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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 06:31

" Patrick
Je me suis bien marré quand vous rappelez quelques évidences sur S. Plaza. Mais je ne serai pas si dur avec les branleurs dont je fais partie. En effet, à qui la faute si avec le pétrole, on est passé de 80% de paysans à 2%. Que doivent faire les 75% d'inutiles, se tourner les pouces ?
La nature a horreur du vide crée par l'excédent d'énergie et le progrès technique. Alors on remonte dans la pyramide des besoins. Au sommet il y a le besoin de reconnaissance dont S. Plaza est un promoteur. Avec la fin du pétrole, il restera le progrès technique et les techniques de culture doivent permettre de nourrir les 100% avec maxi 15%. Il restera donc toujours des branleurs à occuper
Moi, je suis contrôleur de gestion, j'ai une utilité toute relative car la plupart des usines sont parties en Chine. Mais on me paye bien pour bidouiller des tableaux et des analyses powerpointisables par les "managers". Je suis un gueux mais un gueux bien payé. Je fais partie des pseudo winner car j'ai pu m'acheter une maison en région lyonnaise (une fortune pour ce que c'est) mais que faire d'autres, élever des chèvres ? "

Félicitation à ce lecteur (David), qui n'est pas bégueule comme certains, et reconnait que son travail, finalement, n'est que très marginalement utile (version optimiste), voir totalement nuisible (version pessimiste).

En réalité, la question, c'est que "l'économie est l'art du choix, et tout choix est politique".

On a glorifié le travail, alors qu'au moyen âge, le travail c'était pas ça. Si les récoltes étaient un coup de bourre, le reste de temps, c'était la société du loisir, genre Corée du nord, comme le dit Alain Soral. Tout le monde travail, 44 heures par semaine, mais peu et sans être stressé.

Dans une société très peu ouverte économiquement, le plein emploi est facile.

60 à 80 jours de fêtes au moyen âge, et les 3/4 de l'année, pas grand chose à faire. Une économie reposant sur la culture de plantes, ça n'occupe pas beaucoup. Ce qui tient du temps, tout le temps, ce sont les bêtes. Et les bêtes, un gros troupeau, au moyen âge, c'est 5 ou 6 bêtes, mais pour cela, on a des valets.

C'est un choix qui a été fait au sommet de la société. Au lieu d'avoir beaucoup de temps libre, et des hommes au bistro, il a fallu les déporter en ville.

Mon cher David, vous avez été complétement avalé par le système. Et incapable de vivre sans lui, sans carte bleue, et tout un tas de choses, dont on peut se demander l'utilité. Non que je vous en blâme, mais c'est un constat.

Le problème, c'est que perdurer dans ce système va être de moins en moins possible, au moins sous cette forme. L'agglomération lyonnaise est incapable de vivre comme toutes les grandes villes à moyen-long terme, du moins, avec son importance actuelle.

Le choc pétrolier, ça s'appelle le chômage, et celui qui s'y retrouve, le sent passer. Ce qui est en cause, c'est le système économique basé sur les échanges, et les échanges, sur le pétrole.

Quand les usines en Chine n'auront plus de clients, et les marchandises plus exportables, que restera t'il ?

Le choix entre la société "du travail" (mais pas pour tout le monde) et la société du loisir est un choix politique, qui a vu des affrontements sévères, notamment, les guerres dites "de religion", du 16° siècle. Les protestants, étaient ceux qui voulaient la régression sociale absolue, pour mettre toutes ces feignasses au travail, pas des gens innocents voulant prier comme ils voulaient. C'était la moitié des 10 % les plus riches, les plus aisés, les plus nobles, de la population française qui voulaient écraser les 90 % autres...

Comme on disait à l'époque, ils auraient écorchés un pou, pour en avoir la peau.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 06:48

Un gouvernement, ça agit en cercles. Plus c'est loin des yeux, et donc du coeur, plus on s'en fout.
La théorie des cercles s'appliquent parfaitement. Les villes centres sont macronistes jusqu'à l'écoeurement des 90 % parisiens. Il faut être sacrément rebelle dans cette ville pour avoir un cerveau, et du sens critique.

Ville de lobotomisés graves.

