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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 10:20
On se pose beaucoup de questions sur le Japon, dans les cercles de pouvoir américains.
Il y a une dose d'incrédulité, de refus de remise en question, dans les positions américaines.
Le premier ministre Japonais est "trop jeune" (62 ans, un gamin), et comprendra mieux, "les nécessités" (d'obéir sans poser de question ?).

Tancé par Hillary-le-glaçon, l'ambassadeur Nippon a réagi à la japonaise : en souriant quand on l'engueule.
Il faut dire qu'Hillary se croit toujours à l'époque de ses 20 ans, en 1967. (Moi, je la trouve pas "trop jeune", à 62 ans, plutôt le genre "vieux croûton").

Un membre influent comme Ichiro Ozawa a commis le crime de ne pas mettre les pieds aux USA depuis plus de 10 ans, de ne pas recevoir la bonne parole de l'ambassadeur américain, et de ne rencontrer Hillary que contraint et forcé (par ses bonnes manières).

Poussant le culot plus loin, les nippons ont reçu (bon, ça c'est déjà limite), des visiteurs chinois et iraniens AMICALEMENT...........................................................................................................................


Le premier ministre japonais est qualifié de "populiste" (on ne saurait faire moins), et la juste sanction de son crime est arrivé : sa côte de popularité est en dessous de 50 %, contrairement à Obama.

En réalité, tout est emballé, c'est le Washington Post qui l'affirme : "il y a 10 à 20 % que les choses tournent mal " 'pour les USA).
C'est donc que le journal confirme que la situation est irrémédiablement compromise. (les USA n'ont jamais pu inverser une situation si défavorable).

"Trust Me", faites moi confiance avait dit à Obama, Hatoyama. Le seul problème c'est que les uns et les autres n'ont pas la même interprétation du  "Trust Me".

Et si le "Trust Me", était du même genre que celui de Goldman Sachs ?

En réalité, plus le premier ministre s'affaiblira politiquement, plus il a des chances d'être intraitable, notamment sur Okinawa
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:04
Un sondage instructif de TNS SOFRES.
Pas tellement par les réponses, mais plutôt par le non dit.

En effet, le véritable résultat du sondage montre la force de la propagande, rien d'autre.
Et encore, cette puissance apparaît toute relative.

La mondialisation, le capitalisme, sont vomis (73 et 72 % de mauvaises opinions).
A contrario, 28 et 27 % en ont une opinion positive, ce qui est encore considérable, vu les résultats, vraiment peu glorieux depuis 10 ans (la stagnation) et le piétinement antérieur, qui dura aussi, grosso modo, 10 ans.

Le libéralisme, n'est rejeté qu'à 53/46, le protectionnisme est encore en opinion négative à 52/48.

A mon avis, le plus étonnant, c'est de voir le protectionnisme à des eaux si hautes, et le libéralisme a des eaux si basses, vu la propagande intense en faveur de l'un et la diabolisation récurrente de l'autre.

Le battage médiatique pouvait encore fonctionner, tant que la dégradation du système n'était pas aussi apparente.
On doit rappeler le temps qu'il a fallu aux Islandais pour s'apercevoir que leur modèle était pourri. Entre le premier craquement (krach de 2006) et l'agonie de 2009, il a fallu 3 longues années pour que les citoyens prennent conscience du problème : le temps qu'ils soient eux-mêmes touchés.

Rien d'étonnant, donc, que les "élites", et notamment l'encadrement adhèrent encore fortement au système, mais plus de façon aussi éclatante, d'ailleurs.
La crise de l'encadrement sera aussi un signal. Il y a des conflits durs dans cette catégorie. En effet, épargnés un temps, ils viennent de s'apercevoir que la mondialisation les concernaient aussi, que l'ingénieur hindou pouvait faire leur travail, que sans industrie,  il n'y a plus besoin d'eux...

Toute crise politique nécessite une maturation. Si des catégories peuvent d'entrée, s'y opposer, comme la classe ouvrière, d'autres ont pu trouver longtemps la politique menée comme "sympathique" et "ouverte".
En réalité, les "cosaques sociologiques" ont longtemps préservés le système et adhéré à ses valeurs : retraités, fonctionnaires, cadres...
Forcément, ils étaient à l'abri.

Quand ces catégories passent dans les catégories de sacrifiés, il n'y a plus pour le pouvoir qu'à compter sur ses VRAIS cosaques, c'est à dire, les CRS.
Mais, eux aussi, finissent toujours par craquer, car ils ne sont pas à l'abri non plus, des économies budgétaires, des réductions d'effectifs, des externalisations.

