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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:54

La pensée patrickienne du jour :

"Moi aussi, je me suis intéressé aux montres, et puis j'ai eu 12 ans".

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 20:07

Le ridicule de la réponse officielle sur wikileaks s'étend.

Voici un site, ni poursuivi, ni condamné nul part dans le monde, pourchassé, d'abord, par Amazon, ensuite, par paypal et on poursuit Assange pour défaut de capote (il ne vont pas paraitre con à interpol pour ce genre de dossier)...

En plus, on parle de son "irresponsabilité". Il "dévoile" des sites industriels sensibles, que tout le monde connait.

D'ailleurs, en France, la tentative de baillonnage juridique se heurte au fait que personne ne poursuit, et que le classement US n'a aucune valeur juridique en France...

 

Donc, il ne reste à wikileaks que deux options, continuer à distiller lentement le poison, ou l'option atomique de la diffusion massive.

La dernière guerre d'Irlande était née pour un motif futile : une mère de famille nombreuse en attente de logement s'était vu passé devant par une jeune protestante seule...

On ne sait jamais comment craque le fruit. Mais quand il est trop mûr, il y a une certitude, il craque quelque part...

Le monde virtualiste n'aime pas la lumière, la brutalité US, connue par ses ennemis, est désormais connue par tous, et personne ne peut le nier désormais...

 

Autre monde virtualiste : 15 milliards de contrats "potentiels" en Inde, pour not'bon président...

Ce montant est juste un effet d'annonce, un torche-cul à jeter après usage.

Dans un mois, dans trois jours, ce sera oublié...

 

Le monde réel est fort différent. Certains disent que les gens ne souffrent pas.

On a faim, on a froid.

9 personnes âgées meurent de froid chaque heure au royaume Uni pendant les 4 mois de saison froide. 300 000 personnes sont décédées depuis 1997.

Pour ce qui est de la nourriture, elle est désormais de mieux en mieux gardée en Grande-Bretagne.

Le nombre de "bénéficiaires" de la soupe populaire, sous forme de bons de nourriture a augmenté de 3 millions en trois mois, passant de 40 à 43 millions de personnes aux USA...

 

Bref tout baigne...

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 19:39

Cantona a bien marqué les esprits et sa proposition de bank run, lancée en l'air, provoque la panique, et C. Lagarde, jamais à court dans les propos décervelés, voulait tacler Cantona.

Elle n'a prouvé, une énième fois, qu'un manque absolu d'intelligence et lancé des propos d'un gabarit égal à la brioche de Marie-Antoinette.

Madame Lagarde devrait savoir qu'en démocratie, tout le monde à le droit de donner son avis, même si on n'est pas un "expert".

 

Les seuls dispensés de dire des bêtises, sont les ministres.

Madame Lagarde connaît son incompétence en matière de fouteballe, elle aura fait un grand progrès en s'apercevant que son incompétence est encore plus monstrueuse et crasse en matière économique.

Quand à la réponse officielle, elle est AUSSI d'une bêtise somptueuse.

"Les gens vont se faire dévaliser", "les services rendus par les banques".

 

En réalité, les banques sont des parasites, et leur rôle pourrait aisément être rendus par d'autre sagents économiques.

D'abord, la détention d'argent physique n'est risquée que parce que l'ordre n'est pas assuré. Dans bien des pays du tiers monde, l'argent, c'est des billets et rien d'autre. Pourtant, visiblement l'insécurité n'y règne pas autant, finalement qu'en occident...

Seul la gabégie régnant dans le maintien de l'ordre fait qu'il est conseillé de garder son argent en banque.

 

Ensuite, la création monétaire peut être assurée par l'état, comme c'était le cas en URSS et dans l'Europe des trentes glorieuses.

En URSS, comme dans la France des années 1960, les entreprises devaient gagner de l'argent ( la faillite existait aussi en URSS), pour les opérations courantes, et les investissements étaient subventionnées souvent par l'état, encore plus facilement si les sociétés étaient nationalisées.

L'état, lui, s'il était déficitaire usait à son profit de la création monétaire.

 

En réalité, les sommes demandées à la Banque de France, pour ce qui nous concerne étaient assez réduites, car les dépenses d'investissements auquel les subventions étaient destinées sont peu inflationnistes et ont un fort effet de croissance.

A l'inverse, les 4 000 ou 5 000 milliards foutus en l'air dans le système bancaire ces trois dernières années, n'ont rien arrangé.

