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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 16:23

Paul Jorion, l'homme qui n'aime pas la contradiction, et qui supprime les commentaires peu favorables et trop argumentés, veut nous mettre en garde contre Ron Paul.
J'avais indiqué, que finalement, peu importait Ron Paul, ce qui avait fait prendre la mouche au site "De Defensa", qui le trouvait un peu léger.

 

Dire que Ron Paul est dangereux parce qu'il veut supprimer le complexe militaro-industriel, et son avatar, le complexe banco-financier, est simplement un mesure de simple hygiène, comme tirer la chasse, et il n'y a rien à redire sur le discours de Eisenhower de 1961.

Là aussi, on peut refaire le même discours alternativement, en parlant de complexe militaro-industriel ou le complexe banco-financier.

 

Les deux sont les cancers de la société, et les deux ont pu se développer séparément, ou on pu se développer conjointement.

 

Mais, je le répéte, peu importe. Finalement, l'évolution est inéluctable, comme l'évolution de l'URSS l'était.

Ron Paul, à la différence, en fait une politique assurée et assumée.

Il évitera peut être une déflagration, et on peut penser au moyen orient.

 

L'implosion et les révolutions du bloc occidentale, entrainera aussi les troubles dans le reste du monde.
La Chine, dans son déséquilibre du commerce extérieur, comme l'Allemagne, mais aussi comme la Turquie, et les pays ayant choisis le pire de l'occident, c'est à dire, le choix de l'endettement, c'est à dire presque tous les pays finalement.

Seuls feront exception, ceux, qui, comme l'Argentine, ont fait le choix d'un développement auto-centré, alliant protectionnisme, production interne, équilibre du commerce extérieur.

 

Finalement, on en revient à la politique stalinienne des années 1930, l'isolement extérieur relatif, et les dépenses d'investissements, comme seule politique raisonnable et sensée, loin des utopies sanglantes, comme le libéralisme libre-échangiste, qui, c'est bien entendu, reléve plus du slogan, que de la réalité.
Mais ce libéralisme abatardi, c'est le libéralisme réel. 

Le seul possible en stock.

 

L'économie US n'est simplement plus en mesure de supporter le poids de l'armature militaire externe.
Il a déjà commencé à se fendiller.1915.jpg

 

Ron Paul, ou pas, il est certain, que selon le mot de la grande guerre :

"Pourvu qu'ils tiennent ? Qui ça ? Les civils !", ce sont désormais, les civils qui ne tiennent plus.

 

La seule différence, c'est qu'une politique résolue, peut éviter le pire. Mais la guerre de trop, perdue, ou même gagnée, peut déclencher les troubles civils.

Pour l'interne, Ron Paul ne pourra pas faire grand chose. Mais le domaine présidentiel, c'est la politique extérieure, et la débâcle, une fois commencée, prendra des allures de catastrophe...

Qu'elle commence avec Ron Paul, ou simplement, pour des motifs budgétaires...

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:44

C'est bien connu, Romney est le favori dans l'Iowa, avec 21 % d'intentions de votes aux primaires, contre le "challenger" Paul, avec 22.3 %.
Cela en dit long sur la panique du système et des candidats systèmes devant la poussée paulienne, poussée qui selon certains se ferait d'autant mieux si elle se faisait comme candidat indépendant, que comme candidat d'un parti sclérosé et à l'agonie, qui pourrait même se voir rélégué à la troisième place en cas de triangulaire.

Ajoutons à cela, la foi des américains dans leur système qui se délite, et l'achat massif d'armes et de munitions, on voit donc un peu le paysage réel de "la plus grande puissance du monde".

En même temps, on admire les statistiques qui font baisser la population disposant d'armes, de 54 % en 1977 à 32 % aujourd'hui, vu la facilité d'acquisition, le faible coût des armes là-bas, le caractère souvent totalement informel du marché.

Je dirais plutôt que les américains cachent le fait qu'ils disposent d'armes à feu.

 

On peut comparer cette panique et le clapotis des protestations à Moscou et en Russie. (Toujours, bien entendu, massivement financé par la CIA). 

On a même fait appel au vieux Gorbatchev, pour dire à Poutine de laisser la place, le dit Gorbatchev étant tellement haï en Russie, qu'il ne peut sortir sans gardes du corps.

