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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 15:52
Entre ce que l'on prêche et les intérêts vulgairement appelés "gros sous", il n'y a pas photo.
Pour ce qui est de la France, soi-disant si en avance, les sénateurs n'ont rien trouvé de mieux que de baisser le crédit d'impôts pour les fenêtres et les chaudières à condensation.

Donc, il faut sauver la planète, mais il faut surtout sauver EDF (le plus grand pourvoyeur de chauffage en France).

En même temps, le réseau électrique menace de s'effondrer à  tout moment, victime du succès du chauffage électrique.
Comme je l'ai déjà dit, le chauffage électrique est une aberration, crée par l'hypertrophie nucléaire.
Dans certains pays européen, il est soit interdit, soit une vue de l'esprit, soit les deux.
En effet, si l'on prend le Danemark, l'électricité y est trois fois plus chère.

Rappelons aussi l'effet pervers des PAC (pompes à chaleur). Si elles sont un chauffage électrique performant, affichant des Cop (coefficients de performances) souvent envieux (souvent supérieur à trois désormais), les PACs aérothermes, en cas de grand froid, ne peuvent assurer. Soit elles basculent sur une chaudière de relève (rare), soit sur une résistance, et devient un chauffage électrique classique.
Là aussi, on retombe sur le paramètre "prix". Une résistance est considérablement moins chère qu'une chaudière.

En conséquence, si le calcul individuel est fondé, en cas de grand froid, le problème des pointes de consommations est considérablement accru par 500 000 pacs aérothermes qui ont été posés en deux ans.
"
Le seul moyen, donc, de renvoyer les craintes de consommation aux oubliettes, c’est d’isoler les logements. Nos élus l’ont bien compris, puisqu’ils ont décidé de rendre ça beaucoup plus difficile. "

Donc, on voit la différence des paroles aux actes, en même temps que la technique du crédit d'impôt est elle même très discutable, car conduisant à des hausses de tarifs. Le travail à faire, c'était la norme de construction, celle-ci coûte peu à l'état.

En même temps, on voit les mentalités. Pour les entreprises, le volume précédent, c'est quasi un "droit acquis", et en même temps, on comprend la fragilité extrême de toutes les multinationales, y compris celles de l'énergie.

Aucun des dinosaures énergétiques n'est capable de s'adapter aux temps qui s'annoncent, où on devra réduire les quantités. Le combat du sénat est à l'image de celui-ci : un combat de vieillards séniles.
En même temps, il faut bien remettre à l'heure le problème d'EDF. La politique de réduction des coûts, réduit surtout la disponibilité des centrales...
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 08:50
plan-schiellefen.pngLe réchauffement climatique ou servage généralisé à la planète, sous l'oeil des zélotes écologistes, héritiers des tchékistes de grande mémoire, connaît sa dérive finale.

Tout d'abord, il fut le dogme, ensuite, avant Copenhague et le vol des données du climategate commencé à être lâché, et puis, maintenant en France, il commence à être lynché.

Il faut dire que la presse Pravda officielle a commencé par ignorer superbement le problème, en condamnant le vol des données, comme est condamné le vol des données des contribuables français exilés en Suisse.

Que ce soit des malhonnêtes, au moins en partie -et pour reprendre quelqu'un de célèbre, s'ils n'ont rien à se reprocher, ils n'auront pas de mal à se justifier-, n'entre pas en ligne de compte.

Je rappellerais un précédent célèbre. Bien avant 1914, l'état major français avait acheté fort cher le plan Schiellefen (500 000 francs-or). Il en connaissait tous les détails.
Aurait il du s'en passer en prenant pour argument qu'il avait été acquis par des moyens détournés ?
Les seuls arguments contre l'utilisation de ces détournements étaient que c'était peut être une manoeuvre d'intoxication, doublée d'une volonté de mettre la France en difficulté vis-à-vis de la Grande Bretagne, qui était vigilante sur la neutralité Belge (des troupes massées à la frontière auraient certainement alarmé Londres).

Et si l'état major allemand l'avait su, se serait il contenté de crier "au vol", Mais plus probablement, il n'aurait rien dit et  aurait déclenché une purge.

Là, certains condamnent le vol, de données trafiquées, et quand la justice accède à la demande d'autres scientifiques sceptiques, les données qu'on clame haut et fort ont été "égarées" : détruites ou perdues, ce qui n'empêche pas de s'en prévaloir...

Quand à Al Gore, c'est un homme d'affaire habile, dont la fortune est passé de 2 à 100 millions en moins d'une dizaine d'années, mais que l'honnêteté n'étouffe pas. Sans doute le prix de consolation pour ne pas avoir été président.