Au contraire, l'outremer pendant la présidentielle, a vu une nette percée de MLP, signe d'autant plus fort, que le FN y était symbolique.
C'est que l'outremer est le premier concerné par l'effondrement et la distanciation des liens avec la métropole. Après, on voit la France périphérique mal voter. Et les villes centres tertiaires s'imaginer que tout va continuer comme avant, dans leur foutu société pétrolière.

Comme la partie périphérique des USA a voté massivement Trump, sur 80 % du territoire...

Clair aveuglement du villageois central, perdu dans son village, fut il parisien.

Cela se lit aussi dans les prix immobiliers, qui deviennent très bas dans la majorité du pays, et reste très haut dans les villes où la non-économie tertiaire perdure.

Société de caste et d'ordre, ou les branleurs inutiles sont bien payés, et les productifs maltraités. Société qu'incarne à merveille S. Plazza. Incapable de rien faire de ses 10 doigts, ça ne l'empêche pas de -très bien- vivre d'une activité profondément et intrinsèquement inutile.

On va voir ce que Saint Martin et Saint Barth vont devenir. Mais 800 habitants au km2 ? Cela ne serait pas de la foutaise ? Et est ce que ce sera rebâti ? Ou Saint Martin va devenir un Saint Barth bis, avec une petite population locale, et ses réserves de riches, qui peuvent, de temps en temps, se payer une reconstruction. Du moins, tant qu'ils ont encore de l'argent, et du pétrole pour se déplacer. Après, un ultime cyclone finira de ravager une ile où vivra quelques centaines ou milliers d'habitants.

Ces habitants sont aussi responsables quelque part du cyclone : vivant sur un rocher, sur une économie bâtie sur le pétrole, l'afflux de touristes en avion, et même, de tout approvisionnement, leur responsabilité est écrasante. Prenez exemple sur le nord coréen.

"Ces iles n'ont aucun avenir. A moins que leur population ne retombe comme un soufflet." : Tu aurais pu écrire : "La Terre n'a aucun avenir. A moins que sa population ne retombe comme un soufflet." Ces îles ne sont qu'un concentré de ce qui va se passer à l'échelle de notre planète.

Simplement, pas à la même vitesse. Pendant que le bassin minier du nord vote FN, une majorité macroniste est élue. Les uns voient l'eau monter dans la cale, les autres ne sont même pas au courant que le Titanic a sa coque déchirée.

Syrie : même schéma. Le régime avait abandonné largement militairement les parties périphériques peu peuplées, et qui s'étaient encore largement vidées.

Maintenant, c'est l'heure de la reconquête de ses parties périphériques, et s'agripper à la ville de Deir Ezzor, c'était s'agripper à une ville centre, d'une province excentrée.

Quand à la guerre moderne dont on nous parle pour la Syrie, bien des traits existaient pendant la première guerre mondiale. Le travail de sape, la mécanisation, l'appui de troupes réduites à des blindés, et surtout, troupes entrainées de 1917-1918, tout cela ne vient pas en quelques jours. La guerre, c'est une affaire de guerrier, et on met du temps à transformer un troufion en guerrier habile. Plus que le matériel, c'est ce guerrier habile qui importe, le cercle de soldats, qui mène toutes les batailles, les 20 survivants des 180 premiers partants... Le fait que l'armée française considérait une troupe détruite, et la relevait quand 40 % des effectifs étaient perdus, a conduit à une création plus importante de cercles de soldats confirmés.

Théorie des cercles aussi, dans l'immobilier. Hier, je passais à Retournac, en forte croissance démographique depuis 1999 sinon depuis 1990. Des maisons, en bonne état, à vendre partout, quelques tènements en mauvais ou très mauvais état. Des panneaux "à vendre", "à acheter", "à louer", partout. Et si on part sur la montagne au delà de la Loire, c'est encore pire. Heureusement qu'il y a les cadres lyonnais survivalistes pour acheter. ça grouille.

Des prix très bas, mais le bas de la crise, sera atteint quand les prix seront tellement bas que c'est le voisin qui achètera pour détruire la maison adjacente et se faire de la place. Je rêve ? Non, c'est ce qu'on fait les agriculteurs pendant des décennies. Pas besoins de barbares pour détruire.

