Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:07

Au moins les neuves, réservées aux riches, les autres réinventent la cabane et les encore plus pauvres découvrent les joies du mobile-home, à l'année.

90 M2 en 1945,

150 M 2 en 1970,

233 M2 dans les années 2000, pour des familles dont les effectifs étaient en chute libre, et qui dans la plupart des cas se rapprochaient des standards européens, c'est à dire papa, maman et les deux gosses, ça faisait quand même beaucoup, et une surface importante, nécessitant, de plus la bonne mexicaine pour nettoyer le tout, et accessoirement servir de sex toy, à papa, maman, et les deux gosses.

 

Plusieurs générations, vivent donc sous le même toit, désormais, papy y mamy, qui ont des retraites désormais trop petites, des fonds de pensions défaillants et se sont donc fait virer manu militari comme de simples grecs de la maison de retraite, et les jeunes qui n'arrivent plus à trouver de travail au Mac Do du coin.

 

Le sex toy a été remisée dans son ghetto, et de plus, elle est trop vieille désormais. Si la situation économique s'arrangeait, on en prendrait une plus jeune.

 

« On a perdu tous les clients du bas de l’échelle. Aujourd’hui, seuls ceux du haut de l’échelle, ceux qui en ont vraiment les moyens, fréquentent le marché de l’immobilier. Ce sont eux qui poussent à la roue pour des maisons plus grandes. »

 

Donc, même chez les plus riches, ça cohabite dur ? Evidémment, si on passe à 500 M2, il faudra reprendre la bonne mexicaine pour nettoyer, et servir de sex toy à papy y mamy, papa y maman, et les enfants (voir petits enfants). ça doit être épuisant d'être bonne (vous avez vu ce jeu de mot, même pas volontaire !) là-bas.

 

Bon, les autres devront vivre en enfer, c'est à dire dans leur 233 M2 à 3 générations, et sans bonne.

 

Pour ceux qui seront encore pire qu'en enfer, c'est le mobile home, à 4000 dollars (vous savez, ce produit pour lesquels étaient conçus les subprimes à l'origine), où dans des cabanes améliorées où il ne faut pas une bicyclette pour aller d'un bout à l'autre.

 

Signe supplémentaire de crise, le garage double peut se transformer, pour parti, en studettes. Là, c'est un signe de crise du marché automobile, et le constructeur anticipe la chute du nombre de véhicule.

 

Cela permettra de caser encore plus de monde, y compris la bonne mexicaine de 40 ans, et sa(ses) fille(s) de 18, qui pourront servir de sex toys, à papy y mamy, papa y maman, et les enfants.

 

Dans un certain monde, c'est ça l'enrichissement par la diversité. DSK peut confirmer.

Dans un certain monde, on peut dire que la lutte contre le chômage, par l'embauche de personnel de maison leur tient réellement à cul coeur.

 

 

Il faut se rendre à une certaine évidence. La maison, contrairement à ce que beaucoup ont pu braire dans les années de bulles, ce n'est pas un placement. C'est l'autorisation et l'obligation de dépenser beaucoup d'argent, et quand on n'en a plus, ou qu'on ne peut plus en emprunter, et bien on se rédime.

 

La friperie devient tendance, et mode. Là, c'est le retour à l'avant prêt à porter, et il faut bien signaler une activité économique en plein essor, comme les vides greniers, qui battent leur plein, désormais d'un bout à l'autre de l'année.

 

C'es pauvres, en plus, on dirait qu'ils y prennent goût !

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 18:10

Depuis les années 1970. Mais ce doublement est il lui-même, sous évalué.
En effet, c'est par rapport aux revenus des locataires.

 

Babarre aura donc parfaitement réussi son sale coup : faire monter les loyers, parce que "trop bas". Trop bas, par rapport à quoi ? Mystère.

 

16 milliards d'euros d'aides on été accordé, pour solvabiliser la demande, et éviter l'effondrement des loyers.

Dès le départ, dès l'après guerre, l'aide au logement a été une aide au propriétaire, avant d'être une aide au locataire.

Meilleur logement, nous dit on ? Fadaises. Le prix des mauvais a augmenté, comme le prix des bons.

