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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 16:53

Un petit article sur l'immobilier. Certaines réactions me font rire. C'est normal, me disent ils, que ça baisse chez moi (Haute Loire), mais ailleurs, sur les gros marchés, c'est impossible.

Pourtant, les marchés dits "marginaux", peuvent se révéler très résilients, pour plusieurs raisons.

D'abord, dans la crise des années 1990, la plupart des endroits n'avaient même pas été touché. Les prix, restés sages, n'avaient pas subi de purges, et si les transactions avaient baissé, les propriétaires avaient simplement attendu, sur des prix corrects.

Sur la côte d'azur, je me rappelle deux notaires qui avaient liquidé 90 % de leurs clercs, et l'un qui était venu se mettre au vert... Les gros prix, font les grosses dégringolades.

En 1999, d'ailleurs, la taxation des plus values n'effrayait personne. Il n'y en avait pas.

Ce qui fait la montée des prix immobiliers, et leur décote, ce sont les banques. Les bons bourgeois de 1900 se lamentaient de ce placement si déplorable, qui stérilisait pour si longtemps, des fonds au rendement si ridicule, et les industriels davantage encore, eux qui étaient obligés de loger leur main d'oeuvre, à si grand coût, et à si peu de profit.

Tout département, l'unité de base, vit selon un schéma. Il privilégie les investissements sur le centre, et délaisse la périphérie. Il obéi à la logique des territoires. Si le peuplement a résisté pendant un siècle sur la périphérie, après 1886, les villages "frontières" et éloignés se sont vidés, lentement d'abord, en accéléré ensuite, ce sont des lieux de résidences secondaires et surtout de bâtiments détruits...

En effet, regardez sur google map les tracés de certaines "rues". Elles enlacent dans des endroits désormais vides, où jadis s'élevaient les remparts et où vivaient 600, 800 ou 1000 âmes. Aujourd'hui, quand il y a 150 habitants, éparpillés et âgés en majorité...

Mais il y a aussi d'autres composantes de résilience. Les départements plus ruraux ont souvent des matelas d'épargne importants, sans rapport avec les revenus officiels. La HL est aussi caricatural, quasi dernière en montant de revenus, ou pas loin, première ou pas loin, en épargne.

Diable, si on se tape depuis des siècles des statues de mauvais goût, horribles et géantes, il faut bien qu'il y ait un retour d'ascenseur, non ? ça s'appelle un miracle. ça explique aussi la résilience des marchés immobiliers à une époque, celle de la baisse des années 2000, et le désespoir des employés de banque chargés d'instruire les prêts.

En effet, beaucoup d'achats étaient fait cash. D'ailleurs, pour les banques, le département n'était pas un endroit où l'on faisait des prêts, mais un endroit où l'on collectait l'épargne.

Sans doute aussi, la montée des prix qui s'est fait jour ici, a sans doute siphonné en partie ce réservoir, et donné des à coup. Mais sans revoir le schéma de base. Quand un prix déconnecté à été enregistré, on se dit qu'il a forcément vendu à un idiot, parisien ou Lyonnais.

Enfin, il y a un élément tout aussi déterminant, ce sont les équilibres locaux entre offre et demande. Jusqu'à récemment, la denrée appelée "agent immobilier", pour la location était rare. Mais en 2007 j'ai vu un mouvement panurgiste de grande ampleur. La plupart des propriétaires immobiliers se sont mis à rénover tous en même temps, et à remettre sur les marchés des biens morts ou retirés, dont ils se contrefichaient depuis des années. Dans l'histoire aussi, ils ont brûlé des décennies d'épargne.

Après cela, il y avait des articles dans la presse locale où les propriétaires se plaignaient d'avoir à chercher des locataires, à baisser les locations de 50 voire 100 euros par mois, alors qu'au tournant 2000, le prix était le prix, pas négociable, mais honnête, et le client venait tout seul, par ouï dire et recommandation...

En outre, je laisse imaginer le bas taux de délinquance des locations, dans un tel cadre. La pression sociale et les bas prix, font le reste.

D'autre part, le marché privé, en prix est souvent au niveau du marché Hlm, voir en dessous. En effet, la vacance est une chose que peu supporter une grosse structure, ça fait partie de son environnement, pas un particulier.