Ce que fait le cyclone là-bas, l'économie le fait ici.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 18:58

A Saint Martin. Les iles de Saint Martin et Saint Barthélemy, c'était le trou du cul du monde. C'était un médecin, un Saint Barth, qui me l'avait dit. Il n'avait pas commencé sa carrière comme médecin, mais comme pirate disait il, plus précisément, forceur de blocus, exactement, aux temps du blocus américain contre la Martinique, qui abritait les stocks d'or français.

bref, là n'est pas le propos. Aujourd'hui, les "isles", sont des réserves de riches, en pleine explosion démographique.

Saint Martin est passé de 4 000 habitants (1962), à 35 000 (2014), sur la totalité de l'ile, 75 000 habitants, et ressources inexistantes, pas même hydriques... Basé uniquement sur l'héliotropisme des riches, de l'afflux de serviteurs (le fameux ruissellement), avec comme emblème, ces résidences de millionnaires qui s'affichent impunément.

Saint Barth a aussi vu l'explosion, de 2 200 habitants (1961) à 9 400 (2014). L'ile mise sur le tourisme des riches, l'autre sur un tourisme plus commun.

Iles surpeuplées, chômage de masse  (saint Martin), et immigration, voilà les clefs de l'explosion. L'état s'effondre, et le naturel humain reprend le dessus. Les uns pillent, les autres ripostent, et s'aperçoivent que cela peut être agréable.

Ces iles n'ont aucun avenir. A moins que leur population ne retombe comme un soufflet. Les ouragans n'ont été qu'un révélateur, à plusieurs niveaux.
Il est clair que l'état a été totalement nul sur ce point. La présidence Macron, n'est que celle de l'apparence, et c'est pour cela que je l'ai surnommé p'tit marquis de Belgueule. C'est tout ce qu'il a, et comme tous les présidents précédents, fera la même politique qu'eux, en espérant que l'emballage présenté, fera passer le suppo fuca.

C'est raté. Visiblement, l'outremer français est encore plus en crise que la métropole...En ce qui concerne le p'tit marquis, sait il que les deux iles sont des territoires français ???

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 21:19

La deuxième poche de Deir Ezzor vient d'être libérée. Sputnik parle de "la plus grande victoire de l'armée syrienne depuis 3 ans", et les mots de "l'armée syrienne écrase Daech", montrent une victoire très rapide, pratiquement en un clin d'oeil.

On aurait pu penser à une longue bataille, là, non. Tout a été réglé très vite, et la deuxième poche, celle de l'aéroport a été débloquée.
On peut visiblement admirer l'art du bluff russe, passant d'une attaque initiale par le sud, à un résultat par l'ouest.

La grande bataille dont rêvait Daech a eu lieu, mais ce n'est que celle d'une armée usée, et à bout de souffle.

De plus, les kurdes sont visiblement de plus en plus méfiants vis-à-vis des américains, considérés comme non fiables. L'abandon de leurs autres alliés, le retrait des forces dans le sud, la démoralisation de l'armée syrienne libre, font le reste. Pourquoi continuer à obéir à des petits foutriquets incompétents ?

Le seul problème de l'armée syrienne a été les jets à flots continus de tous les combattants venus du monde entier, se faire tuer comme des idiots.

Ils croyaient combattre pour une cause, ils n'étaient que de la chair à canon abusée, pour servir l'empire US, son avatar européen, les monarchies du golfe, et servir de prétexte à de copieux bénéfices. Je ne sais pas s'ils avaient anticipé cela.

La résistance inattendue du régime, l'aide qu'il a reçu de ses alliés, du Hezbollah, de l'Iran, de l'Irak, et de Russie, ont permis à un tout petit pays de résister à une guerre d'agression menée par une coalition représentant 600 millions de personnes.

L'armée de l'état islamique apparait usée, sans doute jetant des conscrits fraichement levés, sans doute sans expérience, pas volontaires, et qui se font vite tuer. Sans doute aussi, sont ils beaucoup moins nombreux, et sans doute aussi, la coalition syrie-hezbollah-iran-russie, se montre telle beaucoup plus efficace, passé un moment de réglage.

Les fins de guerre se ressemblent toutes. Un camp finit par s'effondrer.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 15:01

S'il y a une chose sur laquelle je suis d'accord, avec Todd, c'est le retour de l'état et de la nation. Pour le reste, c'est très discutable.
Que sont les Brics ? Finalement une union d'état ayant une nette conscience d'eux mêmes. Etats forts et stratèges, souvent, sans discussion. Bien sûr, certains sont infectés par la doxa occidentale, mais la plupart ne sont pas des petits états, facilement neutralisable par un porte avion dont ils ne peuvent se défendre.