La grande dérive du nombre des fonctionnaires a été instruite sous le règne Pompidou/Giscard, qui savaient pertinemment qu'il fallait des soutiens à leur politique.

Reste à savoir, combien de temps tiendra le régime.

"Petit à petit, sans bruit, les gens se détournent du régime". 
Guy Chaussinand-Nogaret "La vie quotidienne des français sous Louis XV".
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 15:49
ak47.jpgUn article que m'a fait parvenir un internaute m'a interpellé. Pas tellement au niveau du fait divers. Mais une petite phrase en fin d'article.
10 % des morts au travail, sont victimes d'homicides, et dans ce chiffre, 80 % par armes à feu.
"
Homicides accounted for 10 percent of all workplace deaths in 2008, and nearly 80 percent of those involved shootings. "

C'est beaucoup plus rapide que le prud'homme.
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 16:38
Qu'y a t'il de commun entre un terroriste maladroit, la guerre au Yemen, le bouclier anti-missile et les ennuis d'un premier ministre japonais ?

C'est que c'est la dernière manifestation de l'empire. On commençait beaucoup à parler de guerre au Yemen (il faut croire que les américains s'ennuient), le sénateur Lieberman la réclamait, et ses liens avec le lobby AIPAC sont connus.
Ou plutôt, il EST lui même le lobby AIPAC.
Ce groupe de pression, représente le Likoud israëlien extrémiste, et le complexe militaro-industriel israëlien.
Son rôle est menacé par la naissance récente d'un autre groupe de pression, plus petit, plus modeste, J. Street, attaché à l'état d'Israël, mais aussi à la paix.
Mais question représentativité, les rôles sont inversés. J Street, c'est un rapport de 4 à 1 face à l'AIPAC.

Donc, pour préparer à une intervention militaire au Yemen, il fallait un prétexte -Al Qaeda-, un comparse terroriste qui foire son coup, une visite au Yemen...
Après, une bonne campagne télévisuelle, et le tour est emballé.

Pour le Japon, une alternance -malvenue-, après une élection -calamité-, la relation "spéciale" avec les USA est remise en cause -les américains parlent et les nippons approuvent-.
Les bases américaines au Japon sont sur la sellette, les accords secrets aussi, et le déménagement de la base d'Okinawa pour une autre partie de l'ile est remis en cause, pour le bouclier anti-missile, c'est l'air du "on en reparlera".

Donc, il fallait s'attendre à des réactions.
Le premier ministre est accusé de malversations sur les fonds de campagne.
Bon, comme ces fonds venaient de lui et de sa mère, on serait ici subjugué par tant d'honnêteté -c'est rare les hommes politiques qui paient eux-mêmes leur campagne en occident, c'est quasi de l'héroïsme du samouraï- .
Mais cette campagne est destinée à le gêner.
Avec un risque : celui du quitte ou double. En effet, on peut voir arriver quelqu'un qui cherchera à se passer totalement des USA.
La volonté de relations rééquilibrées en faveur du Japon, passe mal, au Japon même.

Les USA sont victimes de leur conception des alliances : ils veulent des vassaux, et non des égaux. Ils n'auront ni l'un, ni l'autre.
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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 18:07
CruauteDeLaGuerre.GIFLa lutte des classes n'a jamais cessé, mais elle a disparu du vocabulaire. Trop "Marxistes".
Pourtant, nous en avons un emblème dans Fannie Mae et Freddie Mac.
La première a perdu 120 milliards de $, la seconde 70.
Dans les deux cas, la rémunération des dirigeants, les rachats d'actions, les "politiques" de dividendes ont siphonnés la bagatelle de 53 et 106 milliards. (Paul Jorion, dans "la crise du capitalisme américain").
On voit donc que tous, étaient exagéré, et que les "bénéfices" étaient fictifs. Pourquoi ? Parce que tout était bon pour les gonfler.

la mentalité était de prendre l'oseille, se tirer, et après le déluge.

Les dirigeants, à la dure, devront se "contenter" de 6 millions de $ par an et leurs adjoints, de la moitié.
Pour des gens qui ne seront plus que des courroies de transmissions d'administrations, c'est plantureux.
Bien entendu, dans ce contexte, les actions ne valant plus rien, les stocks-options auraient été de nulle valeur. C'est, dans les faits, une notable augmentation.

