Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:08

La plupart des gens sont en coquetterie avec la réalité. Regardez le pétrole. Il faut leur dire que leur monde repose sur le pétrole, pour qu'ils s'en aperçoivent.

Après, il faut leur expliquer longuement pour qu'ils comprennent qu'une chose "naturelle", l'essence à la pompe, n'est pas du tout naturelle, mais dépend d'une infrastructure complexe, qui souffre, et n'est pas éternelle.

Prenez un californien, dites lui qu'il appartient à un grand état riche, et qu'il serait un grand état, même sans les états unis, il le croit. Sans aucun problème.
Mais le problème, justement, c'est que c'est entièrement faux.

Juridiquement, c'est la solution de 1865 qui prévaut : "les USA sont une union indestructible, d'états indestructibles". Ce qui, logiquement, a entrainé la "reconstruction", du sud.

Il faudrait donc, très vite, rentrer en conflit avec l'état central. Voter ne servirait à rien. Vu la décentralisation des USA, certains comtés californiens voteraient eux-mêmes la séparation d'avec la Californie, entrainant un conflit interne et l'intervention de l'armée fédérale. Les joyeusetés de Bagdad ou de Deir Ezzor se ferait à Beverley Hills, entrainant l'effondrement de l'économie californienne, basée sur rien du tout, et des dépenses fédérales conséquentes. Si le dollar avait des vapeurs, le dollar californien, lui, vaudrait très vite, rien du tout.

Et certainement pas de quoi acheter l'eau, qui vient du barrage hoover, et que le gouvernement fédéral ferait vite couper. Quand aux "artistes", ils verraient la valeur de leurs propriétés s'effondrer, et partiraient "continuer la résistance", bien loin des coups à prendre. D'ailleurs, la plupart de la population déguerpirait vite fait. Le simple anéantissement d'ailleurs de l'économie californienne y suffirait.

Lors de la dislocation de l'URSS, l'Ukraine avait bon moral, avec tout son panel d'activités diverses. On a vu le résultat.

Silicon valley et Hollywood sont trop liés au pouvoir politique US pour être indépendant.

Quand à l'indépendance, les californiens n'en imaginent pas les conséquences. Même une séparation en douceur, ils ne sont pas capables de la vivre. Passeports, différences de nationalités, douanes, et s'il y a tensions, interdictions de vol des USA, coupures d'eaux. On peut passer très vite du "monde mondialisé", à celui de bourgade du désert, ou encore Somalie.

On peut même penser à ce que serait devenue la confédération sudiste, si elle avait vécue. Assise sur le coton et le sucre en Louisiane, elle serait devenue très vite un état très pauvre, avec quelques ilots de richesse, comme la Nouvelle Orléans, ou Atlanta. Mais elle n'avait pas, économiquement, d'avenir. Elle était trop liée, à un seul paramètre, le prix du coton, et au déclenchement de la guerre, ce paramètre lui aussi, se trouvait en état inquiétant.

On imagine souvent l'avenir en regardant le passé. Mais les californiens feraient mieux de réfléchir. Quand on n'a même pas de quoi boire chez soi, sa simple survie peut être problématique.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 08:59

Aux USA, les malls sont dans une mauvaises passe, une mauvaise passe générale, non pas tant par la concurrence des vendeurs du net, mais par dislocation impériale.

Le Mall, c'était justement, la manifestation du système impérial arrivé à maturité. A la fin de la présidence Clinton, quand le déficit extérieur eût atteint les 500 milliards de $. Ce qui n'empêchait pas, de sa part, des déclarations d'un bêtise et d'une crétinerie sans pareille, inégalable dans l'histoire : "Our economy is very well".

Bon, a eu pire, sous deubeuliou, avec ses 800 milliards, et sa bulle immobilière. Mais les forces de déclin jouaient déjà. Le renchérissement de l'essence, vital, faisait déjà grincer la machinerie économique, qui ne tenait que par le relèvement constant des plafonds d'endettements, liés à des valeurs immobilières imaginaires. La fermeture des magasins centre, entraine l'effondrement économique du reste, d'abord parce que ces magasins emploient beaucoup de monde, ensuite parce que les boutiques des galeries marchandes peuvent renégocier leurs contrats et obtenir des baisses de prix drastiques.