Mais, là aussi, les hommes politiques ne se sont pas aperçus que leurs manettes de commandement ne répondaient plus.
Les médias officiels sont en déshérence, les médias officieux en plein boum. Le net a remplacé le samizdat soviétique (tout système de censure engendre son contournement). 
Bien sûr, on peut essayer de contrôler le net. Mais ils auront toujours une longueur de retard.

Le réchauffement climatique est une religion nouvelle, destinée à devenir religion officielle de l'empire. Manque de bol, l'agnostisme est bel et bien, malgré les apparences, la religion la plus en vogue, surtout quand on s'aperçoit que cette magouille ne vise qu'à la réintroduction de la dime, de la corvée et des droits féodaux.
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 18:34
Après la pantalonnade de Copenhague, on peut tirer quelques leçons.

- D'abord, la dernière tentative de relance du capitalisme a échoué.
Enfin quand on parle de capitalisme, c'est de la situation antérieure de capitalisme en fin de vie qu'on a échoué à relancer.
Le dollar aurait pu être la monnaie de cotation de ce nouveau marché carbone, très important.
La prestation de BH Obama a prouvé par A + B ce qu'étaient devenus les USA : un pays, comme un autre, en attendant de devenir un pays en guerre (interne).

- On remet à l'heure, par la même occasion, les théories conspirationnistes. Le monde ne sera pas dirigé de manière occulte, il ETAIT dirigé de manière occulte, par un consensus.
Le consensus vient d'éclater. Medvedev est parti avant la fin, la masse des petits pays pouvait résister simplement. Pas besoin qu'un héros se mette en avant. Il suffisait de demander le texte.
Préparé comme une chambre d'enregistrement, la cacophonie s'est finalement révélée comme le réveil des nations et des états.
Ils n'avaient même pas besoin d'être très réveillés. Le fait d'avoir un minimum de sens critique bloquait tout.
En effet, on n'était pas en occident où la ligne du parti ne souffre pas de contestation.

- La victoire russe est totale. Le président russe n'a même pas eu besoin d'être là jusqu'à la fin.  Les russes ont toujours été très mesurés vis-à-vis du réchauffement climatique, s'ils y croient, un peu, ils en attribuent la responsabilité au soleil. C'est sans doute eux qui ont révélés le "Climat gate".
Peu répercuté en occident, le missile "climat gate" a atteint son objectif. Il n'y aura pas de jeux d'argent pour le CO2.
Contrairement à 1970, les USA n'ont plus la puissance nécessaire pour réaliser la manoeuvre, comme ils l'avaient accomplis avec le pétrole, avec la complicité des états arabes du golfe.
C'est que maintenant, il n'y a plus guère d'alliés comme les saoudiens. Le CO2, personne ne le contrôle.

Ce qui est paradoxal avec ce genre de conférence, c'est qu'on se gargarisait avec une démocratie, dont le résultat, comme en occident se devait d'être unanimiste et consensuel.
On a eu la démocratie, mais en OCDEistan, on avait oublié que la démocratie servait surtout à gérer les dissensus.
Pas d'être une nouvelle forme de parti unique, avec deux partis de gouvernements, mais un seul programme.

La suite est donc clair : le type de service à la maison blanche, va continuer à enfoncer son pays dans la guerre, la crise économique va s'approfondir (je ne verrais pas pourquoi et comment elle pourrait ne pas s'approfondir), les crises politiques et sociales vont embrayer et les consommations d'énergies se réduiront, toutes seules.
Les libéraux  devraient être content, c'est le marché qui décide.
Seulement, les lois du marché ont décidé que c'était la paupérisation qui jouerait, les épuisements de gisements en tous genres.
Même à des prix élevés, la tendance sera à la baisse : le gros de l'énergie facile a été extrait  et le reste sera de moins en moins rentable même à des prix de plus en plus élevés.
Pourquoi ? Parce que la production nette d'énergie sera de plus en plus réduite.

Personnellement, je trouve les membres de la classe dirigeante "
affligeante et consternante ", traînant une mentalité de "grand blanc", affligé du mépris pour le "petit blanc" et d'habitude du commandement pour le "bronzé de service" (et le petit blanc) dont le refus n'était même pas envisagé et quelquefois, quand il est reçu, contourné.

Un certain nombre de débats semblent se dessiner sur internet, notamment sur l'immigration. Qu'on puisse demander son avis au peuple, ça semble
"affligeant et consternant" aux élites.
Pensez.
Qu'un débat puisse avoir lieu, c'est déjà impensable, sans terrorisme de la part des élites, c'est inimaginable, et que le résultat ne soit pas acquis d'avance, démentiel.