Et pourtant, à l'heure actuel, je vois beaucoup d'immeubles "de rapport", avec des taux d'occupation de 25 à 50 %. Simplement, la population n'a pas suivi le rythme de la réhabilitation/construction.

Crise, donc, crise toujours. Et pas parce que c'est le trou du cul du monde. Simplement pour obéir à une loi économique nationale... et internationale.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:02

Décidément, on rira toujours aux articles de Rue 89. Voilà t'y pas qu'un couple qui a acheté une maison 175 000 roros en 1995 + 80 000 de travaux mais en 17 ans, se lamentent de ne pouvoir pas la vendre 540 000 en 2012.

Là aussi, la plus value monstrueuse fait partie des intérêts acquis non négociables, pour avoir l'insigne honneur d'être propriétaire.

De plus, horror horribilis, les environs votent FN.

Il paraît qu'ils ont oublié les trois règles d'or, l'emplacement, l'emplacement et l'emplacement.

Mais il existe une autre règle d'or : le prix, le prix, le prix.

175 000 roros, amortis à 2 % l'an, ça donne 70 000 euros de décote, 80 000 roros à 2 % pareillement, sur 10 ans seulement, ça donne 16 000 euros de décote.

170 000 euros comme prix de vente, ça pourrait passer beaucoup plus facilement, et entre les deux, 540 000 et 170 000, c'est la PV.

Ont ils essayés de l'écorner ??? Visiblement, non. Ils préfèrent une fortune virtuelle, et ne pas "brader", une valeur que le prix n'a jamais atteint que dans leurs rêves. Sans doute, dans le contexte, il réussirait une bonne PV, mais pas celle qu'ils attendent, qui ne serait "que", de 100 000 ou 200 000 roros.

Pour acheter pratiquement n'importe où en France, 300 000 ou 400 000 roros serait plus que suffisant.

Pour le reste, personne n'a un bon psychiatre à leur proposer, ou, à défaut une camisole à vendre ???

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 14:27

La tâche de léopard s'étend, elle existait à Detroit, dans bien des endroits des USA, mais la maison à 1 $ (ridicule le Borloo avec sa bicoque à 100 000 euros) se répand aussi au Canada.
Une localité offre deux maisons, à ce prix là, avec obligation de réhabilitation, comme à Detroit ou l'obligation est souvent de destruction.


Il est vrai qu'on comprend les habitants de Detroit.

Dans l'habitation actuelle, forme de bunker, il est conseillé d'avoir un champ de tir dégagé, et voir l'ennemi pardon, le voisin venu demander du sel, ou vous demandez si vous voulez pas des mets arriver de loin. 

La maison du voisin, enfin, de l'ex-voisin, peut gêner le tir. En plus, aux USA, si vous plombez quelqu'un qui rentre chez vous, même un terrain, la légitime défense est présumée.

 

Bon, pour le Canada, la maison est à deux heures de routes, dans un bourg de 666 habitants , (c'est jovanovic qui sera content), et le maniement des armes est impératif, pour cause d'ours et de cougars.

Libre à vous de réhabiliter, et puis de vous emmerder ferme. En général, dans ce genre d'endroit, la seule distraction, c'est le bar et la bagarre du vendredi soir entre poivrots (même munis de déambulateurs).

 

Dans les deux cas, donc :

- la bicoque ne vaudra rien,

- moins cher, en tout cas, que le flingue que vous serez tenu de posséder.

 

 

 

 

Quand à Detroit, ce qui tue, finalement, c'est la tendance de certaines minorités de ne pas supporter leurs frères de même couleur. Ou peut être parce qu'ils connaissent leur manière de fonctionner ?

 

Bref, ce prix peut faire rêver, mais il est clair qu'à un dollar la bicoque, ça ne vaut rien, parce que personne n'en veut, alors qu'à Vancouver, la même superficie se vend 1 000 000 $.

A l'inverse, dans les temps passés, tout les chroniqueurs relève la facilité avec laquelle tout se reconstruisait après les destructions.

Du moins, dans la limite de la population existante.

 

A l'inverse, on peut voir la capacité de résistance des marchés immobiliers, même dans un contexte de guerre, quand la population de déguerpit pas.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 10:12

C'est Sarko qui doit pas être content. Les Français se désendettent, alors que selon lui, il y a dix mille ans, rappelez vous, c'était en 2007, ils ne l'étaient pas assez.

