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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 17:57
Les nouvelles officielles de Chine, jettent le chaud et le froid alternativement, étudions les.
"
Les bases de la reprise de l'activité industrielle en Chine ne sont pas solides ."
Ravi de l'entendre dire...
Crise classique de surinvestissement quand la demande s'effondre, notamment dans la construction navale :
"
Cependant, les capacités de production excédentaires et des investissements peu raisonnés font toujours partie des principaux problèmes de l'économie, a dit le porte-parole qui a donné l'exemple du secteur de la construction navale. Celui-ci, qui était déjà en surcapacité de production de 16 millions tonnes de port en lourd, a enregistré une croissance de 55,5% de ses investissements au cours des seuls cinq premiers mois de l'année. "
Faut il rappeler que le transport de marchandises est en surcapacité, que cette surcapacité augmente chaque jour des nouvelles livraisons et que le commerce se contracte.
Les nouvelles commandes ne sont guère éloignée de zéro.
Ces "nouvelles capacités" auront donc comme destination première et finale la ferraille.
Dans certains cas, les capacités inemployés atteignent 90 %.
"
signes de reprise dans une importante province exportatrice". Bien entendu, l'industrie est cyclique, la saison de production commence en mai et finit en octobre, et les industries fonctionnant le plus en début d'année, ne sont pas celle fonctionnant en mai. Simple constatation. Les glissements n'ont pas de signifcation.
"
La production d'électricité continue à s'accroître en juillet en Chine." Après avoir dégringolé en mai, faut il le signaler, et le rythme de croissance reste très modeste, compte tenu des aléas climatiques.

Donc, pas de nouveauté, tel Will. E Coyot, la Chine continue à courir dans le vide, parce qu'elle ne s'est aperçue qu'elle était sur le vide, et sur la dernière des bulles en date, elle même. Comme les autres, elle va crever.
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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 13:04
La différence profonde entre les campagnes de Russie, des polonais, suédois, français et allemands, c'est qu'ils avaient vaincus militairement les russes sur les "terres des confins", et avaient pu s'aventurer profondément à l'intérieur du pays.
Cette fois ci, la pantalonnade Géorgio-israélo-américaine a tellement été vite finie qu'on n'en a même pas été jusque là. Face à une armée russe de 2° ordre, les trois protagonistes en question n'ont même pas tenu le feu, même les pertes militaires russes ont été ridicules, c'est dire.
Une visite du président Biden, et tout apparait.
Non pas les âneries sorties dans les journaux français, comme dit E. Todd, périphérie dominée dont les castes dirigeantes ont du mal à sortir de leur vision du monde antérieure, mais bel et bien, celui d'une sortie sans gloire, qu'on essaie de faire ordonnée et la tête haute, pour éviter qu'elle ne tourne à la débâcle.
Bien au delà de la Géorgie et de l'Ukraine, c'est toute l'Europe de l'est, tombé en Charydbe et scylla à la fois, Otan et Union européenne, qui risque de voler en éclat.
D'ailleurs, à l'échelle de ce qui s'est passé en 1974 au moyen orient, les USA ont eu la même réaction. Bizarrement, les USA sont redevenus, pour un temps le premier producteur de gaz, retrouvant l'autosuffisance perdue il y a bien longtemps. Les autres n'ont qu'à se dém... débrouiller face à la Russie pour leur gaz.
Bien sûr, la donne ne change pas. Les russes sont toujours extraordinairement excédentaires en gaz, pas les USA. Ils le sont simplement, un peu moins.

pour les USA, rien n'est grave, des pions sans importance sont sacrifiés, sans regrets. Ce qui est important, c'est le rapprochement avec la Russie, rien d'autre.
La force US faiblit, la politique menée en est amenée à changer, et les anciens amis commencent à sérieusement puer. 
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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 06:39
Décidément, "Tropical Bear" est une corne d'abondance.
Cette fois, ce sont les lecteurs.
J'ai vu que, visiblement, ils avaient une vision caricaturale du moyen-âge, et en tout cas, fort éloignée de la réalité décrite par Braudel, Contamine et autres médiévistes.
Période de stagnation économique ? Pas du tout. On discute des raisons et modalités de la croissance, perceptible dès le X° siécle.
La monnaie n'y est pas que d'or est d'argent. C'est, avant tout, des unités de comptes. Déjà le Denier de Charlemagne s'évapore, et le Sou, s'amenuise jusqu'à sa disparition dans les mentalités après 1914.
