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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 18:05

Sur 66 habitations de cette rue, 60 sont dans cet état.
Donc, il n'y a absolument rien d'étonnant à ce que 600 000 maisons soient "retenues" par les banquiers américains et non remises sur le marché.
On peut dire que leur valeur est intrinséquement tombée à zéro. Une maison abandonnée est très vite vampirisée, vidée de son sang par les squatters, les ferrailleurs, et donne le ton et le "la" sur l'inanité du système économique en vigueur.
On a rarement assisté à un si violent retournement de conjoncture dans l'histoire, seule la contraction des villes dans l'empire romain peut donner quelque chose d'approchant, ou Paris lors de la reprise de la ville par Charles VII.
Mais les massacres avaient été alors important.
Ce qui reste des maisons semble ouvert à tous les vents et se dégrade très vite. La valeur n'est plus que celle des terrains, moins les frais de démolitions.
Comme les prix des terrains sont aussi tombés bas, on peut imaginer sans peine une valeur négative, loin, très loin de la valeur au bilan des banques.
En ce qui concerne l'immobilier, ce serait une purge, une diminution du parc réel. Mal placé géographiquement, dans un état non récupérable, ce parc a cessé d'exister, il attend le bulldozer dans le meilleur des cas, ou de finir sous les assauts du temps.
Pour les banques, 600 000 maisons irrécupérables, c'est au minimum des minimums, 60 milliards de $ de pertes, bien entendu, sans compter les saisies qui vont recommencer.
On peut imaginer donc pour cette année, une perte immobilière vraisemblable de 400 milliards de $.
D'ailleurs, le rythme des saisies explose à nouveau. L'absence de réponse fédérale au problème aboutira au pire.
Obama s'était fait le candidat de Wall street, pour le meilleur et le pire.
Les banquiers sont aussi des tocards de la pire espèce. Au lieu de contenir la perte, laisser les gens chez eux, même au prix d'une décote, ils auraient sauvé l'essentiel.
Leur cupidité, leur stupidité est sans limite.
L'homme de l'avenir, c'est lui, dans ce décor.
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 18:59
Devra être sobre dès 2019, ou du moins, pour toutes les constructions neuves.
les logements anciens, eux, devront être réhabilités.
On voit donc, l'optique révolutionnaire se préciser.
En effet, depuis 1945, l'évolution résolue était de développer la consommation d'énergie, elle succédait à une évolution plus timide, mais qui allait dans le même sens.
Techniquement, j'ai déjà indiqué fréquemment, qu'il n'y avait rien de compliqué pour arriver à la maison passive.
C'était l'application de techniques connues, parfois depuis des milliers d'années, mais remises au goût du jour, et fait de manière systématique.
Il était auparavant plus simple de gaspiller l'énergie, elle était si bon marché. Elle payait en plus, toutes les insuffisances de construction.
Or, s'il faut faire un tour du monde énergétique, il est vite fait.
Le peak de l'uranium date d'il y a 20 ans,
Le peak pétrolier semble atteint, il est constaté sur les 2/3 de la planète,
Le peak gazier est beaucoup plus proche du peak pétrolier qu'on ne le croyait : 5 ans en moyenne au lieu de 30 supposés. Aujourd'hui, le 1/3 de la planète est en peak gazier : qui se souvient du gaz de lacq ?
Le peak charbonnier ? Pour l'anthracite, il remonte à... 1920...Seul l'extraction du brun au lieu du noir fait croire qu'il existe encore significativement des réserves de charbon exploitables.
Les qualités chutent.
Le secteur de l'habitation, qui consomme la moitié de l'énergie, va être pris en étau : d'un côté, la baisse voulue de la consommation, de l'autre, la baisse subie.
En effet, pour obtenir une baisse franche, rien de plus simple qu'une bonne paupérisation de la population.
Les pays de l'ex bloc soviétique en ont fait la franche expérience.


Reste que la question qui va se poser va être explosive : ces quantités d'énergie exploitées et consommées, sont énormément taxées.