 

En même temps, on voit le ton qui change, même M-E Leclerc tient des propos qui aurait été tenus comme extrémistes hier, et qui ne choquent plus personne aujourd'hui : "Agences de notation : "il faut flinguer tous ces mecs qui viennent nous donner des leçons" ".

Pourtant, M-E Leclerc ne fait pas parti des sacrifiés de la société, mais on comprend, en lisant ces lignes finalement très violentes sur la forme, même si l'intéressé n'appuierait lui-même sans doute pas sur la détente, que les sociétés ont des spasmes libératoires de violences, qui peuvent s'appeler la terreur, le stalinisme, incompréhensibles finalement, si l'on a pas un certain vécu, et tout à fait sensées, si on le possède.
 

 

Si M-E Leclerc tient ces propos, on imagine sans peine l'état d'esprit du bas de la société.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 12:48

Enfin, plutôt, leurs patrons pourront en acheter : Tonfa + gaz.

Comme ça, les petits cons réfractaires, par bottes de 30, devront rentrer dans le rang, c'est vrai, qu'ils ont l'air ridicule, avec leur AK 47, leurs battes de base-ball, leurs bombes de gaz, etc...
Grâce à une formation accélérée, les gardiens d'immeubles (en groupes de 1 ceux-là) pourront les encercler vite fait.

 

On peut aisément prédire la suite : les bandes de  voyous seront hospitalisés suite à leur crise de fou-rire.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 13:07

Dans son dernier éditorial, Jorion nous dit de ne pas faire confiance à certains, comme les libertariens, tendance Ron Paul, qui sont une secte d'extrême droite, avec pour but, d'établir une aristocratie.

Ce qu'il faut, c'est "réfléchir", aux moyens d'empêcher le retour des aristocraties.

 

En vérité, je vous le dis (c'est très bien, ça, faudra que je le replace) :

- on a déjà une aristocratie,

- elle s'accrochera et elle s'accroche comme un morpion à ... (je vous laisse deviner où se collent les morpions),

- il n'y a pas d'autre alternative que la tabula rasa.

 

Une nouvelle nous vient du Mexique : l' état de Veracruz a purement et simplement supprimé la police de la ville de Veracruz et viré tout le monde.

A partir d'un certain degré de corruption, de connivence, de désordre, un organisme n'est plus réformable, il faut simplement le supprimer. Bien sûr, il y en aura un autre, certainement épuré, recadré, qui prendra la place.

 

Le programme de Ron Paul, effectivement, remettrait -A TERME- une aristocratie sur les rails. C'est vrai. Mais en attendant, on fait comment pour se débarrasser de celle qui nous embarrasse et qui n'a pas du tout envie de partir aux poubelles de l'histoire ???

 

D'autant, qu'en matière de gouvernements d'extrême droite, nous sommes servis. La totalité des gouvernements d'occident, sont d'extrême droite. Mais politiquement corrects. Sont voués aux gémonies, les anti-immigrationistes, les racistes, les antisémites, les homophobes, les protectionnistes, les partisans de la peine de mort, etc...

C'est bien connu, tout le monde adore les étrangers, les zomos, Nethanyaou, le libre-échange, les assassins, etc... Au moins dans les enquêtes d'opinions, et à condition de ne pas être concerné (phénomène Nimby).
Ils obéissent à une clique d'importants, centrés sur le secteur bancaire. Et comme pour le noeud gordien, il n'y a pas 36 solutions, il faut supprimer.

 

En réalité, le refus du conflit, c'est la position centriste, "En refusant par nature le conflit de classe qui est pourtant une triste réalité de notre monde, les centristes se font le plus souvent les alliés des puissants et des intérêts installés. "

Le conflit de classe, Braudel le voit dans toutes les époques, et dans tous les lieux. Rester tranquille, pour le bon peuple, c'est accepter la profonde inégalité.

 

Au moins, la position pauliste est simple, la table rase. Pour beaucoup d'administrations, comme le pentagone, la suppression pure et simple est la meilleure solution, comme en feu l'URSS, la suppression de bien des choses.
Bien sûr, une administration de la défense reverra le jour, comme sans doute, une administration de l'énergie et d'autres choses, c'est trop important pour être laissé au fil de l'eau.