Chute importante du crédit à la conso, et chute légère du crédit immobilier, les deux grandes mamelles du crédit.

 

Le taux d'épargne se situe à 15.6 %, mais l'épargne financière elle n'en représente que 5.6. Le faux taux d'épargne des indépendants est lui, à 1 %, le reste, 9, c'est le remboursement des crédits.

C'est un puissant levier de déflation, à partir du moment où l'endettement des nouveaux arrivants cesse, ou du moins, n'est plus assez important pour alimenter la machinerie. Celle-ci, non huilée, grince et grippe.

 

"les ménages ont basculé dans une logique de désendettement ! " Ma conclusion ; ils sont entrés en guerre avec le système, pour cause qu'ils ont  cessé d'être panurgiste.
Chez moi, Haute Loire, d'après la presse papier, les ventes immobilières chutent de 9 %, et la con-struction s'effondre : - 19 % (c'est ici, en quasi-totalité, de la maison individuelle).

 

On prétend que c'est l'instabilité fiscale, alors que le charme s'est simplement rompu. Trop cher. S'il y a des visiteurs pour les poubelles énergétiques, ceux-ci propose des prix cassés faute de réhabilitation.

Les loyers n'ont pas bougé depuis 8 ans, et l'on accuse les lois sur les plus values. A la limite, celle-ci sont non coupables. En effet, pour qu'il y ait imposition des PV, il faut qu'il y en ait une.
Les mauvaises langues disent que les transactions ne dépassent pas les 60 000 roros.

 

Le gouvernement devrait être content : les particuliers appliquent la politique qu'ils rêvent d'appliquer, que l'on ordonne d'appliquer.
Mais, si, en micro économie, cela fonctionne, en macro, c'est la catastrophe, avec la réduction de la masse monétaire à grande allure.

D'ailleurs, je vais faire mes courses, et là, je regarderais attentivement toutes les offres phénoménales des supermarchés qui ne manquent pas de déborder de ma boîte aux lettres,
Déjà, ça, c'est un changement important. Il y a peu, il n'y avait jamais rien. (ça, c'est pas grave, il faut bien allumer le poêle).

 

Ces deux faits prouvent que la crise est d'importance, avec des réductions sur des marques qu'on n'aurait même pas oser espérer il y a peu...

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 22:17

On allait voir ce que l'on allait voir, les résidences se voulant 4 étoiles pour personnes âgées (fortunées, bien entendu), c'était l'avenir.
Sauf qu'elles sont désormais au bord de la faillite et du gouffre, et que les vieux se barrent, les héritiers sont près à vendre pour un euro, voir moins, simplement pour se débarrasser de charges astronomiques.

 

"

Prix: 12 500 €
Ville : zoulouland
Code postal : 00000
Type de bien : Appartement
Pièces : 1
Surface : 24 m2
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Classe énergie : F (de 331 à 450)
Description :
Vend STUDIO dans Residence Libre à la VENTE
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sans restriction d'occupation /Résidence Principale
( étudiant , célibataire, couples , retraités ...)
possible Appartement secondaire , week ends , vacances ....
surface :24 m2 +Terrasse :6 m2
Kitchenette , S.de Bains avec WC et douche fermée, entrée , placard , piece de vie avec PF , orienté Sud Est vue sur le Cher.
STUDIO situé au 1 er Etage avec ascenseur ,
stationnement possible devant la Résidence ,
Ville trés agréable entre BLeiS et TOURnicotiS avec Chateau ,
Plage , Vignobles de la vallée du Cher , Touraine-Amboise .
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Commerces , Banques , Pharmacies , Hotels Restaurants ..
*********
LOCATION POSSIBLE .......420 euros /Mois
(loyer250 +ch:170€)
charges comprises avec Chauffage , Electricité , Eau
*** VISITE sur place à la demande / Gare proche ***"
Bref, on s'y emmerde comme un rat mort, même les vieux s'en sont aperçus, il n'y a pas eu de renouvellement de population depuis le départ des premiers arrivant. C'était neuf, beau, etc...
le problème, ce sont les mille euros de charges mensuelles. Certains sont partis, d'autres morts, le reste ne pense qu'à se barrer.
L'immobilier est invendable, et les héritiers s'arrachent les cheveux. Dix ans de charges, pour quoi ??? la tantine chérie, ils doivent la maudire.
Si en Grande Bretagne, l'immobilier rebondie, c'est que le quantitative easing, avec une forte inflation, permet la baisse des salaires réels, avec un maintien du nominal...
On réussit, provisoirement, bien sûr, à regonfler la bulle de l'endettement, dans des conditions pires.
Mais avec une dette égale à 900 % du PIB, la GB est un comique troupier, plus qu'un pays. L'austérité ravage tout, en réduisant les revenus, déjà insuffisants.
En réalité, c'est un miroir aux alouettes, et le courrier de ce lecteur qui a liquidé avantageusement un bien qu'il n'occupait que deux semaines par an, éclairant.
Oubliant l'appât du gain, finalement, il a vu la simple utilité. Pour deux semaines, c'est moins cher de louer. Des moments, il faut être gourmand, et réaliser. Vendre.