Apparemment, c'est la fête du slip chez les syndicats US, avec les premières mesures de Trump, et le parti "démocrate", se voit abandonné de sa base sociale depuis les années 1930. Il pourra se consoler avec ses minorités des grandes villes, du moins, tant que la Californie, ou une partie d'entre elle, ne fait pas sécession.

Côté démocrate, on est toujours en crise d'hystérie, parce que le parti démocrate n'a pas perdu SEULEMENT, la présidentielle, mais quasiment toutes les élections qui allaient avec. On n'est pas loin du moment ou O'Bama et Clinton vont pisser par terre et s'y rouler dedans. Candidate complétement nulle, suivant un président qui l'a disputé dans la nullité, le résultat était logique. Le parti socialiste, pardon, démocrate, est en état, lui aussi de dislocation, avec ses "valeurs".

Aucune des tares US n'a été corrigé, ni la dérive des frais de santé, ni la dérive des prêts étudiants, ni la dérive de la délinquance.

Les immigrationnistes ne sont que les négriers et les esclavagistes des temps modernes se drapant sous les fards avenant de l'humanisme. Comme hier les négriers, voulant "sauver", l'humanité noire des inévitables massacres africains.

Le business de l'immigration est en effet, très juteux. Et fait vivre un tas de monde.

Le quai d'Orsay, lui reconnait que finalement, pt'êt ben que Bachar el Assad a un soutien populaire, qu'il estime à 30 % de la population. (Bien plus que Hollande, entre nous), et comme le quai d'Orsay ne sait que mentir, on peut estimer sans crainte ce soutien au double, surtout depuis que "la pente de la guerre", semble avantager le régime. Petite remarque personnelle : ça ferait chier les autorités françaises de parler de El Assad, ou d'Assad, plutôt que de "Bachar". Jusqu'à nouvel ordre, Assad, Juppé, Fabius, Hollande n'ont pas élevés les cochons ensemble. De plus, les dits cochons sont d'une intelligence que n'atteignent ni Hollande, ni Fabius, ni Juppé. A moins de trouver un cochon particulièrement bête.

Au Canada, Trudeau veut en finir progressivement avec les sables bitumineux. Il faut dire que cette exploitation, polluante, est sans doute loin d'être rentable. Il télescope le pouvoir politique de la province qui se veut "progressiste" (sans doute le droit des gays et lesbiennes). La première ministre de l'Alberta, et les habitants, trouvent que leur poubelle est très confortable, et ne veulent pas en changer. Il faut dire, à la décharge de Trudeau, que côté exploitants, ça ne se bouscule plus trop au portillon.

EDF a encore frappé. "Face à la vague de froid, le nucléaire se révèle inadapté." En réalité, il l'a toujours été. Les réacteurs ne peuvent même pas fournir leur pleine puissance, en raison de problèmes diverses. Soit l'accident nucléaire réglera le sort du nucléaire en France, soit la catastrophe financière.

Perso, j'aurais une préférence (qui n'engage que moi), pour la cata financière. C'est moins dur à nettoyer.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
commenter cet article
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 09:08

On a donc introduit un système de primaires. Sans doute parce que ceux qui s'y présentent sont des primaires, tout justes descendus de l'arbre.

La preuve, c'est qu'en 1981, Mitterrand s'est présenté de droit divin, face à un Rocard qui semblait bien plus populaire au PS. Il n'avait pas été question de primaire.

Comme Valls a dit que Hamon serait certainement battu au premier tour, il serait logique pour tous d'aller voter massivement pour Hamon. Rien que pour les faire chier...

j'ai vu un étonnant exercice journalistique, d'ailleurs. Tous opposaient la  "gauche de gouvernement", à la "gauche idéaliste", vu la déculottée économique, politique et sociale que vient de se ramasser la dite gauche de gouvernement, avec not'bon françois le dernier.

