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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 08:10

les points de vues sont souvent très éloignés les uns des autres sur la dette. Certains s'en alarment, la sacralisent, prévoient des taux négatifs, des taux à 20 %.

Sans doute, le niveau actuel des taux d'intérêts à presque zéro, est l'aboutissement d'un long processus.

Certains disent 5000 ans, où ceux ci s'étalaient de 1/3 à 20 %, et encore, les usuriers faisaient ils mieux.

L'usurier, ou mafieux, vise à s'emparer du bien, et peut proposer un taux bas. Genre 1 %. mais dans ce cas, il parle à la semaine. Pas à l'année.

Plus le taux baisse, plus la dette est sacralisée. On a connu ça au XVIII° siècle en France, où les taux d'intérêts, dette publique et privée, plonge avant la banqueroute de Law. de 12.5 à 16 %, on passe à 2-5 % l'an. A cette époque nait un proverbe : qui paie ses dettes s'enrichit.

En réalité, on transforme une dette insoutenable (à court terme) en dette tout aussi insoutenable, mais à long terme. Les endettés demandaient simplement un refinancement, ou une baisse des taux aux rentiers.

Quand la rentabilité économique tourne, comme le disait les philosophes, à 2.5 %, comment payer 5 % ?

En réalité, il y a un truc. La dette à 2 % est une dette perpétuelle (dire que certains bavassent sur des titres à 100 ans), la dette à 5 est viagère, que l'on réserve à des gens somme toute, assez âgés. Dans les années 1780 on pleura beaucoup à Genève la mort d'une enfant de 14 ans. 14 millions de rentes étaient sur sa tête, c'était la période Necker, qui avait fait sauter, justement, cette prévention sur l'âge. Cadeau de riche, aux riches...

Ce système ressemble beaucoup aux fonds de pensions, et c'était, somme toute, des fonds de pensions, qui s'adressaient à une partie tout à fait marginale de la population. La retraite, quand l'espérance de vie est de 27 ans (en plein essor), c'est du surréalisme.

Si l'on a baissé autant les taux d'intérêts, c'est pour sauver le principal, qui grossit énormément depuis 2007 (de 70 000 milliards de $ à 230 000), et les banques centrales (importantes) ont vu leur actif s'envoler. Pour la Banque du Japon, la réserve fédérale US, la BCE, les actifs ont dépassés les 4 000 milliards, contre moins de 1 000 en 2007.

Il faut dire que ces dits "actifs", ont une valeur tellement élevée que personne n'en veut. Ce n'est même plus l'acheteur de dernier niveau, c'est le seul.

Quand à voir remonter l'inflation, il faudrait que les salaires ne soient pas bloqués. On a donc l'inflation des bulles, notamment immobilières.

je serais d'ailleurs curieux de voir le marché immobilier actuel avec des taux à 20 %. On retomberait très vite dans les prix.

On dit que l'impôt s'autodétruit, l'endettement, c'est la même chose.

Il y a un prix à payer pour la banqueroute ? Oui. Mais parlez en à ceux qui ont vécu la reconstruction (1945-1950), puis les 25 autres années qu'on a appelé les 30 glorieuses.

Sans doute, la donne énergétique était elle différente. Mais chaque période de banqueroute, à toutes les époques, a vu la prospérité économique s'étaler...

D'ailleurs, Todd, dit que l'alphabétisation entraine, avec un décalé de 2 générations, l'industrialisation. Ce décalé n'a pas eu lieu pour l'URSS, ou ces deux phénomènes ont été concomitant. Il faut dire que les capitalistes avaient rendu un grand service à Lénine, en refusant de le refinancer.

Cela aller le couler, disaient ils.

Comme les nord-vietnamiens (ou maintenant les Talibans), ne pourraient jamais tenir contre le déluge de feu, et de dollar. Seulement, le nord vietnamien, ça ne coûtait rien. Et quand ils ont failli gagner, les américains n'ont jamais compris qu'ils étaient en train de gagner.

Les deux armées vietnamiennes étaient saignées par les désertions, et la  nord vietnamienne, encore plus. Les permissions sans permission étaient tellement courantes que personne n'était puni.

114 milliards dépensés à l'époque pour un camp, contre 4 de l'autre. L'honnêteté intellectuelle, doit reconnaitre qu'à l'époque où les américains désespéraient, les nord vietnamiens étaient à deux doigts de l'effondrement, eux aussi. Dans les deux cas, les civils et les armées étaient au bord de la rupture. On ne perd pas, côté vietnamien, plusieurs millions de soldats et citoyens, sans trouble.