"L'eurangoland", pour le saker (anglo), est en déconfiture. Et il ne lui reste que son arrogance.
Pour le petit marquis de belgueule, baron de jocrisse, l'arrogance est sa seconde nature.
Il ne lui vient même pas à l'idée que sa mondialisation chérie puisse fonctionner en marche arrière.

Vous êtes tous des fumeurs, alcoolo, fainéant, etc... J'en passe. Vous pouvez en rajouter. Ce qui n'empêche pas des inculpés pour agression avec arme par destination d'être promu chez ces gens là.

Pas grave.

En réalité, l'idéologie de la mondialisation, n'est que l'idéologie d'un empire à l'agonie.

Le retard mental consiste à penser que la mondialisation est irréversible. Comme je l'ai dit souvent, la mondialisation n'a été que le gaspillage pour des motifs futiles, d'une source d'énergie fossile, le pétrole, à vive allure.

Comme le dit Sapir, la violence du propos présidentiel, augure d'autres violences en retour.

" Il y a derrière le sentiment de supériorité couplé avec celui d’avoir raison, d’incarner le « camp du bien » que l’on trouve largement répandu dans cette élite néo-libérale. Pace qu’elle se croit détentrice d’un savoir supérieur, parce qu’elle est persuadé que ce savoir se combine avec une bienveillance dont elle serait la seule à disposer, elle ne peut qu’éprouver du mépris pour ses adversaires. "

Mépris réciproque, qui se finit toujours mal. On pourra bientôt appeler sa côte de popularité "le sous marin". Avec en prime, un échec économique retentissant, puisqu'il n'a même pas la prudence d'un Sarkozy ou d'un Hollande...

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 20:07

La débandade se fait voir de manière différente suivant les pays, mais c'est bien la débandade qui s'annonce.

Cuba et la Corée du nord avaient abordé la société de la sobriété  pétrolière, contraints et forcés, dans leur confrontation avec les USA.
Les deux sociétés avaient survécu.
Sans doute, certains choix peuvent ils paraître discutable. A mon avis, Castro refusant les agro-carburants à base de canne à sucre a commis une erreur. L'ile possède de nombreuses terres inoccupés, et le choix du débouché aura sans doute permis de mieux tirer parti de la récolte de sucre.

Aujourd'hui, aux Pays Bas, on brûle ce que l'on avait adoré ; le gisement de gaz de Gronigen fait beaucoup de dégâts, à cause des tremblements de terre, et les milliers de procès en cours, relativisent les gains économiques de l'exploitation, dont les recettes sont tombés à 5 milliards d'euros annuels, alors qu'on -sous- estime les dégâts à 1.2 milliards...

Bientôt, les dégâts dépasseront les recettes... Alors, on hésite à investir.
En Norvège, se pose le même problème. Devant la déplétion pétrolière, certains veulent pousser les investissements, pendant que d'autres se posent les questions de l'écologie et/ou de la rentabilité intrinsèque des nouveaux projets.

On parle de "vache à lait" pétrolière (et gazière), pour de nombreuses décennies. A mon avis, c'est un tantinet optimiste, vu le profil de la production. Là aussi va se poser le problème de la rentabilité intrinsèque du secteur.

Aux USA, dans le Texas éolien et pétrolier, le choix est fait. Seuls, 16 % des ménages étaient assurés pour les inondations, vu le coût de l'assurance (2000 $ par an). Ce qui est colossal, et à ajouter à tout le reste. Les autres devront se contenter d'aides minimes de la FEMA, sous forme de prêts à faible taux d'intérêt -mais prêts quand même-.

Alors, que la catastrophe donne lieu à une reconstruction triomphale, rien n'est moins sûr.

84 % des américains touchés par Harvey, risquent donc de se retrouver dans un mobil home, et encore, pas tous.
Pour ce qui est de la relance automobile, le bénéficiaire, c'est le pick-up à 2 500 $ qui risque d'être le grand gagnant, et pas le stock des 3 grands producteurs. Même si les véhicules étaient correctement assurés, si les victimes n'étaient pas assurés pour leur maison...