 

Le coût du logement explique, en large parti, la perte de compétitivité française. Mais là, les deux partis de droite extrême, le PS et l'UMP, restent muets, comme chaque fois qu'il s'agit de protéger le rentier.

D'ailleurs, on va créer une énième taxe de protection du propriétaire, celle de la garantie du risque locatif, pour laquelle on va ponctionner, encore, le locataire.

 

Messieurs les bailleurs, baissez de moitié les loyers, vous verrez que les mauvais payeurs se raréfieront...

Mais on ne réglera pas le problème principal du bailleur, qui n'est pas le mauvais payeur, mais la défaillance de la demande locative dans moults endroits.

 

Là, verra t'on une "garantie du risque de non demande locative ?" Encore une loi parisienne, pour les parisiens.

 

Les partisans de la non intervention de l'état ont toujours pour tic de lui demander de garantir, son placement, son rendement, et sa protection...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 20:23

A Paris... (c'est déjà vieux, mais à remettre en parallèle avec le cas US).

Ah bon, il y a autre chose qu'un immobilier de luxe à Paris ? Quand le prix d'un 35 M2 permet d'acheter un château dans ce qui est appelé du nom imbécile de "province" ?

 

La méthode coué est utilisée à fond, pour tout ce qui est marché de l'emploi (des cadres, bien sûr, pour les autres, c'est le coma dépassé), l'automobile, l'immobilier.

 

Quand à O'bwana, il sombre dans l'imbécilité la plus complète, en liant immigration et prix de l'immobilier.
On se demande avec quels emplois ils pourraient bien payer les loyers, mais ça échappe complétement au maître du monde, pardon, au lecteur du prompteur de la Maison Blanche.

 

Combat d'arrière garde, donc, pour O'bwana-maître-du-monde-et-lecteur-de-prompteur, car l'immigration avec le Mexique est quasiment tombé à zéro, voire est devenue négative, car il y a désormais un flux croisé important, et qu'il vaut mieux être précaire ou chômeur au Mexique qu'aux USA.

 

Le mois dernier, 360 000 emplois à mi-temps ont été crées aux USA, et 240 000 emplois à plein temps détruits. A cette allure, tout le monde sera barman, et les chômeurs viendront boire leurs indemnités chômage au bar.
Après, leur santé ruinée par l'alcoolisme, ils seront surendettés par les soins médicaux.

On me dit que les gens ne se révoltent pas. Enfin pas officiellement. En Grèce, les impayés d'impôts atteignent 60 milliards d'euros. Si ça, c'est pas de la révolte, je n'y comprends rien.

Pour le moment, les inspecteurs d'impôtssont simplement refoulés des villages, bientôt, ils leurs donneront la jouissance éternelle et exclusive de 2 M2.

 

Le taux de chômage des jeunes grecs est de 65 %.

 

Bref, tout le monde l'a compris, c'est la reprise de la croissance. Pour définir ce que c'est réellement, c'est désormais une simple pause, dans le phénomène d'effondrement.

La vraie mesure de l'activité économique mondiale, c'est la consommation US de pétrole. Et on voit la reprise nette en mai : 28 179.6 milliers de gallons consommés en avril, et 24 378.4 en mai.

Ah, merde, la reprise, c'est pas dans ce sens là. Ou alors, il faut tourner le graphique...

Par rapport à décembre 2005 (59 426.1) on peut penser à une consommation diminuée de 10 % par gains de consommation, et pour le reste, la réduction de 50 % des kilomètres parcourus...

 

Pour la première fois, dans une série américaine, il est fait allusion à la consommation de carburant, dans une conversation entre Sheperd et Hunt "tu me fais gaspiller de l'essence" (Grey's anatomy).

Partout, tout devient low-cost, entre les vacances "tout compris" au Maroc pour sauver les meubles, les pas départs ailleurs, la Croatie qui triomphe (et oui, c'est moins loin), etc, etc, etc...

 

Le progrès est en marche et nous vivons une époque formidable.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 08:43

Décidément, les pinocchios se multiplient aujourd'hui.

