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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:02

La mode à une époque, pour les entreprises, c'était de créer des SCI, pour "préserver" la valeur de l'immobilier d'entreprise, de sa destinée. Comme ça, le propriétaire se tranquillisait quand au devenir d'un gros morceau de patrimoine.

Seulement, le problème, c'est que quand l'entreprise a tiré le rideau, l'immobilier dévalue aussi beaucoup. Parce qu'il est difficile de trouver un occupant.

J'ai parlé aussi de ces villages, où l'on avait beaucoup construit. Et, miracle des miracle, non seulement le placement n'est plus un placement, mais un coût.

De même les infrastructures qui se généralisent. Elles partent d'un point très rentable, pour finir dans le coût absolu.

auteur de la photo du Viaduc de la Recoumène.

L'exemple typique en France, est le chemin de fer. La première ligne française, Saint-Etienne/ Andrézieux était ultra bénéficiaire, la dernière, le Puy-Monastier sur Gazeille (1939), ne fut jamais mise en service. Elle dû son existence, elle aussi, à la fuite en avant devant les coûts irrécupérables. D'abord destinée à être la Transcévenole, on n'osât jamais arrêter les frais, sinon les limiter au tronçon nord, et la guerre fit qu'on ne posât jamais les rails. Le viaduc de la Recoumène sert au saut à l'élastique.

Sa justification ? La pugnacité de Laurent Eynac, qui fut ministre de l'Air, la crise des années 30 -il fallait donner du travail-, servit d'alibi, tout ceci fit qu'on continuât de bâtir cette ligne de chemin de fer, projet du 19° siècle, à un moment où la voie sacrée avait montrée une alternative. De plus, il était clair qu'à l'usage, cette voie de chemin de fer ne serait jamais rentable.

D'ailleurs, le coût irrécupérable peut être très bien vu. La RATP, et le réseau francilien sont des coûts irrécupérables.

Les fins de civilisations, sont celles où les coûts irrécupérables deviennent la norme, et où l'investissement ne donne plus rien en retour. A l'image du pétrole, les puits "historiques" peuvent encore être rentables, mais plus les derniers... et le problème des pays pétroliers, c'est souvent que le dit pétrole a détruit le reste de l'économie, et le secteur ne peut être financé par les autres activités, elles n'existent pas.

Pendant ce temps, le reste tombe en ruine. Mais ne disons pas que les USA ne sombrent pas dans tous les sens, dans le surendettement, tous les acteurs économiques publics sont surendettés. Ils ont bien le goudron nécessaire, et à défaut, on peut le recycler, mais d'autres dépenses ont pris le dessus. 

Omaha est simplement un changement de paradigme. ça ne concernait que les chemins ruraux, maintenant c'est partout. En France, c'est pareil, les routes rurales sont mal entretenues, on se pose la question de pourquoi goudronner, quand c'est pour 30 pèlerins, mais, ce qu'on ne voit pas, c'est que ces 30 pèlerins délaissés seront vent debout quand cela en concernera 300, et ainsi de suite...

Pendant ce temps, on s'occupe des JO 2024... Histoire de concentrer un peu plus l'investissement, et le rendre franchement impopulaire.

Il reste que l'histoire d'Omaha est significative. 50 ans, c'est la décision de Johnson de sabrer l'investissement.

Personnellement, je n'ai pas le pessimisme de Jorion, ou d'autres sur l'espèce humaine. Oui, bien sûr, des gens mourront pendant la phase d'adaptation. Beaucoup, certainement, mais beaucoup réagiront. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une génération de mollusques, que les autres vont leur ressembler. Dans les phases d'adaptation, beaucoup de gens meurent. Cela peut passer totalement inaperçu. L'exode rural a été très meurtrier. Mais cela a été distillé au cours du temps, et c'est passé comme une lettre à la poste. Seul les registres d'état civil peuvent témoigner. Le seul exode rural qu'on ait qualifié de bain de sang, c'est l'exode rural soviétique. Mais pour une autre raison. Il y a les choses qu'on veut voir, et celles qu'on ne veut surtout pas voir.

Il y a bien de l'aveuglement, de l'idéologie et de la croyance dans les élites. La dernière sortie de Hollande est grandiose. Il est vraiment pris pour un imbécile par toutes les réactions. Les seuls qui approuvent sont aussi des croyants, ils n'ont aucun argument.