Comme d'hab, on vote un texte bateau pour faire croire au succès, on proclame le savoir-faire du "président de service". 
Il faut se méfier des textes pondus par les élites. Prenez le traité de Lisbonne. Il est son meilleur ennemi. Un nid de vipères.
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 08:40
fleche.jpgLes ONG, ou idiots utiles, se sont vues fermer la porte des vraies négociations.
Il faut dire que, peut être naïvement, ils croient à ce qu'ils disent.
Mais le vrai motif de la conférence, c'est de créer un marché de l'air à respirer, lucratifs pour certains et ruineux pour la population.
Comme on veut reprendre les "avantages acquis", les vertueux d'aujourd'hui paieront le maximum, pendant que les cochons boursicoteraient.

Ce marché représenterait, à terme, le double du marché actuel des produits pétroliers.
Après l'histoire grippe A, après l'histoire Tamiflu, on aborde la partie des mouvements économiques complétement superflus, voire nuisibles, mais tout aussi lucratifs pour les élites, et coûteuses pour les peuples, y compris au prix de leur vie. 

D'ailleurs, la preuve que ce machin, c'est que de l'esbrouffe, c'est que même le GIEC a été viré, avec son nobel de service, trucmachinchose, ou super idiot utile.

Pour ceux qui s'alarme de la dérive policière, réelle au Danemark,  il y a quand même quelque chose de réjouissant : cela n'a qu'ajouté au bordel ambiant, dont même hindous et brésiliens, experts reconnus en à peu près, se sont offusqués.

Et le pire n'est pas encore arrivé, et pour voir dans quelle merde on est tombé, il faut précisé que certains attendent Obama pour sauver la conférence.
C'est donc très mal parti.
Personnellement, je pense que cette conférence est tout à fait hors de la plaque. S'il faut réduire les consommations en tous genres d'énergies, c'est parce que cela devient incontournable, et que ça ne peut passer par l'économie de marché, mais par des politiques nationales adaptées.
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 08:51
Certains ont voulus faire croire que le Canada envisageait de baisser ses émissions de gaz à effet de serre.
Au pays, tabernak, certains ont failli pêtrer un boulon.
Quand même, faut pas plaisanter avec ces choses là.
Ici c'est pour parler de Monopoly  qu'on est. Pas pour agir.

Non mais.
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:20
Un contradicteur m'a amené là où je voulais.
"Mais je sais une chose : si le pétrole venait à disparaître, ce que je ne crois pas (1), les prix augmenteraient et les hommes seraient motivés pour trouver des substituts. Aujourd’hui, ils n’ont pas cette incitation, il est donc normal qu’ils n’en trouvent pas.  "

Si on veut me traiter de malthusien, là, j'ai trouvé un terreplatiste.


Mais qu'importe, le débat est plus intéressant que les unanimités toutes faites. Pendant un certain temps, d'ailleurs, j'ai partagé ces points de vue, avant de pousser plus avant la réflexion, et comme beaucoup, arriver à une conclusion différente.

Le coût monétaire n'entre pas en compte.
C'est le coût en énergie qui importe.
En 1861, il faut un baril de pétrole pour arriver à en avoir 100 de disponibles (15 mètres de profondeur).
Aujourd'hui, on en est plutôt, suivant les gisements à 10-15 barils (même Ghawar et Burgan), pour 100 de disponibles (1000 mètres de profondeur en moyenne).
Et on ne parle même pas de l'offshore, ni des gisements polaires...
Pour les gisements lourds canadiens, le brut de l'Orénoque, le coût d'exploitation, fort élevé , ne sera pas inférieur à 33 barils pour 100 disponibles. Et il est probable que ce sera plus.

En Economie, cela s'appelle la loi des rendements décroissants.

Pour le nucléaire, le problème est pire. On ne sait même pas si la filière produit autant d'énergie qu'elle en consomme à tous les stades de production.
Pour certains (pas tous) "bio" carburants, appelés aussi "nécro" carburants, le résultat est incontestablement négatif : ils consomment plus d'énergie qu'ils n'en produisent (le bilan du maïs; par exemple; est très médiocre).