Louis Pergaud le montrera bien. Dans le monde paysan, on compte plus en sous qu'en francs (qui ne représente rien dans l'imaginaire), et c'est simplement l'inflation commencée en 1914 qui le fera disparaitre des conversations. Trop petit, les cinq centimes.
Les salaires ouvriers se comptent et surtout, se pensent en Francs seulement après 1917.
Le crédit existe déjà, et le 14° siècle vit un krach, au deux bout du monde, en Chine et en occident, dont on ne vit, jusqu'à maintenant, pas d'équivalent. "Messire Edouard", fait banqueroute, son royaume, l'Angleterre, en entier, même en comptant tout, ne valait pas les sommes qu'il devait.
Pour un siécle, le crédit expire en occident et se concentre sur l'Italie, à la suite du krach des Bardi et Peruzzi.  "
Les principales banques réussirent à survivre au-delà de 1340, uniquement parce que la nouvelle de leur mauvaise situation n'était pas divulguée "
Conséquence : une guerre pourra durer "100 ans". Elle est incompréhensible, si l'on n'y met pas la donne financière.
Elle, effectivement, n'est menée qu'à coup de "cash".
Et malgré sa situation, semble t'il désespérée de 1429, Charles VII en aura plus que le roi d'Angleterre. Ce royaume est pauvre, et la partie occupée du royaume de France, quasiment sans ressources.
Le dénouement se fera de façon très classique. Les états généraux de Langue d'oc, réunit au Puy votent les crédits de guerre dans une ambiance survoltée et inquiéte. Plus de 3000 écorcheurs battent la campagne, sans s'attaquer aux villes, châteaux et points d'appuis fortifiés, même très peu défendus.
La ville, elle même a 70 défenseurs. Ceux-ci sont haïs par le reste de la défense, les nobles et leurs propres soldats, qui sont environs autant.
Mais c'est la bourgeoisie, qui fournit une milice sans valeur, mais relativement bien armée, qui est la plus remontée : ses biens, à l'extérieur des murs, sont en train de partir en fumée.
Le constat est clair, il faut un plus gros caïman, pour croquer les caïmans : le roi.
Le reste on connait la suite. Le siège d'Orléans est, dans l'optique médiévale, déjà perdu pour le roi d'Angleterre. Une armée de secours, jetée dans la ville, même totalement inactive, n'a qu'à attendre qu'un autre ennemi défasse celle du roi d'Angleterre : le manque d'argent.
Le rôle de Jeanne sera de transformer un échec, en débâcle.
Point de vue technique, j'ai vu fonctionner, lors d'une inondation, un très vieux système d'expansion.
Il était très efficace, très bien pensé, de façon globale, très fonctionnel. Il est attesté au XII° siécle. On peut dire qu'on en est loin aujourd'hui, avec des interventions au coup par coup, toujours avec de gros moyens, mais toujours sans prévisions s'aucune sorte.
Parce qu'à tout point de vue, le moyen âge est une époque de techniques avancées.
La construction du château de Guédélon, avec techniques de l'époque, a permis d'en retrouver un certain nombre.
Elles étaient loin d'être sottes, et c'est plutôt ce début du XXI° siècle qui est très stérile.
Beaucoup de savoir faire ont été perdu ces 50 dernières années, notamment dans le domaine du bâtiment, au prix d'une
On ne sait pas comment on a construit les cathédrales, on découvre, ça et là, des techniques, notamment l'armature d'acier.
Mais c'est bien au moyen-âge qu'est née une profession : l'ingénieur.

Comment peut on oublier ce que l'on apprend à l'école. Les foires de Champagne, où s'échangeaient les biens et les papiers commerciaux, par million.
De tous temps, les colporteurs ont achetés à crédit, et ils sillonnaient le pays par milliers.
Dernier point, il existait en France environ 40 000 châteaux. Même si leur coût, comme on le voit pour Guédélon, est moins important que l'on ne croyait, il faut, quand même, pour assumer le coût de la construction, une économie en état de fonctionnement et une économie prospère (youp la boum).
De même, pour payer les équipements militaires de la noblesse, il faut un pays globalement riche. Un chevalier traine à la guerre le prix d'un blindé aujourd'hui.

Lectures conseillées : l'économie médiévale. ça évitera à certains, de dire des bêtises.
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 20:13
Une carte parue sur le site de mondialisation.ca explique clairement les choses. Le monde est quadrillé de bases et points d'appuis Otan.
Il existe cependant, une faiblesse dans ce carcan, déjà observé au moment de la guerre froide.