Elles constituent une part importante des ressources fiscales, la TIPP est la plus célèbre, mais d'autres existent. Celle-ci n'apparaissent pas franchement, car noyé dans la masse globale de la TVA.
Mais celle-ci va être compliqué aussi par la question du mastodonte : les USA. Ce pays est le mammouth de la consommation énergétique, que ce soit pour le logement (Mac Mansion) ou le transport (aérien et terrestre).
Une panne économique ou politique aboutira à l'effondrement de la demande, l'effondrement de la demande à l'effondrement de la production et de l'investissement.
Le cercle "vertueux" de l'augmentation de la production-consommation se transformera en cercle "vicieux" de la baisse.
Bien sûr, ces cercles n'ont de vicieux et de vertueux que le nom : il ne prend en compte que la manière dont étaient construits l'économie et la fiscalité, pas du tout l'avenir de la planète, ni l'intérêt de ses habitants.
Cette baisse de consommation, prévisible, va entrainer deux questions. La question fiscale, et la question de l'architecture économique de nos sociétés. Les deux devront être totalement refondus.
Il est peu probable que nos eurocrates et nos députés aient pensé à ça. Il leur manque un minimum d'intelligence.
Bien entendu aussi, il manque l'intelligence pour prévoir l'effet sur le parc existant : friggit devra crever le plancher et tomber à la cave.
On atteindra la valeur négative : celle du bien-boulet-économique-fiscal. Avec, là aussi, de riches conséquences sur les finances.
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 15:20
Propos d'agents immobiliers : "aujourd'hui, au-delà de 200 000 €, je ne pourrais pas vendre une maison ancienne. Il faut faire passer le message auprès des vendeurs.  "
Et pourquoi ?
"Les propriétaires se refusent à baisser les prix, ils ont parfois acheté leurs biens deux fois plus cher que le marché actuel ! "
En sommes, il n'y a pas que les politiques qui dissolvent peuple et réalité.
Ils vont sûrement se consoler, quand les dits hommes politiques, en proie aux affres de la diminution de leurs recettes fiscales (qui, c'est bien connu, ne baissent jamais), vont augmenter fortement taxes fonciéres, taxes d'habitations et taxes sur le foncier non bâti.
N'allez pas les blâmez, chez eux, c'est un réflexe, que vous devez obligatoirement connaitre.
Ne pensez pas déménager : il est exactement, trop tard. Les entreprises de déménagements plongent, les baisses de chiffre d'affaire variant entre - 5 et - 50 %.
Pour celle qui font du - 50, aucune inquiétude à avoir : c'est l'incertitude qui mine. Là, aucune incertitude, il n'y a aucune chance de survivre à de tels baisses de chiffre d'affaire.
D'ailleurs, certains, pour être sûr de miner encore plus le secteur font des rabais de 50 %.
D'autres "préparent la reprise" et conséquence, lourdent leur personnel (air France).
Dans un climat où, tout baisse, il est réconfortant de signaler une hausse copieuse : la maison à 100 000 euros est devenue la maison à 200 000 euros (alors, content ?).
D'ailleurs, un ange passe et certains s'aperçoivent qu'il est plus avantageux de louer que d'acquérir ; pour le moment, cela ne concerne souvent que le matériel d'extérieur.
Mais si, finalement, les personnes s'apercevaient que ça peut concerner aussi l'immeuble ?
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 17:46
On a dit beaucoup de bêtise sur l'effet de richesse.
Notamment des présentatrices de JT.
Non, on ne dépense pas plus, parce que l'on se sent "plus riche", surtout d'une richesse fictive que constitue la valeur d'un bien immobilier.
On peut éventuellement s'endetter plus en hypothéquant, parce que les revenus sont insuffisants, c'est une solution empirique et à court terme, mais surtout, "l'effet de richesse" dans l'économie de la bulle immobilière, ce sont les biens réelles plus values que certains ont empochés dans cette période.
Les plus  values peuvent être de plusieurs styles : les commissions des AI, les commissions des notaires, les droits de mutations.