Seulement, il s'est passé une approche différente de la guerre. Dans un des cas, on se préoccupait de finances, d'impôts, de dettes, et on faisait payer la guerre indirectement à l'ensemble de la population, pour une longue période. Dans l'autre, seul le sang était payé. Et on oublie vite les morts. On les pleure. Mais c'est tout.

Le poids monétaire de la guerre aux USA diffusé à toute la population a sans doute surpassé le poids du massacre côté vietnamien que seule la famille pleurait. Et sans doute, la normalité des pertes écrasantes a dû jouer.

D'ailleurs, dans cette guerre du vietnam, on a pas relevé l'erreur stratégique fondamentale des américains. On a opposé deux logistiques, une très coûteuse en argent, l'autre très économe en argent. Ceux qui maintenaient la piste ho-chi-minh revenaient à presque rien. les vélos renforcés, comme à Dien bien phu, pouvaient transporter 250 kg de matériel.

En ce qui concerne la guérilla simple, les vols dans les ports de matériel US étaient suffisants.

La seule tentative de couper la piste ho chi minh au Laos fut sud vietnamienne. 17 000 hommes seulement furent engagés, ce qui est très peu. Les américains auraient du y déclencher une bataille décisive. Et ne pas lésiner sur les moyens. Couper la piste, c'était couper la tête du serpent. Plusieurs fois, l'armée sud vietnamienne a gagné la guerre. Mais quand elle était gagné, d'autres troupes étaient engagées.

Jusqu'à ce que, financièrement parlant, le congrès des USA coupe les budgets alloués à l'armée sud vietnamienne, qui était celle d'un pays pauvre, incapable de la soutenir.

On voit ici que l'effort très mesuré, mais très calibré du camp soviétique et chinois, a largement surpassé l'effort démesuré américain. Quelques milliards d'un côté, 111 de l'autre, puis 140 avoués en 1975.

Et puis, d'un côté, on se contrefoutait de la dette, de l'autre, c'était -déjà- un moyen de domination sur son propre camp.

Ils devraient être contents. La dette américaine de 1968 (200 milliards), est passée à 20 000... Rien que cette ordre de grandeur doit faire reconnaitre qu'elle est condamnée.

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 07:03

C'était déjà marrant en 2013, lors de la victoire "écrasante" d'Angela.
On nous disait qu'il y avait un ras de marée, ce n'était même pas un clapotis. Si la CDU-CSU s'en sortait "bien", sa coalition, elle, s'en sortait "mal". En effet, le FDP était totalement écrasé, passant de 14.56 % des voix, à 4.76, et perdant 93 députés et 9.8 % des voix.
Le gain de la CDU-CSU, était, lui, plus mesuré : + 7.8 % des voix, + 72 députés. Pour une coalition, cela s'appelle un échec.

Pas éclatant, mais un échec quand même, médiatiquement rebaptisé succès.

En 2013, seule l'AfD avec 4.7 % des voix était véritablement gagnant, au niveau des votes populaires, sans avoir d'élus.

2017, changement de programme, la coalition sortante est écrasée. (Résultat définitifs)

Conservateurs (CDU/CSU) : 33% (-8,5)
Sociaux-démocrates (SPD) : 20,5% (-5,2)
Alternative pour l'Allemagne (AfD) : 12,6% (+7,9)
Libéraux (FDP) : 10,7% (+5,9)
Gauche radicale (Die Linke) : 9,2% (+0,6)
Ecologistes (Verts) :8,9% (+0,5)

La CDU perd 65 sièges, le SPD, 40. Du côté des opposants, c'est noël : AfD : + 94, FDP : + 80, verts + 4, die Linke + 5. Le nombre d'élus passe de 631 à 709.

L'augmentation du nombre d'élus relativise le laminage des partis dit "de gouvernement". La dite coalition, devant les résultats, se disloque.

Le SPD paie sa participation à la grande coalition, et continue son déclin de 2009 et 2013, et les partis représentés risquent d'être très prudent pour une nouvelle coalition.

Comme François Mitterrand avec son alliance avec les communistes, l'alliance avec la CDU est le baiser qui tue. Tout parti qui s'allie à la CDU le paie.