D'ailleurs, visiblement, il n'y a pas qu'aux USA que le phénomène fait tâche d'huile. Chez moi, l'immobilier qui se vend le mieux, le plus facilement, c'est le MO sur un bout de terrain, à petit prix. Le reste, il faut trouver l'acheteur.

La renégociation de l'ALENA est visiblement au point mort. Il est clair que renégocier l'ALENA, dans un contexte de déplétion pétrolière généralisée du continent sera compliqué, et il sera aussi compliqué de ne pas le faire.

Suite à harvey, les exportations de produits raffinés des USA se sont effondrés. Longue sera la remise en route.

Le p'tit marquis de belgueule fait encore parler de lui. Vous êtes tous des feignasses. A mesure, d'ailleurs que le crunch de l'énergie en Europe se propage, il y aura de plus en plus de feignasses.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 08:21

Le problème de bien des élites, c'est d'être, de leurs palais, coupés des réalités.
L'histoire ne manque pas de ces manoeuvriers retors et habiles, qui veulent s'emparer ou se maintenir au pouvoir, et qui en connaissent tous les rouages.
Seulement, comme dit parfois du char de l'état : "Le cheval était mort, le bois vermoulu et les rênes pourries".

Mais cela, particulièrement en haut, on ne s'en aperçoit que quand tout s'est disloqué.

La pitrerie "d'experts", voulant assoiffer de pétrole la Corée du nord, est de cet ordre là. Un embargo contre n'importe quel pays industriel le casserait très vite. Pas la Corée.

Mais là n'est pas la question. La pitrerie en cours est celle de Macron et Merkel (M&M's), voulant l'un formater son pays au moule en train de s'écrouler, l'autre reconstituer le 3° reich et la Waffen SS (rebaptisée divisions multinationales ), qui "exige un « leadership déterminé » - et « par l’Allemagne »". Un Führer, quoi.

Le monde actuel peut survivre, des pays peuvent maintenir leurs structures politiques, tant que les baisses d'énergies disponibles sont mesurées, du genre 2 % l'an. Les gens sont mécontents, mais ça peut passer, il suffit de trouver un torche-cul à jeter après usage, genre Hollande, Sarkozy, Macron.

Mais approche l'instant, où il y a de gros risques que l'énergie disponible baisse drastiquement. Le pétrole d'abord, avec la série de crises qui agitent les pays pétroliers. A mon sens, il faut bien étudier le devenir de l'Arabie Séoudite.

Quand à l'Allemagne, son "rêve", est désuet. Comment créer une armée européenne, distante des américains, quand celui qui tient les clefs de l'économie allemande, c'est Gazprom, dont l'indépendance avec le kremlin est toute relative. Et même inexistante.

Si D. Trump a été élu, c'est avant tout un symptôme d'effondrement. L'effondrement politique des structures existantes, suivant celle de bien des structures existantes aux USA. Et en cela, le rôle majeur de l'effondrement de ses principaux gisements de pétrole : Alaska, Cantarell (Mexique), brut conventionnel du Canada, et Venezuela.

"Une fois un certain seuil atteint, l'organisation sociale dans son ensemble entrera dans une phase de déclin des rendements marginaux, c'est-à-dire une phase critique qui, si elle était ignorée, pourrait conduire à l'effondrement de l'ensemble du système. "

Cette phase est active depuis près de 50 ans dans les pays de l'OCDE et de 80 ans, aux USA.
En Grande Bretagne, L'EROI (taux de retour énergétique en français), est en nette chute depuis le début du XXI° siècle, expliquant sans nul doute, le Brexit, et une prise de conscience loin d'être totale.
Si on disait aux gens, que leur avenir économique, ce sera plus la Corée du Nord, que les vacances aux Maldives, la réaction serait :

- m'en fout, j'ai pas les moyens de me payer la bagnole, le plein, les réparations (rayez la mention inutile), et c'est mon jardin qui me nourrit,

- mais c'est horrible, je ne sais rien faire de mes dix doigts, que fait le gouvernement ?

- le carrouf est fermé ?!?!?!

- mais enfin, nous, les femmes (ou LGBT, comme vous voulez), comment on va continuer à travailler ?!?!?!