Mais, celles actuelles, sont trop bien corrompues et trop ouvertes aux lobbys pour être honnêtes et simplement réformées.

L'administration de l'énergie aux USA, ce n'est plus une administration, c'est une caricature.

 

"Réfléchir" à une structure stable ? C'est un voeu pieux. Ce qu'il faut, dans toute construction humaine, c'est, de temps en temps, épurer. Staline.jpg
Des mauvaises habitudes se créent, la corruption apparait. Le monde des grands patrons est à épurer. Il faut, nous dit on, bien les payer à cause de leurs talents.
Ce ne sont que des gugusses qui se cooptent en rond, dans un jeu de chaises musicales, avec bien plus de chaises que de derrières. 

 

Les choses fonctionnent beaucoup mieux après épuration, la preuve, les trentes glorieuses.

 

Jorion reconnaît aussi, timidement, que la fin de l'URSS n'a pas été étudié correctement, ce qui est point de vue, depuis longtemps.

En réalité, retour aux fondamentaux. Depuis deux siècles, il y a un fil rouge quel le capitalisme a suivi, toujours, celui d'une disponibilité, toujours croissante, d'énergie. les crises pouvaient être graves, mais pas insurmontables.

 

La stagnation bréjnevienne, dans laquelle nous nous trouvons, a une origine. C'est la fin des épurations, staliniennes, et Kroutcheviennes.

Après, il n'y eût plus que des inamovibles. La définition même d'une aristocratie.

Une jeune russe de 22 ans vient de s'acheter un petit pied à terre "pour finir ses études". Le pied à terre fait 88 millions d'USD pour plus de 600 mètres carrés.
La jeune femme est donc née en 1989. A cette époque, j'aurais bien aimer connaitre la fortune du père.

 

En Russie, Poutine a réussi à redresser la situation et à sauver la nomenklatura, en la faisant rentrer dans le rang, et payer ses impôts.

En 1996, Guennadi Ziouganov réunit plus de 40 % de voix sur son nom. La véritable alternative russe, c'est donc le parti communiste.

En occident, l'alternative aussi est l'épuration et la révolution. Les choses attendent de mûrir, et le phénomène pauliste en est la preuve.

 

Je vous rappelerais "l'anekdot " Quel est le plus grand économiste marxiste de la Russie ?
– Egor Gaïdar, car il a réussi en deux ans ce que ni Lénine ni Staline n'avaient su faire : discréditer complètement le capitalisme dans ce pays."

 

On peut le citer aussi "Si tu fais des réformes et attends des remerciements, disait-il, tu ne comprends pas comment le monde est organisé' ".

Mais ce débile n'avait pas compris, qu'il y a réformes et réformes, et que ce qui est en cause, c'est la réforme régression.
Il me semble bien que la création de l'état providence fut une réforme, plutôt bien acceptée.

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 13:35

J'ai répondu à l'article de "De Defensa", qui m'a répondu. On va donc se répondre pendant un certain temps, ou un temps certain.
Je ne crois pas aux hommes providentiels, comme Ron Paul, quelquent soient ses mérites personnels.
C'est un vieux combattant, qui a entamé sa lutte il y a bien longtemps. Mais l'histoire est pleine de ces gens là, qui ne sont arrivés à rien.
Par contre, l'histoire est pleine de gens qui ont eu le nez pour sentir, quelquefois très longtemps à l'avance, les inflexions.

 

Personne ne mène certains mouvements historiques. Ron Paul l'incarne, pour l'instant. Mais comme le disent certains sur mon blog, il est vieux, et il est mortel.

Je répéte : peu importe. Ce n'est qu'une manifestation d'un mouvement puissant. Il le canalise et lui donne une voix, c'est tout.

Mais l'inflexion, paradoxalement, est commencée.

En 1945, les USA pouvaient mener deux guerres sur deux fronts, contre deux ennemis très forts.
En 2003, les USA pouvaient mener deux guerres sur deux fronts, contre une bande de pouilleux.
En 2011, les puissances occidentales ont pu se jeter sur la Lybie, en attendant la Syrie. La Lybie, forte de ses 6 millions d'habitants, s'est révélée une noix bien dur à casser pour les dents du vieillard qu'est l'occident.
Quand à la Syrie, c'est encore plus problématique. S'il y a encore des troupes US au Japon et en Allemagne, il n'y en a plus en Irak, et il n'y en aura bientôt plus en Afghanistan, avec le risque d'un Dien Bien Phu bien réel.