Mais la campagne de com vous dira qu'Angela a gagné...

Le prix de la politique migratoire ? Sans doute, mais pas seulement. Sans doute aussi, la politique économique n'est pas si populaire qu'on veut nous le dire...

 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 12:02

... US pendant la guerre du Viet Nam.

Au Nam, les US américains ont perdus 4871 hélicos et 3719 avions. La version optimiste, c'est que cela représente 0.1 % des pertes, comparé aux sorties.
la version pessimiste, 8 590 appareils perdus au total, sont à comparer aux 11 894 engagés, ce qui représente plus de 72 % des appareils engagés.

Sans compter, bien sûr, les dégâts collatéraux, c'est à dire, comme le starfighter retiré, avec raison, du service, qui présageait le F35, et dont les crashs dans les armées européennes rythmaient les semaines.

On peut se demander d'ailleurs, pourquoi le starfighter, retiré des unités de premières lignes, en 1960 (il avait été mis en service en ... 1958), a été employé sur le champ de bataille entre 1965 et 1967 ? La situation était elle si dégradée sur le terrain ?

On dira aussi que c'est sur 15 ans, mais avec un maximum de 2 850 en 1968.

6 millions de tonnes de bombes déversées, 10 000 obus tirés chaque jour, à 100 $ la pièce.

Les bilans en termes humains pour les civils semblent donc bien minces... Ils auraient tiré pour faire du bruit ?

Je pense donc que le bilan donné en 1975 - 15 millions de morts depuis 1945-, est le bon, avec un bilan très bas pour la période française - 2 millions "seulement", à peine, des tâcherons-.

Un bilan est fait pour être truqué. Et présentable. Ici, il a été sans doute très truqué pour paraître présentable. Pour les américains, et les vietnamiens, qui ne pouvaient reconnaître qu'ils faisaient massacrer leur peuple avec une grande indifférence. Mais il fut clair aussi, que le Nord Vietnam a été proche de craquer sous la pression des bombardements, lors de Linebacker II.

Quand on voit le bilan des pertes des bombardements de la seconde guerre mondiale, il est logique de penser que le bilan est largement tronqué. La guerre aérienne, quand à elle, a été essentiellement une guerre DCA/aviation, vue la modestie de l'aviation nord vietnamienne, qui pourtant, n'a pas démérité.

Mais, comme je l'ai dit, à l'époque, les USA étaient une nation industrielle, qui savait fabriquer des armes en abondance, fiables, et pas chères. Les armes soviétiques étaient bonnes, mais coûteuses.

Le coût de la guerre, lui même, en termes financiers, apparait mesuré. 140 milliards estimés en 1974, réévalués aujourd'hui à 750 milliards.
A comparer avec les 3000 milliards de la guerre d'Irak, d'une nation désindustrialisée, et là aussi, aux bilans truqués...

Quelques milliers de morts ? De qui se moquent on ??? On oublie aussi, les contractuels, et autres mercenaires, jamais recensés.

Certains sites, donnent des bilans effarants. Les pertes de la guerre du Vietnam serait supérieures de 20 000 aux pertes officielles, bien sûr, en ne comptant pas les victimes de cancers, et la guerre d'Irak aurait causé la mort de plus de 73 000 américains, quand au matériel, il aurait été en grand partie été rendu inutilisable...

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 06:29

Bon d'acc, le nucléaire n'est plus rentable, c'est même un bousin, mais on vient de trouver l'argument qui claque et qui tue : il est indispensable au renouvelable, enfin, du moins, en France, parce que là où n'en ont pas, ils s'en passeront.

Ryan air se plante lamentablement. Finalement, seul le riche est rentable, et ses bétaillères  volantes devront se poser sur les grands aéroports.

Les petits trou du culs, appelés "hommes politiques locaux", sont envoyés au diable, concrétisant ce que je disais sur le sort des torche-culs. A jeter après usage.

Il parait que le Portugal va mieux surtout après avoir émigrer un million de citoyens et citoyennes.

Il s'est recentré sur le luxe, plutôt que sur les traine-savates. Les étoiles des hôtels, ça claque. 4 ou 5 étoiles. Occupons nous des 20 % de la population les plus riches.

Les gueux pourront toujours prendre un crédit pour un mobile-home, comme aux USA. Du sub-prime, de préférence, avec de gros taux d'intérêts (le gueux, au niveau bancaire, c'est le plus rentable).

