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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 00:00

Devinez lequel c'est ? C'est l'immobilier. Raison pour lesquels les banquiers du XIX°siècle ne finançaient, ni ne refinançait cette merde.

Rendement minable, capitaux importants immobilisés, rendements très aléatoires, bref, que du bonheur, sans compter, bien sûr, sur la non-valeur que cela pouvait représenter.

Comme je l'ai toujours dit, ce n'est pas la possession immobilière qui rend riche, mais le fait d'être aisé qui permet la possession immobilière.

Souvent, on a entendu, le mythique : "ça vaut tant". ça ne vaut que ce qu'un acheteur est prêt à y mettre. On m'a envoyé un article sur une maison vendue à Liverpool pour une livre. Je ne suis pas sûr que l'acheteur ait fait une si bonne affaire que cela. Il a quand même payé une rénovation, et dépensé une somme non négligeable. Pas sûr qu'il la retrouve, ou que ça ne lui réserve pas des surprises. On ne maîtrise pas l'évolution d'un quartier. Il peut se paupériser, se gentrifier, ou comme dans les campagnes après 1881, littéralement s'évaporer. De 6 à 13 occupants, on est passé à 3 à 6, puis après, à 1 ou 2, puis zéro. Les toits sont tombés, les populations restantes ont finis de démolir. Surtout si c'était des paysans.

Il ne reste que des souvenirs, et des regrets. Une fois l'usine envolée, les modes passées, qu'est ce qui retiendra les populations à un endroit ? C'est un énorme pari sur plus de 50 ans, l'immobilier, et même sur 200 ans.

Même investir dans le centre de Paris, Lyon, ou d'autres zones chères, est encore plus risqué : la chute peut être encore plus vertigineuse.

Si j'ai donné souvent l'exemple de Saint Etienne, c'est que je connais bien la ville. Un centre usé et vieux, trop important pour que les opérations de rénovation le renouvelle, un sous sol minier, des populations pauvres (en certains endroits) et étrangères, mais cela, c'est de longue date. Mais aussi un immobilier qui se remembre, à vitesse V. Les 8 logements n'en deviennent plus qu'un. Sans cri. Le logement individuel en pleine ville.

Comme je l'ai dit, j'ai souvent vu plus de taudis, d'immeubles sales et douteux, dans des endroits chers, qu'ailleurs. Il est vrai que ce que l'on paie, c'est l'entre-soi bourgeois. Pas la qualité de construction.

L'immeuble Haussmanien, c'est beau, mais ça a quand même ses 150 balais au compteur... Et puis, comme l'on signalé des lecteurs, Paris c'est aussi des carrières, des zones inondables, et puis aussi, les vibrations du métro, avec, en prime une carence totale d'activité productive et/ou utile. Une politique à la grecque entraînerait, là aussi, le vide dans la capitale, et le retour du parisien dans sa famille retrouvée.

Tôt ou tard, il y a un retour aux fondamentaux. Un internaute me demandait si je croyais à la guerre nucléaire, car Piero san giorio prévoyait 50 % de risque cette année. Je ne suis pas aussi catégorique, mais je verrais bien, peut être pas cette année, 100 % de risques d'effondrement économique en Europe...

Ce qui réglerait bien des problèmes, et notamment, celui de l'immigration. On verrait qui se sent français, anglais, allemand, etc...

Pour le moment, comme dit Ph. Grasset, la "narrative", masque l'effondrement en cours. Mais il y aura bien un moment où il ne pourra plus être caché.

Les choses sont curieuse, d'ailleurs. La Russie et l'Arabie Saoudite, si éloignés politiquement parlant, sont très proches pour étrangler le pétrole de schiste. La Russie et Israël sont très proche sur la question ukrainienne.

Quel rapport avec l'immobilier ? Souvenez vous de 1914. L'année où les immeubles se sont mis à valoir rien du tout. Et cela, quasiment sur 50 ans.

Instrumentalisé, au départ, sans doutez par les USA, la baisse du pétrole est le balai de l'apprenti sorcier. Comment l'arrêter ???