"Stabilité baissière" ??? Qu'est ce que c'est que cette espèce ???

 

Le marché parisien est coupé, entre les prolos, ceux qui peuvent se payer un 2/3 pièces, et les autres, qui, pour 80 à 100 M2 doivent sortir de 500 000 au million d'euros (et c'est pas la lutte des classes ?), le comble consistant à faire croire au prolo qu'il joue dans la cour des grands "pisque" il est propriétaire...

 

En réalité, c'est un trou du cul qui se retrouve en état de servage jusqu'à la fin du remboursement. L'esclavage pour dette, vous connaissez ? Et pire, c'est un trou du cul VOLONTAIRE.

 

Ailleurs ? Dans ces zones-là, on n'est même plus sur un problème de prix, mais sur un problème d'achat. On ne peut même pas  demander à un vendeur de baisser son prix de vente de 5 % car il n'y a pas d'acheteur en face."

 

Si, très cher, il y aura toujours des acheteurs, mais à moins de 60 000 roros. Et en demander 200 000 ou 300 000, vous êtes sûr que personne ne se déplace. Et demander de 10 000 à 15 000 euros de baisse, c'est ridicule.

Il faut poser la question réelle : voulez vous vendre, ou conserver ? Vais je vendre ma Clio, millésime 1993, 50 000 euros ?  La réponse est EVIDENTE.J'aurais même de la chance, si je la vend, à n'importe quel prix.

 

Quand à des "taux de - de 3 %", qui "solvabilisent", en réalité, ils entretiennent les vendeurs dans leur folie.

Même les AI et "le Monde", viennent de s'apercevoir que ce qui fait les prix immobiliers, c'est l'emploi.

Quand aux "zones rurales", cela devient un nom de code. Ce sont les zones où il n'y a plus rien à attendre, même si elles sont urbanisées à mort.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 19:28

Citron pressés,

(cons) pressés,

cons tout court... Le champ lexical est large, mais se recoupe. Il parait que certains se considérent comme des citrons.

 

C'est faux, bicoze le citron, il est utile. Le bailleur immobilier, c'est beaucoup moins certain.

"la politique gouvernementale est insoutenable". Mais la bulle, elle, était "normale" ?
Des loyers 3 fois plus chers que dans le "modèle" allemand, normaux ???

 

Pour rajouter à la bêtise, citons : « Nous sommes face à une politique doctrinaire dont la conséquence va être, rapidement, de faire sortir les propriétaires privés du marché immobilier locatif ». C'est sûr, les proprios vont plier et ranger leur appartement ou maison, les mettre dans l'alcool (pour mieux les conserver) et ne plus les louer.

 

Dire que le marché va s'évaporer, cela veut dire que tous les proprios sont tellement bardés de tunes qu'ils vont le mettre dans la naphtaline ???

Je croyais qu'au contraire c'était un complément indispensable pour :

- l'audi,

- la croisière,

- les vacances aux Maroc,

- la maison de retraite (rayez la mention inutile, vous pouvez en rajouter)...

 

Le rentier n'aime pas le retournement classique de situation. Une fois la rente constituée, elle s'évapore, comme toujours dans l'histoire. La phase de constitution dure 10, 15 ou 20 ans, après, la dégringolade.

Hier, je demandais à un très vieux propriétaire immobilier s'il avait loué son appart, en désherence depuis 3 ans. Satisfait, il me dit que oui, mais son locataire du RDC s'était barré. Sur trois, il en avait toujours un de vide...

 

En même temps, ce qu'il faudrait qu'ils comprennent à l'UNPI, c'est qu'un rendement, ce sont les rendements moins les charges.
Les loyers sont trois fois plus élevés qu'en Allemagne, mais les prix sont nettement différents.

Ce qu'ils n'aiment pas, finalement, c'est la loi de l'offre et de la demande. Ils veulent une rente.

Les gouvernants du début des années 1970 se sont dit qu'ils pouvaient reconstituer cette caste de rentiers, par l'immobilier, par la dette, par le libéralisme.