Nouvelle sortie de Todd : Emmanuel Todd : "La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire". J'approuve le mot. Mais je l'avais dit avant. J'aurais du déposer un copyright.

Quand au naufrage actuel, il est aussi à lire dans la financiarisation. Toy'r'us, par exemple, est mort des 400 millions de $ d'intérêts qu'ils versaient depuis 2005, chaque année.

Le modèle allemand s'essouffle. Il est vrai que quiconque va en Allemagne constate que beaucoup de choses sont anciennes, peu entretenues, et le ponpon va aux autoroutes, à la vitesse prétendue libre, mais qui sont loin de supporter la comparaison avec la France.

" Ceux qui voyagent en voiture de Berlin à Francfort (547 km) mettront souvent plus de 7 heures à effectuer ce trajet, bien que la vitesse ne soit pas limitée sur les autoroutes allemandes, en raison des travaux en cours sur presque tous les tronçons de la wegendek. "

La vitesse réelle possible est loin d'être libre... D'ailleurs, comme vieillerie à mettre à la poubelle, gandouze, déchetterie, on peut citer Angela.

Nous vivons une époque formidable, et l'effondrement est en cours. Sur le pont supérieur du Titanic, le bal continue.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 06:26

"oui bof....certains pays sont engagés dans des constructions d'infrastructures importantes, certains investissent massivement dans des projets divers...etc...pourquoi ? par snobisme ?"

Comme je l'ai souvent dit, c'est l'histoire quasi universel, des grands travaux, que cela aille des chemins de fer, aux grand travaux nippons.

La découverte des chemins de fer, c'était une question de nécessité. Pour transporter le charbon. Le chemin de fer s'avère indispensable, précieux, et rentable. Vu sa commodité, tout le monde en veut.
Seulement, le problème, après la construction du réseau, c'est qu'une petite fraction, seulement, est rentable. Justement celle qui transporte le pondéreux.

Les premières autoroute aussi, sont bien calibrées. Beaucoup de circulation, beaucoup de trafic, tout le monde en veut.

L'autoroute Pau Langonan, le tunnel Milan-Lyon, les infrastructures dans le "pays vide" Japonais.

Toutes ces infrastructures, ne seront jamais rentables, parce qu'il n'y a pas, simplement, un flux suffisant.
Mais les hommes politiques veulent prouver leur virilité : aéroports inutiles (400 aéroports et aérodromes en France), autoroutes à l'utilité discutable, tracés idiots, et souci, comme au Japon, de "relancer l'économie".
Au japon, ils ont refait quasiment tout l'archipel, sans aucun résultat. A part combler d'argent le secteur du BTP, cul et chemise avec le PLD (Parti libéral démocrate).

Simplement, parce qu'il n'y a pas de retombées économiques, ou de très rares retombées, quand les routes traversent des pays très peu peuplés. Cela n'apporte pas une activité, là où il n'y en avait pas.

ça finit, d'ailleurs, souvent de vider certains coins.

Hypertrophie de l'égo des hommes politiques, et liens avec les milieux du BTP. Voilà la réponse. Habitude aussi des décennies passées, où beaucoup d'infrastructures, devenaient, à la longue, rentables.
Mais les temps ont changés. Le trafic routier souvent décroit, les aéroports n'arrivent pas... à décoller.
C'est le phénomène d'inversion des temps, et un phénomène de dynamique des systèmes. Jusqu'à un certain point, la dynamique est positive. Après, elle devient négative.

Dernièrement, chez moi, on devait nous coller un viaduc de plus. Le trafic était à 12 000 véhicules jour. Pour prouver le bien fondé, on a recompté. On allait voir 15 000 à 18 000. On a vu 9 000, plus de viaduc, et un terrain vague devenir spontanément aire de co-voiturage. Les hommes politiques étant les hommes politiques, ils ont reconstruit ce terrain vague, pour effectivement en faire une aire de co-voiturage. En perdant la moitié des places au passage...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 06:58

Il parait que la prime à la casse est une bonne idée. Moi, je ne trouve pas.

Cela ne change strictement rien à la donne.

On nous donne un parc automobile de 38 652 000 voitures, utilitaires et camions.
D'abord, comme dans toutes choses, il faut faire la critique. Ce chiffre est très surestimé. Notamment en campagne où l'on ne voit guère l'intérêt de déclarer des démolitions, et où souvent les carcasses rouillent dans un coin.