 

En effet, on est passé de l'investissement en capacités de productions, à un "investissement" dans des jeux de sous, un gros rien du tout, alimenté massivement par de grosses canalisations d'argent frais. 

 

Pour répondre à un certain nombre de lecteurs, les révolutions ne sont faites que par une frange très réduite de la population.

Mais elles n'arrivent que quand les sociétés se disloquent.

1916 a vu l'effondrement de la production russe et les problèmes d'approvisonnement des villes, 1787-1788 a vu l'effondrement des recettes de l'état français.

La France de l'époque est déjà (et c'est visible depuis le XIV° siècle) une puissance industrielle, et déjà, elle est victime d'un traité de libre-échange.

Les mauvaises récoltes feront le reste dans un contexte de chômage massif...

 

D'ailleurs, les mentalités se radicalisent. Même Paul Jorion ne supporte visiblement plus les tenants de l'ordre officiel...

 

Jacques Denis, déjà, au XIX° siècle notait l'apathie de la majeure partie de la population. Lénine avait bien vu le problème. Les révolutions sont l'affaire de minorités (et dans le cas des bolchevicks, d'ultra-minoritaires)...

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 16:13

Finalement, les haïtiens doivent regretter le bon temps, celui de papa-doc.

C'était l'époque du pouvoir  noir (= contre les métis appuyés par l'armée) et les tontons macoutes (500 000 pour 4 millions d'habitants) étaient surtout là pour contrer les ambitions putchistes.

 

Puis Baby-doc remplaça papa doc, et le pouvoir métis repris le dessus. Baby-doc fut aussi plus gourmand que son père.

Depuis, on a couvert Haïti de bienveillance. On lui a imposé la libéralisation des échanges agricoles, elle perdit donc sa quasi-autonomie alimentaire, l'exode rural alimentât l'étranger, les troubles et les grandes villes, dont Port-aux-Princes, où les bidonvilles fleurirent.

 

Logiquement, le tremblement de terre, a rasé une ville construite avec les moyens du bord, c'est à dire mal, et a tué beaucoup de monde.

On promit beaucoup d'aide, 10 milliards de $, dont on ne fournit quasiment rien, pas même 300 millions, et certaines, l'aide américaine fut particulièrement vicieuse : elle a consisté en riz vendu à bon marché, et l'agriculture en pâtit encore, mais cela respecte les canons du libéralisme et du FMI.

 

Les dirigeants sont corrompus. Quand JC Duvalier fut renversé, il partit avec 900 millions, plus que la dette extérieur, que le peuple haïtien est chargé de rembourser...

Bien entendu, tout parallèle avec les cas islandais et irlandais sont fortuits : les pillards n'ont même pas été inquiété dans ce cas.

 

Haïti vit sous occupation depuis 1991, et récemment, un épidèmie de choléra explosive a éclaté.

La classe dirigeante mondiale, en l'occurence sous l'égide de l'ONU, nie la responsabilité des casques bleus népalais dans le déclenchement de l'épidémie.

C'est, bien entendu faux, les népalais ont emporté l'épidémie dans leurs intestins (le choléra n'est pas létale pour les gens en bonne santé, il faut des doses massives de vibrions pour tomber malade), et leurs chiottes mal installées l'ont propagé dans le pays.

 

1800 morts plus tard, on peut rappeler l'activisme de Gandhi, qui a passé le plus clair de sa vie à creuser des latrines...

les adductions d'eaux et l'assainissement des eaux usées sont la cause essentielle des progrès de l'espérance de vie.

On peut dire, que les morts haïtiens, sont morts à cause de la dette.

 

En même temps, cela dénote la véracité sur les "bienfaits" de l'ouverture au monde. Les haïtiens émigrent en masse, que ce soit vers les villes ou l'étranger, beaucoup trouvent la mort dans cette migration.

D'une manière générale, l'exode rural  a toujours été très meurtrier. Bien entendu seul Staline a été incrimé pour cette pratique, faite dans un contexte brutal, pour les autres cas, c'était dans l'ordre des choses, et on n'a pas songé à faire des "bilans".

Décentralisé le nombre de victimes est toujours efficace, cela évite le bilan. Les irlandais, par exemple, disent que le chemin de l'amérique est un cimetière. Diable, il fallait rentabiliser les vieux rafiots sur le point de couler...