 

On a crée début des années 1970, les conditions de l'explosion des prix. Les paramètres se sont retournés. Ils vont dégueuler, et les prix avec. Que des lobbystes piquent un caca nerveux n'y changera rien. La démographie se retourne, la crise économique s'approfondie.

Adieu, donc, pour li piti zi zentil propriitaire immobilier, audi, croisière, vacances aux maroc, maison de retraite.

Comme ça, ils pourront profiter plus longtemps de leur immobilier, leurs enfants seront ravis de les garder gâteux, comme les pauvres.
soyez courageux, donc, messieurs les proprios. Détruisez vous mêmes. Là, alors et seulement, vous serez crédibles.

 

Après avoir copieusement saignés les locataires, vous apprendrez que les rentes ça finit toujours par plus payer...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 08:18

Il parait qu'en RII, il est difficile de payer le loyer, et donc, que le régime va s'effondrer.

(Stricte application du principe, j'ai une besace de devant pour les défauts des autres, et une besace de derrière pour mes propres défauts...)

En France, le placement "sans risque", de l'immobilier, n'est pas tellement sans risques : "Près de la moitié des locataires rencontrent des difficultés pour payer leur loyer".

Et la situation des propriétaires est, soi-disant, meilleure.

 

Cela reste à voir, car la moitié des propriétaires n'est pas endettée (ce sont les "vrais propriétaires"), et le taux de propriétaires jugeant leurs charges excessives, (23 %), est à ramener à ce 50 %. On arrive alors, à près de 50 %, et encore, la notion de propriétaire endettée dépend aussi du stock de dettes.

 

En effet, quel rapport entre le propriétaire de dettes, qui se coltine 150 000 ou 200 000 euros à rembourser, et celui à qui il ne reste qu'une dette résiduelle de 4000, 5000 ou 10 000 ? Pas grand chose à voir (ça c'est un "presque propriétaire"). Celui qui est un "vieil emprunteur", est loin d'être dans la même situation.

Si on prend la notion "d'emprunteur récent"(- 7 ans), on arrive sans doute à 1/3 des "propriétaires", et c'est sans doute à cette proportion qu'il faut comparer les 23 %. 

Et 23/33, ça donne 70 % de propriétaires en coquetterie.

Et cela, ça s'appelle un "propriétaire... de dettes"...

 

En réalité, la bulle immobilière globale, concernant propriétaires et locataires entraine des prix sans rapports avec les moyens financiers de la population, et le soufflet a besoin d'être dégonflé, et ce besoin devient impératif, de manière dirigée, ou sauvage.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 14:23

Le pavillon communautaire est la dernière création spontanée du système idéologique et économique néo-libéral. Alors qu'il était pas bien d'avoir les appartements communautaires en URSS, souvent de très grands logements avec peu d'habitants, partagés au moment de la révolution, il est fun et moderne d'avoir un pavillon avec XXX boîtes aux lettres révélant XXX ménages, de XXX personnes habitant le dit lieu.

C'est économiquement très cohérent, et très bon pour la compétitivité, comme ça, les esclaves pourront travailler facile pour 1/2 ou 1/4 du smic, (qui, c'est promis, ne sera pas supprimé). Bon, c'est moins bon pour la rente, les croisières, les Audi, etc...

 

 

"Ce processus de densification spontanée, accompagné d'une "taudification" de l'habitat dans les tissus pavillonnaires est avéré dans plusieurs communes qui accueillent des populations défavorisées. "

 

Putains de pauvres.

 

La vérité, ce sont des "immeubles accordéons", suivant l'évolution de la population, qui change plus vite que le bâti.

Pour qui connait le Puy en Velay (la ville à la campagne), avec son 1 habitant par immeuble dans la vieille ville (tranquillité assurée, la nuit, on se croierait dans un film d'horreur tellement tout le monde a disparu), ou Saint Etienne, qui a connu des phénomènes de remembrement internes (l'immeuble se vide, et le ou les derniers locataires prennent le tout), il n'y a rien d'étonnant, quitte à prendre le chemin inverse si les situations devaient se renverser.

Ici, ce qui est indiqué, c'est que ces phénomènes ne touchent plus l'ancien marginalisé, mais aussi le pavillonnaire des régions pauvres.
Friggit dirait sans doute que le pavillonnaire est en voie de paupérisation. 