J'ai vu exploitant forestier en avoir 5. Et tous les maires ruraux savent que les carcasses trainent aux 4 coins. C'est sans doute moins visible en ville, et moins important, mais cela existe sans doute aussi.

Dans "the wire", quand le maire pique une crise, et ordonne aux services de voirie d'enlever UNE voiture, comme il ne leur dit pas où, ils sont obligés de sillonner la ville de Baltimore, et en enlève des centaines...

J'ai vu aussi une R8 gordini, (ça ne nous rajeunit pas), tranquillement héberger des poules dans une grange...

On peut donc estimer que ce parc est surévalué de 2 à 3 millions de véhicules. Comme la vignette n'existe plus, on n'a plus de photo instantanée, certes un peu fausse, parce qu'il y a toujours des gens qui passent au travers des mailles du filet, mais l'erreur était bien moindre. Et finalement, c'est peu. 35 000 communes, avec 60 à 80 épaves par communes, c'est sans doute un minima...

2 ou 3 voitures par ménages, cela renforce aussi cette impression. Sans doute une n'est pas très ancienne, mais les deux autres le sont plus, et la troisième, c'est souvent le nanard intégral, proche de l'épave qu'un jour on abandonne dans un coin, après avoir retiré batterie, banquettes, roues, et récupéré quelques pièces. Après, la voiture sert d'abri aux poules, aux serpents et aux rats.

Donc, on revient aux vieilles recettes de subvention de l'achat de véhicules. Quand on a une recette qui perd systématiquement, pourquoi y renoncer ? La prime à la casse ne rajeunira pas le parc. Pour que cela ait un impact significatif, il faudrait vendre des millions d'automobiles. En général, les primes ont un impact beaucoup plus réduit, de l'ordre de 200 000 à 300 000, rarement plus, et se traduisent par une plongée des ventes, après...

Quand on a 2 ou 3 voitures, c'est systématiquement la plus vieille et la plus usée qui part, et en générale, elle n'en avait pas pour longtemps.
De plus, il faut restituer le temps historique. Une voiture de 5 ans d'âge en 1980, c'était une épave. Aujourd'hui, 5 ans d'âge, c'est rien, et 100 000 km, pas grand chose. Avant, à 50 000, on pensait à changer... J'ai même vu des vieux de la vieille, qui en changeaient tous les 20 000...

Les populations rurales apprécieront sans doute davantage la mesure, pendant que les populations urbaines sont moins sensibles aux charmes de la voiture. Dans un cas, c'est obligatoire, parce qu'il n'y a pas de transports publics...

Certains font dans l'humour involontaire : "On ne pourra plus revenir du Touquet en 2040"...

Désopilant, dommage que l'auteur ne comprenne pas son humour. Leroy Ladurie disait qu'aucune génération n'avait vécue comme la précédente. Mais ce genre de subtilité échappe au parisien, friand de stabilité, alors qu'il y a toutes les chances que la société industrielle se soit effondrée en 2040. C'est même le contraire qui me laisserait baba.

Visiblement, des gens qui ont travaillé dans le privé toute leur vie, ne comprennent pas les notions basiques et essentielles de rentabilité, notamment dans l'extraction de l'énergie.

Une société où les dettes sont sur une trajectoire exponentielle n'est tout simplement pas viable. Poser la question d'aller au Touquet ? Tssst... Il y a pire...

10 000 milliards de $ de dettes pour la présidence Bush, 19 000 après celle d'Obama, empire, complexe militaro industriel, complexe médical sont simplement appelés à disparaitre. Pour l'efficacité, le moment est russo-cubain. Il n'en a pas toujours été ainsi.

On m'a posé une question sur le Mig 21, de 1960. A l'époque, les armes russes étaient chères, et celles américaines bon marché, y compris et surtout les avions. Le mig 21, "cheap" aujourd'hui, était cher alors. D'une manière générale, en 1980, les armes soviétiques étaient 5 fois plus onéreuses que les armes américaines.