On a dit que Trump avait été élu à cause du soutien de la presse alternative. Moi j'y verrais aussi une autre raison. Il a été combattu par la presse et tous les médias.

Peu m'importe Trump ou Hamon, ils ont tous les deux des choses qui m'horripilent dans leurs programmes. Ce qui est important, c'est qu'ils ont envoyé les autres au tapis. Le comique de situation étant assuré par Sylvia Pinel, qui se rallie, avec ses pas 2 %, à Valls.

Les milieux d'affaires veulent détruire les états providences ? Bonne chance. A mon avis, ils ne leurs survivront pas longtemps. En ce moment, on peut regarder du côté de la Corée du sud et de samsung. Cela serait intéressant de voir le régime sud coréen s'effondrer AVANT celui de la Corée du nord.

Des manifestations anti-Trump ont lieu ? Oui, comme d'habitude, organisées par Soros, spécialiste du genre. Lui aussi ne comprend pas qu'un empire ne survit pas à la crise de son centre. Que veut il faire ? Y rétablir "l'ordre", avec les armées des vassaux ??? Je lui souhaite bon vent.

85 % du territoire a choisi Trump, et la majorité populaire Clinton, a été obtenue par des bourrages d'urnes et/ou votes des clandestins. Les systèmes de vote dépendant des états, ceux ci sont très manipulables, notamment en Californie, où on a été très loin.

On a même vu Clinton sortir de son tombeau, pendant que son mari se faisait une bimbo. (répétition, son mari se fait TOUT le temps, des bimbos.

On va aussi sortir Trichet de la naphtaline qu'il n'aurait jamais du quitter.

Mais on voit aussi la différence évidente avec l'appréciation de Poutine. Un argumentaire construit, intelligent, et pas des slogans pré-machés, qu'il n'y a qu'à régurgiter. ça, c'est du domaine des loups, qui alimentent leurs petits.

Quand aux excellences aux fortunes bien assurées, qui manifestent contre Trump, ils n'ont pas compris qu'on avait rien à foutre de leurs prises de position, ou pire, que celles-ci, plombaient leur popularité.

Quand à toute l'aristocratie, il arrive un moment où l'on peut l'envoyer en bloc à l'échafaud, rien qu'en laissant la justice faire son travail.

Vu la collusion qu'il existe entre monde médiatique, artistes, monde politique, milieux d'affaires, celui qui optera pour l'option politique de faire trembler la terre pourra faire un ménage fabuleux.

D'ailleurs, devant l'atonie économique, je pense que cela se finira comme ça. Cela ne donnera peut être pas de boulot, mais voir les importants mordre la poussière, cela donnera bien des satisfactions.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 18:35
C'est beau la démocratie à géométrie variable du Système. Etre pour la démocratie, c'est voter pour le candidat sélectionné - Clinton - par le Système. Voter contre ce candidat estampillé compatible-Système est hautement anti-démocratique voire fasciste.
Tous ceux qui veulent "virer" Trump manifestent en réalité contre la démocratie puisque Trump a été investi après avoir gagné incontestablement les élections selon les règles électorales US en vigueur.
Nous devrions savoir sous peu de temps si Trump applique la politique de rupture qu'il a promise pendant la campagne et durant son extraordinaire discours d'investiture.
Ce dont nous pouvons remercier Trump à ce jour, c'est d'avoir été un formidable révélateur, de la fable démocratique que l'on nous sert depuis des décennies, de la réalité du Système qui détient le pouvoir, de la collusion et de la corruption des médias MSM...
Un de nos politiciens a dit un jour au sujet de la politique du gouvernement : la route est droite mais la pente est rude; la pente de la politique de Trump s'avère en comparaison très, très rude.Sera-t-elle trop rude ?
 
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 14:06

Il est une histoire qu'on n'apprend jamais. C'est comment les peaux rouges déclenchèrent la très grande dépression de 1873-1896, aux USA.

Les USA firent la guerre civile avec un encadrement militaire d'une nullité affligeante.