Si ces bases, point d'appui, ou qui peuvent devenir des points d'appui, ensèrent le monde, elles ne peuvent guère atteindre les puissances les plus continentales, Chine et Russie, ou plutôt espace post -soviétique.
Il est difficile à l'Otan d'impressionner ou de menacer réellement des états réellement continentaux.
On voit aussi l'explication de la crise du Honduras : celui-ci n'est pas dans cette configuration. Il est situé dans un isthme, et est important, stratégiquement parlant.
Contrairement à ce qui dit "Le Monde", il du p
n'y a pas césure entre deux parties du peuple hondurien, il y a d'un côté un peuple, largement pauvre, de l'autre une oligarchie, appuyée par l'armée, la policce, etc.
Ce qui s'y passe est un coup identique à ce qui s'est passé au Vénézuela, lors de la tentative de renversement de Chavez, avec, bien entendu, des différences.
Le Honduras était beaucoup mieux "tenu" par les USA que le Vénézuela, le Vénézuela était trop gros pour être digéré.
Le honduras vit donc une évolution à la Nicaraguayenne. Le risque de guerre civile y est important, et si les putchistes s'entêtent, la situation sociale fera que le glissement vers la guerre sera inéluctable.
En même temps, si le Honduras est définitivement perdu pour les USA, la page de l'empire américain sera tourné en Amérique centrale.
Robert Mac Namara vient de mourir. Pour les plus jeunes, son nom n'évoque rien.
Son rôle fut important dans la destruction du Japon, et plus encore, dans le martyr du Viet-Nam
Bien entendu, il ne connaissait rien du VN.
Après, il passa à la Banque Mondiale, et surrendetta le sud

Dans l'affaire hondurienne, il faut voir essentiellement une chose : le monde occidental est en train de perdre la main.
En effet, une pareille pantalonnade pour un si petit pays indique une perte de puissance absolue. 
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 18:52
Qu'est ce qui caractérise une période révolutionnaire ?
C'est le passage des forces de répression de l'autre côté de la ligne.
Parce que les dites forces elles mêmes sont persuadées qu'il est inutile de continuer.
1905 : les cosaques et la bureaucratie brisent les troubles en Russie.
1917 : les cosaques et la bureaucratie passent aux émeutiers.
Parce que les émeutes étaient journalières, que les flots de victimes ne décourageaient pas les nouvelles émeutes, avec comme cause la faim.
La trame fut la même dans l'Iran du Shah. Les centaines de morts et le renforcement des manifestations firent passer la majorité de l'armée dans la neutralité, puis dans l'autre camp.
Seuls les immortels de la Garde impériale combattirent jusqu'au bout.
1979 : Nicaragua, après des semaines de troubles l'armée de l'air et la marine puis l'armée de terre passent à l'insurrection. Ne reste plus à Somoza que sa garde présidentielle (15 000 hommes),  bien mieux armée et équipée que les 3 corps d'armée.
Mais même la garde nationale  (la garde présidentielle somoziste)  verra l'inanité de combattre une insurrection qui renaissait dés qu'ils avaient tournés les talons.
Pire, même l'ambassade américaine trouvera que Somoza commençait à puer.
USA 2009 : "
Sheriffs in Michigan and Illinois are quietly refusing to toss families on to the streets, like the non-compliance of Catholic police in the Slump. "
Simplement les sheriffs aujourd'hui refusent tranquillement de mettre les gens à la rue. Même refus d'appliquer les ordres et la loi. Il n'y a même pas eu des troubles massifs, seulement le trouble des forces de l'ordre, pas sûres elles mêmes de ne pas se retrouver dans la même situation bientôt. Les états n'ont plus un rond.
 "
Some 342,000 homes were foreclosed in April, pushing a small army of children into a network of charity shelters. This compares to 273,000 homes lost in the entire year of 1932 " .
L'écoeurement, simplement, le sentiment que ce qui est fait ne fait n'aggraver le mal.
Car, où vont se retrouver les familles ? Dans le meilleur des cas dans la famille, dans le pire à la charge des services sociaux débordés et désargentés.
Pendant ce temps, les immeubles sont systématiquement pillés et désossés, leur valeur tombe à zéro, voire devient négative (il faut démolir le reste), le terrain n'est même plus une valeur, et les collectivités locales voient leurs finances fondrent.
Cela, les représentants des forces de l'ordre l'ont vu journellement.
On comprend donc que localement, ils n'en aient plus rien à battre de mettre les gens à la porte.