 

Bien entendu, les troubles politiques qu'il y aurait eu sans la force des nations unis n'aurait sans doute pas été aussi meurtrier que l'épidémie de choléra.

Mais bon, l'ONU est censé faire le bien. Tant pis si le remède est largement pire que le mal...

Mais, tout ça, c'est des histoires de merde (littéralement...).

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 15:25

Les godons viennent de réaliser le rêve de l'IRA, qu'ils n'avaient jamais pu mettre à exécution : mettre à sac le QG du parti conservateur.

Les espoirs les plus fous de l'IRA-provisoire viennent de s'accomplir, et en face, rien ne bouge...

On ne changera rien.


Les dits godons, au dire des médias étaient "responsables" devant l'austérité de barbares qu'on leur annonçait.

Les droits d'inscriptions allaient doubler, ou tripler, "si nécessaire", sans apporter finalement de solutions aux universités.

En effet, on appliquait bêtement une règle que n'importe quel comptable aurait nié ; on multiplie les droits d'inscriptions par le nombre d'étudiants supputé, et on s'apercevra à la rentrée prochaine que c'est la catastrophe, car le nombre d'étudiants aura chuté de manière catastrophique, réservant cette qualité aux personnes assez riches, ou à quelques boursiers, tout en déstabilisant complètement les finances des universités, et en enflant de manière catastrophique le chômage.

 

Les autres seront renvoyés à la condition de prolos. Cette fois sans fards. Les membres de l'élite pouvaient caser leur progéniture, en laissant ouverte la porte des étdues pour tous, cette fois-ci, on ne se cache même plus.

On restera dans certains milieux, dans un entre-soi. Il faut dire qu'en France aussi, cette mutation s'accomplit à allure accélérée.

Junior, joyeux quasi illettré, a été bien casé aussi, malgré des (non)études de (d)roits catastrophiques (comme papa).

 

La température est donc montée, brusquement, et la radicalisation ne semble même pas apparaître aux yeux des dirigeants politiques.

En effet, saccager le sièges des conservateurs n'aurait été, comme je l'ai dit, qu'une gâterie pour l'IRA à une époque.

Aujourd'hui, cela se passe, et... Rien...

L'Union européenne a prévu de pouvoir exécuter des insurgés. Mais cela ne serre à rien, si on ne peut pas le réaliser, ou si la réalisation du projet crée encore plus de problèmes...

Le Shah d'Iran fit massivement tirer dans la foule, pour voir des foules encore plus grosses.

En 1917, les cosaques tirèrent jusqu'à plus soif...

 

Pendant ce temps, les loyers ont doublés en dix ans, l'énergie aussi, et beaucoup de personnes n'ont, tout bonnement plus les moyens de vivre correctement. Quelques euros par jour pour manger, en cause le blocage des salaires, et la précarité.

Pendant ce temps, les biens pensant taillent des croupières au parti socialiste, qui, pour la première fois depuis 1983, vient de recommencer à penser, en parlant "d'égalité réelle". On peut faire le parallèle avec le président Cardoso (Brésil), qui avait mis la nécessité de donner "un contenu réel à la démocratie", et à l'approche marxiste, qui faisait le distinguo entre "droits réels" et "droits effectifs".

 

En réalité, les "réalistes" (ceux les plus à droite) du PS, ne le sont guère. Ils veulent simplement ne pas rompre avec la Doxa actuelle. C'est cette doxa qui rompt avec la réalité.

Un nouveau doublement du prix des loyers est il possible ? Non.

 

1000 euros, ça n'est pas grand chose aujourd'hui, 1500 euros, tout juste de quoi s'en sortir.

Pourtant, avec 6560 francs, on s'en sortait il y a 8 ans, et pour 9840, c'était quasi l'aisance.

La grande révolution conservatrice n'a finalement consisté qu'à faire flamber les dépenses obligatoires et ainsi désolvabiliser la population.

Un exemple typique : après les âneries de France Telecom, pourquoi la firme a t'elle doublé le montant des abonnements ? Le dépôt de bilan, et un redressement judiciaire aurait été beaucoup plus judicieux, sauf pour les banques...

 

Autres nouvelles : le G20 a été... vain. Mais ça, on le savait déjà. On n'en est plus qu'au stade où il faut faire durer le système le plus longtemps possible. 

Pour faire quoi ? Mystère...