Les soldats occidentaux ont besoin de leurs aises, et de 150 litres d'eau par jour, contre 4 pendant la guerre d'Indochine. Moralité : il faut 40 fois plus de logistique.

 

Le repli américain a commencé, c'est une politique préconisée par Ron Paul, mais sans Ron Paul. Simplement, c'est le sort de tous les empires, d'abandonner un jour, les positions les plus menacées. Puis d'en abandonner une autre, et une autre...

 

Dès les années 1970, l'empire soviétique avait réduit ses budgets militaires, d'abord un peu. Puis Andropov mit fin à la grande stagnation bréjnevienne. Il fit "trembler la terre en Asie centrale", recommençant la valse des cadres, pour cause de corruption, inconnue depuis Kroutchev, sans parler de l'insécurité qui était la règle pendant la période stalinienne. 

 

Mais le fait saillant, fut le dépassement de l'économie soviétique par le Japon, d'abord, et l'Allemagne, ensuite.

La pérestroïka fut la réponse à une nécessité et commença sous Andropov, et non Gorbatchev. Celui-ci la développa, sans doute pour une simple raison, l'impossibilité de continuer comme avant.
Même l'insignifiant et le très malade Tchernenko limogea un partisan du statu-quo : " la disgrâce du commandant en chef de l'Etat-major, Nikolaï Ogarkov, qui avait recommandé qu'on dépensât moins pour les biens de consommation et davantage pour la recherche et le développement des armes."

Les occidentaux devraient en prendre de la graine, avant toute austérité.

La pression du samizdat, des dissidents, si elle fut une raison importante, n'est pas la clef. Elle est simplement le petit caillou, le "scrupulum", qui blesse dans la chaussure.

 

Sans doute, sous la présidence Obama, des inflexions, au moins sur le plan militaire ont eu lieu, et vont avoir lieu. Mais la présidence Obama n'aura été qu'un début. L'évolution est inéluctable, et le rôle du dissident est simplement, finalement, de discréditer un peu plus vite le centre de pouvoir.

En démontrant son incompétence, son manque de sérieux, sa propagande, son ridicule, sa suffisance, ses vaches sacrées, ses valeurs, ou plutôt son absence de valeur.

Pour la suffisance et le ridicule, on est relativement bien servi avec ran-tan-plan-sarkozy.

 

Mais, malgré le caractère souvent ridicule des candidats-opposants au bi-partisme officiel, il faut reconnaître que les candidats "sérieux" (Hollande et Sarkozy, préciserai-je) se tassent, au moins dans les sondages. Ils ne représentent plus que 50 %, au lieu des 2/3.
Pourtant, on ne peut pas dire que les autres fassent rêver, et la plupart aspirent aussi au titre de ran-tan-plan de la présidentielle...
Même avec leurs travers, leur propre ridicule, ils se retrouvent dissidents, "par défaut", au moins pour emmerder le PS et l'UMP, c'est toujours un amusement. On fait avec ce que l'on a.

 

L'histoire porte les hommes, plus souvent que la plupart des dirigeants ne la maîtrise. Les dirigeants qui arrivent à influer réellement sur les choses sont finalement rares.

Charles VII fut le "bien-servi", car il eut la chance d'être victime d'un coup d'état qui amenèrent des hommes capables au pouvoir. Pour cette raison, il eut droit au mépris profond de son fils, le futur Louis XI, qui lui en tint querelle pendant plus de 20 ans...

Louis XI, lui, pris et exerça réellement un pouvoir considérable.

 

La plupart des dirigeants se laissent vivre sur une lancée. Même la dissidence peut vivre sur une lancée.

Mais, dans la donne actuelle, ce qui est important, c'est que simplement "les gens" n'y croient simplement plus.
La BCE a servi 489 milliards d'euros. Alors rassuré ? Non, car la bonne réponse c'est : "c'est donc aussi grave que ça ???"

Ron Paul est un épiphénomène du "temps court", la dégradation économique de la situation occidentale, c'est du "temps long", et son accélération actuelle, le dénouement.