Pour quoi faire ? Pour que même la banque y perde ? Un mauvais arrangement avec ces familles vaut mieux qu'un bon procès.

En attendant, on peut noter donc un début de décomposition interne visible dans cette petite phrase de EAP.
Le régime ne peut plus compter sur les forces de l'ordre. Elles ont commencées à s'autonomiser...
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 20:28
Le vice président des USA a une réputation de gaffeur, et il vient de la ranimer.
Il avait quasiment laisser croire à un feu vert, et on avait agité une possibilité d'attaque, via l'Arabie Saoudite.
Aujourd'hui, cela fait long feu, Obama l'a démenti, et pour les dirigeants arabes, ce serait un suicide en bonne et due forme.
"
S’il était attaqué, l’Iran ne se contenterait pas de répliquer très localement comme le fait le Hamas. L’Iran répondrait au niveau international. Il n’a d’ailleurs pas le choix : c’est en cela que consiste sa puissance de dissuasion.  "
Les puissances locales, Hamas, Iran, ont parfaitement compris qu'il ne fallait pas affronter les puissances adverses, Israël et USA sur leur terrain, comme Saddam Hussein.
Le Hamas creuse les montagnes et fait une patiente guerre de reconquête et de grignotage, comme la région l'avait connu à l'époque des croisades.
L'Iran aurait une réaction sans doute étonnante
Mais la meilleure raison pour laquelle il n'y aura pas de frappe, c'est que les militaires US, et aux premiers rangs les amiraux, qui connaissent l'état réel de la puissance US, n'en veulent pas. 
Muellen s'était d'ailleurs rendu en Israël pour mettre les choses au point et rappeler que l'US Navy avait une ardoise avec Israël depuis 1967, et se ferait un plaisir de la solder.

Pendant que les ex-premières puissances continuent à s'amuser (Sunt pueri, pueris, puerilla tractant -Bismarck a propos de Guillaume II- les enfants sont des enfants, ils s'occupent d'enfantillages), certains disent que la Chine devrait être les maitres du monde en 2040.
Là aussi, puérilités.
On prend une courbe antérieure, et on la prolonge. Bien entendu, il n'y a aucune chance que cela n'arrive et surtout, aucune chance que la planète ait les ressources minières et énergétiques sufisantes pour y arriver.
Mais cela, est une autre Histoire.
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 19:49
ça y est, c'est officiel. L'empire est mort.
La Grande Bretagne ne peut maintenir son budget de la défense.
Officiellement, elle ne va plus pouvoir assurer sa sécurité.
Enfin, ce qu'elle ne peut plus assurer, c'est son rôle impérial.
Assurer une sécurité, c'est peu coûteux.
Une armée, même équipée de façon très basique, en milice, et de 2 millions d'hommes, ne lui couterait qu'une fraction de son budget militaire actuel.
Le problème c'est que cela serait une armée à la vénézuelienne.
Elle ne pourrait plus aller emmerder les voisins, rétablir la démocratie.
C'est la chute classique de l'empire : l'économie ne peut plus supporter le poids grandissant du complexe militaro-industriel.
De puissance dominante au XIX° siècle, son élite avait gardé son goût impérial, en devenant le "brillant second" (le Kaiser, à propos de l'empire austro-hongrois), et en participant autant que possible à toutes les entourloupes US, voire, en les sous-traitants (opération Ajax).
 " 
l’Angleterre commence à mesurer, – inconsciemment ou en le dissimulant comme il faut, car on ne reconnaît jamais ses torts dans ce pays, – quelle a été la force de son illusion à propos de la puissance US. "
Et la force de l'illusion sur SA propre puissance.
Ils ont finit par DEVENIR, l'URSS.
D'ailleurs, le continent européen, en paix, comme se gargarise ses dirigeants, n'est pas particulièrement économe en matière militaire et vit la même dérive :
France 65.7 (milliards US $) + GB 65.3 + Allemagne 46.8 + Italie 40.6 + Espagne 19.2 = 237.6 milliards, soit un montant plus qu'honorable pour un continent qui n'a pas d'ennemis déclarés, et bien supérieur aux budgets militaires, jugés démentiels de 1914.
On n'atteignait pas, à cette époque, le 1 % du PIB...
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 20:02
Il y a eu des émeutes en Iran. Mais le liant de la révolte n'était pas là.
Comme en 1968, les émeutes s'éteignent vite quand elles ne sont pas économiquement appuyées.
Un lecteur me signalait sa lecture de "métro" et signalait des faits divers de banlieues.