Réactions de croyants, chez les psychanalystes. Il faut pô voter Le Pen. Comme c'est signé par l'inévitable BHL, il faut donc en conclure que cela a la valeur du torche-cul. Je savais pas, d'ailleurs, que BHL était psychanalyste.

Pour ce qui est des psychanalystes, on peut les classer dans la catégorie des purement ornementaux, et chers, vous savez, ces bidules qui seront les premiers emportés par la décroissance pétrolière.

Là aussi, des coûts (élevés), mais totalement irrécupérables. Comme les 200 000 étudiants US en anthropologie.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 14:08

Le type qui loge à l'Elysée, sous préfet de IV° catégorie, n'a visiblement pas appris à se taire.

"François Hollande a en effet cru bon d’appeler les Européens à s’unir contre le nationalisme, l’extrémisme et le souverainisme !".
Là aussi, monsieur 4 %, bientôt plus là, aurait mieux fait dene pas l'ouvrir. Visiblement, il ne sait plus sortir que des couillonnades d'un excellent gabarit, mais couillonnades quand mêmes.

Visiblement, l'union n'a pas été le résultat des élections aux Pays Bas. Curieusement, personne n'a noté l'effondrement de la majorité gouvernementale dans les JT, majorité gouvernementale qui perd la moitié pratiquement, de ses électeurs. Du hollandisme à l'état pur.
Il ne reste plus qu'à se pencher sur l'état mental de ceux qui continuent à voter pour eux. Sans doute est il trop douloureux pour eux de réfléchir 5 minutes.

Aux Pays Bas, Hollande aurait pu s'inscrire au parti des animaux. Il aurait été le bienvenu.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 16:08

Un autre grand trou (financier), disparait dans les communes. C'est la station de sport d'hiver dite "de moyenne montage", investissements des années 1960 en Italie et en France.

Là aussi, l'époque a permis de les lancer, la nouvelle les fait fermer.

Là aussi, crise économique et réchauffement climatique sont les alibis, de choses qui n'ont, en réalité, jamais été rentables. Mais on avait plus de marges de manoeuvres à cette époque.

Alors, il est vrai que certains sont meilleurs gestionnaires. Mais la réalité ici, c'est que l'époque du pétrole facile aussi est passé. Les coûts augmentent, pendant que stagnent les recettes.

Le local, comme le global, s'effrite. Il parait qu'il y a même des petites communes qui se désendettent. Bandes de bouseux.

"Ils attendent un moment cinématographique de révélation, une explosion financière alors que la catastrophe entière se déroule dans un mouvement lent juste sous leur nez. Les économies n’explosent pas, elles se noient alors que l’eau monte un pouce à la fois."

Chez nous, le p'tit marquis de belle gueule n'est même pas au courant du concept, pas plus que la majorité de nos concitoyens. Beaucoup, une large majorité, ont pourtant assisté en direct à l'effondrement de l'URSS.

Beaucoup plus vivant sera l'effondrement -final- de l'occident, déjà bien avancé aux USA (ils nous précèdent toujours).

Les globalistes croient inventer des concepts. En réalité, tout existait déjà bien avant. La monnaie mondiale, c'était la livre sterling, avec son (très) petit frère, le franc or (déjà monnaie unique européenne).

Certains, des soi-disant économistes, en réalité des gens pas trop malins, nous sortent : « Réduire l’immigration est une erreur économique ». Et on nous prend des exemples vieux de 40 ans, vous savez, l'époque où il y avait encore beaucoup de pétrole, Mer du Nord, Alaska, Mexique, Alberta...

Comme un baril de pétrole, c'est la force de 12 hommes pendant une année, la stagnation ou la réduction de consommation pétrolière font apparaitre l'immigration, en tant que "force de travail", comme tout à fait réduite, et marginale. Elle n'apporte rien, mais coûte beaucoup. Dépensez les mêmes sommes pour les populations "indigènes", et vous aurez aussi des résultats macro-économiques relatifs.

Quand à persévérez dans cette bêtise immonde qu'est la globalisation-mondialisation, c'est toujours pareil, allez la faire sans pétrole -ou simplement avec un tout petit peu moins- et écrivez moi après. La crise de 2007-2008 a vu un pic des exportations, pas même égale à un million de barils, et on voit les effets...