C'est toujours le même principe qui est à l'oeuvre : celui de l'énergie illimitée, qu'il faut pousser la population à consommer dans un premier temps, et ensuite, on semble s'apercevoir que la disponibilité se réduit, alors qu'on a fait changer ses habitudes aux consommateurs.
Dans cet ordre d'idées, les exemples ne manquent pas. Les canaux confiés aux compagnies de chemins de fer périclitent à la fin du XIX° siècle, que ce soit aux USA (canal de l'Erié, canal de l'Erié et de l'Ohio) ou en France , jusqu'à ce que les autorités réagissent et reprennent les choses en mains (relance du canal des deux mers).
On peut citer aussi les nombreux rachats et suppressions de compagnies de transports en communs par la General Motors.
On peut citer aussi la très soviétique politique giscardienne du nucléaire. On voulait construire 100 centrales, devant le piétinement de la demande, on n'en fit que 58, et on se retrouva en surproduction chronique.
Au niveau industriel, EDF subventionnait les investissements au delà de 100 %, j'ai vu personnellement le cas deux fois.
Dans le premier cas, la comptabilité analytique avait conduit à l'interruption des fours électriques au bout d'un mois. Ils finirent en ferraille.
Dans l'autre, le surcout électrique avait conduit l'entreprise au dépôt de bilan.
On fit aussi la promotion du chauffage électrique à effet-joule.
En 1986, J Chirac, dans une de ses premières décisions de premier ministre enterra la politique d'économie d'énergie ; il fallait qu'EDF survive.

Donc, entre des prix qui montent, des disponibilités qui décroissent, il n'y a qu'une fenêtre de tir : l'économie d'énergie.
Le quotidien de 80 % de la planète, c'est la pénurie. Les émeutes de l'électricité sont... courantes. Le carburant est indisponible en beaucoup d'endroits, malgré un prix effroyablement haut (plus cher que dans les pays de l'OCDE).

L'économie d'énergie revêt plusieurs formes. D'abord la pénurie, le rationnement, ensuite le progrès technique, enfin, la remise en cause de certains secteurs aberrants.
Un des dirigeants de la General Motors disait il n'y a pas si longtemps que les gens se moquaient de ce qu'ils mettaient dans la voiture.
C'est, avec la distribution forcenée de dividendes (250 milliards en 20 ans), la cause de l'écroulement de la marque.
La moyenne de consommation s'établit en amérique du nord à 9.5 litres au cent, contre 6.5 en Europe.
On voit que la marge de progrès est immense, donc.
En même temps, consommer des haricots burkinabés; des pommes de terres hollandaises, (poussées dans des serres chauffées au gaz, lavées en Italie, conditionnées en Roumanie, et qui au total auront visité 25 pays), ne correspondent pas à un optimum économique véritable.

C'est une politique délibérée d'étranglement des producteurs nationaux à la faveur d'une période économique atypique. Cette période a été celle de l'énergie bon marché, qui a servi à produire à l'autre bout du monde, ce dont on ne voulait pas payer un prix honnête chez soi. 

Au lieu d'un produit agricole local, le haricot, on paie désormais, un produit pétrole, le haricot, qui vient de l'autre bout du monde grâce à des salaires et des transports à bas coût.

Pour ce qui est de l'état des réserves, elles ont une véracité qu'on peut qualifier de soviétique.
Les pays du golfe ne baissent jamais leurs réserves pétrolières, le charbon allemand s'est évaporé, les réserves françaises d'uranium, fixées à 125 000 tonnes, sont tombées à zéro après l'extraction de 25 000 tonnes...

Quand on voit avec quelle compétence la crise financière est gérée, on peut se poser des questions sur les conséquences de la crise énergétique. Au niveau mondial elle est largement commencée.
Elle n'est pas forcément synonyme du pire, mais simplement réadaptation au local et à l'enracinement, le contraire de ce qui a été fait et prêché ces 40 dernières années.
Elle peut aussi tourner au carnage.

En attendant, dans la période de transition et d'ajustement, il risque d'y avoir un caïd mondial. C'est la Russie.  Largement excédentaire en énergie, elle sera sans doute à même de reconstituer l'aire soviétique. 
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 16:06
acte-notaire.jpgDimitri Orlov, après "le retard d'effondrement", publie "Définancialisation, Démondialisation, Relocalisation  ", parlant du pic pétrolier -et pic toutes énergies-.
Dans cet optique, j'ai quelques objections à faire.
Sans doute son point de vue est "trop russe" et marqué par ses origines.

- Réduire le PIB de 90 %.

Comme la plupart du PIB est fictif, on n'aura pas trop de peine. Une partie aussi est tout bonnement inutile. On ne voyagera plus en avion ? Quelle différence ? En 1800, on ne voyageait pas en avion, ce qui n'impliquait pas qu'on ne puisse pas être heureux ou malheureux.
Le pib est une convention de plus en plus éloignée de la vie des gens et sans signification. Que le prix des loyers et de l'immobilier disparaissent ne fera pas forcément que des malheureux.

- Réduction de la population. 