 

Mais que fait Monsieur Copé ???

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 08:00

Les 12 coups de minuit viennent de sonner à Chypre et pour S. Plazza.

Passé la dépense de ripolinage (entre nous, le ripolin est une très bonne peinture, et dans certains cas, vaut mieux que ce qu'il y a dessous) indispensable pour masquer taudis, mauvais goût et constructions à l'arrache, on en vient à la question "prix".

 

En banlieue parisienne, ça passe encore très juste, mais ça passe avec baisse encore homééopathique, en campagne, même d'Ile de France, ça ne passe plus, même si en ayant "baissé" de 330 000 à 310 000, le proprio a eût l'impression de se couper le bras : pas de visites, pas "d'acheteur potentiel", ayant "le coup de coeur". Il ne veut pas brader, ni la donner, mais simplement empocher une PV, droit acquis non négociable, y compris dans son montant...

Si l'état de délabrement, ou d'entretien au petit oignon est un plus, le gros moins reste le prix, notamment pour des couples ayant acheté il y a douze ans, peut être pas au plus bas des prix, mais à un prix amical, à une époque où le gazole valait 75 centimes le litre.

Maintenant, il faut assumer, et payer la différence à l'acheteur "potentiel",  AVANT la débâcle ultime, celle chypriote où les déposants, tondus, comme à l'époque de l'URSS d'après guerre, et de la création de la RFA, et du DM ("consolidation" à 12.5  % du montant).

 

Il est clair, qu'à ce moment là, l'immobilier ne vaudra plus rien, et qu'à Chypre, il ne vaut plus rien.

Ruth Elkrief plaide pour le "changement de paradigme", mais version d'en haut. Version d'en bas, ça sera plutôt fin du libre échange, fin de l'euro, réindustrialisation et lutte des classes.

Parce que quand on aura pillé les comptes en Banque, détruit l'assurance-vie, réduit l'immobilier à zéro, et mis tout le monde au chômage, on aura certes crée un nouveau paradigme, mais peut être pas celui auquel pensaient les classes dirigeantes.

Les vieux, zélotes du système et votant à 41 % pour Sarkozy au premier tour, risquent fort de se retrouver dans la configuration "1946", avec des économies envolées, une retraite réduite, un immobilier sans valeur et source de coûts, et ils devront aller au turbin, comme à l'époque, et pas partir sur la Costa Croisière.

Mais, à la différence de l'époque, il n'y aura plus d'emplois industriels pour les occuper.

 

Alors, le 180 M2 avec piscine, perdu dans la campagne, classe d'énergie F, il faudra vraiment avoir le goût d'y habiter, et cela fera comme ces villages de campagne, qui ont perdus l'un après l'autre les habitants, jusqu'à ce que les derniers partent au cimetière, que le toit créve et que la brousse envahisse le tout.

 

Pour vraiment garder une valeur à la maison, il ne faut pas faire venir une décoratrice d'intérieur pour 3 francs 6 sous, mais mettre 50 000 roros sur la table, refaire les isolations, prendre un chauffage efficace ou passer en maison passive, mais 330 000 roros même revu à 310 000, pardon, reparti à 320 000, c'est deux fois trop cher.

 

Mais finalement, on s'en fout. Car haircutator va passer par là, et la "maison à 100 000 euros", hier celle du pauvre, va devenir celle du riche. Pour celui qui a le pot d'en trouver un.

Un des départements les plus "cheap", en matière immobilière, c'est la Haute Loire, et la ville la plus "cheap" du département, c'est le Puy.

P'têt ben que les 4000 emplois de tanneurs rayés de la carte en 1975 ont quelque chose à voir dans le fait (il en reste 120).

Pourtant, à l'inverse, au niveau épargne, c'est une palme d'or (dans les 5 premiers), malgré des revenus désastreux (dans les 5 derniers), c'est sans doute un miracle causé par cette horreur de statue qu'on appelle Notre Dame de France... (Il faut bien qu'il y ait une compensation non ?) Qui, selon la blague locale, est la vierge la plus pénétrée de France.