Tous les agents économiques qui en ont profités ont grandement engraissé.
Mais il y a aussi la frénésie de construction qui multipliait les emplois.
Et enfin, plus basiquement, l'occasion faisant le larron, le profiteur de base : celui qui vend à un prix qui lui assure une belle plus value, même s'il ne fait que profiter d'un état momentané de hausse.
Les prix de vente paient quelques folies : voitures, ou plus grosse voiture, voyage, don(s) aux enfants, ou petits enfants (pour acheter de l'immobilier ?), donations.
A la base de cet effet de richesse : le couillon de base qui s'endette de plus en plus, jusqu'à plus soif.
Celui-ci aura bien mérité de la patrie, il est tombé au champ (de blé), pardon, d'honneur.

En attendant, bien sûr, la guerre civile. Les ménages, sont, pour de bon, encore plus comprimés par les suppressions d'emplois, licenciements et autres escroqueries bancaires...
Par contre, il y a un autre effet, appelé "choc en retour" ou "retour de bâton" qu'on devrait voir se concrétiser ces prochaines années.
Je vous laisse deviner de quoi il s'agit.
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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 16:19
La courbe de Friggit est mise à jour. Pour ceux qui ne la connaisse pas, c'est la courbe des prix de l'immobilier, et du niveau des transactions.
Pas de surprises, le carnage se précise. C'est d'abord l'effondrement du nombre de transactions, mais qui reste encore nettement au dessus de la moyenne, le "tunnel".
Or, après toute sortie "en dessus", il y a la sortie "en dessous".
A l'allure où plonge la courbe, on peut s'attendre à une année 2009 noire, en nombres de transactions.
Pour ce qui est des prix, l'inflexion est -encore- légère.
On peut essayer de deviner le pourcentage des baisses de prix. Ils seront corsés.
Une division des prix par deux serait le moindre mal, mais ce sera plus. Là aussi, plus la sortie vers le haut est importante, plus la sortie vers le bas crève le plancher.
En outre, on s'appuie sur deux données : le revenu médian s'élevant à 2200 euros par ménage, il permet un endettement de 70 000 euros.
Avec les prix constatés actuellement, cherchez l'erreur.
Ensuite, le nombre phénoménal de logements vides (plusieurs millions).
Aussi, le montant des baisses possibles admisent médiatiquement, restent très "politiquement correct", même dans le pire des cas : 30 %.
Autre enseignement, la bulle la plus grosse n'était pas américaine, ni britannique, mais française.
La correction sera en conséquence : violente, dramatique.
En outre, je l'avais déjà indiqué sur un autre blog : je pense que la courbe de Friggit ne concerne, finalement, qu'une brêve période de l'histoire, l'après guerre.
Elle sera compliquée, désormais, par le peak oil, la récession démographique, la paupérisation de la société, donne qui n'existait pas, après guerre.
Donc il est probable que si la courbe s'effondre, elle aura, cette fois, bien du mal à remonter. C'est même, à mon sens, une impossibilité. Surtout dans le cadre d'une crise économique que nos dirigeants espérent brêve, mais qui, dans le meilleur des cas ressemblerait, en durée, à la "très grande dépression" du 19° siécle ; à savoir, plus de 20 ans (1873/1893-96).
A l'étranger, même la Chine est touchée. Un moteur s'est éteint, là-bas, l'exportation. Un autre s'éteint, l'immobilier. Que reste t'il donc pour y faire la croissance ?
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 13:58
Les français, avec l'immobilier, répondaient à un proverbe russe de la fin du XIX° siècle : un paysan, ça vit pauvre et ça meurt riche.
Pourquoi ? Parce qu'après s'être crevé toute sa vie à acquérir des terres (ici, l'immobilier), on ne peut réellement en "profiter", que quand on l'évacue : le plus souvent, les pieds devant. Là, ce sont plutôt les héritiers qui en profitent, enfin, si le bien est au norme, vendable.