Mais une chose est sûr : il y aura dénouement, avec ou sans les acteurs cités, comme les tentatives de masquer la déconfiture par la répression sont aussi un grand classique des fins de règnes.

Comme les autres fois, toutes les autres fois, ça ne fonctionnera pas non plus, car pour que ça marche, il faut être crédible et faire peur.

 

Pour ce qui est d'être crédible, à l'heure des "chefs d'états ran-tan-plan", je suis un peu circonspect...

Autre chose : il parait que Ron Paul n'aime ni les noirs, ni les homos, ni les juifs (alors, je vous dis pas, pour les juifs noirs et homos !).

On dit ça pour lui amener des voix ??? Et cela en dit long aussi, sur le système...

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 20:48

Sur De Defensa, on parle de fin d'internet, tombé sous le couperet de la répression.
En réalité, je n'y crois guère.
Si les autorités veulent légiférer, ils le peuvent. Ils peuvent contrarier suffisamment le mouvement, mais il prendra une autre forme.
L'Union Soviétique ne connaissait pas l'internet, ça ne l'a pas empêché de s'effondrer, et de connaitre l'information alternative sous la forme du Samizdat.

Et même la répression n'en est pas venue à bout, au contraire, elle a crée le marché : " Le premier procès marquant dans l'histoire des samizdat est le procès Siniavski-Daniel en février 1966. Il a déclenché une forte opposition qui s'est exprimée par le doublement des productions de samizdat dans l'année qui suivit. "

 

On peut en conclure que la répression serait tournée, et la contestation amplifiée.
Ron Paul n'existerait pas sans internet, et alors ?

Les candidats dissidents existent bien en France, et les candidats officiels se tassent, avec ou sans internet.
La situation sera bientôt tellement dégradée, que même sans internet, tout le monde sera au courant.

Comme me le disait ce retraité, allergique à ce média : "je n'y connais rien, mais avec une réunion pour nous sauver par semaine, ça tourne vraiment mal"...

 

Le roi est à poil... ça c'est vu à toutes les époques, même sans internet... Il suffit d'un gamin innocent qui crie "il est nu".

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 15:10

 

 

 

La rémunération des patrons européens a bondit de 17 % en 2010. Vu le niveau des résultats, c'est le pouvoir de nuisance qui est récompensé, avec l'incompétence, la bêtise...

En ce qui concerne la réaction des lecteurs, vu que "Le Figaro" est devenu un antre de communistes, je leur ai mis une vidéo qui les contentera. (Les "sorcières de la nuit").
Quand à nos pôvres patrons français, ils gagnent encore 10 % de moins que leurs petits camarades de jeux.

Ce qui méritait bien une augmentation de 44 % dans le secteur bancaire.

 

Ils pourront dire merci à petit papa noël Sarkozy, pour l'ISF et le bouclier fiscal.

 

Par contre, pour ces malotrus des personnels de sécurité des aéroports, qui ont le culot de réclamer 200 euros d'augmentation, alors que leurs employeurs ne tournent qu'avec une marge à deux chiffres, il va y avoir des coups de matraques dans l'air.

Sans doute, ils ont mal calculés. Avec 1534 euros bruts, ils auraient du demander 17 % d'augmentation (260,78 euros), au lieu de 200, qui font qu'on ne les prend pas au sérieux, et que leurs patrons, écrasés par les charges sociales et leurs propres salaires et dividendes, leur propose de négocier, mais après la reprise du travail, pour leur 3.4 % d'augmentation (que vont ils faire de tout cet argent ?). Je sais c'est excessif, mais ils sont aussi bon qu'Iznogoud, et on ne se refait pas.

 

Comme aurait dit De Funès, "les pauvres c'est fait pour être très pauvres, et les riches, très riches".
Après un tel étalage, comme il y a eu en Russie, certains s'étonnent que Staline passe auprès du peuple russe pour un saint homme...

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 13:55

On nous décrit, Natixis notamment, des évolutions comme "irréversibles". Le clown en charge de la BCE nous dit que l'Euro est sans marche arrière, et Natixis, que la désindustrialisation française, sans appel.