Comment arrêter aussi la chaîne de faillites que cela entraînera, les mises au chômage, et l'effondrement de l'économie de services, qui a; quand même, besoin d'une base tangible ? Comment faire remonter ses prix du pétrole pour sauver cette "nouvelle" industrie, très surendettée ?

L'immobilier ne vaut quelque chose que dans une économie productive. Ailleurs, c'est une valeur fictive, surtout quand il n'y a plus la population nécessaire. Le voisin qui rachète la barque 1 euro pour la tomber, ça ne relance que l'agriculture, par l'intermédiaire du jardin qui se fera à sa place...

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 19:03

Quand on lit le monde, on a une folle tendance à se sentir intelligent et presque beau, du moins, beaucoup plus intelligents que les journaleux, sortis tout droit du XIX°siècle.

Parler de Saint Etienne, en se focalisant sur Beaubrun et Tarentaize, c'est assez marrant, et ça permet de ressortir des articles d'il y a 150 ans.

Les deux sont vieux, usés, et si Tarentaize a été partiellement détruit et reconstruit, Beaubrun ne l'a pas été, du tout.
Encore, la destruction de Tarentaize, remplacée par des logements sociaux était elle malvenue. Les anciens puits ne sont pas loin, la terre bouge beaucoup, et on aurait simplement du remplacer l'ancien par de l'espace vert, en attendant la consolidation.

Mais, cela n'apporte rien. Au point de vue géographique, Beaubrun et Tarentaize sont finalement, deux petits timbres postes, et dans chaque ville, il y a des coins pourris, et des endroits chics. La ville est un éternel recommencement.

A t'on parlé du très bourgeois Cours Fauriel ? Ou du golf, lui aussi si cher ? Ou de l'ancien "logis des cadres" -Bergson-, des années 1970, en voie de paupérisation accélérée...

Ou de la capitale des taudis, Paris, suivie de peu par Lyon. A, mais là, c'est le terrain de chasse de S. Plazza, et les habitats moches, mal foutus et insalubres (ils n'y a pas d'autre mots possibles), sont chers, et en plus des "occazes". Alors qu'à Sainté, comme dans beaucoup d'endroits, d'ailleurs, le taudis a fait fuir les gens sains d'esprit.

Comme je l'ai dit, il suffit de regarder des articles de 1850, pour savoir que Beaubrun et Tarentaize, en plus du centre historique, c'était pas la joie. Simplement, il n'y a pas de budget pour continuer ce qui a été commencé dans les années 1950-1960, et la marginalisation, évidente en 1939, se continue. Une non-nouvelle, donc.

Déjà, en 1850, Beaubrun, c'était vieux. Et Tarentaize aussi.

J'aimerais qu'on parle de l'aliénation mentale, chez des parisiens, capable de payer 300 000 euros pour 30 M2, dans un immeuble vieux de deux siècles. On se marrerait.
Personnellement, je me suis beaucoup marré, en la bonne ville de Lyon, quand on m'annonçait les prix. Visiblement, ils n'avaient pas regardé l'état du bâti. Mais, entre bourgeois, on aime bien se voler.

Mais, pire que les deux vieux quartiers marginaux de Sainté, il faudrait plutôt voir le scandale de l'immobilier neuf, côté Chavanelle, destiné lui aussi à des acheteurs d'on ne sait où, et destiné, lui aussi, à destruction rapide par mouvements de sols. Et par absence de demande...

Pour ce qui est de la cambrousse, c'est pareil, la chasse au Lyonnais, ou au parisien, ça bat son plein en ce moment, et eux aussi sont pressés de faire des "affaires". Contrairement au dahut, on arrive avec de la patience à capturer du lyonno-parisien avec une grande facilité. Et les prix de vente, ça fait toujours esbaudir les gens du cru.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 20:37

Il est clair qu'en cette fin d'année 2014, le marché immobilier se ramasse dans les grandes largeurs.