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 07:32

Vote non en 2005 au traité constitutionnel européen. (Voir le lien pour l'auteur de la carte)...(Par Aymolinier — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56761767)

Autre carte, plus précise :

Donc, au Pays Bas on a voté, et les "raisonnables", ont été rassurés. Poussée du parti PVV, effritement du parti au pouvoir, mais pas plus...

Ils ont donc soufflé, au lieu de pousser les cris habituels. Mais la Pologne a clairement une ligne pas trop européiste, mais elle en profite pour éreinter industriellement le reste d'Europe, et tout cela, est clairement, comme dans le vote Pour/Contre Trump, essentiellement une question de géographie.

Les parties périphériques, les ports, sont les larges gagnants de la mondialisation, avec les villes centres, l'intérieur, est largement perdant. Donc, en réalité, il n'y a rien de déraisonnable à penser que les ensembles plus grands seront plus hostiles. Pays Bas et Allemagne n'ont pas encore les problèmes économiques propres à faire coaguler la voie anti-européenne.

Braudel, déjà, le disait, le protectionnisme avantage l'intérieur, le libre échange, les ports.
85 % du territoire a voté Trump, seuls les ports et le vote ethnique Clinton.

En 2005, n'avaient voté pour le TCE que les riches, et les abusés. Jusqu'à la caricature.

Dans le combat à mort entre l'empire et ses populations, il y aura des hauts, et des bas. Des victoires, et des échecs. Mais l'essentiel est déjà là. Le centre impérial de l'empire, a basculé. Les USA, la Grande Bretagne. Le reste, c'est du pipi de chat. Et l'empire est souvent plus dur, à son terme, sur les marges, qu'en son centre. En son centre, plus personne n'y croit.

Qu'est ce que les personnes qui habitent le centre peuvent devenir ? Soldats, aller combattre, puis revenir sinon dans un sac poubelle, du moins totalement cassé et invalide, finir le reste de sa vie dans un mobile home, en sifflant des bières et en prenant des anti-dépresseurs. Vaste programme.
 

Petit Rajout. En France, p'tit marquis de belle gueule veut faire supporter la baisse de l'ISF à l'immobilier. Faites le calcul entre la baisse d'imposition d'un côté, et le nombre de logements, et les propriétaires vont vite prendre peur...

Hollande, quand à lui, vit dans un pays plus grand, et moins spécialisé autour d'un port industriel de grande envergure. «Je serais donc censée prendre au sérieux le chantage d’un dirigeant dont la popularité est à 4%, et qui ne sera bientôt plus président ?»

Je rappellerais l'appréciation d'Audiard, sur ce type, qui se croit obligé de jacter tous les jours sur les médias, alors qu'il n'est plus rien qu'un locataire, dont on attend le déménagement.

La machine à propagande d'ailleurs, nous sert sa sauce. Les partis de gouvernement Néerlandais ont beaucoup reculé, voir se sont effondrés, et le VVP avancé. Mais cela n'empêche pas la presse de nous parler de sa "défaite".

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:32

Cathay Pacific, la compagnie aérienne chinoise, vient de perdre 74 millions de $ l'année dernière. A cause de la concurrence. (On ne rit pas sur le blog).

C'est vrai, c'est gênant la concurrence. Le mieux, c'est quand elle existe pas. C'est comme la ville. Beaucoup mieux sans ses voisins.

Comment devenir millionnaire ? Simple, être milliardaire et acheter une compagnie aérienne.

Comme l'a dit un lecteur, la fin de la ville romaine, c'est très simple. Quand le caïd local en a eu assez d'entretenir les danseuses, à savoir les thermes, les jeux du cirque, et tout le bazar, il est retourné dans sa villa (le terme de villa désigne une habitation fortifiée, l'ancêtre du château fort).

Il parait qu'en ce moment, dans l'élite, le survivalisme est en pleine expansion... Ils se font bâtir châteaux, et entassent des tonnes de nourritures et des munitions.

« Les très riches s’imaginent qu’un seul gars pourrait se défendre seul contre la foule errante. Mais non. Il nous faudra organiser une milice locale. Et prendre bien d’autres initiatives en cas d’apocalypse. » En gros, il leur faudrait quand même des gens qui les suivent.