Sa question était simple : la dégradation des conditions économiques peut elle entrainer des émeutes ?
La réponse est tout aussi simple, c'est oui.
Visite du Monde :
Iran, la contestation fait choux blanc. Normal. Quand un pouvoir distribue la manne et que cela se sent, il n'y a pas de contestation perdurable.
A l'inverse, que se passe t'il ailleurs ?
Dans les cas extrémes, c'est la guerre civile, ou une violence d'un très haut niveau. Pour parler d'actualités, on peut citer le cas du Honduras et du Mexique.
Dans les deux cas, il n'y a pas d'avenir ressenti par les jeunes défavorisés.
Les cartels mexicains recrutent sans peine.
Les bandes honduriennes sont très réputées aussi.
Dans le golpe contre Zelaya, il y a une partie culturelle. L'armée, formée à l'américaine veut l'épreuve de force contre les bandes, à l'image de ce qui se passe avec tellement de succès au Mexique, mais aussi dans beaucoup de pays d'amérique latine.
Le traitement de la pauvreté, aux USA, par la prison, ailleurs, par la guerre, pourra tout à fait trouver la même place ici.
Les magasins pleins devant les ventres vides. Les inégalités, en un mot. Les appels aux "oeconomies" sur le dos des pauvres, bien entendu...
On a une fausse idée de l'après-guerre de nos jours. Les conflits y étaient intenses et violents.
On s'attend à des émeutes en Grande Bretagne. Quand à l'économie US, pourra t'elle survivre longtemps à une remontée spectaculaire du taux d'épargne ? Chaque point supplémentaire, ce sont des centaines de milliers de chômeurs en plus...
La Californie émet des bons... Et c'est plutôt mauvais...
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 13:53
Il y en a qui ont pas de bol : Prenez par exemple un candidat malheureux à la présidentielle iranienne qui proteste, et paf ! Mickey Jackson casse sa pipe, et on ne se souvient même plus de son nom !
Au Honduras, c'est un Golpe dans la plus pure tradition qui s'opère. L'armée, appuyée par les classes possédantes et même les députés renvoient le président au Costa Rica en pyjama -ce qui, vous l'avouerez est une humanisation sans précédent depuis le golpe de 1973 au Chili : là, on avait buté le président- et paf, même le type à la Maison Blanche est en train de se demander qui a fait ce coup là, à la CIA ?
Dans un cas, comme dans l'autre, on a, semble t'il, des réflexes, des conformismes, qui semblent un peu surrannés.
Y a t'il eu VOLONTE dans un cas, comme dans l'autre ?
Sans doute, même pas.
Les oligarques, les militaires honduriens, pensent tous la même chose. Ils ont été coulé dans le moule, formés par les américains.
Les événements d'Iran ? Un coup parti, il y a quelques temps déjà.
Désormais l'Iran est un pôle avec lequel les USA ont un besoin VITAL de s'entendre.
Là aussi, conformisme et formatage des esprits ont fait plus, finalement, que la décision.
Il va s'en dire, qu'il n'y a pas si longtemps, les magouilles auraient été décidées, acceptées et appuyées au plus haut niveau.
Là, la tête ne veut plus, le corps réagit suivant les anciens principes.
Les révolutions de couleurs semblent passer de mode. Depuis plus de vingt ans, on connait la mécanique, ce qui la démode, elle perd en efficacité.
En plus, il faut être désormais, ENCORE PLUS subtil.
Le déboulonnage de Manuel Zelaya le rend incontournable désormais, et justifie les plus extrémistes des adversaires des USA dans la région.
Ce genre de mésaventure ne peut désormais plus guère arriver à Chavez. Il a procédé à la levée en masse, et l'armée, de 100 000 hommes, a été doublée d'une milice de 2 000 000.
Une petite armée, c'est une armée de guerre civile, pour écraser les révoltes populaires.
Là, 2 millions d'hommes, c'est trop lourd à manipuler. Les généraux d'Alger, dans leur putsch contre de Gaulle avaient aussi oublier la masse qu'ils dirigeaient : elle refusa d'obéir.

En ce qui concerne Zelaya, il avait fait fort. Il était passé du camp Yankee, et le Honduras était un allié du plus pur métal, au camp bolivarien.
Il avait simplement oublié de mettre à la retraite nombre de militaires, plus yankee que les yankees.
Il ne faut pas oublier que le Honduras a seul servi de base arrière à la contra nicaraguayenne.
L'autre voisin du Nicaragua, le Costa rica, est un pays "taré" en amérique latine : il n'avait pas d'armée, ni ne connaissait les golpe.
