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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 14:36
Dans l'automobile, l'heure n'est plus à la rémunération gargantuesque pour les patrons, elle n'est même plus à la rémunération, l'heure, qui avait sonné depuis bien longtemps d'ailleurs, c'est de virer les incapables, c'est à dire les dirigeants.
Leur seule capacité, c'était de faire carrière et de se couler dans le moule.
Rick Wagoner, arrivé à la tête de General Motors a juste eu le temps de mener la firme au gouffre, en la spécialisant dans les 4 X 4, SUW, gros modèles, tout en abandonnant le reste.
Sous son règne, GM a perdu 82 milliards et 95 % de sa capitalisation boursière.
Il faut croire que l'incompétence, aussi crasse que notoire, n'est pas considéré comme un défaut comme PDG, et qu'il ait pu rester en fonction, malgré un tel bilan.
N'ayez aucune crainte pour Wagoner, sa fortune permettra à sa famille de vivre quelques siécles.
GM et Chrysler sont au bord du gouffre, mais Nardelli, dont les frasques passées (210 millions de $ pour avoir coulé Home depot), ont été oubliées, est moins sur la sellette.
Le PDG de Peugeot est aussi débarqué sans tambours, ni trompettes, mais avec pertes et fracas.
En France, la SPP (société de protection des patrons) aussi appelé UMP, siége social à l'Elysée, bride, mais au minimum, les rémunérations patronales.
Bien entendu, pas question de suppression du bouclier fiscal et d'augmentation de l'IRPP.
Après tout, on ne peut que se féliciter de la bienveillance du gouvernement pour les personnes ne bénéficiant visiblement plus de toutes leurs facultés mentales.
On regrettera simplement que cette bienveillance ne soit pas généralisée.
On taxera simplement aux personnes âgées, leurs économies et leur habitation. Enfin, si il leur en reste, qui vaille quelque chose.
Ce n'est pas le "comportement irresponsable" des certains patrons qui sont à fustiger.
C'est le comportement irresponsable des gouvernements qui abaisse l'impôt sur le revenu depuis des années, qui libéralise marché des capitaux et supprime les droits de douanes.
D'ailleurs, toutes les grandes entreprises sont aidés : les baisses d'impôts, l'indemnisation du chômage, ce sont aussi et surtout des aides aux entreprises.

Photo : un expert en débarquement, qui finit au trou. Un symbole.
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 14:17
Dimitry Orlov avait parlé du "retard d'effondrement" des USA, vis à vis de l'URSS.
Le retard d'efffondrement ne demandait que le temps d'être comblé, les Etats-Unis sont dans une situation pire que ne l'était l'URSS et surtout, sa population était bien mieux préparé physiquement et psychologiquement parlant.
En un mot, les Soviétiques s'étaient quand même relativement distancié du système, de par leur mode de vie et leurs croyances.
Pour Desmond Lachman, plus rien ne distingue USA,  Argentine et Russie de la fin 1999.
On peut ne pas être tout à fait d'accord avec ce point de vue.
Celui d'Orlov semble plus juste.
On peut tout à fait rompre avec la logique du système et annoncer le "jubilé", la fin des dettes, puisque, de toutes façons, elles ne seront en aucun cas et jamais remboursées.
Mais, pour dire vrai, ce qui est important est ailleurs.
Désormais, à l'intérieur même des Etats-Unis, on vient de reconnaitre la fin de l'imperiuum au profit d'une "banana republic" de fort bon aloi, elle.
Il reste la donne militaire. 800 bases à l'étranger, ce n'est pas rien. Cela nous ramène plutôt à la crise russe de 1989.
L'empire extérieur était intact. Il sera promptement liquidé et le ralliement sarkozyste à l'OTAN sombre dans le ridicule.
Comme tout les empires, il s'effondre par son centre, alors que les périphéries s'avérent paradoxalement plus solides que son coeur.

Mais, il existe une différence énorme avec l'histoire depuis le 16° siécle. Braudel disait que la fin d'un centre était concomitante avec la montée d'un autre centre capitaliste.
Anvers s'effaça au profit d'Amsterdam, celle-ci au profit de Londres, Londres au profit de New-York.
Bien entendu, on peut remonter plus loin, au moyen-âge, où l'on voit l'existence d'une seule métropole centre.
Aujourd'hui, on n'assiste pas à la montée en puissance d'une alternative à l'amérique et à sa conurbation New-yorkaise.
Le centre est en crise, mais pour l'instant, aucun autre centre ne monte en puissance et surtout, personne ne fait mine de ramasser le flambeau tombé.
On peut donc se demander si le capitalisme, lui-même, n'est pas touché.
Il serait bon de rappeler qu'aucune institution n'est immortelle.