On parle ici d'une réduction US de 300 à 30 millions. La possibilité de charge démographique est bien plus élevée. Pour les USA, même en revenant au "seuil de densité" 40 (habitants au km2) qui fut la norme pendant plusieurs siècles en France, on arrive à 240 millions (6 millions de Km2 X 40), d'autant qu'il y eut les progrès de l'agriculture du XVIII et début XIX° siècle, qui peuvent l'amener plus haut.
On arrive là, à la vraie mondialisation, celle décrite par Fernand Braudel. Les techniques, les produits se diffusent dans le monde, permettant l'augmentation de densité humaine.
Le dynamisme économique dont se vanter les US américains, n'était que le peuplement d'un territoire largement vide de population. Une fois ce peuplement accompli, ils rentrent dans le rang. Le gaspillage accéléré des ressources est une image de leur mentalité.
Un pays neuf imagine toujours que le futur sera comme le passé. Ils vont souffrir, davantage, pour des raisons de mentalité, que pour des raisons objectives.

- Fin de l'ère industrielle.

Je suis en désaccord totale sur ce point, pour une raison : pour la majorité de la population l'agriculture n'a jamais été une activité dominante. En 1697, sur la généralité d'Orléans (et encore, après famine), les chefs de famille agriculteurs étaient 65 000 sur 120 000 (Braudel). Pour la plupart, ils n'avaient que des jardins, et les agriculteurs exclusifs étaient rares, de 10 à 20 % du total, suivant les régions.
En 1348, lors de la grande peste noire, on s'aperçoit du poids de l'industrie.
La France compte des centaines de milliers de moulins, dont quelques uns, ceux qu'on imagine classiquement pour moudre le grain.
Tous les endroits où il est possible d'en bâtir, en porte un.
Bien sûr, c'est l'image classique qui souffre : la grande concentration de la zone industrielle.
On travaille quand on peut. (Comme au sortir de la II° guerre mondiale, d'ailleurs).
La région stéphanoise dépend, même au XVIII° siècle, davantage de son cours d'eau (le Furan), capricieux, irrégulier, qui multiplie les crues, que de son charbon.

- la crise connaît un nouvel accélérateur à chaque augmentation du prix de l'énergie. 

Notre civilisation ne peut survivre avec un prix supérieur à une limite du PIB. C'est vrai, mais il y a des marges de manoeuvres importantes : la réduction.
Rien, à part la grosse tête n'oblige à avoir des automobiles consommant 9.5 litres au cent, comme aux USA. Là, c'est un problème impérial.
Je suis d'accord sur l'autre volet ; l'énergie ne sera pas forcément plus chère : passé un certain prix, elle n'est plus utilisée. Le producteur est pris en tenaille entre ses coûts d'exploitation, qui augmente, et les possibilités financières de ses clients.
Entre autre, ce sont des modes de vie qui vont disparaître : le maniaque de la douche quotidienne est par exemple, le pire. Il n'y a rien de plus prédateur au niveau écologique et énergétique.

- La fin de l'argent. 

Là, je m'inscris en faux. La monnaie a survécu à tout, même à son absence.
Les minutes de notaires, les inventaires de successions montrent que des monnaies fictives ont été utilisées pendant très longtemps : des siècles.
C'est d'ailleurs, ce qui a permis aux notaires de prospérer à une époque où les transactions immobilières étaient rares.
Dans le même ordre d'idée, un atelier de frappe monétaire impérial s'est maintenu en haute Loire, à Monedeyres (jusqu'en 1500), soit 1000 ans, et encore, le roi dut il le racheter...
Sans doute, le cas n'est pas isolé.
On a besoin de monnaie, au moins pour solder par clearing, les échanges. Mais pas forcément beaucoup.

- Investir prudemment.

Dans le durable (foncier), autosuffisance, objets  à forte valeur d'usage, en se déconnectant de l'économie mondiale. Il faut dédaigner, placements financiers, biens sans valeur d'usage, produits écologiques, et provisions. (Pour ce qui est des placements financiers, le problème est déjà réglé).

On peut ne pas être d'accord avec l'investissement en foncier. D'abord, il est déjà possédé au moins en France, et ensuite, cela stérilise beaucoup de capitaux, qui peuvent être utilisé dans des objets à longue durée de vie, comme alambics, outillages et outils.
L'économie paysanne consistait aussi à produire beaucoup de produits en petites quantités, localement. Le paysan seul, je l'ai déjà dit, était une exception.

En outre, pour un russe, il devrait savoir que beaucoup ont survécu à cause d'un travers russe ; ils avaient beaucoup stocké. Pour passer une période de transition, pouvoir troquer, il faut avoir de quoi échanger.
En outre, un appartement en ville a pour le moment, une forte "valeur d'usage", mais à terme ?