Pas évident quand on a pris l'habitude de tout acheter. Et qu'il y a des chances que leur monnaie ne vaillent plus rien...

« À mon avis, les gens qui, de par leur métier, se trouvent très au courant des leviers de fonctionnement réels de la société, ont acquis la conviction que nous patinons actuellement sur un glacis culturel extrêmement mince. » (je l'avais dit avant...)

On peut donc dire qu'ils croient vraiment dans le système actuel, où beaucoup d'activités économiques tournent plus par habitude que par rentabilité, y compris et surtout, le transport aérien surtout réservé aux riches. Même le Low cost.

Certains voient l'extinction de l'espèce humaine pour ce siècle. Je pense que c'est peu vraisemblable. Mais l'histoire de l'humanité nous a appris que des phénomènes de baisse de la population humaine atteignant de 50 à 99 % sont finalement assez fréquents. Courant pour le - 50 %, assez rares pour le - 99 %. Mais sont déjà arrivés.

Quand certaines branches de l'activité humaine déficitaires sont simplement élaguées, comme dans le cas de hanjin shipping, ou quand certaines compagnies aériennes tirent le rideau, il n'y a pas trop de problèmes. Le système y trouve un peu d'oxygène.

Une simple crise de l'eau résoudrait une bonne partie du problème "population". Les dernières en France datent de 1906, où la moitié d'une génération (une à deux années) de certains lieux fut emportée. Avec une population désormais non immunisée, on voit les ravages que cela peut faire.

En même temps la résilience de l'espèce humaine est extrême. On ne peut aussi comprendre certaines cultures sanguinaires, que comme phénomènes de régulation de la population, dans les endroits où les ressources ont été exploitées au maximum. Les vikings, les apaches, ou les aztèques (et bien d'autres), par de grandes tueries, payaient simplement le prix de ressources réduites. Rien de tel que la guerre, et mourir au combat, plutôt que de faim. La Norvège a 3 % de terres cultivables...

Le problème de l'élite a été résumé dans une annotation du saker que je cite :

"il manque sans doute un niveau d'analyse à ce genre d'argumentaire.  Est ce que cette pieuvre aurait pu se développer sans la révolution industrielle et l'exploitation des ressources fossiles ? Est ce que cette/ces oligarchie(s) ne sont pas finalement que la triste conséquence de cet afflux fabuleux d'énergie qui a inondé la planète depuis 250 ans ? Ce qui pose la question finale de savoir si ces oligarchies vont survivre à la démondialisation qui vient, liée à un pic de production du pétrole à bas coût qui semble bien là ?

Je ne voudrais, personnellement, pas faire de la peine à l'oligarchie et à ses membres, mais la chute des empires, souvent, contribuent à mettre en place des pouvoirs locaux très forts. Que ce soit les rois francs, ou les évêques, tout cela ne s'est finalement guère traduit par une réduction de l'administration, mais par la fin du complexe militaro-industriel trop pesant, d'activités économiques inadéquates, comme l'annone, ou l'importation de soies... Les activités n'ont souvent pas régressées, mais se sont adaptées. La piscine locale, ou la salle des fêtes sont les marqueurs de la gabegie locale.

A l'instar de Rome, beaucoup de choses doivent disparaitre, et l'on a vu les villes romaines perdre 90 % de leur superficie, se reconstruire en hauteur, et mettre des jardins à l'intérieur des remparts.
Voltaire a dit une chose géniale, le reste, c'est discutable. Mais il faut cultiver son jardin.

Sans fossile, ou avec un certain niveau technique, beaucoup de choses sont beaucoup plus difficiles. Les vikings avaient atteints l'Amérique, mais il est clair que les sagas disent que les indigènes avaient repoussé cette invasion, même si les combats relatés sont épiques.

"Il est aussi possible que cette oligarchie tente de se "réserver" les quantités restantes d'énergie fossile, autre scénario à surveiller."

C'est déjà le cas, par le biais du prix. Mais sans un volume conséquent, à distribuer au 20 % supérieur de la population, et un petit peu au 80 %, aucune infrastructure ne sera viable, et les pouvoirs, dits "populistes", émergeront, cette fois définitivement, avec l'ancienne antienne du pouvoir.