A Gettysburg, le commandant en chef, Meade, en était tellement persuadé, qu'il eût une technique très simple. Les troupes devaient tenir leurs positions. C'est tout. La manoeuvre, il n'en était pas question, le tout, avec une supériorité militaire marquée.
Le bon officier, c'est celui qui était capable de tenir sa position, et d'éviter à sa troupe de se débander.

L'échec final de la bataille, la charge de Pickett, dû beaucoup au général nordiste Hancock ("Hancock the superb"), qui était pratiquement un des seuls à inspirer confiance et calme à ses troupes. Il n'eut pas non plus à manoeuvrer. Il se contenta de tenir ses positions. Après l'échec de la charge de Pickett, les confédérés attendirent la contre attaque, qui ne vint jamais. Puis ils se retirèrent, sans être inquiétés, du champ de bataille.

En 1864, toutes les troupes fédérales expérimentées qui arrivaient au bout de leurs trois ans d'engagements, prirent comme un seul homme la poudre d'escampette et se gardèrent bien de se réengager. Les généraux étaient considérés comme des bouchers, qui pratiquaient la guerre d'usure, avec une supériorité numérique écrasante. Mais dans cette fin de guerre, il y avait une différence d'intérêt éclatante, entre celui qui risquait sa peau, et la bonne bourgeoisie nordiste.
Pendant que le troufion de base trouvait de moins en moins de motivation à partir au combat (c'est pour cela qu'on fit appel aux européens et aux noirs), la bourgeoisie, qui fournissait les officiers et souscrivait aux emprunts d'état, y trouvait de plus en plus son compte, à mesure que gonflait la dette publique, qui rapportait de gras et gros intérêts. Sans compter, bien sûr, le prestige et les carrières politiques des combattants.

Evidement, l'échec de l'union, pendant la guerre aurait conduit à des sérieux problèmes avec la dette, et la valeur des bons variait énormément avec les opérations militaires. Au moment de l'invasion de la Pennsylvannie, on avait eu un mouvement de panique évident, toutes les villes du nord se voyait à la veille d'être prise, les femmes enlevées, et les bons du trésor, voyaient leur valeur s'évaporer.

Derrière la dette, une banque s'était distinguée, celle de Jay Cooke, qui avait vendu au public 22 % des deux milliards de $ de bons du trésor US.
A la fin de la guerre, Jay Cooke se tourna vers le chemin de fer, et finança la Northern Pacific railways à hauteur de 200 millions de $.
C'est dans ce contexte que se situe l'intervention des peaux rouges. L'armée US, avec ses insignes généraux, à savoir Custer, qui a du inspirer le personnage de Stark dans "les tuniques bleus", Stanley (un alcoolique), sont sensés protéger le chemin de fer de la ligne de Yellowstone. Avec leur savoir faire habituel, une série de combats avec les sioux, se déroulent du 4 au 18 août 1873, et l'armée américaine doit faire demi tour. Le placement d'une émission d'obligation géante échoue, la valeur des obligations de Jay Cooke s'effondre, et il fait faillite le 18 septembre 1873.

Sitting Bull a réussi une chose dont il n'a jamais eu connaissance sans doute. Il a mené le capitalisme dans une crise de plus de 20 ans, qui porte dans l'histoire le nom de "très grande dépression".

En Europe, la crise commencée en mai, se répand, notamment en Allemagne où le crédit s'est considérablement gonflé avec l'indemnité de guerre de 5 milliards arrachée à la France. Il est quand même curieux de constater que le vaincu de 1871 s'en sorti beaucoup mieux que le vainqueur... Au moins, pendant 10 ans.

La raison ? Une bulle spéculative... Immobilière.

Il est curieux de voir comment des éléments totalement disjoints, provoquent, pratiquement en même temps, des turbulences mondiales.

D'une manière générale, la libéralisation financière, dont on nous promet monts et merveilles, n'apporte que malheurs et faillites. On peut noter aussi, la connivence entre banquiers et politiques.

La misère décrite par Jack London, c'est la misère de la très grande dépression.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 13:43

Petite musique guerrière ?