- Impossibilité de développer une branche industrielle pendant une crise.


C'est faux. Mais il faut avoir les nerfs pour le faire. Toutes les périodes de crise sont aussi celles de développement de certains secteurs. Sinon les efforts de guerre n'existeraient pas. Braudel montre que la résilience est immédiate; après toute épreuve.

- le temps et l'effondrement.

En réalité, une société résilie immédiatement après la crise. Je suis d'accord avec lui sur un point : les teignes sont mieux armés pour survivre.
C'est une obligation d'être un rebelle et de rompre le consensus. La sortie de crise et les pousses vertes, c'est le consensus.

- Effondrement ou transition ? 

Je prendrais un exemple. Les RMIstes campagnards ne peuvent avoir un trop grand jardin. Alors qu'en ville, des stages de resocialisation comporte... du jardinage...
S'il y avait UNE logique, le RMIste campagnard devrait se voir obligé d'en avoir un, cela éviterait d'arriver à l'absurdité : la faim à la campagne.
Les marginaux actuels, résidus d'un passé seront les adaptés au futur, contrairement au "habitants en élevage industriel".
Mais pour le moment, c'est vrai qu'on engage les capitaux dans des secteurs condamnés, au titre d'une économie condamnée.
Copenhague, c'est la tentative de sauver un système, alors que c'est de son enterrement qu'on devrait parler.

- Don, troc et monnaie.

Pour lui, le don, le troc l'emporte sur la monnaie, même locale. Seul problème, c'est que la monnaie a survécu à tout. Même si elle n'est que scripturale et fictive, comme je l'ai déjà dit, l'indique successions et minutes notariales, celles-ci sont toujours chiffrées. Même si l'économie locale fait amplement appel aux échanges de services, aux services mutuels rendus, elle n'évacue pas et jamais totalement la monnaie.

- Croyance en la technique et déphasage de la population. 

L'agriculture de subsistance, les humains urbains l'ont oublié. Mais elle peut s'apprendre vite. Dans les articles, j'ai souvent indiqué que les pommes de terre de semences qui avaient quasiment disparu des magasins, avaient fait un retour en force. C'est désormais rentable de faire pousser les patates.
Quand à certaines techniques, il faut rappeler que la population du XVIII° siècle ignorait bien des choses, comme la conservation des aliments (la conserve), l'azote atmosphérique, et que la période 1790-1830 a été une période intense de progrès agricole, donc, on ne garderait pas tous les progrès, on pourrait en garder quelques uns.
Comment s'étonner que la population soit déphasé, alors que rien n'est fait pour la mettre en alerte ? Et quand on la met en alerte, comme à Copenhague, c'est bidon ? Et comment faire pour faire la transition ? la population campagnarde peut la commencer, pas l'urbaine.

Pour résumer, je dirais que D. Orlov, reste marqué par des origines russes, notamment sa question sur la monnaie.
Quand à d'autres points, je rappelerais une citation d'Hitler : "la guerre se gagne avec des restes, contre d'autres restes".
Passer une période de transition nécessite sans doute d'avoir beaucoup de restes de l'ancien temps, avant de recréer un environnement immédiat adapté.
Les crises, dans le monde, ont parfois été très sévères, à l'image de la crise monétaire, démographique, énergétique du 14° siècle.
Mais si il peut y avoir des dégâts importants, car, faute de préparation suffisante, elle risque d'être brutale, il y aura résilience et une nouvelle société, se mettra en place en peu de temps.
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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:57
gabelle.jpg"Vous semblez adhérer au concept ‘Limits to Growth’ et je trouve intéressant les parallèles que vous faites entre ce concept et l’Histoire. Merci, j’en apprends beaucoup. Par contre, vous semblez
douter de la pertinence d’une lutte contre le RCA. Est-ce vrai ? Doutez-vous qu’il y ait un RC ou un RCA ? Vous sentez-vous gêné par l’écologie ou par la récupération économique et politique qui en est faite ? Certains vont jusqu’à dire que le RCA est un prétexte pour ne pas parler des limites (en amont) qui s’impose au mode de vie moderne, pour éviter la panique. Certains disent que les élites sont au courant du problème pic pétrolier et qu’elles font tout pour gagner du temps (la politique du pire).