Cette ancienne conception ne sera pas celle des droitsdelhomme, mais celle du gouvernant fort, à qui on ne reproche qu'une seule chose, de ne pas être fort, le reste étant accessoire. De plus, il faut beaucoup de monde pour protéger les oligarques. Et ces gens, si on ne les protège pas eux aussi, et leurs familles, ne seront pas fidèles.

La Chute de l'union soviétique a vu des somalisations, mais aussi des pouvoirs locaux très forts.

Ailleurs, on voit que le pouvoir échoie à des gangs. Personne n'obéit aux "autorités", mais personne ne désobéit aux autorités parallèles.

D'ailleurs, il apparait que certaines résidences de super-riches prévoient aussi le tireur d'élite. Il ne me semble d'ailleurs pas absurde que si ces résidences devaient se claquemurer, les dits employés deviendraient vite, dans les faits, les dirigeants de ces entités. Parce que simplement la lutte pour le pouvoir se déclencherait aussitôt. Si du moins, au bout de 5 ans, ils ne se sont pas tous entretués.

On voit donc que le futur n'est certainement pas aux couilles molles, dont nous avons eu de superbes représentant élyséens.

 

 

 

 

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 15:59

- Fillon est mis en examen. Aura t'il son diplôme ? Si la mention recherchée est "es ladrerie humaine", il a toute ses chances.
Bien qu'Auvergnat convaincu (et militant), disant être économe plutôt qu'avare, je dois reconnaitre que je ne lui arrive pas à la cheville. En effet, j'ai jamais chouré la tirelire de mes enfants, ne leur ayant jamais fait rembourser le prix de leur mariage, et le coût de leurs chères études. je pense que je ne me différencie pas beaucoup de la plupart des parents.

Il est d'autant plus bizarre, d'ailleurs, qu'ayant des diplômes bien plus prestigieux que celui des enfants Fillon, ils ont été content quand on les a payé le smic, pendant ces dites périodes de stages.

Sans vouloir faire de la peine à quiconque, surtout pas à M. Fillon, pour l'avoir fait, la fac de droit, ça casse pas des barres. On peut même faire un sondage. Toute personne ayant eu un stage payé 3800 euros peut se signaler... Surtout en deuxième ou troisième année de droit...

- Une autre espèce de ladres, de gens qui n'ont rien compris au capitalisme.

"Électricité renouvelable : le mercantilisme allemand met en danger l’Europe de l’énergie". Le propre du capitalisme, c'est qu'un jour, le capital doit être désinvesti. Et que la rupture technologique conduit souvent à des déclassements massifs d'avoirs. Je vois avec plaisir qu'on a largement dépassé le stade de la moquerie pour atteindre celui de la désolation, de la plainte, devant la concurrence forcément déloyale, puisque le renouvelable est bien moins subventionné que le fossile (selon le FMI, les énergies classiques recevaient 14 milliards de subventions par jour).
Rappelons nous qu'il y a peu, le renouvelable ne pouvait absolument pas dépasser 2 % de la production totale...
Il est amusant de penser aussi, que le renouvelable ne pouvait aussi qu'être un appoint minime... Un jouet pour des situations exceptionnelles. La réalité islandaise et des iles, rappelle une seul chose. C'est que seul l'exigence de rentabilité et de profit, implique les grands réseaux centralisés. Et les iles, c'est pas rentable, ça ne le sera jamais, et il a fallu, au contraire, trouver pour elles des solutions économes, ou les subventionner...
 
- Portefeuille toujours, en Normandie. On râle contre la fermeture d'une piscine, dont la réouverture, doit se faire... On ne sait pas. Une âme généreuse avait penser faire une levée de fond, mais finalement s'est contenté de faire signer une pétition.
Regardez bien vos piscines et salles des fêtes, ces gouffres financiers. Comme les thermes romains, ils sont appelés à disparaitre, mais feront, et de loin, des ruines beaucoup plus moches.
 
- Toujours un portefeuille en peau de hérisson. Les retraités canadiens de Quebecor ont perdus la moitié de leur pension. Leur fond de pension est en faillite. Ils ne savaient pas que les fonds de pensions, ça finit toujours ainsi ???
Un budget social, ça peut perdurer longtemps, par contre. La dîme avait été crée par Charlemagne, et avait duré 10 siècles. Elle était, à l'origine, le budget social. Son détournement date de 1515, et du concordat de cette époque, qui fit des châtelains, nommés aux "bénéfices", les gros profiteurs de cette manne. C'est bizarre, ce comportement des châtelains aux cours des âges. C'est contagieux, docteur ???
 