Trump a déclaré la guerre...
Avec la liste des horreurs que Trump pourrait faire, on peut citer notamment :

- quitter l'Otan (c'est un risque ça ?),

- les USA signent un pacte de non-agression avec la Russie, (c'est un risque ça aussi ?),

- Trump agresse sexuellement une femme à la Maison Blanche, ou une politicienne étrangère. Question : si les murs de la maison blanche pouvait parler, on aurait des dizaines de milliers de femmes que les présidents ont tringlées à la Maison Blanche, dont, notamment, William Jefferson Clinton.

- Un enregistrement de Trump utilisant des expressions racistes est dévoilé. Et c'est grave docteur ? Pour le politiquement correct, oui, quand aux effets, ils sont nuls.

Bref, un inventaire à la Prévert de conneries toutes aussi grosses les unes que les autres.
En plus, on peut citer que, vu le plein emploi régnant aux USA (seulement 103 millions de chômeurs), des immigrés vont être nécessaire pour forer de nouveaux puits de pétrole. Et donc, on ne peut virer les immigrés en place...

Je me pose vraiment des questions sur la santé mentale des journalistes et des hommes politiques...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 20:06

Aux USA. Cela vous étonne ? Soros aurait perdu la main ? Non. Une telle manifestation exige une organisation sans faille, et d'énormes moyens financiers. Trump est donc contesté. Jorion fait le pitre sur son blog. Pour les manifestants, il serait bon qu'ils comprennent que ce genres de manifestations a besoins de martyrs.
Pour monsieur Jorion, certaines choses sont à rappeler.
Les autres étaient pires. Trump a dépensé SON argent, sans faire appel à celui des petits copains, et même a dépensé des sommes mesurées. Clinton et Bush ont dépensés beaucoup plus que lui.

Mais ces riens du tout républicains et démocrates étaient achetables. Pour abattre un système, on ne prend pas des gens moraux du dehors, on prend des pourris de l'intérieur, la définition antique du censeur romain. Au moins, lui, toutes les turpitudes, ils les connaissaient, et on ne pourrait pas l'abuser. D'ailleurs, il est allé à Langley. A la télé on dit que c'est pour se réconcilier, je pense plutôt que c'est pour virer pas mal de monde. Et avec raison.

Il parait de Xi jinping, dit des choses intéressantes ? Oui, mais il en dit une mortelle et qui condamne tout, le libéralisme, c'est génial. Non, ce n'est pas génial, le libéralisme. Et, de toute façon, le libéralisme est arrivé au bout du bout, l'économie mondiale montre des signes réels d'effondrement. Donc, que fait on ? On continue à nier l'évidence, et à biseauter les chiffres ???

Les autres candidats opposés à Trump était bien sous toutes les facettes, c'est à dire totalement dévoués et inféodés à la Doxa officielle.

Et avec la Doxa officielle, il n'y avait rien à changer. Alors, si on attend les voies ordinaires pour obtenir le moindre changement, on peut se rhabiller, et aller jouer au golf. Ce qu'a fait O'bama.

Trump n'a pas eu la majorité populaire ? Non. Lincoln non plus. Et cette année la constitution américaine aura eu 240 ans. La césure petit/grand états était réelle au départ, et la constitution a voulu rassurer les petits états, pour ne pas passer directement du stade de la guerre d'indépendance à la guerre civile. Finalement, ils n'ont pas évité la guerre civile, mais la cause de celle-ci était dans le fait que le capitalisme new yorkais a voulu mettre des états souverains au pas.

Pas dans le fait qu'au sud de la ligne Mason Dixon existait l'esclavage.

Si la situation est catastrophique, et elle l'est et Jorion le convient, il convient aussi de terrasser le personnel politique actuel. Et si seul Trump a pu le faire, c'est que tous les "respectables" avaient été éliminés. J'avais parlé de Ron Paul en son temps. J'avais dit, au grand dam de Philippe Grasset que peu importait Ron Paul. Son rôle n'était finalement que d'ébranler le système. C'est tout ce qu'il a pu faire. Il fallait un autre gabarit pour l'ébranler encore plus.