Le ratio de pertes revendiqué au VN, était le suivant : les américains reconnaissaient 91 appareils perdus, contre 193 appareils abattus (dont une bonne partie de Mig 17). Comme en général on minore ses pertes et on majore celle des ennemis, le ratio réel doit être plus près de 1 pour 1 et pour le Mig 21, positif.

le Mig 21, d'ailleurs, par ses qualités, est toujours en activité, et les russes, (et d'autres), ont davantage misé sur le missile que sur les autres armes. Donc, peut être le Mig 21 ne peut être équipé de missiles modernes, mais vu le piètre état des F35 et F22, il peut sans doute les affronter sans peine.

La tenue d'une société, c'est aussi regarder l'état de son appareil militaire, de son rapport qualité/prix. Certains historiens, en parlant de 1944, ont dit que le résultat de l'offensive soviétique (Bagration) était le signe d'un effondrement de la machine de production allemande, au moins qualitatif...
Les sociétés occidentales sont à l'agonie, et c'est visible dans des budgets militaires déments, et une absence d'armée.
Les dirigeants européens veulent sauver l'union en militarisant ? Ils ne vont que la couler plus vite...

Comme disent les néo-libéraux, déverser de l'argent sur des secteurs en déclin ne change rien. Dans ce cas là, déverser de l'argent sur un complexe militaro-industriel souffrant d'embonpoint, c'est la même chose.

L'efficacité décroissante est accrue, comme dans le cas de l'extraction pétrolière aux USA.

L'armée de l'air américaine a de moins en moins d'appareils de combat disponibles, et tout repose sur des F15 et F16, conçus il y a plus de 50 ans. Les budgets, orientés vers le F35, et les F15 et F16 sont cannibalisés pour maintenir une certaine capacité opérationnelle, sans que cela change le déclin de l'USAF, dont le nombre d'appareils en état se réduit chaque jour...

Faire défiler 4 F35 et 2 B-1B en Corée du sud, tout aussi marrant que le Touquet. Heureusement qu'ils avaient des F15 pour les protéger. Même moi, je savais en 1980, que le B-1B c'était un sabot. Apparemment, il n'a été que le premier d'une très longue série, seulement capable d'attaquer des pays sans défense... Rions aussi du F22, incapable de voler quand il pleut...

Aux USA, ils feraient bien d'étendre la prime à la casse aux :

- F35, F22, B-1B,

- aux porte-avions (et d'une manière générale, à la quasi totalité de la flotte, totalement obsolète),

- aux multiples bases militaires qui s'étalent dans le monde,

- à une bonne partie de l'arsenal nucléaire, dans un état pas très bon,

- Et j'en passe... Ils feraient des économies monstrueuses... Comment ça, vous n'y pensez pas ???

 

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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre Politique
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 15:23

Des forces du régime, tant à l'ouest, qu'à Deir Ezzor. L'armée syrienne attaque au nord et au sud, mais aussi de l'autre côté de l'Euphrate, en dédaignant visiblement la partie de Deir Ezzor que détiennent encore les jihadistes.

Enjeu principal pour la Syrie, s'emparer des puits de gaz et de pétrole de la région, plutôt que de les laisser aux SDF, et aux américains. On voit d'ailleurs l'agonie de la défense de l'armée islamique, et par contre, sa grande résilience contre les SDF (Kurdes des syrians defence force) soutenus par les américains.

Raqqah n'a toujours pas été prise, malgré la longueur du siège et du fait qu'il ne doit pas y avoir encore beaucoup de jihadistes en état de combattre...

Visiblement, la "ligne rouge", à ne pas franchir (la ligne de l'Euphrate), n'a pas l'air d'impressionner beaucoup l'armée syrienne. La force de persuasion américaine n'est plus ce qu'elle était.

Par contre, en Corée (du sud), les armes nucléaires tactiques s'amoncellent. Les services secrets nord coréens (fort bien fait et compétents), les estiment entre 1 500 et 5 600, ce qui dépasse largement de quoi anéantir la Corée du Nord, mais s'adresse plutôt aux russes et aux chinois...

Il existe donc de grandes chances que ceux-ci ne voient pas cela d'un bon oeil et aient, eux aussi, un doigt sur la détente assez chatouilleux. Ils n'hésiteraient sans doute pas à vitrifier complétement la dite Corée du sud.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 09:00

Certains viennent braire dans la conversation. Certains annoncent des pandémies, sans doute pour faire le buzz. Et oubliant simplement l'auteur de l'alerte : Pasteur.

Même lui, en son temps, savait que la pandémie à venir ferait des victimes, à défaut de faire du bruit. Et elles eurent lieu : grippe espagnole, Sida, et j'en oublie pas mal.