Le thermomètre est cassé, et la période -courte, un peu plus d'un siècle- d'organisation des mouvements sociaux, semble t' il, passée.
Mais les dirigeants en cassant ce thermomètre, ont cassé l'instrument de mesure, et non la fièvre. L'augmentation dont ne parle aucun média, sauf pour l'Iran diabolisé, c'est la montée en flèche des émeutes.
On peut noter 3 pôles d'émeutes dans le monde, l'Europe, l'Inde et la Chine.
Pour certains pays, comme le Mexique, ou le Brésil, on est déjà passé au stade supérieur, la guerre.
L'émeute disparaît quand on passe au cran au dessus.
Je l'ai déjà signalé, pour le renseignement français, la situation à Ciudad juarez évoque en intensité "les pires heures de la guerre d'Algérie".
Comme, bien entendu, il n'y a pas de moyen de quantifier la situation, il faut s'en tenir à des impressions.
Dans tous les cas, deux typologies, l'intérêt direct : par exemple, le patron annonce le licenciement de 80 % des employés, et il est mis à mort immédiatement, ou le mouvement de foules, dans des situations où il n'y a pas d'intérêts directs : la mort suspecte d'une personne, la suspicion que des puissants sont impliqués.

La fièvre monte donc, mais il n'y a plus de compteur et officiellement, l'ordre règne.
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 13:36
argent.jpgIl y a quelques années le pape demandait pardon.
Pour la Saint Barthélémy. Le seul hic, c'est qu'il se mêlait de ce qui ne le concernait pas, et que les victimes du massacre furent réhabilités en 1576 (Paix de Beaulieu) et diverses mesures compensatoires leurs furent accordées (restitution des biens et 6 ans d'exemption d'impôts).

Aujourd'hui, dans la même veine, Israël demande un milliard d'euros à l'Allemagne pour le travail forcé imposé aux juifs.
Cela amène plusieurs remarques.
- L'état d'Israël n'est nullement héritier des victimes du nazisme, il n'a pas à être payé en leurs lieux et places,
- Un traité de réparation a été signé en 1952, diverses mesures ont été prises par les gouvernements pour indemnisés les victimes de la seconde guerre mondiale. En France notamment, les juifs furent mieux indemnisés que les autres, et dans des conditions différentes,
-"
Après la guerre, l'Allemagne fédérale a versé des indemnités et des pensions aux victimes du IIIe Reich, en particulier à Israël et aux survivants de la Shoah, pour un montant cumulé dépassant les 100 milliards de marks. Mais la conférence de Londres de 1951-1953 a reporté le paiement des réparations de guerre – dont l'indemnisation des travailleurs forcés – à la signature d'un traité de paix, impossible tant que l'Allemagne était divisée. Plus prosaïquement, la jeune République fédérale, qui a fait un effort jugé à l'époque énorme envers les juifs, était financièrement incapable de verser un salaire à tous les travailleurs exploités par le III e Reich. "
- le travail forcé sous le III°reich concernait surtout des non-juifs, européens de l'est, dans une écrasante majorité.
En ce qui concerne la France, c'est Jean Mattéoli dans le RAPPORT GENERAL sur la mission d'étude de la spoliation des juifs de France qui dit  : "
La seconde surprise, heureuse celle-là, a été de constater le volume et la diversité des mesures de restitution. Annoncée dans l'été 1940 par le chef de la France libre, l'annulation des actes de spoliation a été entreprise dès la Libération. Les ordonnances du gouvernement provisoire de la République française, puis les lois votées par le peuple français, ont mis en oeuvre les principes posés, et rétabli dans leurs droits les victimes des persécutions.  "

Les demandes israëliennes sont donc la sébile du mendiant, alors que le problème a déjà largement été traité, souvent mieux que pour les autres victimes de la guerre.
Il ne faut pas oublier l'état général de l'Europe en 1945.
On fait comme si rien ne s'était passé depuis 64 ans.

C'est un mélange de culte névrotique de l'holocauste, et de pression terroriste sur les gouvernements.
En même temps, les survivants sont eux-mêmes très délaissés, un prétexte.