"En 2014,le pouvoir d'achat immobilier a fortement augmenté à Marseille, Strasbourg, Toulouse et Nantes" : traduire "les prix baissent fortement".

"Politique du logement : entre la France des propriétaires et celle des actifs, il va falloir choisir ".
En réalité, le choix est déjà fait. J'ai vu une vente en lotissement, celui-ci date de 1957-1959, et une vente a eu lieu. Sur les 11 maisons du lotissement, le décompte est vite fait.

Depuis une vingtaine d'années, 3 ont été vendues, et les acheteurs sont relativement jeunes (entre 50 et 40 ans), pour les 8 restants, se distinguent 92, 86, 86, 83, 82, 82 printemps... Parmi eux, restent un couple, enfin, si le mari en maison de retraite pour cause d'Alzheimer peut être considéré comme un "vrai", couple.

Toujours est il que la vente actuelle, sera suivie de beaucoup d'autres. L'espérance de vie à 92 ans, et même à 82, est plutôt réduite.

Les ventes devraient donc se succéder, d'autant que les zeureux zéritiers, sont en général eux-mêmes propriétaires, voir multi-propriétaires.

Personnellement, je passais aussi, devant une agence immobilière de Haute-loire, qui affiche aussi ses "vendus". Toutes les annonces marquées vendues étaient voisines de 100 000 euros. Une seule se distinguait à 175 000 annoncé...

La France des propriétaires qui fut celle des actifs, ne changera pas grandement. Elle prendra simplement la route d'un immobilier bon marché généralisé. Le cher sera tiré vers le bas, par le moins cher à quelques kilomètres. Et ainsi de suite. Ce que pensait JM Pouré, l'inflexion démographique, est en cours, encore aggravé par la crise économique, et la crise énergétique.

Là où les prix sont encore élevés sont des zones assez réduites en superficie, bourgeoises, et qui ont le temps d'attendre. Enfin, pas trop. Enfin, qui s'y résoudra. Notamment not'bonne capitale qui se trouve aussi être la capitale des taudis.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 16:05

et effondrement en milieu rural.

Comme je l'ai dit, la résidence secondaire a quasiment disparue. La résidence qui atteint quelquefois les 3/4 des logements a donc rejoint le seul marché existant, celui de la résidence principale, ce qui ne va pas chercher loin dans beaucoup d'endroits, et les "acquéreurs potentiels", de S. Plazza, ne vont pas acheter "coup de coeur". Ils vont faire le tour de ce qui les intéresse, en faisant visite sur visite.

Après, ils vont discuter, et discuter des qualités intrinsèques du bien, et se contrefoutent du lino de la décoratrice d'intérieur-parce-que-c'est-moins-cher-et-que-sinon-on-n'est-pas-dans-le-budget.

Quand le budget atteint les 100 000 euros, ce que voient les acquéreurs, c'est le prix de l'énergie. Et des dépenses à faire pour les réduire au maximum. Et de niquer en même temps la floppée de gouvernements attachés à la croissance.

Car, là dedans, il y a de quoi faire sauter 50 gouvernements.

La morale de cette histoire, c'est encore la lutte des classes. Les prix se maintiennent là où des gens aux revenus conséquents existent, ils s'alignent sur le pouvoir d'achat ailleurs.

Cela repose aussi sur la confiance des acquéreurs dans le système. Les choyés n'imaginent même pas qu'il puisse collapser, chose qu'il a commencé depuis 2007.

Il est toujours cocasse devoir, d'ailleurs, annoncer des baisses de 2 à 20 %. En réalité, c'est toujours biaisé, à la hausse, comme à la baisse. C'est beaucoup plus. Avant que le sabrage des budgets municipaux par le gouvernement n'entraîne deux effets, le premier, la mort du BTP, le second, la flambée des impôts locaux.

On essayera de vendre. Puis on détruira. Quand au nombre de transactions, il peut tout à fait résister. Si les vendeurs font preuve de pragmatisme.