 

Pour ce qui est du reste, entre le sénat qui se rebiffe pour une simple et bonne raison, on ne veut plus donner les allocs à des familles qui n'ont pas en charge leurs enfants, et les bastons qui s'annoncent pour le "mariage pour tous" (y compris avec son nounours ?)

 

Même les élus socialistes trouvent imbuvables leurs chefs, trop "élus locaux", et trop "novlangue", pendant que le petit coq retrouvé, plastronne à Bruxelles.

Encore un qui n'a rien compris au sens de l'histoire. Il ferait bien de faire attention, parce que s'il pense encore en se rasant, quand on est trop déphasé, c'est au rasoir qu'on finit par passer.

Hollande et Sarkozy, réunit sous la bannière Louis XVI.

 

Il serait intelligent, il se ferait oublier.

 

Mais, le fait marquant est la grogne de la base socialiste. Quand à Ayrault, son charisme est égal à celui de Fillon, c'est à dire proche d'une Huitre...

Mais, bon, se marrera vraiment quand l'immobilier ne vaudra plus rien, qu'on aura piqué les comptes en banque, l'assurance vie et réduit les retraites. Après, on verra si ça passe ou si ça casse.
Mais, piquer le pognon, c'est pas une bonne manière pour que ça passe...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 16:29

Aux USA, c'est la re-bulle immobilière, d'une autre nature. En effet, il ne faut pas imaginer un marché immobilier équilibré entre offres et demandes.

Parce que ce beau schéma est déséquilibré par les sociétés d'investissements, qui vendent et achétent des lots, entre grandes compagnies, et suivant leurs politiques du moment.

A grand coups d'imprimantes, BB (ben bernanke et toujours pas Brigitte Bardot), couvre le pays d'argent et de grandes sociétés immobilières peuvent donc acheter, et les banques vendre des lots de logements à prix amical, et qui se retrouvent sur le marché de la location.

Comme, structurellement, il n'y a pas de besoins, et un parc trop important, c'est le loyer qui sert de variable d'ajustement, surtout que les prix d'achats ont été doux, et que la location se fait, à tout prix...

 

En bref, on a "twisté", le parc locatif, les maisons, à vendre ou saisis, devenant à louer, " Sur la côte ouest de Phoenix, où les investisseurs ont concentré leurs achats, les loyers ont chuté de 100 dollars en moyenne l’année dernière (c’est-à-dire de 10% !) ".

Colony capital, une société possédant 7000 logements, à un taux d'occupation très bas, de 53 %.

Le fait que l'argent soit gratuit, ou quasiment a entraîné une augmentation des prix d'achats, mais en partant de très bas.

Le petit investisseur, chéri des médias et des hommes politiques est une denrée très rare. Voir inexistante.

 

Entre les prix qui augmentent, et les loyers qui diminuent, c'est donc une nouvelle bulle qui se crée, mais qui devrait quand même éviter les grands travers de la bulle précédente.

 

Mais cela montre l'inanité de parler de "marché immobilier", avec des grandes compagnies capables selon les époques de fausser, à la baisse et à la hausse, la totalité du marché.

 

En France, le marché du neuf n'en finit pas de s'effondrer, et on incrimine le gouvernement, ses "mauvaises mesures", alors qu'en réalité, le désaccord entre offre et demande devient un déchirement des adducteurs, et cela seul suffirait à faire tout capoter.

 

Là aussi, il n'y a plus de demande, des vendeurs lobotomisés qui pensent (enfin, plutôt croient) que la plus value à 2 chiffres fait partie des avantages acquis non négociables ("certains refusent de vendre pour un désaccord de 10 000 à 15 000 euros pour des biens d'une valeur supérieure à 500 000 euros" ) et des acheteurs parfaitement au courant que ça baisse, que ça baissera encore, et toujours plus.

 

Les acquéreurs éventuels ne veulent plus cracher, car ce sont des mauvais coucheurs : ""car en réalité, depuis la crise, le pouvoir d'achat immobilier des ménages a augmenté" ".