Perso, je pense que les limites prise dans le cadre de la lute contre le RCA ne devanceront pas la déplétion des ressources, et c’est donc cette dernière qui sera le véritable acteur de la
diminution des émissions. Cela ne veut pas dire que le pic du pétrole et du gaz est une réponse au RCA, ce n’est qu’une réponse partielle, car si on relance le charbon …

Je suis curieux de comprendre votre point vue. Les réponses à apporter aux limites de la croissance et au changement climatique vont dans le même sens. Il y a par exemple Transition culture et Permaculture qui sont très réalistes sur ces enjeux et qui misent sur le concept de résilience. Sur la scène politique, même les écolos ne font plus le lien fondamental entre limites en amont et en aval, ils vont jusqu’à renier leurs origines pour surfer sur la vague du moment ; le développement durable."   


Pour répondre à cette excellente question, je doute qu'il y ait réchauffement climatique anthropique, et il est même difficile de dire s'il y a réchauffement climatique, et non simple oscillation. En effet, "réchauffement climatique", mais par rapport à quoi ?
Si l'on s'en tient à "l'optimum médiéval", on est loin d'un réchauffement climatique. Pour rappel, le Groënland avait une agriculture et un évêque (cette espèce là ne pousse pas aux endroits intondables).

Mais, voilà mon point de vue :
- les énergies classiques, à savoir charbon, pétrole, gaz, nucléaire, arrivent à un point de rupture.
- l'uranium est en déplétion depuis 20 ans, et on n'arrive pas à couvrir les besoins existants par la production, alors, à fortiori, une augmentation passerait par des ruptures technologiques impossibles à prédire, et des investissements colossaux.
- le pétrole, visiblement est à la peine (2/3 des gisements en déplétion), les gisements découverts dont la découverte est clamée seront :
+ des exploits techniques,
+ de quoi remplir des fonds de briquets,
- la déplétion du gaz qui a été observée suit celle du pétrole de 5 ans, au lieu de 30 ans estimée.
- si l'extraction du charbon a continué à augmenter, elle est aussi à la peine, et masque la réalité. En effet, ce sont les qualités les plus basses qui croissent (les bruns) alors que les charbons noirs, sont, eux aussi, en déplétion.

Donc, la donne est claire : on arrive à un point d'inflexion. Or, une compagnie énergétique vit du rapport d'un volume, par un prix, ce qui aboutit à un chiffre d'affaire.
Il est clair, que si les prix augmentent trop, cela va aboutir à accélérer la diffusion du progrès technique et des techniques économes en énergies, ainsi que des mesures sauvages d'économies causées par la paupérisation.

Cela, plus vite que la déplétion elle même, entraînant une chute de prix conséquente.  

Il est clair, qu'aucune compagnie énergétique n'est en mesure d'y survivre, dans une économie de marché.
Aussi, Copenhague s'apparente t'elle davantage à une manipulation globale dont certains peuvent tirer parti.

Quand on ne peut plus s'opposer à un mouvement, parce qu'il est irrésistible, il vaut mieux en prendre la tête.

L'idée même de progrès, tel que nous l'entendons a été une idée d'énergéticiens : le progrès, c'est consommer toujours plus d'énergie.

Je rappelerais l'idée de progrès tel qu'il a été vécu au XVIII° siècle. C'est l'état qui permet de surmonter l'épisode climatique de 1709, qui a une autre période, aurait sans doute été plus meurtrier encore (3 millions de morts), qu'il ne l'a été.
Les intendants, devant la destruction des semis, ont pour la première fois esquissés une politique globale ; c'est le remplacement du blé, par de l'orge.
La destruction des insectes par l'hiver a permis une récolte exceptionnelle.
Tout au long du XVIII° siècle, le progrès agricole diffusé amplement par les autorités permet à la population française de passer de 20 millions à 28 millions d'habitants.
La dernière crise d'ancien régime date véritablement de 1694, c'est la famine de cette année là. Le seuil de densité 40 (habitants au km2), sur lequel la population s'était stabilisée depuis plusieurs siècles, est pulvérisé.

Le problème agricole qui fut résolu, le fut, par l'économie dirigée. La montée de la population européenne dans tous les pays, fut le résultat de cette politique, étendue au continent.
Le Malawi, pour exemple est passé d'un déficit de 40 % de ses besoins alimentaires, à un excédent de 50 %, ce en 4 ans.
Ce, pour avoir refusé l'aide intéressée des anglo-saxons, et préféré une politique agricole globale, peu coûteuse.
On dit que un milliard d'hommes ont faim, c'est faux. Le spectre de la population exposée à ces problèmes, c'est effectivement un milliard de mal nourris chroniques, auquel il faut ajouter 3 milliards de personnes ne disposant d'aucunes réserves, ni monétaires, ni physiques.