- L'espérance de vie vient de baisser aux USA, globalement. Le fameux "obamacare", vanté, que certains châtelains auraient bien voulu voir ici, c'est à dire, la mutuelle généralisée, ça coûte 12 000 $ par an, avec une franchise de 5000 $, pour la version la plus "simple".
Inutile de dire, que la plupart des gens n'ont simplement pas les moyens de se la payer, et que le système de santé implose. Il assure un niveau médiocre de santé publique, avec un coût phénoménal. Il doit donc s'effondrer.
Seul le fait que les entreprises prennent (ou pas) en charge les mutuelles, permet une couverture large.

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 07:29

" > La preuve de l'intelligence apparait dans la réaction à la situation imprévue. Pas dans le pré-mâché.

C'est vrai. En prépa, c'est du par coeur et rabâchage car ce sont des bases que tu dois savoir par coeur.

En école d'ingénieur, c'est déjà plus orienté réflexion mais cela reste apprendre à reproduire une expérience qui a déjà fonctionné. Cela reste technique et pratique car on doit apprendre son métier.

J'ai continué en thèse et là cela a été un choc. Lorsque j'ai demandé de l'aide à mon directeur de thèse, il m'a répondu : "C'est toi le spécialiste, débrouille toi et viens me dire ce que tu as trouvé". Donc là oui en recherche tu te retrouves face à une situation imprévue et inconnue. Mais bon c'est à bac + 5 et tu dois être à même d'avoir suffisamment de bases et d'outils pour raisonner. Tu as trois ans pour le montrer. "

J'avais à une époque, un collègue arabe (pas trop instruit) qui m'avait livré la même réflexion, en parlant de son fils :  "Mon fils, je vais te donner le secret, que m'avait donné mon père, et que tu transmettras toi même à ton fils : tu es un homme désormais, tu te démerdes"...

On peut dire ça d'une autre manière. "Sciences sans conscience... etc".

Une prépa, ce ne sont que des outils. Et visiblement, une certaine fraction, pas toute, loin de là, de ces gens issus des prépas, en ont fait un usage qui ne démontre pas l'intelligence de celui qui en a bénéficié.

Au contraire. Phil a été mis au pied du mur, et c'est certainement là, qu'il a fait "coaguler" sa formation initiale. Il a commencé à marcher seul.

Quand on voit ces hommes politiques, bien proprets, bien formés, incapables d'avoir une idée personnelle, mais référer à un culte qui n'est pas autre chose qu'une récitation, on voit qu'il y a un problème.

Face à des imprévus, ils cherchent la fuite dans des certitudes. On m'a demandé des certitudes. On m'a demandé des bilans prévisionnels. Pour moi, ce n'est ni plus, ni moins que de prédire l'avenir qu'on m'a demandé, sous une forme pseudo-scientifique.

Je l'ai fait, mais, au fond, qu'est ce que je pouvais avoir comme appréciation sur ces gens ? Une fois, j'ai poussé le mépris en indiquant, en annotation sur une demande de subvention que s'ils ne me l'accordaient pas, Krôm les jetterait loin du Valhalla et rirait bien d'eux. (C'était un jour où j'avais un peu forcé sur l'apéro d'entreprise). Mais la subvention est quand même bien arrivée.

Je me pose depuis lors, la question de savoir si quelqu'un a lu ce dossier, ou si j'ai bien fait rire le lecteur éventuel, qui devait lui aussi, avoir de l'humour, ou était totalement incrédule devant son travail...