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 12:49
Combien valent deux mots ?  100 000 euros la bête. C'est le prix du changement de nom d'aéroports de Lyon.
On n'imagine pas la somme de travail, la débauche extraordinaire de neurones qu'il a fallu pour trouver une formule choc si bien troussée.
Le préfet trouve l'appelation saumâtre. En réalité, il a mal réagi. Cette appelation n'est pas saumâtre, payer 200 000 euros pour ça, ça relève purement de la psychiatrie.
En effet, l'impact est facile à chiffrer, il sera égal à zéro.
On devine le degré d'inculture, de suivisme et l'absence totale d'esprit critique le plus élémentaire qu'il faut pour arriver à ce genre de "trouvailles".
Mais, à l'heure des estomacs sans fonds dans les conseils d'administration, 200 000 euros sont ils sans doute perçus comme de la menue monnaie, de la pistraille.
Quand à 70 millions d'euros, distribués comme bonus par Natixis, ce n'est pas, selon elle un "mégabonus", distribué à 3000 salariés, sans doute pour cause de résultats "exceptionnels" (ça, pour être exceptionnels, ils sont exceptionnellement mauvais).
Les pantalonnades présidentielles sur les bonus, stocks-options, qui bien sûr, sont totalement immoraux, ne peuvent faire oublier l'essentiel, la montée du chômage.
Le déploiement d'énergie pour les contenir, les faire supprimer, veulent faire oublier, une chose, ce qui rétribue un travail, c'est un salaire.
le reste est supprimable et pour éviter les dérives, il existe deux choses : les impôts et les contrôles fiscaux.

En réalité, on retombe, dans les deux cas, sur les phénomènes qui travaille une société travaillée par des symptômes révolutionnaires.
L'élite, l'aristocratie, méprise et dissout le peuple. Elle le nie. Elle change le nom dont elle a honte "aéroports de Lyon", pour un ridicule pathétique et dérisoire "lyon airports", sans trouver choquant les 200 000 euros de confiture aux cochons que cela représente comme dépense.
Cette volonté de distanciation se retrouve avec bonus et stock-options, sans voir que cela de choquant, passe au rang de provocation pure et simple quand on annonce 80 000 chômeurs supplémentaires par mois.
La haine et la volonté d'en découdre se construisent longuement en amont de toute révolution.
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 13:30
Les révolutions sont la conséquences de l'état d'une société. Elles sont clairement la conséquence de l'alphabétisation.
Quand je parle de révolution, je ne parle pas que de révolution politique, mais aussi et surtout de révolution industrielle, économique et sociale.
En effet, il existe mécaniquement l'effet de révolution : la révolution politique intervient sitôt atteint 10 % de la population alphabétisée, et 50 %.
En France, ces deux seuils sont atteints en 1550 et 1780. La période que nous appelons "guerre de religions", et leurs contemporains "les troubles", sont l'effet d'une mutation de la société. Elle comporte désormais trop de personnes alphabétisées pour être gouvernée comme avant.
On ne relatera donc pas, ni la révolution Française, ni les guerres de religion.
Mais, dépasser ce seuil de 50 % entraine aussi une autre sorte de révolution : avec un décalé de 50 ans, on atteint aussi le stade de la révolution industrielle.
La population instruite est beaucoup plus productive, exploitable.

Il exista une exception au XX° siècle : le ouvoir communiste russe brusqua le mouvement. L'alphabétisation monte en puissance dans les années 1920, et le pourcentage de personnes sachant lire et écrire, même sommairement passe de 50 % à 80 % en une décennie. Il n'y aura pas de pause, l'industrialisation est de la décennie 1930.
Il s'agira aussi d'une des causes de la résistance RUSSE en 1941 : l'idée dans l'air était qu'abandonner, c'était abandonner tous les efforts colossaux des 20 dernières années.
La croissance chinoise est aussi une conséquence de l'alphabétisation, couplée à un phénomène de rattrapage.
Dans un blog, que j'aime lire pour sa partie "analyse" (et pas du tout pour les leçons retirées), la conclusion de l'auteur est sans appel :
"Désolé pour ceux qui pourchassent un "néo-libéralisme" imaginaire (à coup de slogans et de jolis discours creux ne contenant pas la moindre preuve chiffrée pour étayer leurs dires), mais les faits et les chiffres sont implacables, nous vivons bien actuellement dans des économies plus étatisées que jamais... à une notable exception près, la Chine, dont le poids de l'état est passé de 90% à moins de 40% au cours des dernières décennies, et qui a "comme par hasard" réalisé la plus forte expansion économique de toutes les grandes économies.  "