Il y a quand même un malaise quand plus de 20 % des acquéreurs sont des plus de 60 ans.

Il ne faut pas, non plus, négliger le pouvoir de masque des études notariales. En retardant ou en accélérant les procédures, ils peuvent notablement masquer une chute d'activité. Quand on en a moins à faire, on fait aussi plus vite ce qui reste.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 00:55

Toute orgie finit de la même manière. On dégueule et on a mal au crâne. L'immobilier ne fait pas exception à l'histoire.

Ici ou ailleurs, on s'aperçoit que toutes les histoires se ressemblent : beaucoup de biens à vendre, peu d'acheteurs.

Les données de base sont têtues. Dans la plupart du territoire national, il y a plus de logements libres que de demandes de logements, soit en vente pure, soit en vente et locations...

Si le logement reste une priorité pour beaucoup de français, ceux-ci restent dans la même configuration. Avec un salaire médian à 1645 euros, même à deux, les possibilités d'endettement sont restreintes, 100 000 à 150 000 euros.

Cerise sur le gâteau, et comme dirait le regretté Audiard, les "cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait". On veut supprimer le prêt à taux fixe. Comme ça, l'immobilier vaudra vraiment plus rien du tout.Le risque sera transféré de la banque au quidam. Donc, on voudrait que le marché tombe à 200 000 unités (une vente tous les 175 ans, vu le nombre de logement), on ne s'y prendrait pas autrement. Donc, il n'y aura qu'une manière d'accéder à la propriété, c'est d'hériter. On la construire en terre pour 10 000 euros.

Dans cette situation de blocage, l'entretien se réduira au minimum, et la construction, en peau de chagrin. Dans les années 1930, c'était 100 000 logements/ an, ce sera sans doute un peu supérieur, mais guère plus. Sans compter toute la partie du parc qui sera à l'abandon, tombant doucement en ruine.

Déjà, sur la plupart du territoire national, la chasse à l'acheteur ressemble à la chasse au Dahut... Explication. Le marché de la résidence secondaire s'est effondré en 2007, et ne redécolle pas. Les biens en vente, donc, se retrouvent proposés à la seule demande locale, souvent très faible, sinon inexistante.

Donc, les patrimoines seront figés, et on assistera à une féodalisation certaine. Les rares ventes se feront avec apports personnels, crédits amicaux et familiaux et prêts vendeurs. Les prêts vendeurs peuvent s'étaler sur des décennies, ou des siècles, et là aussi, conduire à des sujétions éternelles ou importantes, ou au contraire à des quasi-escroqueries.

Pour ce qui est des baisses annoncées, elles sont risibles. - 20 % à 300 000 ou 400 000 euros. Certains ont du mal avec la réalité, encore.

Mais, sans doute, le crédit crunch qui s'en suivra a une autre finalité : faire des prêts à taux variable sur tout, le frigo, la bagnole, les soins que ne remboursera plus la sécu. Mais, là aussi, c'est mort, la marque d'un temps ancien. Sans doute, le marché du frigo d'occasion a dépassé celui du neuf, la bagnole est souvent achetée à tout petit prix, quand aux études des gosses, ils iront la finir par formation imposée par paul l'emploi.

Pour ce qui est de la santé, là on va rire. Le "marché" de la santé est aussi au plus mal. Le privé veut être privé, mais avec la garantie publique. Une "grève illimitée", des cliniques privées est envisagée. Tant mieux, ça évitera toutes les opérations inutiles qu'elles font, en manipulant le client, pour verser de plantureux dividendes à leurs actionnaires.

Ces cliniques font littéralement leur marché chaque jour, en opérant tout ce qui leur tombe sous la main, sans souci des conséquences, et le grand professeur prend une rallonge au passage pour opérer lui-même...

Le monde médical est largement étranger aux progrès de l'espérance de vie, qui est largement causé par l'amélioration du cadre de vie, et par une médecine à trois sous. Comme Knock jadis, il est arrivé au stade où il crée souvent plus de maladies qu'il n'en soigne réellement.