36 millions de victimes pour le sida, autant de contaminés, et impact sur le monde, à part, au début des années 1980, une brève panique ? Insignifiant, pourtant, la pandémie est sans doute vieille d'un siècle.

Sans compter les anciennes qui peuvent recommencer, comme la tuberculose, devant les affaiblissements des états et des services de santé...

Et ça, Bill Gates ne le dit pas.

Il ne dit pas non plus que dépenser 20 % de son pib dans la santé, c'est jeter de la confiture aux cochons.

Parce que sur cette somme, une toute petite partie seulement sert à soigner, la plus grosse, à gaver les dits porcs. Et quand on fait des économies, c'est sur les soins, et pas sur les porcs.

De tous temps, les états ont pu arrêter les épidémies. Cela s'appelle l'autorité de l'état. Les épidémies de peste s'arrêtent en France quand les autorités locales cessent de fuir et, appliquent les règlements. C'était sous le roi soleil. Et peu de temps après, la peste est arrêtée à Marseille, par des régiments d'infanteries, derrière le mur de la peste.

Les autorités marseillaises, aussi, étaient responsables à 100 % du fait. Elles n'ont pas voulu troubler le business.

D'ailleurs, avec le SRAS, on a bien vu les autorités politiques ne voulant à aucun prix arrêter le transport aérien.

Photo : mur de la peste.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 15:44

De la défense de l'état islamique. Déjà, à Uqayribat, malgré l'importance de la défense, la ville avait été emportée en un tournemain. Plus de 1300 défenseurs, 50 chars, 150 véhicules et 80 pièces d'artillerie détruit, en plus de fortifications considérables, détruites... Ils avaient eu le temps de les faire.

Visiblement, à Raqqah, les américains ont beaucoup plus de mal, et ils mendient pour Deir Ezzor.

L'offensive russo-syrienne s'étale en tâche d'huile autour de Deir Ezzor, sans que l'on voit précisément un axe. Sans doute la tactique russe qui veut qu'on appuie sur le point qui lâche, et l'on relâche la pression quand la défense durcit.

De plus, visiblement, l'offensive ne s'arrêtera pas là. L'Euphrate a été franchie. La poche qui avait Uqayribat pour centre, quand à elle est grignotée de toutes parts, sans que là, non plus, il ne semble y avoir de ligne directrice.
C'est simplement l'avalanche de coups qui submerge le boxeur dans les cordes. On ne cherche pas un coup direct, mais à noyer la défense dans un maelström où elle ne sait où donner de la tête.

Sur "forum juif", on donne la tonalité sur le franchissement de l'Euphrate, sous protection des Migs 29 "fulcrum"

"L'Iran franchit un cap sur sa route, dans la poursuite de son objectif de la destruction d'Israël". On hésite à comprendre. Comment le franchissement de l'Euphrate par l'état syrien, et même ses alliés du Hezbollah menacent Israël ? C'est très loin d'Israël et pas dans sa direction...
On n'est pas loin de la paranoïa... A moins d'avoir fomenté la guerre de Syrie, et d'en craindre le contrecoup ? Il est vrai que Hezbollah, armée Syrienne et Irakienne ont été mise très au niveau, sans parler de l'armée perse.
La guerre se Syrak leur a fournit l'occasion de devenir très efficace, visiblement...
 
Rions avec la Corée du Nord. On y a fait voler des F35, 4, et des B-1B, 2, avec 4 F15 Sud coréens, les F15, c'étaient pour les escorter ?
Les deux appareils (F 35 et B-1B) sont des nanards, et l'on toujours été. Et le B-1B est très vieux, cannibalisé, et des mauvaises langues diraient que les 2 B-1B qui volaient ce jour là en Corée, sont les deux seuls disponibles...
Ce n'est pas avec ça que la Corée du nord va être impressionnée. Ses migs 15 leurs tailleraient des croupières.
Non, sans doute, est ce les vieux F15 sud coréens, qui escortaient les avions US qui peuvent encore leur poser des problèmes...

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 08:13

Les idées du gouvernement Macron pour notre argent : je vous résume. On vous le choure, pour le donner aux riches, dès fois qu'ils en manqueraient. J'ai tout bon là ?

Que celui qui a dit que le gouvernement Macron n'avait pas d'idées se dénonce.