Il est donc certain que nous allons trouver, ad vitam aeternam, des gens pour boucher le trou de notre commerce extérieur, par pure bonté d'âme.
Sur ce plan là, la bonne maxime pour Natixis, c'est "in vino veritas", ou plutôt, c'est le délire complet.

commerce-exterieur.PNG

Tous les déséquilibres devront se résorber. A long terme, ils ne sont pas tenables. On peut essayer de rejouer le disque, mais ce n'est même plus une option. Regardons les USA. Les légéres variations à la hausse de la consommation, ne sont obtenus qu'avec des rabais monstrueux.

Le système essaie de se sauver, en attendant. Mais, en attendant quoi ??? Rien.

 

Un article paru sur "De Defensa", dit que l'UE est en train de mourir aux frontières de la Syrie. Syrie qui avait signé des accords de libre- échange avec ses voisins, turcs, libanais, jordaniens, et qui vient de les dénoncer, et d'appliquer des droits de douanes énormes, et des tracasseries à n'en plus finir.

 

"Ces derniers mois, des banquiers se sont retrouvés officiellement à la tête de certains gouvernements tels que l’Italie, l’Espagne et la Grèce. Cela peut s’expliquer par la règle suivante : lorsqu’une éminence grise affiche au grand jour son pouvoir, c’est qu’elle l’a perdu. "

 

En effet, il est beaucoup plus confortable de plaider sa cause quand on est éminence grise qu'au pouvoir. On peut passer pour le "technicien" impartial, alors qu'on ne tire que la couverture à soi.

 

On a confondu, avec l'UE, la cause et l'effet. Ce n'est pas l'économie qui crée la paix. Comme je l'ai déjà dit, les ennemis complémentaires sont la règle dans l'histoire.

Ils se mis sur la gueule pendant des générations, tout en faisant ensemble un commerce d'enfer...

C'est l'épuisement démographique, né de la guerre et de la transition, qui ont pacifié le continent européen.

 

Là, on va s'apercevoir que l'économie, si elle néglige les intérêts de 99 % de la population, peut très bien ramener à la guerre.

 

" Le principe d’une économie pacificatrice est tombé avec la situation en Syrie. L’Union Européenne semble sur le point d’officialiser cette mort… "

En réalité, l'économie, n'a été mise au service du plus grand nombre, que progressivement, après 1920 et après 1945, pour une seule chose : la peur de l'URSS.

Il fallait convaincre les masses de ne pas céder aux sirènes communistes, en prouvant "qu'on était bien mieux qu'eux", et la fin du bloc de l'est a privé les élites de l'ouest de l'instinct de survie.

 

D'ailleurs, le CECA, la CEE, et l'UE n'ont pas changé grand chose des rapports franco-allemand au niveau économique. En 1869, déjà, les deux pays avaient les meilleurs relations commerciales, et les guerres successives n'y avaient rien changé, pas plus que la paix depuis 1945...rouble.jpg

 

D'ailleurs, il est à noter aussi que l'URSS avait réussi une intégration économique maximale, dans une zone rouble incontournable.

Le seul problème, c'est que toutes les monnaies fiduciaires disparaissent un jour.

 

Aujourd'hui, le pékin, veau selon certain a frappé. Il ne veut plus des assurances vies. Il vient toujours un moment, où les agents économiques ne réagissent plus "comme ils devraient","logiquement " le faire (c'est à dire, comme il le faisait avant et qu'on s'attendait à le voir continuer...).

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:35

Trois pieds nickelés de l'UMP veulent américaniser encore plus la société. Ils veulent bannir les habitants permanents des campings.

Comme ça, on aura facilement ce qui manque en grand nombre à nos sociétés pour ressembler vraiment aux USA : des SDF et des shanty-towns.

 

En plus, cela permettra de réaliser le rêve sarkozyste d'une "France de propriétaires", en chassant les gens possédant peu de moyens, sur des parcelles privées (où ils seront inexpulsables s'ils l'achètent, comme le font beaucoup) agricoles ou forestières, vivant dans un habitat 100 % écolo, et à 2.5 francs.

 

Personnellement, j'avais pas vu comme ça le slogan de la "France de propriétaire", et la cabane de Jardin devenant la résidence principale...

 

Bien sûr, il y aura, là aussi, des riches et des pauvres : celui possédant un mur d'enceinte et un portail pourra se la pêter plus haut que son cul.