Ce problème agricole est lui même très prégnant : il n'a été résolu que partiellement, en déplaçant des montagnes de blé, de riz, de viandes, etc, des 4 coins du monde. Ceci à des coûts énergétiques importants et croissants. Et non perdurables.

La permaculture est un vain concept : comme monsieur Jourdan, des centaines de générations ont en fait, fait de la permaculture.
C'est, en fait, la formule initiale : produire localement, le mieux possible, avec des produits locaux.
 
On est donc, à mon avis, non dans une conférence sur le réchauffement climatique, mais dans une optique "gorienne" : "comment gagner encore plus de sous ? " et préserver les positions dominantes (pas) durement acquises ?

Il y a très peu de témoignages de gens du peuple sur les progrès du XVIII°siècle. Pourtant, ils furent importants, en atteste l'intense activité du bâtiment (du propre et du bien bâti), qui indique un enrichissement réel. Et ce, dans un contexte énergétique, étal.
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 20:28
Copenhague, c'est la ville aux 1200 limousines et 140 jets privés. Le peuple est prié de participer aussi : les prostituées seront gratuites.
Après Al Gore (consommation perso de 220 000 Kwh par an), on voit que Copenhague mouille la chemise pour le réchauffement climatique.


A propos, pour Al Gore, l'embrouille écolo, ça a été le jackpot (fortune passée de 2 à 100 millions de $) . Est ce que cela aurait un lien de cause à effet avec cette réunion ?
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 12:47
Il n'y a pas à dire, la flopée de surdoués, coûteusement entassés à Copenhague, a redécouvert l'eau chaude.
On a redécouvert, ce qu'on savait déjà au début du 19° siècle, et dont on a des traces au 16° siècle : il faut économiser l'énergie.
"
Il n'y a jamais entre passé, même lointain et présent de discontinuité absolue, ou si l'on préfère de non contamination. Les expériences du passé ne cessent de se prolonger dans la vie présente " (Braudel).
Ce qui est plutôt l'aberration, c'est la période 1980-2010. Pour des motifs idéologiques, l'économie de marché, une stagnation technique s'installe avec la bénédiction des autorités politiques, économiques (les uns pour faire plaisir aux autres), en disant que le marché réglera tout.
Devant la poussée de la demande et la raréfaction des ressources, on feint de croire à un problème climatique, qu'on n'est même pas en mesure de prouver, sinon par des faux. (et des relevés bidonnés sur 20 ans !).
De 1350 à 1750, on peut parler de "pré-révolutions industrielles" qui s'enchaînent en Europe de l'ouest, notamment en France, avec, à chaque fois, augmentation de la production, perfectionnements techniques et ... consommation d'énergie identique.
Car, là, faute de ressources, on économise et on s'adapte.
C'est cette donne qui semble insupportable aux tenants des énergies fossiles vs/ renouvelables.

A côté de la guignolerie de sans cervelles, comme la taxe au kilomètre envisagé aux Pays-Bas, on voit des choses beaucoup plus sérieuses :
- économies d'énergies (après avoir perdu 30 ans), notamment en matière de bâtiment.
- renouvelable. Pour ceux qui sont sceptiques, les acteurs de ce marché voient arriver sur le coup classique : les prix garantis font s'envoler la production, et ceux-ci sont amenés à baisser, par cliquets. (leur prix d'installation, aussi).
- l'état d'Adam Smith n'est pas un état minimal, à côté de ses responsabilités régaliennes, il a aussi des fonctions tutélaires.
D'ailleurs, s'il est possible que la solution soit viable aux Pays Bas, pays de la taille d'un timbre poste, on voit mal comment cela serait exportable vers de plus grands pays sans transports en commun.

L'état chinois, en avance sur ce plan là, ne veut prendre en compte aucun engagement qui le lierait pour les raisons suivantes :
- se soumettre à une taxe carbone, c'est crée un marché de l'air, tout aussi inutile que lucratif pour celui qui aura la chance de l'abriter,
- ensuite, son intention est d'investir massivement; chose qu'il fait. C'est du palpable. 100 millions de chauffe- eaux solaires, il y a un an, on y a rajouté 100 autres millions.
Tout ce que fait la Chine, c'est du palpable.

En occident, on dirait qu'on veut faire oublier une gabegie de 30 ans, par une opération de com, pour reprendre un mouvement interrompu parce qu'on vivait dans le meilleur des mondes (et donc, qu'il n'y avait rien à changer).

le problème est loin d'être climatique, le problème c'est d'épargner l'énergie, parce que ça coûte cher et coûtera de plus en plus cher au fur et à mesure qu'elle se raréfiera. Mais, aujourd'hui, on reste pris dans le mensonge.
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