Cela, au même moment où l'on apprend, comme par hasard, en Israël, on reconnait le prélèvement d'organes sans consentement, après l'avoir qualifié "d'antisémite".
Bien entendu, le dossier évoluera aussi. C'est sans doute, bien pire. Et pour le moment, seule une demi-vérité a été admise.
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 13:46
Honduras_carte.pngTous ceux qui, en hommes et femmes de goût, ont la collection complête des G. Lagaffe auront reconnus le mot culte.
Aujourd'hui, la réalité dépasse la fiction. On se souvient de bien des aventures de Gaston. A un moment, il crée une télécommande si puissante, qu'il dirige la station orbitale soviétique.

Aujourd'hui, on vient d'apprendre que les drones "predators" à  4.5 millions la bête, ont été piraté en Irak (peut-être des lecteurs de "Spirou") et que d'ailleurs, le piratage fonctionne sur toute la flotte aérienne militaire US
On voit donc le niveau réel de la puissance militaire US. 1000 milliards, pour, par exemple, essayer de déployer 30 000 hommes supplémentaires en Irak.
Ils y mettront un an.
En réalité, on voit le point de décadence des empires.
Napoléon pendant la retraite de Russie appelait encore "divisions", "corps d'armées", "armées", ce qui n'était plus qu'une poignée d'hommes.
En 1945, les divisions d'infanteries allemandes étaient réduites à des effectifs ridicules : en moyenne 3000 hommes, et les divisions blindées avaient vu se réduire leur dotation en chars de moitié, passant de 300 à 160, et encore, quand elles disposaient de ce chiffre.

Autre dérive : Jean Roch Coignet raconte qu'en 1813 ; il mit pratiquement l'armée à pied : tous ne se déplaçaient plus qu'en voiture, encombrant les routes.
Aussi, certains ennemis de l'empire, voient ils encore dans le prisme de l'empire.
Celui-ci, dont la "force" militaire devient ridicule n'est plus capable que d'aligner quelques milliers de soldats, et la seule pensée d'en aligner plus devient problématique.
Si l'illusion de puissance perdure chez les uns (les impériaux), elle perdure aussi involontairement chez leurs opposants.
Toute mobilisation tournerait à la confusion au désordre et à la révolte.
1830 et la prise d'Alger, aboutirent à la chute du régime. 
Même le déploiement de ces poignées d'hommes est désormais problématique. On a vu les fusils français qui ne tiraient plus qu'à trente mètres, et les les fusils américains qui s'enrayaient trop fréquemment.

Aussi, certaines choses ont plusieurs facettes : le coup d'état du Honduras est un mélange de machiavélisme, de naïveté et d'impuissance.
Ce coup montre la "force" réelle de l'empire.
Il n'y a pas de gloire à déstabiliser un pays de pas même 8 millions d'habitants, sans arriver à le contrôler réellement.
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 08:12
Le problème n'est pas la Grêce, le problème ce n'est pas l'Espagne, ni même l'Islande ou l'Irlande.
Le problème, ce sont les USA et la Grande Bretagne, dont la note n'a pas été dégradée.
Les agences de notation ont la trouille, ce  sont des lâches.

Le second problème, notamment en France, c'est que les gouvernements, objectivement, sont devenus fous.
Dans une conjoncture troublée, on ne tape pas sur les forces de l'ordre, ni les policiers dont on réduit les effectifs, ni des gardiens de prisons dont on ne paie pas les heures supplémentaires, ni les dimanches et jours fériés.
Le suicide absolu, c'est le cas nord américain, où certains comtés licencient 80 % de leur personnel...

Pourquoi ?  Le problème n'est ni dans les dépenses, ni dans les hausses d'impôts, le problème est que la banqueroute de la dette devient incontournable, ainsi que la reprise de la création monétaire par les états.

Conclusion ? Sur les banquiers et les marchés financiers, il devient obligatoire de tirer la chasse : ça pue.

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 07:55
Un nouveau jeu fait fureur en Grande Bretagne : assommez un banquier, d'ou la pénurie de maillets.
Après l'agression assommante contre Berlusconi (d'habitude, c'est lui qui est assommant, un vrai soporifique), on voit que la tension monte contre les élites.


Vous pouvez vous entrainer, en commandant un cor de chasse sur e-bay, à prix modique. (Dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde).

Enfin, le bon côté des choses, c'est qu'il risque d'y avoir des personnes contentes : fabriquants de maillets, de cors de chasse, affûteurs de machettes...
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 19:26
On voit tout de suite une démocratie vivante...
Ce qui est canon, c'est la présence dans l'hémicycle.

Et le cas italien : Berlusconi attaqué par un déséquilibré (jaloux ?). Quelqu'un pourra bénéficier d'un nouveau surnom : gueule d'amour...
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