Sinon, il hérite -souvent-, d'impôts et d'emmerdements (j'espère que personne n'est choqué par le terme).
Les 340 000 euros de patrimoine net immobilier par ménage, sont un chiffre théorique :"
c'est que cette prospérité n'est qu'apparente, voire factice.  "
La dette qui a permis de l'acquérir, elle, n'est pas factice. Elle n'a pas, non plus, l'avantage comme l'ont eu d'autres générations de la voir gommée par l'inflation et les augmentations de salaires.
Le caractère artificiel de cette "richesse" est sa répartition : 56 % pour le terrain, 44 % pour la construction, contre 20/80 en 1978.
On peut dire qu'en 1978, le rapport était équilibré, mais, là, on arrive à un non sens.
En effet, au noveau notarial, on estime que les deux ne se cumulent pas.
la sagesse enseigne qu'un ensemble vaut soit le prix du terrain soit le prix de la construction, mais pas les deux réunis.
En région parisienne, d'ailleurs, avec une règle des 80/20 (80 % pour le terrain et 20 % pour la construction), on arrive à une situation "hong-kong".
Dans ce contexte, c'est le terrain qui est négocié et uniquement lui, la construction étant basée sur une période d'exploitation de 10 ans.
La crise devient populaire, nous dit le Monde, et c'est heureux, c'est la baisse des prix. Ce qui est moins heureux, c'est le chômage. Et là, il risque de casser totalement le marché immobilier.  /
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 14:26
Le montant des crédits immobiliers ne montre aucun regain d'intérêt pour l'immobilier, bien au contraire.
Le flux sur 12 mois s'établit à 97,3 milliards fin février, contre 101,9 fin janvier.
Fin février 2008, le montant s'élevait à 144.3 milliards. la chute, sur une année est donc de 47 milliards, soit environ 3 % du pib, mais cette donnée est elle même manipulatrice. En effet, les tendances glissantes ont toujours eu pour effet d'amoindrir les chocs et les récessions.
144 milliards sur 12 mois, représentent 12 milliards d'achats,
97 en représentent 8, mais on gagne toujours quelques mois sur la présentation.
90 milliards en fin d'année, apparaitraient comme "optimiste" et signifierait qu'il y a eu un regain important, lié à la resolvabilisation.
Avec 80 000 chômeurs de plus par mois, on n'en prend pas le train.
Pour le moment, c'est surtout le nombre de transactions qui porte la décrue. Les prix ne reculent encore que faiblement.
Les vendeurs n'ont pas faim.
Un autre tableau de la BDF est plus évocateur. Sur la partie crédit aux ménages, habitat, on voit clairement la stagnation de l'encours depuis septembre 2008. La progression est régulière jusqu'à 698,3 milliards, puis, depuis, des variations à la hausse et à la baisse.
De plus, là aussi, il faut signaler le pouvoir d'inertie du marché. Les actes notariés sont longs à être signés, les chantiers ne se déroulent pas non plus très vite. Une maison se construit en 8 mois.
C'est d'ailleurs l'encours total de crédit des ménages qui est rentré en stagnation : 929.6 milliards depuis octobre. Là aussi, le taux de croissance a été atteint sur les 8 premiers mois, et c'est la base de janvier 2008, qui fait croire à une progression.
L'agrégat monétaire M3 est rentré en récession. En taux annuel, il est encore en croissance, mais en février 2009, il est clairement en récession.
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 14:04
On va pas en faire un fromage, ni une salade, simplement, ça prend le bouillon.
Après une baisse des ventes de 17 % en 2008 et une légére décrue amorcée en 2007, de l'ordre de 5 %, la tendance tourne à la débâcle en début d'année 2009.
Sur Paris, la chute des transactions est de l'ordre de 45 % au premier trimestre, mais la ville ne semble pas détonner dans l'ensemble français : on annonce - 40 %.
Les prix se maintiennent, et l'explication notariale avouée est simple : ceux connus datent d'avant que la très grande dépression ait éclatée au grand jour.
Même eux  ont lâchés le morceau.