Et on continue. Par contre, outre Atlantique, pas besoin de se demander si on peut piquer le pognon :une classe moyenne américaine en voie d'extinction : 75 % des américains ont moins de 10 000 dollars d'économies. 

A part bien entendu, ces enc... de confédérés qui conservent pieusement depuis des générations, bons et dollars confédérés, qui eux, valent la peau du cul. C'est pour ça qu'ils les aiment pas, chez les "progressistes" ???

Résumons ;

39% des américains des Américains n’ont plus un seul sou sur leur compte en banque.

18% des américains ont moins de 1000 dollars d’économies.

12% des américains ont entre 1000 dollars et 4999 dollars d’économies.

6% des américains ont entre 5000 dollars et 9999 dollars d’économies.

25% des américains ont plus de 10 000 dollars d’économies.

Ramené au $ 1913, vous divisez par 100. "Un riche", c'est quelqu'un qui a plus de 100 $ 1913.

"Putain, où j'ai mis mes $ confédérés ?", doit on se dire aux States. Finalement, en revenant de la guerre avec sa solde de 25 $ en papier cul, l'arrière-arrière-arrière grand père était un saint homme.

Imaginez aussi les scènes de ménages. "Quoi, tu es américain depuis 200 ans, et pas un de tes ancêtres n'a combattu dans l'armée confédérée ?" et "Pas comme la voisine, elle, elle avait un billet avec un poème dessus (c'était la mode après 1865)"... "Ils ont pu se payer une nouvelle voiture, avec !"

En plus, ils sont capables de chourer aussi les statues du Général, à mettre sous un tas de fumier (comme celle de Lafayette au Puy), et à le ressortir dans 100 ans... L'espace, ça ne manque pas aux States.

A mettre en corrélation avec : "Etats-unis : l'explosion cachée du chômage expliquée par O. B." 

En même temps, si on compte les stocks d'armes et de munitions, la situation est peut-être différente. Andrew a peut être pas 100 $ sur son compte, mais 15 caisses de munitions dans son garage, achetées au super-malwart géant du coin... Le pick up, c'est nécessaire pour ça.

Par contre, là où il y a une erreur -grave-, c'est dans la phrase suivante : " Pour preuve, s’ils n’ont pas assez d’argent pour satisfaire une envie, ils n’hésitent pas à en emprunter davantage. " Faux. C'est pour les dépenses courantes qu'ils s'endettent.

De toutes façons, quand on peut faire faillite sans douleur, où est le risque ?

De plus, sans doute, Harvey a t'il été la catastrophe de trop. Pour une bonne raison, il a touché l'industrie pétrolière. L'effondrement du raffinage a entrainé l'effondrement de l'exportation des produits raffinés, et l'effondrement des importations.

Dans la décennie précédente, l'industrie pétrolière avait changée de nature aux USA. Elle compensait le déclin de son marché intérieur (et donc le déclin réel de l'économie US), par l'exportation.

Il parait que Poutine veut déstabiliser l'occident. Mais l'occident n'a aucun besoin de lui pour se déstabiliser tout seul.

Il parait que des tarés nous préparent la guerre. Possible. Mais dangereux. Une guerre, on sait comment on la commence. Demandez à Louis XVI, qui n'y voyait que des avantages.
Et puis, c'est comme les USA. On ne s'attaque pas aux pays du centre du système impunément. Ne serait ce que parce que cela entrainerait sans doute la liquéfaction de la dette, au niveau mondial. Martyriser un pays comme la Syrie, ça n'a pas d"importance. Ecraser Irak et Libye, pas plus. On les pille. Mais écraser des débiteurs, cela veut dire aussi qu'on fait une croix sur la dette, et que toute l'économie européenne s'effondre.

La com, ça n'aboutit à rien. Cela fonctionne un court instant.

Dans 5 ans, il est probable qu'Assad soit encore président de la république de Syrie, mais tous les guignols occidentaux risquent d'avoir été remplacés (la plupart de ceux de 2011 ne sont plus là). La poche de l'ouest Syrien est réduite chaque jour, les positions syriennes sur l'Euphrate se renforcent et s'étendent tous les jours. Une cinquantaine de combattants se sont rendus à Deir Ezzor, et ont rejoint l'armée syrienne. Comble de l'habileté, ce genre de mesures évitent qu'ils combattent jusqu'à la mort, et est une invitation à regarder derrière soi...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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