Les seniors, les plus consommateurs de soins, de "plus en plus touchés par la pauvreté", feront de très mauvais moutons. D'abord, on ne prête pas aux vieux, et leurs maladies sont incurables. Déjà que leurs héritiers n'arrivent pas à payer la maison de retraite...

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 23:26

Et particulièrement dans la construction... En haute-Loire, 1000 contre 2000 , au niveau global 120 000 contre 180 000 (depuis 2010).
De quoi, effectivement, plomber complétement le secteur "phare" de l'économie.
En même temps, en Haute Loire, je me demande comment on peut encore construire 1000 logements par an. Mais j'ai eu la réponse chez un agent immobilier. Ceux qui achètent sont de gros revenus, toujours pour cause de défiscalisation, qui pour eux est intéressante.
Mais bon, on peut voir que les gros revenus ne viennent pas d'un gros cerveau. En effet, il faut avoir une confiance totale en même temps qu'aveugle dans le système économique finissant.

Et ne pas voir, qu'il peut, du jour au lendemain, collapser.

D'ailleurs, je me demande si, sauf exception, le reliquat de construction en Haute Loire, ne tient pas de la psychiatrie. Vu, tout ce qu'il y a à vendre, c'est tout à fait étonnant. Certains endroits sont totalement à la ramasse, non seulement dans l'ancien, mais dans le secteur de la villa relativement récente, et seule la maison en pierre échappe -encore- à la grande dégringolade.

Accuser la réforme du PTZ est complétement surréaliste. Ce PTZ est le signal de la fièvre, et non sa cause. La cause, c'est qu'on a, partout, beaucoup trop construit. On a atteint, simplement, le stade de l'écoeurement, et le chômage des jeunes n'aide pas...

Pour déclencher la révolution, et amener MLP au pouvoir, Gattaz s'y est mis, en demandant la suppression de deux jours fériés, et la fin du SMIC.

Nul doute. La bêtise à ce niveau là, c'est du niveau d'un champion du monde.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:14

Il y en a qui s'illusionnent, et s'intoxiquent. Prenez le cas de L'Ukraine. Le gouvernement était sans doute convaincu, que l'action des services secrets, le SBU, suffirait à réduire les menaces de sécession, et pour cause : sur 75 % du territoire en ébullition, cette action avait suffit. Et puis, il y eût l'os. Le Donbass.

Pour ce qui est de not'bon nouveau gouvernement fraîchement sorti, et qui, comme la rose de Ronsard, sera fanée le soir, ce sera la même désillusion.

Relance de l'immobilier. " une batterie de mesures choc visant à relancer la construction immobilière, qui comprend une série de carottes fiscales en direction des investisseurs et revient sur l’encadrement des loyers cher à Cécile Duflot."

Le cadeau au plus riche, d'abord. On pourra louer à sa propre famille. Preuve, s'il en est que le problème est celui du montant du loyer, et celui de la recherche du locataire, pièce devenue rare.

Il y aura moins de défaillance bancaire, la solidarité familiale étant sensée compenser.

La bouffonnerie, c'est la fin de l'encadrement des loyers. Le problème, dans beaucoup d'endroits en France, c'est la pénurie de locataires, et la demande inexistante. On revoit apparaître, après la fièvre, le propriétaire qui s'en fout de louer, ou pas. 2 appartements de vide sur 4 ? il y en a encore deux qui paient.

Le problème, c'est que depuis R. Barre, le loyer, qui pouvait représenter 10 % du revenu, en représente en moyenne, 25 % aujourd'hui.

Le retrait des biens à la location revient davantage à la situation des biens, difficilement louables avec une demande faible ou inexistante, dégradés, manque de motivation des propriétaires, qu'à une quelconque crainte de non-paiement. En effet, un immeuble inoccupé coûte.

Certains n'ont simplement, pas ou plus d'appétit. Trop riches. (vive la tranche d'imposition à 75 %).