Bien entendu, les phénomènes d'alphabétisation, de rattrapage économique sont complètement passés sous silence.
On peut, bien entendu, noter aussi, l'absence de référence au modèle russe : l'écrasement de la période intermédiaire entre achèvement de l'alphabétisation et le décollage économique. Ce n'est pas du aux forces du marché, à la "désétatisation" (toute relative en Chine)  mais à la poigne de fer du pouvoir.
Le dite Chine avait précédemment, d'ailleurs, écrasée sa démographie sous un gant d'acier.
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 18:28
Les achats d'armements, devenus quasi libres depuis 2000, ont encore augmentés outre Atlantique.
Un plus 26 % qui augure mal.
Les ventes d'armes concernent toutes les catégories. L'administration Bush avait même légalisé la vente de tous types d'armements, même le top du top militaire.
La conséquence directe en est le surarmement des cartels mexicains, une situation militarisée à l'extrême dans ce pays et le renseignement militaire français évoque une situation comparable aux pires heures de la guerre d'Algérie.
Les cartels ont neutralisés la police mexicaine.
L'armée mexicaine compte 130 000 hommes, les cartels 100 000.
Ceux-ci n'ont aucun problème de recrutement, alimentés qu'ils sont par les violences militaires, la crise économique et l'absence d'alternatives.
Les combats, s'étendent d'ailleurs sur le sol US proprement dit. Des véritables raids sont menés sur les villes du sud des USA, les cartels sont aussi, déjà présent sur le sol américain, par l'intermédiaire des communautés latinos.