Après, c'est trop tard. Aux USA, on met le feu, on laisse tomber en ruine, on ne paye même pas les impôts.
La levée des impôts est d'ailleurs, historiquement, la tâche principale des sheriffs, très loin devant les duels, qui ne sont que le côté folklorique.
Mais la levée des impôts fonciers, c'était plus compliqué.

Mais, pour revenir à l'immobilier, bientôt, ce sera la grande malédiction...
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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 08:25

Mais reste encore très mesuré. En effet, pour atteindre le niveau USaméricain, il faudrait tomber à moins de 100 000 unités.
Mais, patience, on y arrivera.

 

Pour la vente, le mot d'ordre est de conseiller à des vendeurs acariâtres (de vraies belles mères), des baisses de prix, attirant incrédulité, vindicte, et refus des vendeurs, souvent âgés, qui ne pourront, en baissant de 22.5 euros, pas "réaliser leur rêve".
Et puis, c'est bien connu, l'immobilier, ça ne baisse jamais, ce qui est un avantage acquis.

 

Le jeune, précaire et smicard, dans le meilleur des cas, dans le pire, chômeur, est donc prié de s'endetter à mort, sur 50 ans (ça tombe bien, finalement, la retraite, à 67, non 70, non 85 ans), et dans le même temps, il aura adhéré à un fond de pension, et payé une mutuelle, parce que la liberté, c'est mieux (et surtout beaucoup plus chère) que la sécurité sociale.

On comprend donc, que Valls s'entraîne sur Dieudonné, pour créer un état policier. Mais n'ayez crainte, il finira par s'intéresser à vous, si, du moins, il reste assez de poulets, pour venir picorer dans votre jardin.

 

Les maisons individuelles reculent de 170 000 à 105 000, en attendant pire, et le parc, est sur la majorité du territoire, désormais clairement sudimensionné.

Il y aura donc effondrement des prix, au besoin au décès du propriétaire acariâtre et âgé, et le logement, devenu vieux, et avec des éléments de vétusté indéniable, bradé à bas prix.

 

Pour l'héritier, souvent très loin, de par les parcours professionnels, le rêve et l'acquisition des parents, c'est au mieux, un peu d'argent, au pire, des ennuis, et quelques souvenirs.

Mais la paupérisation finit par tout toucher.

 

Les plus aisés préférent le neuf, bien placé. Les autres ont le reste.

 

C'est pour cela que Valls, les anti-antisémites professionnels et chiens de garde diverses, sèment ce qu'ils veulent et sont sensés combattre.

Dans une Europe où l'on ne veut que baisser les salaires, faute de pouvoir dévaluer, dans des structures de pouvoirs totalement corrompus, on s'achemine tout doucement, vers l'explosion.

 

Aucun pouvoir économique, politique, etc, ne résiste à un effondrement économique. Il peut le retarder, s'ossifier dans un raidissement policier. Mais il ne peut le combattre.

Certains me disent que personne ne bougera. Pourtant, la vitesse d'effondrement est proprement incroyable.