A l'image de l'ex-union soviétique, c'est dans les antiphrases qu'on trouve la vérité :

- "La réalité d’une économie mondialisée s’impose à tous",

- "Le pire danger qui nous menace est le protectionnisme, et nous ne faisons toujours pas assez pour permettre des échanges commerciaux réellement libres".

 

Bien entendu, l'économie mondialisée ne va plus connaitre qu'une seule direction, la marche arrière, et Angela Merkel va apprendre que la pire menace, c'est de ne plus avoir de clients...


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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 16:46

Dernière connerie en date du gouvernement britannique, qui ne semble pas en manque d'inspiration ces temps-ci, échanger "bénévolat" contre allocation chômage, à quasiment 1,50 euro de l'heure. 

Bien entendu, les conventions internationales interdisent le travail forcé, mais les états totalitaires s'en balancent.

Reste à voir que cette "bonne idée" est une connerie intégrale de premier gabarit.

Vu l'étendue du chômage, en effet, c'est 1914 ou 1939. 5 millions de chômeurs en France et autant en grande Bretagne - au bas mot - ça dépasse largement  la capacité d'absorption de n'importe quelle machinerie étatique. 

Les grands travaux roosveltiens ont été accomplis par des armées de chômeurs, mais ce n'est pas comparable avec la situation actuelle.

En effet, les dépenses envisagées par l'administration Obama pour les infrastructures US qui tombent en ruine, se montent à 50 milliards. Contre pas loin de 4 000 milliards dépensés pour sauver les banques...

En outre, l'effet d'éviction ferait s'envoler le chômage. Pourquoi employer des salariés, si on peut avoir des employés gratuits ?

 

En outre, faut il le rappeler, échanger du travail contre une rémunération, ça s'appelle le salariat. Les tories viennent donc de s'apercevoir que pour régler le problème du chômage, il fallait de l'emploi.

On peut rappeler les célèbres propos d'un directeur de l'Anpe qui coulât ultérieurement France Telecom (et fit flamber nos abonnements) sur la contrepartie à demander aux chômeurs en échange de leurs indemnités.

La contrepartie, ça s'appelle la cotisation chômage.

 

Dernière bêtise en date aussi : il paraitrait que les chômeurs refuseraient des emplois...

Pas d'inquiétude : vue l'étendue du chômage, si ce dernier cas se produisait, à mon avis cas d'école, un autre prendrait immédiatement la place.

Le motif le plus fréquent de refus de postuler, est plus souvent une question d'invalidité ou d'inaptitude physique.

Là, on, peut noter la montée en charge des invalidités, causée par la pénibilité et le port de charges lourdes. Longtemps aux alentours de 500 000, le nombre d'invalides atteint désormais 900 000. 

On souffre plus au travail, et les équipes, plus réduites, ne permettent plus de faire certaines tâches à plusieurs personnes.

 

En réalité, le problème, comme disait Villepin, c'est Sarkozy, auquel au peut rajouter l'UMP, et c'est général dans le monde.

Pourquoi ? Le problème, ce sont les gouvernants. Complètement à côté de la plaque, ils sont justement sanctionné lors des élections.

On a dit qu'Obama n'était pas responsable de la crise. SI. Au pouvoir depuis janvier 2009, il est entièrement responsable de la continuation de la crise.

 

TOUS, ont un trait commun : ils ne veulent pas modifier les relations de pouvoirs. Ils l'ont donné aux banquiers, et ne veulent pas le reprendre.

En attendant, messieurs, "travaillez" au tarif chinois...Il y a une constante dans l'histoire anglaise, c'est la chasse aux pauvres, et les lois les concernants n'ont jamais manquées depuis le 16° siècle, toutes aussi abjectes les unes que les autres, et toutes aussi inefficaces, idéologiques et à côté de la plaques.

La tradition est donc respectée...

 

La remise en ordre ne se fera pas avec des mesures idiotes, symbole d'une lutte des classes dont on voit désormais journellement les stigmates, mais par la fin de la mondialisation et le recentrage occidentale sur une économie productrice, et non pas impériale.

En France, nous ne sommes pas en reste, d'ailleurs. La journée de solidarité, ça s'appelle la corvée (abolie en 1789).

 

Bien entendu, le coup de tabac sera rude, en occident, comme ailleurs, vu leurs dépendances aux exportations dans les pays de l'OCDE.

Faut il le rappeler, il faudra 50 ans à la Chine au rythme actuel pour arriver à 70 % du PIB destiné à la consommation intérieure.