Mais, la déflation immobilière, en loyers et en prix, c'est simplement comme il a été dit je ne sais plus où, le retour au réel, et au plancher des vaches. La manipulation a ses limites.
Bous voulez loger vos parents ? En général, ils sont plutôt massivement propriétaires.

Vous voulez loger vos enfants ? Vue la natalité, ce sera vite fait. Il fallait pas voter la loi Veil.

Le vieillissement de la population, comme le disait JM Pouré entraîne aussi un afflux de biens, pour lequel le nombre d'acquéreurs se trouve réduit. Il ne fallait pas voter la loi Veil.

Cela va aussi entraîner les départements, et maisons de retraite, dans la mouise. La retraite, en Haute Loire, se situe à 880 euros, soit la moitié du montant du séjour. Bien entendu, ce montant va baisser, et le coût de la maison de retraite est le double. La possession immobilière étant sensée payer les 2 ans et 9 mois de séjour moyen, si cette "richesse" s'étouffe, devient marginale.

Le chaudron de la sorcière bout. Au moins, Cécile Duflot s'était attaquée au problème de la flambée des loyers, et menaçait la rente des propriétaires. Ceux-ci, en bon possédant, préfèrent tout perdre que de modérer leurs appétits.

Je me rappelle justement ce propriétaire de 4 logements (2 vides aujourd'hui). Il y a 20 ans, il n'était jamais en retard pour augmenter le loyer dans les limites possibles. Le régulateur a fait défaillance, les locataires ont fait construire, et il n'y en a plus en réserves.

SI les loyers étaient restés plus modérés sans doute la poussée vers la construction aurait été moins importante. Mais dans la totalité de la France, ce n'est pas le problème de la construction, qui se pose, mais de la destruction des logements anciens et pléthoriques, qui libèrent des terrains, une modération de l'augmentation des loyers, la fin des subtilités de l'INSEE sur les calculs des loyers "versés à soi-même", le retour aux trente glorieuses sur la régulation des prix des terrains.

Et surtout, si on veut réellement agir sur la dépression immobilière, passer une loi sur le renouvellement urbain, qui permette de débarrasser les friches industrielles, bâties, etc... et qui parfois représente plus de 50 % des anciens noyaux urbains.

Là, on aurait une vraie politique de la ville, et non plus les cadeaux aux plus riches, les emplâtres sur jambes de bois, et les délires les plus fous. Là aussi,il faut euthanasier une partie des rentiers, pour sauver le plus gros. Sinon, on aura la catastrophe économique.

Là aussi, politiquement, l'effondrement d'une partie des rentiers, soutiens et soutiers du régime sera très difficilement avalable.

Les détenteurs de dettes, d'ailleurs, ont clairement compris le message. L'affaire des fonds vautours, opposés à l'Argentine a entraîné un changement des règles. Il vaut mieux perdre un peu, ou même beaucoup, que tout. Mais le "petit" rentier, n'aime, lui, pas perdre, du tout.

Le gouvernement, les autorités, sont totalement incapables de comprendre un enchaînement des réactions. C'est pitoyable.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 16:07

Enfin, c'est ce qu'on nous dit. Quand la construction neuve sera tombée, à l'image des USA, à 100 000 unités, voire 50 000 voire zéro, on pourra parler de chute, mais on construit encore 272 000 logements en rythme annuel, alors que la norme sur le territoire national, ce n'est pas Paris.
Il n'y a globalement, pas de pénurie, mais des propriétaires immobiliers sans demandes, pléthore de logements inoccupés, et le ralentissement de la construction est plutôt sain : la mise de logements neufs, HLM, sur le marché, souvent en maisons passives, mettrait ce qui reste du marché HS pour longtemps. ça s'appelle le coup de grâce.

Construire, pour construire, ne produit pas du PIB, c'est un gouffre de ressources.