 

Déjà, l'effondrement de l'URSS avait été très rapide, et la fin des empires coloniaux, beaucoup plus lente.
Malgré l'affaiblissement des métropoles, les guerres, on y avait été très doucement, et les empires coloniaux se sont souvent maintenus, sous une forme "light", du genre France à fric.

 

Mais il est clair aussi, que si des colonies, du fait de l'histoire, ont été perdue il y a longtemps, comme l'Algérie, d'autres sont restés dans l'orbitre française. On explique mal, sinon, le Mali et la Centrafrique, et ses interventions militaires.

 

Comme d'hab, d'ailleurs, avec les néo-cons, ces interventions vireront au cauchemar (c'est déjà le cas pour Bangui), et sonneront le glas définitif de l'AEF et de l'AOF maintenus.

 

Pour y échapper, la Guinée s'était mise dans l'orbitre soviétique, là, il est sans doute probable que seul le chaos en sortira.

 

En effet, tout empire ne peut se constituer et survivre, que tant que son économie est capable de le porter et de le supporter.

L'effondrement du dernier pilier, immobilier de l'économie française, renvoie donc à beaucoup de choses.
L'effondrement des dogmes, des rites, qui l'ont animé, l'impossibilité, malgré la tentation, jamais vaincue, de le maintenir par la force, désormais inexistante ou trop faible.

Les français de 1880 pouvaient conquérir des pays entiers, ils y mettaient le paquet. 50 000 ou 100 000 supplétifs, encadrés par quelques officiers, et qui ne faisaient pas dans la dentelle.

Contre Samory Touré, et ses 40 000 soldats, on en aligna 50 000, et la guerre fut très longue, presque 20 ans.

 

Les dogmes, et les rites tombent devant le ridicule (Et Dieudonné est simplement celui par qui le scandale arrive), et les tenants et grands prêtres, quand ils voient leur reflet dans la glace, sont incrédules et furieux.

Le haut le coeur, et l'écoeurement, devant la shoah, n'est plus de mise. Désormais, le haut le coeur, et l'écoeurement, c'est devant l'exploitation de la shoah, et son culte névrosé (Dixit Emannuel Todd).

Le rabâchage, ça a ses limites. ça vous fout une tête "comme ça". Comme le rabâchage des héros de 14-18...

 

En marketing, on apprend qu'aucun produit n'est éternellement porteur. Pire, maintenu trop longtemps en boutique, il devient répulsif. Ou pour un carré de quelques zélotes.

Avec les changements politiques, surviennent aussi les changements de croyances.


L'immobilier, souhait et voeux des français, risque, lui aussi, de devenir un puissant répulsif. Un rabâchage.

L'image de cendrillon, et des 12 coups de minuits, sonnants, est quasiment dans tous les domaines.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 19:44

On s'aperçoit qu'on construit n'importe quoi, n'importe où, en région parisienne, notamment en zone inondable, dans les limites de l'inondation de 1910.
En réalité, il n'y a qu'à attendre pour qu'une inondation se reproduise.

Sera t'elle comparable ? Non. Elle sera pire. Pourquoi ? Parce qu'effectivement on a considérablement aménagé, donc qu'on a évité certains petits épisodes, mais quand sonnera l'heure du grand, que toutes les capacités seront au taquet, il n'y aura pas d'alternative, et qu'on aura dépassé depuis longtemps le seuil de 1910.

 

Donc, on va réagir, en taxant encore plus...

Les 9/10 des français, vont donc goûter les joies de la solidarité avec des têtes vides, qui ont trouvé malin d'acquérir ou de construire en zone inondable. 


1/10 des franciliens seraient directement inondé. Mais, sans doute, ce chiffre est il bien optimiste.
Car 1913 n'est pas 1910. En 1910, on connaissait l'importance de posséder des stocks. Aujourd'hui, on est à flux tendu, et une inondation signifirait vite un collapsus de la région parisienne, dans sa totalité.

De plus, l'artificialisation accéléré des territoires entraînerait des dégâts eux aussi, en accélération exponentielle.

De plus, en 1910, la plupart des réseaux n'existaient pas. Dans le meilleur des cas, ils seraient tronçonnés, dans le pire, cesseraient totalement d'exister.

Or, vivre sans eau, du moins potable, c'est limite.

Quand à la remise en état du métro inondé, on parle de deux ans de travaux pour les 140 kilomètres inondés, sur 250...

