, si la situation est sérieuse, la réaction est rapide et déterminée.
La banqueroute est ordonnée ce n'est pas une débandade, les plus modestes (jusqu'à 400 livres, sont indemnisés totalement), et les régiments du roi soleil vont arrêter la peste.
un simple mur a suffit.
Il y a beaucoup de parallèle entre la crise de Law et la réponse Roosveltienne de 1933, fermeture des banques, faillites ordonnée, et augmentation des prélévements sur les plus riches.
Il n'y a pas de problèmes compliqués, seulement des archaïsmes de pensées.

Et ils sont maximum dans la classe dirigeante.
Elle commet toutes les erreurs possibles et imaginables.


Photo : le mur de la peste.
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 12:52
" Le raisonnement fondé sur la production de pétrole et le pic pétrolier explique très logiquement l'apogée et le déclin des pays occidentaux à partir de la Révolution industrielle.
Ce qui est fou, c'est que simultanément, au XIXème s. donc, Mill cernait et démontrait déjà (et ce n'était pas le premier) les limites de la spéculation, et Marx les limites socio-économiques du modèle capitaliste.
Si l'on pense à la théorie de Darwin (ou Braudel, cher Patrick !) appliquée aux sociétés humaines, tout prend sens : des tendances idéologiques coexistent. Les unes ont le dessus pendant un temps, tandis que les autres passent entre le papier et le mur, mais SURVIVENT envers et contre tout, quitte à muter.
Puis vient le temps ou la roue tourne, et les idéologies qui ont survécu resurgissent, faute de combattants !
En ce moment-même, sous nos yeux, un "bouillon de culture" remue, et on va voir ressortir des choses qui paraîtront une évidence dans le nouveau contexte, qui étaient, il n'y a pas si longtemps, seulement considérées comme des errances du passé, des théories fumeuses, des modèles bidon.
Je m'emballe, mais finalement, ces résurgences ne concernent que la civilisation déclinante, dans laquelle nous sommes. Je pense que quelques milliards de personnes ailleurs sur le globe se foutent pas mal des nouvelles perspectives énergético-politiques qui s'annoncent : une seule de ces perspectives pourra-t-elle seulement leur garantir de l'eau potable un jour ? "


Au contraire, les pays du tiers monde ont grandement profité de la manne pétrolière et technique, même s'il y a plus d'un milliard de personnes malnutris. Le pétrole, dans toutes ses composantes a permis de multiplier la population mondiale par 4 ou 5.
La poussée démographique du tiers monde commence en 1950 coïncidant avec le triomphe de la civilisation pétrolière. Si celle-ci a changé beaucoup nos vies, elle a changé aussi, beaucoup les leurs, mêmes si les besoins de base ne semblent guère assurés.

La roue tourne, l'erreur au delà des Pyrénés qui devient vérité en deçà, ce n'est pas d'hier. L'histoire tourne, et il n'y a pas de triomphe définitif, seuls les nations survivent à travers les aléas de l'histoire.
Les états disparaissent, les systèmes s'engloutissent, mais, là aussi, on a mal décrypté la fin de l'URSS.
Ce n'était pas la fin d'un empire, c'était, au milieu des décombres, le retour de la Russie.
Elle n'était, non pas amputée, mais allégée de ses conquêtes. L'état a grandement disparu avant de se reconstruire, mais si le pays est resté en vie, c'était parce qu'il était tenu par la simple idée de son existence.

Pour les USA, c'est différend. On peut difficilement les qualifier de nation (ils se sont voulus structure dès 1787).
"
On vit tout de même une époque incroyable :
- fin d'un Empire.
- fin de l'ère pétrolière.
- fin de l'ère nucléaire. "

On peut faire le parallèle avec la fin de l'empire soviétique, et le Pic-oil survenu quelques années plus tôt, on peut faire le parallèle avec  la faillite du Mexique et le déclin de Cantarell, on peut faire le parallèle avec l'écroulement industriel des USA (1971), commençant aussi, avec le pic oil US, on peut faire le parallèle avec le pic charbonnier britannique (1913) et le déclin de l'empire, mais on peut aussi faire le parallèle avec le déclin espagnol et le déclin de la montagne d'argent du Potosi...