Et il ne veulent plus payer la costa croisière et l'audi du vendeur, lequel a acheté la propriété de 200 M2 sur 3600 M2 de terrain 250 000 francs il y a 20 ans, et qu'il veut revendre 500 000 euros.

 

Même S. Plazza n'arrive plus à vendre, et c'est vrai que ça ressemble de plus en plus à certains dîners, avec des vainqueurs et même des champions du monde.

Il est vrai qu'en plus, il se rajoute les goûts et relents de chiottes, et le simple bon sens n'est même pas respecté...

 

De plus, il est sûr que le type capable d'acheter, à l'heure actuelle et chypriote, de l'immobilier et de s'engager sur 20 ans, reléve d'abord et essentiellement de la psychiatrie.

ll vaudra mieux acheter après la faillite, et entretemps, se payer un coffre fort pour y mettre ses liquidités...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:46

Pour le pôvre bailleur. Après le Chypriote, qui l'a eu dans l'annus aussi, bien profond et bien tassé, c'est le tour du bailleur.

Pour ce qui est de l'avoir dans l'annus, je sais bien qu'une minorité aime ça, et serait capable de me dire "encore des promesses, toujours des promesses", si on ne leur met pas bien profond, la majorité de la population, il faut bien le reconnaître, n'aime pas.

 

Un statut de bailleur ne protège pas de la situation économique générale, et d'ailleurs, rien n'en protège. Tous ceux qui se croient plus malin, peuvent découvrir un cadeau au combien empoisonné.

 

Nous sommes clairement en récession, les jeunes partent plus tard de chez leurs parents, voir, ne partent plus, regroupant les lignées, quand les grands parents ne viennent pas rajouter leur zeste à la situation.

Ceux qui se gargarisaient hier, de "la loi de l'offre et de la demande", quand elle les arrangeait et qu'une politique immobilière a conduit à des loyers 3 fois plus chers qu'en Allemagne, aujourd'hui pleurent le pain, et se lamentent.

 

Là aussi, une "politique immobilière", purement parisienne et parisianniste a touché la France entière et le plus chère allemande (Munich : 9.7 euros le M2) est aussi cher que le moins disant français.

 

Certains surfaces se retrouvent sans demande, et les F5 déclinent, pendant qu'on se rabat sur studio et F1, toujours hors de prix au M2.

 

Vis à vis du gouvernement, on va du "que fait il ?", au "il nous étrangle", notamment en taxant la plus value à 30 % (simple, ils n'ont qu'à vendre sans PV ), jouant leur petit Depardieu, heureux de trouver les sous publics pour se faire financer, mais ne voulant pas payer d'impôts.

 

Comme Depardieu, ils trouvent normal toutes les douceurs, qui leur ont permis d'acquérir un patrimoine, mais anormal de renvoyer l'ascenseur.

Depardieu, dans un autre contexte aurait peut être eu la même carrière, mais au lieu d'avoir 130 millions de patrimoine, il en aurait 1.3, et Fernandel lui-même daubait sa frénésie de tourner, parce qu'il avait une famille à faire vivre, et que le cinéma qui coûtait trois sous dans les années 1930.

 

Comme le retraité acariâtre qui trouve normal sa retraite et plaint le pain au rmiste. 

 

Encore, nous n'en sommes qu'au début. Un bien immobilier, ça ne se déplace pas, mais ça se taxe à l'envie, et pour beaucoup, ce pourrait devenir un boulet, pris entre baisse de rentabilité, et hausse des prélèvements.

Pour ce qui est de l'alibi, l'entretien des logements, c'est un alibi. Le propre de tous les bailleurs, c'est d'attendre un rendement, pas d'entretenir.

Seul les HLM le font parfois. Et encore, pas tout le temps, soit parce que ce n'est pas la politique, soit que certains endroits soient délibérément laissés à l'abandon.

 

Comme je l'ai indiqué ailleurs, ce qui serait bon en France, c'est d'avoir les prix allemands. Les propriétaires ne se plaindraient plus de ne pas avoir de locataires et d'avoir des impayés.

Car, il faut poser clairement la question de l'adéquation du prix aux revenus.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article