Reste à avouer pourquoi ils ne les publient pas plus tôt.
Pour le repli des prix, une fourchette est fixée entre 10 et 20 %
.
Un intervenant vient de prouver qu'il avait plus de deux neurones ; "Si les conditions du retour de la confiance ne sont pas réunies, c’est-à-dire si les destructions d’emplois ne sont pas enrayées, les ménages n’auront pas le cœur à investir dans l’immobilier.  "
On peut donc voir que rien n'est impossible, même à la FNAIM.
Le marché immobilier, ne peut être ôter de son contexte, qu'ils disent (personnellement, je m'en serais jamais douté...).
30 000 agents immobiliers, 3000 ont disparus et sans doute 20 000
vont disparaitre.
C'est l'aggiornamento, mas Lamy a trouvé la solution.
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 14:47
ça y est, la FNAIM le reconnait.
Les transactions s'effondrent  dans l'ancien au premier trimestre 2009.
On en serait à 30 %.
Bien entendu, comme on n'en est pas à une contradiction près, on annonce le maintien des ventes à 560 000 (ben tiens !), ce qui équivaut à un grand écart avec déchirement des adducteurs.
Bien entendu, cela devenait difficile à cacher, surtout à Paris, dévasté budgétairement par l'effondrement des droits de mutations. Mais certains (des croyants) s'y essaient encore !
Paris étant atteint, les médias nationaux ne pouvaient plus cacher la vérité, évidente pour tous les ploucs (ceux qui habitent après le périf).
Mais comme ont dit aussi que c'est la reprise, j'ai du mal à suivre.
C'est y la baisse ou c'est y la hausse ?
Ni l'un, ni l'autre : chez les annonceurs, c'est la confusion !
Et puis, de toute façon, pour repartir, il aurait fallu baisser !
Jusqu'à maintenant pour la FNAIM, la baisse n'était guère là. des atterrissages (mais en douceur), c'est du moelleux, le moellon.
Mais, ce qui m'interpelle, c'est que désormais les articles interconnectent les difficultés dans l'automobile et l'immobilier : ça y est, les "experts" ont eux-mêmes réussis des connexions de (deux) neurones et réussis à voir l'interdépendance des deux (secteurs).
Encore en un effort (connexions de trois neurones) et ils verront le rapport entre revenus et immobilier.
Bon, d'accord, ça va être plus difficile (il faut disposer de trois neurones, c'est pas évident pour tout le monde), mais ce n'est plus désespéré.
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 16:57
L'immobilier US est dans une situation pittoresque. De moteur de l'économie, elle est tombée à rien du tout.
Le chiffre des transactions est tombé, en quelques années de 1400 000 à sa période de gloire (fin 2006), à 400 000 aujourd'hui, et encore.
Parce que ce chiffre dépend amplement des ventes judiciaires et des reprises de banques.
La chute atteint, au niveau des transactions, 70 %.
Examinons le niveau de chute des prix : une famille en Californie, vient d'acheter 250 000 $ une maison précédemment estimée 550 000.
Les autres exemples cités, confirment le chiffre : 60 % de chute des prix.
Le montant global du poids économique de l'immobilier vient donc de chuter d'environ 90 %.
Une telle déculottée, ça ne se regonfle pas.

La défaillance des prêts atteint désormais 10 %. Et encore, les données officielles concernent le dernier quart 2008. Depuis, plus de deux millions d'emplois ont été détruits.
Vue la réactivité de la société américaine, on peut penser que ces deux millions vont doubler la mise au premier trimestre.
Ces 10 % de défaillances se répartissent ainsi :
Retards de 30 à 59 jours : 1,194,136
-  Retards de 60 à 89 jours : 540,263
-  Retards supérieurs à 90 jours : 850,343
-  Faillites : 207,077
-  Saisies : 694,056
.
Le massacre, vient de doubler de taille. Le G20, une solution ? (qui durera quinze jours ?).
On peut plutôt penser à une crise qui devient inquiétante dans ses conséquences. Plus que jamais, 1788.
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