Il avait refusé de servir de base arrière anti-sandiniste.

Il faut dire, ce Zelaya, il aurait pu être si tranquille : avant de changer la constitution, il aurait du massacrer sa jeunesse (au nom de la lutte anti-drogue et avec la bénédiction des stups), massacrer tout ce qui bougeait, ça aurait fait de lui un parfait-démocrate-droit-de-l'hommiste.
"Droits de l'homme" dans 50 ans, ce sera une injure ou une malédiction ?
Toujours est il que les militaires et l'oligarchie hondurienne sont dans la M... ouise : ils n'osaient pisser et respirer que s'ils sentaient avoir l'accord de Washington...
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 15:38
Des chercheurs anglais, c'est dire s'ils sont incontestables dans leur mauvaise foi, viennent de rendre leur verdict pour l'élection iranienne, qui, bien sûr, pour eux, est truquée.
Bien entendu, que leur premier ministre ait été le premier petit caniche d'un Fraudeur (grand F), en 2000 et 2004, ne compte pas.
La Floride et l'Ohio ? Pas important.
Ne comptent pas non plus les fraudes anglaises, les achats de voix, les radiations.
Pas plus que les morts corses qui viennent voter allégrement, ni toutes ces élections, annulées, pour cause de fraudes-massives-dans-les-pays-des-droits-de-l'homme, ni même, ces images subliminales de Mitterand en 1988.
Puisqu'il faut discuter de l'élection iranienne, parlons en.
On compare 2005 et 2009, en oubliant que, 4 années, c'est très long pour une démographie aussi jeune. Cela représente même beaucoup de votants, au bas mot, 8 millions de personnes, contrairement aux pays occidentaux, dont la population votante est ancienne et obéit à un logiciel très obsoléte.
Comme dans tous les pays d'armature étatique jeune, alphabétisés récemment, l'inscription sur les listes électorales est aléatoire, mais, la Grande Bretagne, les USA, connaissent aussi des problèmes de listes électorales, même si c'est surtout, dans le sens des radiations sauvages.
(Ceci, n'ayant, bien entendu, aucun rapport avec les votes supposés des radiés démocrates et autres racailles).
Autre élément de manipulation : Rafsandjani, décompté comme "refomist" en 2005. Son "réformisme" était tout relatif, c'était, quand même, un homme du sérail, assez libéral économiquement parlant (un répulsif, là-bas aussi).
Amadhinedjab, lui, distribue l'argent, et crime plus abjecte encore, à ceux qui n'en ont pas.
On peut imaginer la répulsion qu'éprouvent les iraniens, vis-à-vis d'un tel comportement.
On ressort aussi, la question galvaudée du vote ethnique. Le vote ethnique, ça ne fonctionne qu'en période de marginalisation.
Face à un pouvoir distributeur, et assez habile pour être assez juste dans sa répartition, la lutte de race, s'efface devant la lutte des classes.
Les leaders autonomistes deviennent folklorique. De même, il ne faut pas oublier, non plus, que l'Iran dans ses frontières actuelles, est ancienne, qu'elle a reculé, mais pas annexé, durant le 19°siècle.
A la longue, l'habitude concurrence la force centrifuge.
Cet élément de lutte des classes est visiblement ce qui insupporte le plus occident et bourgeoisie iranienne.
On ne peut faire fi aussi, des attentats et des réseaux terroristes soutenus par les USA, qui ont pour effet de ramener les provinces périphériques dans la fidélité au pouvoir central.
En même temps, si la fibre patriotique est acceptée en Grande Bretagne et aux USA, elle ne peut être écartée d'un revers de main en Iran. Les USA ont bien des noirs, les Anglais, les écossais.

On peut dire, qu'ils peuvent comparer l'armature de l'état iranien, à l'allemagne Hitlérienne. En effet, jusqu'au bout, et contrairement à la première guerre mondiale, les nazis eurent le souçi des petites gens en Allemagne, et, quand il y avait des sacrifices économiques à faire, les répartissant le plus équitablement possible. C'est la raison pour laquelle, il fallut attendre la mort de Hitler, pour voir les premiers signes de décomposition au sein de l'Allemagne. 
Dernier point sur lequel tout le monde était d'accord : la participation a été, cette fois, beaucoup plus massive.
C'est d'ailleurs une constante. Quand un candidat s'excuse devant "l'oeconomie" et dit qu'il ne peut pas ou rien faire, l'abstention gagne.  C'était le cas en 2005.  
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