Quand aux chiffres des permis de construire, qui "repartiraient", ça ne veut rien dire. En effet, qui peut dire que cela ne reflète pas tout bonnement, un activisme bureaucratique important, faisant face, justement, à une chute du nombre des demandes, permettant de les traiter plus vite.
Le phénomène a été connu dans le début des années 1990 : les notaires avaient caché la chute des transactions en accélérant la cadence de traitement. Quand on a plus rien à foutre, ce qui arrive, est traité tout de suite, surtout si le maitre tonne de traiter les dossiers en instantané (au lieu des 3 à 6 mois usuels de mise en attente), pour sauver ce qui peut l'être du chiffre d'affaire.
Le cocasse dans les années 1990, c'est que justement, ceux qui s'en sont tirés le mieux étaient les notaires ayant le plus de retard, les efficaces, eux, devant licencier plus vite...

Le secteur donc, sent le cramé à pleins nez : on parle de possibilité de location du neuf aux membres de sa famille, parents ou enfants, énorme cadeau pour les plus aisés, mais il y a gros à parier que l'impact sera marginal. Et puis, il faudrait que le logement soit dans une zone géographique adéquate.

Au niveau des bureaux, on dit que la grande Arche se vide de ses occupants. Ils veulent plus de l'adresse de prestiqe, pour matuvu ?

Christian Estrosi, lui, juge les privatisations : "Je refuse que notre aéroport devienne un hub régional pour compagnies low cost. Je ne veux pas d'un investisseur privé arrogant et méprisant".
Là, je donne raison à l'état ; qu'il vende tant que ça vaut encore quelque chose...

Pierre Jovanovic nous transmet que d'après V. Pécresse la France serait "en cessation de paiement", et "qu'on ne pourrait plus payer les chômeurs". Pourquoi les chômeurs, et pas les retraités ? Les ministres ? etc... Là, on est vraiment dans la configuration elstinienne, ou un DSK vint faire la leçon en Russie, leur disant qu'ils ne pouvaient ni faire banqueroute, ni repartir la planche à billet. Ce fut pourtant fait, et DSK traité de tous les injures ordurières russes (fort nombreuses). La Russie s'en est pas mal tiré, et la chape de plomb du politiquement correct étouffe le peuple.

Pour ce qui est des vieux, des chômeurs et autres, s'ils ne sont plus payés, ils reviendront... à la charge des actifs... Ils auront au moins un toit, quand l'immobilier sera tombé à zéro...

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 15:30

On nous parle de réduction des "frais de notaires", en nous na présentant comme une panacée, qui permettrait aux français, avides de transactions immobilières et d'accès à la propriété d'accéder enfin à leur rêve...

Qu'en est il réellement ? Je renvoie ce qui est dit parles notaires eux-mêmes : représentant d'ancien régime, ils sont avant tout collecteurs de taxes, locales et nationales, pour les autorités politiques (environ 6 % du prix de vente), et leurs honoraires proprement dit représentent 1.33 du prix.

Bien entendu, on pourrait toujours baisser ce %, mais je vous fiche mon billet que cette baisse, miraculeusement, serait illico compensée par une augmentation de la fiscalité. D'ailleurs, cette fiscalité avait été baissé (avant on parlait de 10 % de "frais de notaires"), pendant la période de bulle, le nombre accru de transaction, la gonflée des prix de vente, annulant, de fait, la baisse des taux.

Les droits se ventilent ainsi : taxe départementale 3.8 portée à 4.5 par la majorité des conseils généraux jusqu'en 2016 (là aussi, je vous fiche mon billet que l'augmentation "provisoire", durera minimum jusqu'en 2116), taxe communale, 1.2 %, taxe nationale, 2.37 %.

Bien entendu, le revenu moyen des notaires est coquet, mais en cas de réduction des droits, miraculeusement, celui-ci resterait intact, mais par contre, des caisses de clercs prendraient la direction de paulemploi.

Les autorités politiques, par contre, en pleine déshérence, et notamment les régions-départements, totalement désolvabilisées par la réforme Hollande de fusion à la mord moi le noeud, ne prendront nullement le chemin de la baisse, surtout si le nombre de transactions et montant baisse, mais le chemin de la hausse.