Dans le genre comique troupier, il y a Attali qui traite Trump de Madoff. Et les autres présidents, ceux qui doublent la dette pendant leur 8 ans par exemple, comme O'bama ? Il fait pas du Madoff, par hasard ??? Faisant du Madoff, il y a eu les Bush, Clinton, Reagan, Johnson...
O'bama a fait mieux que tous les autres réunis, et Nixon, Ford et Carter, indépendamment de leur couleur politique avaient essayé de remettre de l'ordre dans les affaires. Nixon, particulièrement, s'était attaqué au complexe militaro-industriel, gouffre financier s'il en fut un.

L'état de l'amérique ? Laissons parler Sannat.

Pas flamboyant. Finalement, la crise ne fait que s'accélérer. C'est ce qu'il fallait garder, messieurs Attali et Jorion ? Mais, visiblement, pour O'bama, pas de motifs assez sérieux pour interrompre la partie de golf.

La politique libérale actuelle conduit a deux choses. La croissance des déficits, extérieurs et intérieurs. C'est cela qu'il faut sauver ??? Avec un habillage sociétal qui a l'avantage de ne rien coûter ???

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:10

Pendant le pic à 93 000 MWh, on n'est pas passé loin du collapsus.

Contrairement à ce que dit l'article, le nucléaire était bien en rade, avec 5 réacteurs arrêtés, réacteurs arrêtés qui auraient dû être au nombre de 20 si on ne s'était assis sur les normes de sécurité.

Mais on paie aussi la mise au rencart des capacités thermiques, surtout dans le charbon, fuite en avant pour rendre le nucléaire indispensable, et on avait certainement prévu une réduction des besoins à EDF.

Il est à noter que ce que l'on reproche au renouvelable (d'avoir besoin d'une relève), est tout aussi vrai pour le nucléaire. Pour avoir 63 000 MW de capacité, il fallait aussi avoir des capacités "autres", très importantes. Et cela repose aussi sur un mensonge. Les 2/3 de la puissance nucléaire installée ne produit que de la chaleur. Si l'on veut comparer, donc, il faut multiplier par 3 la puissance réelle du nucléaire...

Quand à l'impossibilité majeure, elle concerne l'éolien. Les épisodes de calme plat sur la totalité du territoire me semblent une rhétorique intéressante. Mais peu vraisemblable. Il faudrait ne plus être sur terre, ou mieux, ne plus se situer dans l'univers. Parce que le tourbillon y semble la règle, et la stabilité l'exception. Par contre, les sites pouvant accueillir sans risque une centrale nucléaire semblent rares, sinon inexistants.

Le problème reste entier, c'est celui du chauffage électrique. Il faut reconnaitre, chez les dirigeants d'EDF, une absence totale de cerveau depuis 40 ans. Le chauffage électrique, ça nécessite beaucoup de réserve sous le pied, et un réseau jamais rentable. Stupidité allié à de l'entêtement. Chapeau.

En terme de valeur, l'apport du renouvelable en journée a été carabiné. Il a pris la place simplement, du fossile, qui lui, coûte à exploiter. Cela permet aussi à l'hydraulique, d'avoir pu rester en réserve, et stocker de l'eau pour le moment crucial. Peut être les barrages en auraient eu assez, peut être pas...

A comparer au schéma précédent (journée).

Dans leurs articles, les pro-nucléaires sont pitoyables. La subtilité leur échappe totalement. Et il leur a échappé que c'est bien l'importation qui a sauvé la mise, d'un pays notamment, comme l'Espagne, où l'électricité renouvelable est quand même très importante.

Il est difficile d'ignorer "l'exploit" Danois, qui arrive à produire 50 % de son jus par le solaire et l'éolien, et cela renvoie souvent à des problèmes politiques.
L'exemple chinois et les péripéties entre le gouvernement central et les provinces périphériques sont aussi vieilles que le pays.

Les provinces truquent leurs statistiques économiques, et le pouvoir central veut re-centraliser la politique énergétique, au vu des gaspillages que cela occasionne au niveau du renouvelable...

Il reste que le simple fait de produire 50 % de son électricité par le renouvelable, et que la consommation soit maitrisée, c'est tout à fait un cas de politique économique avisé.