Le congrès US a acté la gravité de la situation, "aussi grave que celle du Pakistan", pourrissement soigneusement caché sous l'administration Bush et qui répparait désormais en pleine lumière.
Ce pourrissement du Mexique a plusieurs causes. C'est d'abord, une conséquence du "peak oil", et notamment du déclin du grand gisement Cantarell.
Les réserves mexicaines s'amenuisent à vue d'oeil.
Ensuite, la destructuration de la société mexicaine par les politiques libérales a déblayé le champ aux cartels de la drogue.
Mais on peut citer aussi, l'élection très contesté d'un Calderon, à l'issue d'un tour de passe-passe, comme on l'a vu aux USA en 2000.
En bref, rien réjouissant dans cette optique.
Pour ce qui concerne l'armée US, cette crise, s'ajoute aux autres crises et sans doute alimentera t'elle une grande mutation.
Il y a en effet, beaucoup trop de graisse dans cette armée et bien peu de muscle. 150 000 hommes pour les unités de combats, pour des effectifs totaux de 1 400 000 hommes.
C'est devenu une bureaucratie étouffante, contestée (dans le système d'acquisitions d'armes), et que d'aucun voudraient réformer de manière drastique et expéditive.
En partant du fait que le système est irréformable, on le supprime, en renvoyant tout le monde à la caserne.
Cela tombe excellement bien. A la frontière mexicaine, c'est de fantassins pousse-cailloux dont ils vont avoir besoin, pas d'avions à 500 millions de $ la bête.
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 12:02
La plupart des gens ignorent dans quel monde ils vivent.
Paradoxalement, bientôt 20 ans après la fin de la guerre froide, c'est encore sous le signe d'une rivalité russo-américaine, plus vive que jamais, que s'exerce la tutelle du monde.
En effet, si le triomphe américain semblait sans appel dans la décennie 1990, il faut rappeler un certain nombre d'éléments, toujours d'actualité.
D'abord, la seule existence de la Russie a empêché, empêche, une domination US de longue durée.
Parce que, le vieil équilibre de la terreur, même réduit de 75 %, existe toujours.
On parle de le réduire encore, à une fraction correspondant à 10 % de son ancien potentiel, mais il est encore et toujours là.
La Russie a fait le ménage, dans son complexe militaro-industriel. Elle a arrêté la plupart des projets, mais pas tous, loin de là.
Au contraire, pour la plupart de ceux qu'elle a continué à développé, elle est devenue prix d'excellence.
Elle dispose de la technologie des missiles capables de maitriser armée américaine  et armée israélienne.
Au contraire, le pentagone a littéralement ployé et s'est effondré sous le poids de ses budgets d'acquisitions d'armes.
C'est un gaspillage sans nom, aujourd'hui contesté, de plus en plus violemment.
Nixon, en son temps, y avait mis bon ordre. Sans doute, c'est la réelle raison du Watergate.
Nixon n'était pas réputé pour ses idées, Eisenhower le brocardait là-dessus, mais tout le monde savait qu'il était le boss, et il fichait la trouille à la totalité de l'appareil de pouvoir.
Ensuite, l'aviation stratégique russe, les sous-marins chinois, ont réussis chacun à surprendre des porte-avions US.
Enfin, l'armée américaine est épuisée par un combat trop long en Irak et en Afghanistan, les pertes sont lourdes, trop lourdes, bien plus lourdes qu'on ne le dit.
Enfin, les manoeuvres du millénaire ont tournées au désastre pour l'armée US.
L'armée US a été incapable de s'adapter à un adversaire ne combattant pas selon ses normes (silence radio, estafettes et appels par muezzin).
On a vu la montée en puissance de la résistance en Irak, et maintenant la montée en puissance de la guerre en Afghanistan.
La technologie n'a servie à rien en Irak, sinon "à se mettre la tête dans un pot de chambre", et si une certaine normalisation est à l'oeuvre, c'est avec la très antique méthode carthaginoise, très élargie : on prend des mercenaires, et dans ce cas d'espèce, on achète tout le monde.
La dernière superpuissance meurt. Elle peut espérer garder un certain statut en faisant deux choses. La première, c'est de réduire son déploiement, 800 bases à l'étranger, c'est beaucoup trop, en supprimant sa bureaucratie et en regonflant ses unités de combats. 1 400 000 soldats et  150 000 combattants, c'est caricatural. L'US air force a démontré son inutilité profonde. Une guerre se gagne au sol.
Ensuite, en préservant le sceptre de Neptune. C'est sans doute cette option qui a été retenu. Le poids de plus en plus grand des amiraux dans la hiérarchie militaire est de plus en plus éclatant.
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 09:41
Quand De Gaulle demanda de l'or à la place des dollars que la France détenait, mai 1968 survint opportunément pour le déstabiliser.
Mais la fin de la décennie 1960 vit beaucoup de mouvements étudiants dans le monde.
A cette époque, les USA était une puissance embourbée dans un conflit et assaillie de problèmes.
Les "amis" devaient être repris en main.
Pour le LEAP 2020 (Laboratoire européen d'anticipation politique), les anglos (au sens large : britanniques + américains), tentent de déstabiliser l'euro et l'union européenne, par la mise en évidence d'investissements imprudents et massifs en Europe de l'Est.
Pour le LEAP 2020, il n'y a pas d'investissements hasardeux. Les pays est européens avaient besoins des investissements immobiliers après des décennies de communisme où le logement fut assez délaissé.
Ce point de vue, est, à mon avis, ni complètement faux, ni complètement vrai.
Il fait l'impasse sur un autre problème, géographique, géostratégique.
En effet, l'Europe de l'est est une économie continentale, comme celle de la Russie et de l'Ex-Urss.
En cela, à l'image de la France du XVIII° siècle, où l'état fut brillant, mais l'économie à la traine, il s'agit d'un ensemble géopolitique qui a un lourd handicap initial, celui d'être perdu dans son immensité.

Général immensité protège la Russie, mais la plombe aussi économiquement.
Cette remarque est aussi vraie pour l'Europe de l'Est, au moins au niveau du plombage.
Dans le triomphe des anglos de ces deux derniers siècles, on n'a pas fait la part des choses : celui de disposer de voies de communications, les mers, et de la maitrise de celle-ci.
Les concentrations sont faciles, aisées à l'inverse de la terre. C'est vrai au niveau militaire. C'est aussi vrai en économie.
Les investissements européens dans le continent, ont ils été largements imprudents. En effet, la donne transport n'implique pas un développement rapide de cet ensemble.
Les pays qui ont décollés sont TOUS des pays qui avaient de larges façades maritimes, des voies de communications aisées.
Les puissances dominantes ont toujours été des puissances maritimes.
Les pays de l'est, avant d'investir dans les briques, souffraient déjà de problèmes d'infrastructures.

Les banques européennes ont été largement imprudentes. Avoir de meilleurs logements au milieu de nulle part, ce n'est pas adéquat. Une bonne partie des 1700 milliards investis seront donc effectivement perdus.

Samedi 21 Mars 2009

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