Vu le nombre d'emplois bidons en IDF, une bonne partie de l'économie... S'évaporerait tout simplement... Ce qui serait paradoxal, à cause d'une inondation...

 

Pour ce qui est de la gestion de la crise, la solution la plus adéquate serait sans doute le déplacement de la population. Un déplacement sans doute définitif...

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:58

Dans la Bretagne aux bonnets rouges, les budgets d'achat sont limités. Ils n'ont pas plus de 90 000 euros, tous frais compris.

Soit 600 000 francs, soit le prix auquel "tout partait" chez moi... il y a 15 ans.

Il faut dire que 185 000 euros, comme certains le demandent, c'est le double. Mais cela ne leur fait pas peur, et la notion d'amortissement par l'usage, ils l'oublient complétement. 

 

Les biens à 90 000 euros correspondent, finalement, à un prix juste, ou juste prix, et le surplus, c'est la gourmandise du vendeur.
Comme on le voit dans le reportage, ceux qui refusent, voient leur bien périr années après années. Puis ils tomberont en ruine.

 

Dans ce contexte là, la seule industrie française qui "tenait", l'agro-alimentaire, bat de l'aile elle aussi, et dieu sait si elle est importante entre Loire et Seine, Bretagne comprise.

Les deux crises se cumulent, car quand les prix montaient, et créaient une fausse richesse, la réaction n'eût pas été la même.

Aujourd'hui, on a la désagréable impression d'être pris entre la déconfiture de l'emploi, celle de l'immobilier, qui jouait l'amortisseur social des possédants, et en plus, l'endettement donne l'impression d'être pris dans un piège à con (et c'est vrai).

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 14:07

Pour reboucher les précédents.
On croierait l'inventer, mais la réalité dépasse la fiction.
C'est l'inflation de centres commerciaux, avec un bien moindre croissance de la consommation, sinon une chute de celle-ci. 

 

Donc, on construit, parce qu'on l'a toujours fait, et que, comme pour les aéroports, le maire d'un lieu, veut, par virilité, SON centre commercial, et sacrifiant, au besoin, son centre ville.

Il faut dire que le centre ville est de moins en moins attractif, commerçants âgés, désinvestissement, fermetures en cascades, problèmes d'accès et de parking...

 

Et comme la foule attire la foule, quand une mécanique infernale de déclin se met en marche, il est souvent difficile de l'enrayer.
Jadis, agences bancaires et opticiens se multipliaient, mais, eux aussi, ont désormais du mal. les agences bancaires se ramassent à la pelle, comme jadis, les bistrots, et les anciens centres commerciaux eux aussi souffrent énormément.

L'équation est simple : 740 grands centres, 50 en construction, + 3 % d'offre chaque année, et une consommation qui fait du 1 % (et encore, dans la conso sont comptées des dépenses contraintes qu'on ne va pas faire au supermarché, sans compter, bien sûr, les achats dématérialisés).

 

Pour les autres centres, c'est le sort de Detroit qui se pointe à l'horizon. Là aussi, après la période d'euphorie, les cadavres reviennent à la collectivité.

 

c'est le sort commun de bien des projets depuis très longtemps. Le premier chemin de fer était très rentable (ligne Saint Etienne Andrézieux), parce qu'il avait un fret constant et stable, le charbon, les lignes furent ensuite de moins en moins rentables, avec une infrastructure importante et quelques périodes de pointes.

Et là aussi, retombérent sur la collectivité.

Après, il faut tenir compte du service rendu à la collectivité. Je ne crois pas que le service de bétaillère appelé "RATP", rendent vraiment service aux parisiens et banlieusards. Il permet simplement de maintenir malaisément une aberration, une ville de 12 millions d'habitants.

En outre, est ce que subventionner des personnes riches et des "hommes d'affaires", dans le cas des aéroports, fait il parti du jeu ?
Il y a 40 ans, la presse anglaise, libre à l'époque, ou du moins, plus libre de liens avec les milieux économiques posait souvent la question.


Mais ne comptez pas sur les élus locaux pour voir autre chose que les effets positifs à très court terme. Les embauches qui seront compensées largement par les destructions d'emplois. Mais, le centre commercial correspond aussi à la dégringolade de l'époque. L'homo-politicus est incapable de penser "industrie", et "long terme". 