Au lieu de ça, ici, nous avons eu une politique du chien crevé au fil de l'eau, et on ne veut pas voir les résultats encourageants du renouvelable. On préfère vivre le pic des énergies ?

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
commenter cet article
20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 14:52

Voilà, j'ai décidé de passer en article certaines interventions.

Le côté marrant de la situation politique française actuelle est que toutes les grosses ficelles qui maintenaient le système depuis des lustres tournent manifestement désormais à contre-emploi.
Marrant et surprenant puisque j'avoue moi-même (humblement) que je n'aurais jamais imaginé une situation aussi indécise il y a ne serait-ce qu'un an en arrière.

Après l'écroulement de la machine de guerre anti FN Juppé, nous voyons effectivement le mitage du recours Fillon -le blockhaus n'était que de plâtre- initialement formaté pour donner une énième fois corps au fameux serpent de mer de l'union des droites.
Contre-emploi majeur, le FN y gagnera bien un jour le largage définitif de son boulet libéral-droitard, lequel ira sombrer dans les marais derrière le pilote de caisse à savon et ses futurs compagnons de route (vaguement) intellos -du pauvre Zemmour au petit monsieur Rochedy.

A gauche, que reste-t-il de leurs amours ? Que des vieilles putes et un freluquet.

Valls, le champion présumé des vieilles putes est chargé de ramener la maison à ce qu'elle fut en 1969 : 5 % de l'électorat derrière Deferre et le prestigieux alors Mendès France.
Ils ne feront pas mieux avec Montebourg, lequel est à Mendès France ce que Sacha Distel fut à Jacques Brel.

Macron, le freluquet, est chargé de serrer la ficelle sociétale pour pendre la France franchouille honnie une bonne fois pour toute. Le problème n'est pas la taille de la ficelle mais le plafond trop pourri pour soutenir la poutre.
Qui donc dans l'électorat visé -déjà très minoritaire- va se reconnaître dans ce mec là ?

- Du côté de la « diversité », les racailles reconverties de la drogue qui se prennent pour Georges Soros en devenant gérant de kebab.
- Les fiottes, je veux parler de l'élite issue des lycées de métropole et des écoles de commerce de province, rétif disent-ils à « tous les conservatismes », surtout celui du trou de balle (ne pas confondre avec la vieille fiotte charnelle et épicurienne dans mon genre, laquelle sait encore apprécier les bonnes choses de la vie -la bonne soupe).
- Les mères abusives, les féministes (les Ségolène, les Hillary), génitrices des premiers et qui caressent encore le rêve encore d'épouser leur fils -franchement vous regarder le couple Macron et vous avez tout compris, ces deux-là, il ne leur manque que l'adoption plénière de Marielle de Sarnez et d'un couple de pandas géants .
- Les derniers résidus de la deuxième gauche en général, c'est-à-dire de la première droite, celle qui a toujours voté à gauche pour poser à l'excellence vis à vis du gueux.

Nouveau contre-emploi majeur ; comme l'a diagnostiqué Guilluy, l'électorat perdu des partis dits de gouvernement n'y retournera pas, et certainement pas pour se mettre sous la bannière d'un paltoquet pareil.
Reste à siphonner l’électorat libéral classique de la droite et de « son » centre, en affaiblissant d'autant le camp néolibéral, pris en tenaille entre Le Pen et Mélenchon.

Mélenchon, justement. La future grosse surprise pourrait bien être lui, ce qui ne manque pas de me surprendre mais, finalement, tout cela n'est rien moins que logique.
Il peut rafler l'électorat de la gauche « idéologique » des grandes villes (celle en guerre contre la finance pour mieux jouir de son patrimoine immobilier) et des bataillons encore fidélisés à gauche des catégories inférieures de la fonction publique et des collectivités territoriales.
Une belle impasse donc, mais une impasse potentiellement poilante dans l'hypothèse où Mélenchon se qualifierait pour le second tour contre Le Pen, et cela face au magasin de porcelaine libéral ravagé par l'éléphanteau Macron.