On retrouve là le trait chinois montré par Braudel : la Chine est nombreuse, et le chinois peu coûteux. Il est inutile et nuisible de vouloir s'aligner sur lui, l'occident ne fonctionne pas de la même manière.

D'ailleurs, c'est aussi la raison pour laquelle la Chine a toujours été un géant aux pieds d'argile, empêtré dans une structure sociale trop inégalitaire qui neutralisait complètement son avance technique.

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 14:01

La lutte des classes, c'est comme le diable, ce n'est dangereux que quand on vous dit que ça n'existe pas.

En réalité, c'est qu'on s'est tellement aligné sur le haut de l'échelle sociale (TINA), qu'on en a accepté toutes les exigences.

j'ai parlé du soutien massif des plus de 65 ans envers NS, et certains s'en sont offusqués.

 

Bien sûr, tous n'ont pas été dupes, certains (plus de 60 ans), ont trouvé l'individu goujat, et ne portant pas leurs valeurs.

Mais force est de constater, que le message du pouvoir a été avalé comme un seul homme, par beaucoup des  plus de 65 ans.

 

Récapitulation du mouvement. On vous dit que la retraite est par répartition.

C'était vrai jusqu'en 1993. Là, lors de la réforme, on transforme cette retraite en rente, en précisant qu'on ne recalculera pas le montant des déjà retraités, rebelote sera fait en 2003 et 2009.

Donc, là, on est rentré dans un système de rentes, quasi constitutionnalisé.

Parce qu'une retraite par répartition, ça n'apporte qu'un droit, le droit à la répartition...

Bien entendu, il n'y a pas que les retraités qui ait été manoeuvré. On a "oublié" dans la réforme de 1993  les régimes spéciaux, pour leur dire quelques années plus tard, de s'aligner sur le régime général.

 

Deuxième temps, la bulle immobilière. Certains me disent qu'ils ont travaillé et mérité leur bien et leur assurance vie. Assurément et personne ne leur déni le fruit de leur travail.

Par contre, il faut bien préciser que ce n'est pas de leur fait qu'ils ont pu accumuler, mais qu'ils ont pu accumuler du fait des trentes glorieuses.

Il n'y avait qu'un moyen de ne pas travailler entre 1945 et 1970, c'était de fuir en courant dans l'autre sens quand on en trouvait...

Pour les générations précédentes, l'accumulation a été nulle ; sauf pour les mercantis et profiteurs de guerres...

 

Quand à l'assurance vie, sans pompon et sa fichu loi de 1973 sur les déficits, elle n'existerait même pas.

 

Pour ce qui est de l'immobilier, parlons des récents mouvements de protestation dans les multitudes de petites villes françaises.

Elles portaient une inquiétude : celle des délocalisations, et quand une usine continentale ferme, c'est une région entière où l'immobilier tombe à zéro.

 

Ensuite, il y a l'outrecuidance des anciens propriétaires. Si certains ne se prennent pas la tête et ne se voient pas riche, alors que leur bien n'est qu'un bien d'usage, beaucoup trop, on marché, à fond la caisse, dans "l'immobilier, ça ne baisse jamais", et voient avec les yeux de chimène leur pavillon de 1965, qui est à refaire entiérement...

Alors, que, précisément, s'il semble normal qu'un jeune puisse se faire embobiner par un discours haussier, un vieux pétri d'expérience doit normalement être capable de relativiser.

Si certains l'ont fait, d'autres ont enflés comme des poids chiches, se prenant pour des Bouygues à cause de leur pavillon, et des dieux de la finance pour leurs trois sous à gauche. 

 

Ensuite, ce qu'il y a de plus insupportable à l'heure actuelle, c'est d'entendre parler un retraité de chômage.

Parce que s'il y a une catégorie sur laquelle la culpabilisation des victimes a fort bien fonctionné, ce sont eux, alors que la plupart ne savent absolument pas ce qu'est à l'heure actuelle, une recherche d'emploi.

Plus de trente ans après, certains sont capables de ressortir les indemnisations à 90 %...

 

Enfin, il y a tout aussi insupportable, c'est d'entendre une catégorie, choyée par la répartition, chanter les mérites de la capitalisation.

J'en ai eu un comme ça, il avait une pension Prefon. Que les plus jeunes n'ait pas la sécurité de l'emploi, l'impossibilité d'épargner, ne venait même pas à l'idée.