 

On paie ici une aberration, mise en relief par D. Orlov. Le régime soviétique avait garde de gloablement ne pas faire n'importe quoi.

On construisait là où c'était nécessaire, utile, et qu'on pouvait ravitailler. Nos petits hommes politiques pensent petits, et sans aucun sens de l'avenir.

En 3500, les archéologues trouveront beaucoup de ruines, dont certainement peu saisiront le sens profond..

Il est vrai que le marché réglera tout...

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 07:23

"Viens chez moi, j’habite chez mon patron" ou comment l'on s'aperçoit que derrière le rôle honni (par les libéraux) de l'état, il y a un caractère incontournable.

Là, le patron a été obligé de s'enrichir, en achetant des studios, pour les louer pas chers à ses employés, ce qui permet d'ailleurs, de mieux les contrôler, et en poussant le bouchon un peu plus loin, on pourrait fusionner plusieurs employeurs qui créeraient des sociétés logeant à bon marché, qu'on appelerait HBM, ou HLM.

Génial, non ? Sinon, le pékin, l'employé, il ne vient plus sur la côte d'azur, dont les prix s'éloignent de manière stratosphérique de ses revenus.

Jadis aussi, les vignerons logeaient, souvent mal, leurs employés, mais les logeaient quand même. Après, la disparition de cette "anomalie", ils s'étonnaient de ne trouver personne...


De même pour la santé. Effacez les systèmes de santé, le personnel de santé et les hôpitaux disparaîtront, eux aussi, aussi sec, et il ne restera que le rebouteux de campagne, qu'on paie ce que l'on veut, et des types genre Arthur Conan Doyle, ayant de nombreux loisirs, peu de patients, et surtout des actes de décès à signer.

 

Bref, le dit ACD s'emmerdait comme un rat mort, et sherlock fut une oeuvre alimentaire... Il faut dire, que même un nombre réduit de médecins, quand ils n'ont que 10 % de la population à traiter, la partie la plus riche, se retrouvent vite à l'armée ou désoeuvrés.

 

Cela n'empêcha pas la mortalité de reculer franchement, souvent à l'insu du plein gré des médecins, par le traitement de l'eau, les règles d'hygiènes, dont ils ne furent pas franchement les partisans les plus convaincus, et la vaccination, qui se développa souvent contre eux...

 

Pour les retraités, il restera la famille pour s'occuper d'eux, ce qui, avec 1.7 enfants par femme, ne fait pas lourd. Ils finiront donc, comme Voltaire, abandonnés sur leur grabat.

 

La France, comme la Grèce hier, fait l'objet d'un ajustement structurel, dont on feint de croire qu'il pourra résoudre quoi que ce soit.
Les événements de Bretagne, reléve plus d'ailleurs d'une population écrasée par les dépenses contraintes de toutes ordres, que par la fiscalité.
La fiscalité n'est qu'un plus. Quand il n'y a plus de marges de manoeuvres, la plus petite augmentation de quoi que ce soit, tue le paradigme.

C'est ce que j'avais dit en 2006. L'augmentation du prix de l'essence a été le coup de trop pour des ménages n'ayant aucunes marges.
Le coup le plus rude a été asséné aux ménages US, qui partaient d'un prix bas, et de modèles automobiles gourmands.

Il s'en est suivi un krach immobilier, car construire n'importe quoi, n'importe où, nécessite un prix du carburant bas, ou des grosses infrastructures de transports collectifs. ce qui fit défaut total, dans ce cas là, les dites infrastructures, passablement élaguées, remontaient dans le meilleur des cas, aux années 1950...

 

En Grèce, la poire n'a plus de jus, et toutes les mesures exigées par la troïka tomberont désormais dans le vide.

" En cinq ans, le taux de chômage a triplé, à 27,6 %, tandis que l'économie s'est repliée de 22 %."

Pour arriver à quoi ? A une dette accrue, dont l'avenir est compromis...

 

Le plus étonnant dans l'histoire ? Que des ...(censuré)...  aient encore une popularité supérieure à 1 %. Pour les 26 % de satisfait, ça reléve vraiment de la psychiatrie, comme naguère pour le précédent...

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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