 

Bien entendu, c'est un effet d'annonce spécifique à la sarkozye. En effet, comment contrôler tout ça dans les faits ? Ce sera totalement impossible, à moins de posséder une police politique omniprésente.

D'ailleurs, la France possède la législation parfaite de la dictature, seule l'application fait défaut, et là, grâce à l'incompétence crasse et profonde de not'bon président et de ses soutiens, nous ne risquons rien.


Encore une loi qui ne sera pas appliquée, car inapplicable, et dans le pire des cas, si facilement tournable qu'elle en devient ridicule.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 14:23

Ils faiblissent à LEAP2020. Ils finissent par ne plus voir, aveuglés par leur biais pro-européen.

Se demander qui est venu en premier de la poule ou de l'oeuf, n'a pas d'importance.

Ce qui est vital, c'est que le cycle ne s'arrête pas.

Ils disent que la crise US et la crise britannique sont plus grave que la crise européenne. En réalité, cela n'a aucun sens.
Pourquoi ? Parce que 60 % de la monnaie mondiale est le dollar, 30 % l'euro, et que si l'un OU l'autre flanche, le monde ne s'en remettra pas.

 

Les imbrications économiques crées par la mondialisation sont telles, qu'à partir d'un certain moment, il n'y a le choix qu'entre la catastrophe et la catastrophe.

- On monétise, ce sera la mouise, la valeur de la monnaie se contractera,

- l'alternative à la monétisation, c'est la banqueroute, donc la mouise aussi, avec les cascades de dépôts de bilans,

- l'austérité en route en Europe est elle une option ?

Même pas.

Elle créera le désordre social dans les BRICs dont la croissance "phénoménale" des 10 dernières années n'existait que parce que les pays occidentaux consommaient... à crédit.

Elle créera le désordre social à domicile aussi

 

Bien sûr que les dettes ne sont plus qu'une fiction. Elles devront être annulées, avant, pendant ou après la révolution.

Parce qu'elle ne laisse aucun répit. Elle agit, selon son propre cycle.

Et emportera la dictature. L'ode à la joie est l'hymne européen. C'était un air très prisé par les nazis, et joué lors de plusieurs anniversaires d'Hitler, par un orchestre dirigé par Karajan (membre du parti nazi) notamment, qui n'eût donc pas beaucoup à réviser pour le jouer pour l'UE.

 

En effet, le plus européen de tous les temps était Heinrich Himmler, et la SS eût un million d'hommes, dont 700 000 non allemands, les "camarades européens".
L'UE est donc à voir comme ce qu'elle est : une entreprise de recyclage d'une entreprise complètement totalitaire, et mortifère.

 

La crise politique semble la plus mûre aux USA, parce que c'est le centre, et parce que les peuples européens s'attachent encore à des vieilles barbes illusoires.

Les grecs abandonnent les grandes villes, et retournent dans les îles ou à la campagne. Comme le disait un lecteur, qui décrivait le jardin de son grand père, pas très grand, mais très productif, ce jardin, c'était aussi une assurance vie, qui fournissait des revenus non négligeables, dûment remplacé après, par la fille fonctionnaire, par du gazon, des cyprès, et un garage.
Envolés, légumes, oeufs, poules, lapins...

 

Seulement le grand père, il avait vécu la guerre, et savait l'important, comme cet autre grand père dont les héritiers trouvèrent un arsenal absolument époustouflant selon leurs normes, mais à peine correct selon les siennes.

Il savait que celui qui gagne, c'est celui qui tire le dernier. Et pas celui qui se sert dans un supermarché fonctionnant à flux tendus.

 

1965-1970 a été la période charnière, la période où disparaît une génération et où une autre qui n'a plus comme souvenir que la prospérité se met en place.

 

Pour que tout fonctionne, il faut que la machine ne soit pas trop déglinguée. Avec la crise générale des monnaies, elle l'est.

Avant, on faisait tenir les choses en l'état, en attendant que la flotte d'argent veuille bien déverser sur l'Europe des espèces pour faire tourner la machinerie économique.

Visiblement, on vient de s'apercevoir qu'il n'y aurait plus de flotte d'argent, et que la population ne connait rien d'autre que la grande surface...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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