" Sous ces conditions, que les dirigeants européens continuent à se demander pourquoi les électeurs européens abandonnent les partis qui sont au pouvoir depuis plus d'une génération montre à quel point ils sont déconnectés de la réalité. "

"Les dirigeants européens pratiquent non pas une vraie politique, c'est-à-dire une série de décisions dont le but est réagir à la réalité ou de peser sur elle, mais au contraire une liturgie. Leurs actes doivent être compris non pas comme des mesures prises dans le monde tel qu'il est, ou en rapport avec celui-ci, mais au contraire comme une série de gestes symboliques dont le seul but est d'invoquer l'idéologie (ou la religion) en laquelle ils croient, celle du post-nationalisme et de la fin de l'histoire. Tels des initiés gnostiques, les dirigeants européens se considèrent comme un clergé doté d'une clairvoyance que les simples mortels n'ont pas ; s'enorgueillissant d'avoir avancés au-delà du concept passéiste du rapport de forces, et se vantant de leur approche post-moderne, les Européens dédaignent les Etats arriérés comme la Russie, la Turquie ou encore les Etats-Unis qui, eux, continuent à croire en leur puissance et en l'utilité de celui-ci." 

Les gens les mieux instruits sont donc ceux qui font appel non pas à la réalité, mais à un dogme. L'Union européenne est une construction religieuse. J'avais indiqué ce point de vue il y a bien longtemps. Le pouvoir religieux est à Francfort et Bruxelles.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 11:39

En Amérique du sud. Pour "the economic collapse", Venezuela (pour Snyder, c'est normal, c'est socialiste), mais aussi Brésil, s'effondrent économiquement. 70 % des vénézuéliens ont perdus du poids. ça se passerait aux USA, on pourrait saluer la nouvelle.

Il a oublié l'Argentine, depuis que Macri est revenu au pouvoir, je vous passe les cas des autres, Colombie, Pérou, etc, guère plus brillants, mais le panachage entre états "socialistes", et état "libéraux", est évident, et surtout, l'implication de tous dans l'économie mondiale.

La globalisation désormais, apporte des vents mauvais.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 11:28

Je vous les laisse découvrir. L'avantage, c'est qu'ils "risquent" de ne pas souffrir très longtemps...

Mais on peut aussi allonger notablement la liste des endroits où il ne faut absolument pas vivre. Et elle est déjà longue.

Pour vous entrainez psychologiquement, vous pouvez regarder l'intégralité de la série "Viking". Outre les provisions du monde d'avant, vous pourrez stockez aussi les arcs à poulie (et flèches) arbalètes, diverses armes blanches, et réunirent régulièrement quelques amis pour le barbe à queue. Je sais pas pourquoi on a adopté le terme de barbecue, c'est idiot.

Que les amis soient bas de plafond, n'a strictement aucune importance. Au contraire.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 09:50

Les hommes politiques actuels sont pitoyables. Prêts à vendre leur cul pour un plat de lentilles.

Après les salaires mirifiques pour une charge de travail, tout autant mirifique par son inexistence, on en vient à se faire tailler des costards.

Circulez, il n'y a rien à voir.

Comme je l'ai dit, d'une manière générale, faire maths spé, maths sup, ça ne rend pas intelligent.

La preuve de l'intelligence apparait dans la réaction à la situation imprévue. Pas dans le pré-mâché.

Obéir à un dogme, c'est rassurant. Mais le dogme reste un dogme, quelque chose d'improuvé, mais auquel on se DOIT d'obéir. C'est le contraire de l'intelligence. La science, c'est que dans une situation donnée, la même expérience donne toujours le même résultat.

Si le libéralisme économique donne toujours le même résultat, c'est dans la version désastre final qu'il faut trouver son aboutissement. Entre temps, on peut vous raconter des salades, parce qu'on part d'une situation antérieure, et qu'on part d'avantages différentiels.

L'avantage différentiel, quand il disparait renvoie à autre chose. Le Royaume Uni a bien profité de son charbon, de son pétrole et de son gaz.

Il en a tiré parti pour dominer la planète dans un cas, pour lui donner des leçons de libéralisme dans l'autre.

Mais, au bout du bout, on s'aperçoit qu'il faut faire sans. Et que ce n'était qu'un stratagème des plus puissants pour s'en mettre plein les fouilles, se faire payer des costards, et des habits de soie.

Le commerce de la soie a eu raison de l'empire romain, en raison du déficit commercial qu'il entrainait.

Aujourd'hui, la Chine a profité à plein du libéralisme des occidentaux. Son problème, c'est que sans son charbon, elle n'en profitera sans doute plus longtemps.

Là aussi, c'est une loi d'airain "qui a moins de charbouille, finira en quenouille"...

Ps : charbouille = charbon...

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