On peut aussi mettre en parallèle la renaissance économique allemande, japonaise, voire italienne dans l'après 1945.
Tous ces pays manquaient cruellement d'avantages matériels. Mais il se sont mis à travailler, comme des fous...
Au XVI° siècle, on voyait clairement l'antagonisme économique entre France et Espagne, même si les deux nations commerçaient beaucoup. L'un était l'envers de l'autre...
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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 19:03
Le gisement géant pétrolier de Cantarell confirme les mauvaises nouvelles, La baisse de production est très rapide, aussi rapide que fut l'essorage du gisement par des injections de plus en plus massives d'azote.
Pour Chris Martenson (voir la partie du pic pétrolier, mais la totalité est intéressante), le pic pétrolier est un fait, la seule inconnue est quand.
A la différence qu'il insiste LOURDEMENT sur le fait que les USA eurent leur pic de découverte en 1930 et leur pic de production 40 ans plus tard.
Il met en paralléle le pic de découverte mondiale (1964), et les 40 ans...
Pour ce qui est du problème mexicain, on peut voir que les gisements de Ku Maloob Zaap, prennent la même direction que Cantarell : production stable pendant des années, puis un pallier (des puits supplémentaires), enfin un envol de la production, qui plafonne aujourd'hui, à un niveau moindre que Cantarell mourant.
On peut mettre la situation du pétrole au Mexique, en rapport avec l'état du pays : c'est un pays failli, les villages se protégent en érigeant des murailles de terre, la situation est pire (selon le renseignement militaire français) "qu'aux pires heures de la guerre d'Algérie."
Il est significatif que ce soit le renseignement français qui s'occupe de donner son avis.
Ciudad Juarez est en guerre, une guerre qui s'étend jusqu'à Colorado Spring (plein centre des USA).
L'URSS est morte de pic pétrolier, le Mexique est en train de mourir de pic pétrolier, les USA meurent de pic pétrolier.
L'affaiblissement des USA est palpable depuis 1971, au moins dans son poids réel. Les banquiers ont été chargés de faire croire qu'ils avaient encore des munitions en faisant semblant de tirer.
La panique agite le monde bancaire et on peut croire l'affirmation : "

Les paniques ne détruisent pas le capital, elles ne font que révéler la mesure dans laquelle il a déjà été détruit par son abus dans des travaux désespérément stériles.

~ John Stuart Mill, Economiste Politique 1806 - 1873"

Le Mexique, lui, subit une autre tare, l'ALENA, qui a détruit son agriculture de subsistance et déclenché la guerre au Chiapas.

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 18:23
Beaucoup d'actualités sur le chauffage, aujourd'hui.
Du grand n'importe quoi, aussi.
Le chauffage au gaz recule face au chauffage électrique dans le neuf et à "son faible coût d'installation".
Le type qui a écrit ça mérite le 000 de l'illettré complet du chauffage.  "
Le gaz est victime de l'engouement pour l'électricité et les pompes à chaleur ".
Bon, personnellement, j'avais pas remarqué dans les innombrables devis que j'ai vu passer, que les PAC étaient bon marché.
Vulgairement parlant, c'est même la peau du cul.
Elles nécessitent un circuit de chauffage, souvent plancher chauffant, parfois un captage dans le sol, qu'il soit vertical ou horizontal.
Dans bien des cas le lot plomberie dépasse désormais le lot maçonnerie.
En effet, l'illettré de service confond deux choses, chauffage électrique à effet joule et chauffage électrique thermo-dynamique.
Le chauffage électrique a effet joule est lui même très diversifié. Entre le grille pain et les plus élaborés, c'est le jour et la nuit, tant au niveau tarif qu'au niveau prestation.
La PAC est un réfrigérateur inversé. Il existe aussi des différences fondamentales, entre PAC aérotherme, PAC géothermique verticale ou horizontale.
La PAC aérotherme bénéficie d'une reléve de chaudière, ou d'une reléve par résistance électrique. Dans ce cas là, comme je l'ai indiqué déjà, par grand froid, cela devient un chauffage électrique classique à effet joule, aggravant les pointes de consommations. 
La géothermie horizontale, elle n'a pas ces inconvénients. Mais elle est victime des mouvements de terrains, qui arrivent à les mettre HS. Avantage : l'entrepreneur du coin avec sa pelleteuse peut s'en occuper.
Le plus cher (et vraiment cher de chez cher), c'est la PAC géothermique verticale. Il faut compter le prix délirant d'un forage. On peut faire circuler un fluide, ou récupérer la chaleur d'une nappe.
C'est un chauffage électrique, mais c'est le système de chauffage le plus cher actuellement sur le marché.
(Plancher + PAC + forage).
Donc, rien à voir, avec le "grille-pain" à 20 euros. (Rien que le forage doit être à 20 000).