A cela s'ajoute la réaction nobiliaire. Bref, la tempête parfaite, vous savez, un peu comme dans ces grands événements du 20° siècle ou le gouvernement français cherchait des "interlocuteurs responsables", pour arrêter le schmilblick en cours. A l'époque, la CGT passait en un instant du nocif inutile, à celui de partenaire privilégié et indispensable. Les impensables 20 % d'augmentation des salaires, devenaient subitement des demandes tout à fait raisonnables, qu'on était bien content de satisfaire et de s'en tirer pour si peu.

Je doute réellement que les structures résistent encore longtemps.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 18:29

17 000 barils par jour. C'est la consommation journalière de pétrole de la Corée du Nord. Ce n'est pratiquement rien, et symbolique.

En France, ce serait 45 000 barils, aux USA 221 000...
Autant dire que les voeux des USA, couper le pétrole à la Corée du nord, pour faire chuter le régime, relève du délire du fumeur de moquette (un produit pétrolier).

Les dits fumeurs enfoncent le clou : "Les gens devront marcher, ou ne plus se déplacer, et pousser les bus au lieu de prendre place à l'intérieur",  et "Il y aura moins de lumière dans les maisons."

En admettant qu'ils réussissent à convaincre les voisins de ne plus livrer de pétrole, ce genre de pitreries n'impressionnent que les gens habitués à un confort extrême.

D'autre part, le montant très réduit des dépenses d'énergie pétrolière (moins de 300 millions de $ par an) montre que le régime mise très peu sur le pétrole, forcé il y a 30 ans, au sevrage.

En outre, des montants si réduits se prêtent très bien à la contrebande, et le régime ne manque pas de dollars. Il en fabrique, apparemment, beaucoup. C'est de bonne guerre.

Comme le dit Soral, les nord coréens sont habitués à leur quotidien, et ce n'est pas un schéma mental présent chez eux que de disposer d'une voiture. Cela ne manque pas à des gens qui n'en ont jamais eu. Et qui roulent en vélo.

De plus, les régimes communistes ont une forte propension à stocker au maximum, le plus qu'ils peuvent. La consommation pétrolière nord coréenne, de l'ordre du million de tonnes, est tout bonnement ridicule. Il est très facile d'en stocker plusieurs millions, ne serait ce qu'en barils.

On dit que l'armée nord coréenne dispose d'un an de consommation en temps de paix et un mois en temps de guerre. Sans doute, on peut multiplier. De plus, on ne connait rien des équilibres internes du systèmes, bien loin de la propagande officielle. Un régime ne reposant que sur la répression ? Ce ne sont pas les USA. Et puis, l'existence même d'une opposition est irréaliste. Programmés dès l'enfance, les coréens du nord ne comprennent même pas le concept, ni pourquoi ils s'opposeraient. Le délire occidental sur la surveillance (bien réelle), est un délire. Tout au plus, le gouverné peut faire preuve de distance vis-à-vis de la propagande. Mais pour quelle alternative ? Il n'en connait aucune...

Cette stratégie est une idée malade d'occidental, incapable de penser autrement que par leur mode de pensée. Ce sont les sociétés occidentales qui sont vulnérables au pétrole, la société nord-coréenne, elle l'est très peu.

En outre, militairement, le nain américain n'a sans doute pas la force de frapper. Le gros de la force de frappe US est constitué des très antiques B52, dont il reste 1/10 des effectifs initiaux, et sur ces 75, pas même la moitié (33) opérationnels...

Esbrouffe donc, et sanctions qui seront difficiles : le pays est pratiquement autarcique...

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 06:36

Il est clair désormais que le gouvernement n'est pas composé de personnes ayant la lumière à tous les étages.

Après la baisse de 5 euros des APL, le p'tit marquis de belgueule appelle à une baisse des loyers similaires. Il s'ensuivra une belle popularité auprès des bailleurs immobiliers, privés et publics.
D'abord, il faudrait rappeler au marquis, qu'en France, les prix sont libres. Ou sont sensés être libres, lieu de rencontre entre offre et demande. Et que les loyers peuvent être rattrapés s'ils sont manifestement sous évalués...

Le manque de culture économique du p'tit marquis est quand même, phénoménal. La France est une juxtaposition de marchés immobiliers, et dans bien des endroits, les prix ont baissés bien plus que 5 euros...

Si le montant global des aides au logement flambe depuis des années, c'est par choix politique barriste, de dérégulation, ou plutôt d'une régulation très favorable aux bailleurs. Ledit, souvent, oublie d'entretenir le bien, mais n'oublie pas d'augmenter les loyers...