Après tout, il y a bien un moment où il faudra payer : celui de la mutation lié à la succession.

Donc, la baisse, si conséquente soit elle, n'annulerait nullement la hausse de 0.7 % (précédant bien d'autres),effective en début d'année.

Cette hausse représente plus de la moitié des émoluments des notaires... Sans compter, bien sûr, la rente la plus absolue, celle récemment supprimée de "conservateur des hypothèques", mais qui permettait une belle fin de carrière, et une belle retraite calculée sur les 6 derniers mois d'activité...

Le dit conservateur étant sensé prendre en charge tous les frais, y compris de personnel, et les risques, choses qu'il n'assurait plus depuis longtemps, bien sûr, mais dont il était resté la sinécure, et dont il reste la sinécure des retraites.

En réalité, la "baisse des prix", dans l'immobilier, vise à une impossibilité technique : sauver l'immobilier, en augmentant, au besoin fortement, le reste des émoluments des notaires, qui étaient très mesurés, celui des successions, et qui est de passage obligatoire. Il va s'en dire bien sûr aussi, que dans un marché totalement bloqué, et sans transaction, le montant des évaluations immobilières dans les successions s'effondreraient...

Bien entendu, une augmentation des droits sur cette branche serait aussi un cadeau fait aux banques qui se chargent (surtout les fouilles), elles aussi, de ce genre de services.

Il va s'en dire qu'en cas de naufrage complet de l'immobilier, ou d'immobilier très sage, comme il le fut jusqu'aux années 1960, le notaire, avec 49 % de ses émoluments liés à l'immobilier, et 14 % liés aux crédits, c'est à dire, en général l'immobilier, il retrouvera sa place antérieure, c'est à dire d'un notable, pas forcément très argenté, et bénéficiant, comme les médecins du XIX° siècle, de gros loisirs...

Raison pour laquelle, il se veut "raisonnable", et troquerait bien la baisse de ses frais immobiliers, contre une hausse des droits de successions...

En bref, cette "bonne idée", est surtout l'alibi pour... Une forte hausse des rémunérations de notaire, hors immobilier, et pas de baisse des "frais de notaires"...

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 15:59

Comme je l'ai souvent dit, et répété, et comme peuvent en témoigner mes plus anciens lecteurs, "la défiscalisation, ça rend con" (rime). Mais là, 8 ans après moi, c'est la presse pravda qui le dit.

j'avais pris l'exemple le plus criant, c'est de la pompe à chaleur air/eau, subventionnée à 50 %, ce qui la rendait 12 à 15 fois plus cher qu'une bonne pompe à chaleur air/air (pas subventionnée, elle), et après crédit, 6 à 7 fois plus cher.

C'est lumineux, et si ça c'est pas de la connerie à l'état pur, je veux bien rentrer dans les ordres (à condition d'être nommé au moins archevêque d'abord).

Mais là, la débâcle est quand même relative, on ne perdait que quelques milliers d'euros, au profit du plombier, de l'électricien, ou de l'industriel, qui pouvaient se gaver tout à leurs aises...

Pour l'immobilier, là, c'est encore pire : " Au final, l'acheteur risque de se retrouver avec un bien non liquide qu'il a surpayé, sans loyer faute de locataire, avec des charges supplémentaires - charges de copropriété, taxe foncière… - et un crédit sur quinze ans, voire sur vingt ans… Cerise sur le gâteau : si le logement n'est pas loué dans l'année qui suit la fin des travaux, le propriétaire ne pourra pas prétendre à la réduction d'impôt… "

J'aurais du me faire breveter. ça m'aurait fait des sous.

Avant tout avantage fiscal, il faut voir la rentabilité sans celui-ci. Et là, c'est pas gagné. Quand à la valeur future de l'immobilier, comment expliquer aux parisiens que cela ne vaudra sans doute rien. Ailleurs, on sait souvent que ça ne vaut pas grand chose, et la plupart du temps, moins que ce que l'on a payé.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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