 

Dans le cadre du pittoresque : l'ex-délégué CGT qui se plaignait des grèves qui l'empêchait de prendre l'avion pour ses vacances, oubliant ses propres multiples grèves, et ses propos soixante huitards...

Pittoresque aussi, ce retraité, propriétaire immobilier, "qui ne voulait pas brader", ni ses loyers, ni ses biens, mais qui s'apercevait très bien de la sursaturation du marché.

Pittoresque aussi, cette rue où je passais en 2007. Sur 200 mètres, la totalité des maisons étaient en  réhabilitation, en vue de location, car, c'est bien connu, "on manque de logements en France". Total, depuis, entre 100 et 150 logements en plus, sur un marché qui n'en avait pas besoin, et des gens qui pleurent d'y avoir craqué une vie d'épargne.

 

J'ai déjà dit, qu'il fallait voir les choses clairement. Un bac + 5 aujourd'hui, même avec un diplôme d'ingénieur, n'est souvent qu'un prolo.

Certains des anciens, oubliant leur expérience, se voient comme de grands capitalistes, à cause de leur pavillon et se prennent pour Warren Buffet, avec leur trois sous.

 

C'est lamentable.

 

La décennie à venir, va leur apprendre, que l'immobilier, ça peut s'effondrer, que les économies, ça peut s'évaporer, et les rentes, certainement, diminuer fortement, sous l'effet d'inflation non compensée, ou mal compensée.

Alors, les vétérans s'apercevront, eux aussi, qu'ils sont des prolos...


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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:13

Le mouvement s'essoufle, paraît il. Un article à lire, dans "plume de presse".

 

La risée du monde ? Ou son espoir ? Et puis, il n'y a pas de honte à être la risée du monde officiel, et des petits roquets médiatique, et d'un UMP représentant, à grand peine, 30 % de la population...

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 07:36

Ce sont, visiblement, les notaires, qui, d'une manière totalement involontaire, vont faire imploser le système.

Le "foreclosure gate" prend des proportions démesurées, et nul, fut il président des USA, n'est désormais en mesure de l'arrêter.

 

Guère regardant sur la qualité des prêts, les banques furent encore moins regardantes sur le traitement administratif des dossiers, et notamment, les transmissions d'hypothèques.

Qu'à cela ne tienne, on ferait des faux.

 

Seulement, cela a finit par se savoir, et on peut aisément imaginer pour chaque saisie, une amende conséquente, de l'ordre de 50 000 $, une régularisation des transactions passées effectuées, et donc le paiement des droits de notaires affairant (pour l'état de Californie, cela représenterait des rentrées fiscales de 60 à 120 milliards de US $), et des dommages punitifs gargantuesques.

 

A ce niveau là, la première demande faite à l'ex-GMAC est fixé à 2 % de son chiffre d'affaire.

 

Car il faut revenir au fond de l'affaire : les jeux d'argent n'étaient rentables qu'en évitant de payer les droits de mutations, et les enregistrements. Comme tout était "sécurisé" informatiquement, il était inutile de garder la paperasse.

 

Or, s'il y a bien une régle d'or c'est que les paroles s'envolent et l'écrit reste...

De plus, il faut savoir qu'eux USA, on ne badine pas, non plus, sur certaines choses.

 

Le lapin est assez ancien, le juge Boyko l'avait déjà levé, mais concernait 14 saisies...

Là, on atteint le sommet du comique : des gens saisis deux fois, ou des gens saisis ayant payé comptant...

 

Bien entendu, le juridisme des américains, le nombre d'avocats disponibles, les class-actions se chargeront du reste, et il y a très peu de chances que le système survive...

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 07:40
Je lance donc aujourd'hui, après le succès de mon appel du 18 octobre (ben ouais, on n'est plus en juin) , un remerciement :

"Grognards, je suis content de vous".

 

En effet, vous avez appliqué scrupuleusement mon ordre de "pump run", sans rechigner, avec une foi et un allant digne de la garde (et sans scrogneugneu en plus).

 

Voilà, c'est dit. En la matière, il faut être parfaitement hypocrite, je peux désormais me vanter d'avoir foutu le bordel en France à moi tout seul. Si, bêtement, je n'avais rien dit, je ne pourrais pas revendiquer la victoire.

 

On peut se montrer admiratif dans les commentaires.

 

Signé : Vantard Premier...

 

PS : quand j'entends les appels de certains préfets, je me sens au diapason de millions de français : qu'est ce que je me sens intelligent en entendant ces bêtises...

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