Pour Raymond Barre, les loyers n'étaient pas assez élevés... Partout, le compromis d'après guerre, c'était des loyers bas...

C'est simplement cette politique de logement cher, qui devient intenable.

On a aussi une grogne sévère avec le rabot des emplois aidés, qui hier étaient promus par les préfets, et aujourd'hui, annulés.

Mesures après mesures, la côte de popularité s'effondre, et il n'y a plus que l'effet ultra-brite pour s'attirer les sympathies.

Pendant ce temps, "les républicains", s'apprêtent à voter les règlements travail dans l'enthousiasme. Comme ils ont le même programme, ils seront sans doute, emportés dans la cuvette des WC avec Macron.

Rien que la baisse des emplois aidés, c'est 100 000 personnes de plus au chômage.

L'APL constituait aussi, une aide massive aux organismes HLM. Privatisations en vue ?!?!

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 06:19

De l'état islamique, même si la liaison entre les forces du tigre, et ceux de la poche de Deir Ezzor, voit se dérouler une contre-attaque, et que la situation apparaisse confuse. La poche de Deir Ezzor, quand à elle, même si son débouclage apparait incertain, ne semble plus vraiment menacée. Les troupes de l'émirat sont bien trop occupées sur leurs arrières.

Le corridor contesté n'est que de l'épaisseur de 2 kilomètres, soit une situation très inconfortable pour celui qui est dans cette épaisseur, ou plutôt, ce manque d'épaisseur.

Pour le très peu sérieux OSDH, aussi très hostile au régime syrien, l'enclave gouvernementale est libérée, l'armée ayant atteint la périphérie de la base 137.

Chute aussi, à la vitesse de l'état islamique de l'inénarrable marquis de belgueulle, que des français lobotomisés par les médias ont cru bon de mettre à l'Elysée. Ledit leur a été vendu comme un paquet de Bonux, et ce n'est pas un cadeau (vous avez vu ce jeu de mot ?!?!).

Sa côte de popularité chute à 30 %, et sa vitesse de décroissance est en elle même un record. Pire qu'une tour dynamitée le 11 septembre.

Le taux d'occupation des personnes en âge de travailler, lui aussi, est en chute. Alternatives économiques lance son contre-indicateur du chômage, et il chiffre la non-occupation en France, à 27.5 %, dans la moyenne de tous les pays développés. Et même sous la moyenne européenne.

La réforme du droit du travail n'est que la précarisation, et le passage à la trappe de bien des victimes. On veut simplement aligner le système, sur les baromètres biaisés qui existent ailleurs.

Un article est paru sur la Corée du Nord, avec les poncifs habituels. Mais l'intéressant n'est pas dans la bêtise de l'article, mais dans les réactions des lecteurs. Plus personne ne croit au bourrage de crâne.

" La bonne blague, parce que nous sommes en démocratie peut être ? Propagande en masse par les médias pro-Macron et anti-Russe, fraudes durant les élections, mensonges de la part des lobbys pharmaceutiques et alimentaires, mensonges sur notre histoire, mensonges à tout bout de champs, on fait la guerre et on tue des enfants dans de nombreux pays, il y a de la précarité dans toutes les villes, du chômage de masse, un état d'urgence permanent pour limiter nos libertés, de la surveillance avec des caméras , la Police et l'armée partout, la CIA espionne nos mails, nos TV, nos smartphones, etc, etc. Bref, vous nous faites marrer avec vos articles sur les dictatures ! Comme on dit, on voit souvent la paille dans l’œil du voisin, mais pas la poutre qu'on a dans le notre "

Chute aussi du Diesel, mais pas avec la bonne explication dans l'article. Petite voiture = petite consommation. Le différentiel entre la consommation de gazole et celle d'essence, qui était au minimum d'1/4, et souvent de 40 %, est tombé à un niveau moins intéressant. C'est tout. Question à 10 centimes ; que va t'on faire des 20 à 35 % de gazole produit par les raffineries ?!?! Du chauffage ?!?!

Chute encore des conditions de vie ; la tuberculose en pleine expansion en Ukraine, va entrer en Europe, par le biais des visas, ou plutôt, de leur absence...

Pour ce qui est de la Corée, c'est une simple préfiguration. Ce que sera une société sans ou avec peu de pétrole.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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