Ce qui intéresse la compagnie d'électricité, c'est le client gros consommateur, qui a droit à un tarif dégressif. Un pousse-au-crime en matière de gabegie énergétique.
Mais ce système est remis en cause. Au Japon et en Californie déjà, au profit d'une tarification progressive, plus vertueuse au plan des consommations.
Même la Chine se pose des questions, par l'intermédiaire de ses scientifiques.
Par contre, certains articles me laissent "sur le cul". Visiblement, certains ne connaissent pas le degré de vétusté avancé des installations de chauffage dans le pays.
Il n'y a pas plus d' 1/4 des installations qui soient efficaces, sans parler même de logements basses consommations ou de logements passifs.
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 19:23
ou la belle politique de Dourak.
M. Thatcher s'en est allée, mais toute son empreinte est restée.
Sa politique est simple à résumer : mise à la casse de l'industrie, construction d'un état pétrolier, gazier et boursier.
Quand pétrole et gaz ont commencés à faiblir, la bulle immobilière a fait illusion quelques temps.
Puis la crise financière emporte le dernier pilier : la city.
Le miracle thatchérien doit donc tout à la géologie et rien aux mérites supposés de l'intéressé et encore moins à ceux de l'économie de marché.
L'industrie charbonnière, largement rentable encore à l'époque a été sacrifiée. Pas assez "moderne". Pourtant 2/3 des puits fermés dégageaient des bénéfices.
Mais il n'y a pas d'autre raison à chercher que la volonté de briser un syndicat puissant.

La gabegie en matière énergétique atteint son comble en Grande Bretagne : les centrales électriques fonctionnant au gaz ont épuisés la mer du nord, celle-ci sont désormais trop nombreuses, et dépendent du gaz russe... et de la bonne volonté allemande.
Les britanniques ont d'ailleurs été avertis par un haut responsable allemand (c'était passé à la télévision à heure de grande écoute), qu'en cas de crise, ils pourraient aller se brosser pour le gaz, quelque fut le prix de marché.
Comme bien entendu, les approvisionnements ont été négocié sur marché spot, et en aucun cas n'ont fait l'objet d'accord de long terme, la Grande Bretagne n'a aucun fournisseur fiable.
Bien entendu, étant elle même productrice de gaz, elle n'en avait que faire.
Maintenant, les canalisations qui alimentaient l'Europe, fonctionnent encore, mais à l'envers.

Ajoutons des centrales nucléaires vieillottes qui vont fermer bientôt, une absence de politique général au niveau énergétique pour cause d'idéologie libérale, une petite relance du charbon en cours...
Donc, le royaume uni sera particuliérement bien placé pour SUBIR un ajustement de la consommation PAR LE MARCHE.
D'ailleurs, cet ajustement a commencé. Le prix de l'électricité y est monstrueux, mais je vous rassure tout de suite : c'est pas pour investir, c'est pour boire, pardon, pour boursicoter, distribuer dividendes et bonus.

Adolf Hitler, admirateur de la Grande Bretagne ne voulait pas la détruire. Il a laissé ce soin à Churchill, qui a inauguré la longue liste des empires mourrant par suite d'indigestions de dépenses militaires dans les années 1950, puis à M. Thatcher, qui finit le pays à terre.
Bien entendu, on peut comparer l'activisme chinois en matière de nouvelles énergies et la passivité anglaise surtout. L'écosse autonome a choisie une voie différente.
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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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