On peut rêver et s'en régaler d'avance.
Ô jouissance de voir défiler tous les bras cassés et les gros malins de la cinquième république (Juppé ressort le bonnet phrygien) derrière le Merluchon pour « faire barrage au fascisme » !
Mélenchon n'étant qu'un indécrottable international-trotskyste recyclé -soit potentiellement un Tsiprsas-Varoufakis au saucisson à l'ail- le système se résoudra bien à la chose.
Par ailleurs, je répète qu'il n'est pas souhaitable que Marine Le Pen arrive en première ligne du bordel à venir.

Je saute l'âne après le coq (s'est pas laissé faire l'animal, j'ai les cuisses en sang, le baudet m'a l'air plus fataliste). Désœuvré, je suis tombé là-dessus en surfant, à propos du fameux village surveillé de Villeneuve Loubet.

Ce qui m'amène à des réflexions méchantes. C'est quoi une BAD en fait ? Une résidence surveillée à petit budget ?
Je vois San Georgio devenu consultant prospère auprès de la future société géante dominant le marché florissant des résidences surveillées (un million de résidents) et à capital helvético-chinois.
Quant aux futures structures démocratiques censitaires, elles se résumeront à l'assemblée de copropriétaires.
 
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 08:17

On assiste au déploiement de deux déplorables. Hollande et Macron. Si on pensait qu'ils avaient touché le fond, comme on dit, ils creusent encore, tant et plus.
L'un et l'autre, avec leurs "brillants" résultats, veulent une promotion.

L'un comme président de la république, l'autre comme président du conseil européen, avec un mépris abyssal du petit peuple, dont ils ignorent tous. Deux "belles" gueules qu'on peut haïr sans effort aucun, et à qui on peut souhaiter d'en profiter encore un peu, en attendant l'échafaud.

" François Hollande, futur président du Conseil européen ? Bruxelles «recycle» souvent des hommes politiques «désavoués dans leur pays», mais le Français n'a «ni compétence, ni crédibilité» à proposer à l'UE, estime l'économiste Jacques Sapir. "

Le seul problème, monsieur Sapir, c'est que l'intéressé ne le voit absolument pas comme ça, et se voit comme "déterminé" et "courageux", à qui l'histoire rendra justice.

En tant qu'opposant au soviet de Bruxelles, je me féliciterais de la nomination de Hollande à ce poste. Contrairement au roi Midas, lui, tout ce qu'il touche, il le transforme en merde.

P'tit marquis, lui, il n'y a qu'à le laisser faire. Il a la consistance de l'écume.

Quand je parlais de "belles gueules", c'est tout relatif, quand on voit celle de Hollande.

Pour ce qui est de la surmortalité dans le nord, Sapir parle du rôle de la pollution. Je me rappelle que dans les années 1950, la localisation du grand ensemble de Beaulieu, à Saint Etienne fut choisi, parce que le terrain était intact, ne contenait pas de charbon, et n'était pas pollué.

Quand on a reconstruit, dans la décennie 2000, dans la foulée de la bulle immobilière, on y a reconstruit dans le centre, là où le sol troué comme un gruyère, est bourré d'eaux agressives, et pollué comme pas possible. Arsenics et métaux lourds. Et j'en passe... Sans compter, bien sûr, le caractère totalement détendu du marché immobilier. Logiquement, on aurait du transformer ces terrains, en parcs, pour au moins deux siècles.

Rien d'étonnant, donc, qu'on arrive à des divorces entre gouvernants et gouvernés. Gouvernants outrecuidants et déconnectés des réalités, n'ayant que leur suffisance comme justification.

Brexit et élection de Trump sont donc logiquement arrivés, en attendant d'autres "surprises". Sans aucun doute, je conseillerais à Trump de faire le ménage, et il y sera sans doute contraint. Dans la simple optique de sa survie physique, sinon politique.
"Effacement de la France", nous dit Jacques Sapir, nous faisant retrouver la situation d'entre deux guerres, où les ministrables se disputaient pour savoir qui était aimé de Londres, et que Hitler considérait comme "un non acteur absolu".

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article