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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 08:21

" L'effondrement le plus important est celui de la pensée. Il n'y a plus aucun garde fous pour rien du tout; seul bénéfice c'est que les débilités et autres croyances pour neuneus comme religion, démocratie, droits de l'homme etc disparaissent; c'est le grand retour de ce qui existe vraiment, le rapport de forces; la plus intense bouffe l'autre et se l'incorpore; le nombre et donc tout l'occident basé sur le nombre, la quantité "

J'ai entendu dire, ici et là qu'on effondrait sciemment le niveau socio-éducatif, pour faire des crétins qu'on mènerait par le bout du nez. Le consommateur roi, qui remplacerait le citoyen...

C'est largement faux. Parce que si le jeune apprend effectivement de moins en moins, il n'est pas non plus irrémédiablement stupide. Après avoir passé un bac sans signification, 60 % échouent en licence ? Stupidité ou réalisme ? Ils ont au contraire très bien jaugé et jugé le système. A quoi bon passer une licence, si cela ne sert à rien, ou si 2, 3 ou 5 bac + 5 conduisent à être caissier chez carrouf ? C'est une perte de temps absolue. La seule chose à savoir, pour cela, c'est un minimum compter (je sais, c'est pas forcément gagné). A l'heure actuelle, le diplôme, sauf certains de voie royale, ça sert à passer les concours de la fonction publique. Et les places sont chères...

SI on analyse le vote du premier tour des présidentielles, on voit le paysage se dessiner ainsi :

candidats protestataires (MLP, NDA, JLM et Poutou, par tranches d'âge :

- 18-24 : 60 %,

- 24-34 : 52 %,

- 34-49 : 59 %,

- 49-59 : 57 %,

- 59-70 : 40 %

-  +70   : 23 %... On voit aussi une histoire se dessiner. Le vote protestataire ne s'effondre réellement qu'après 70, les 49-59, ont aussi un vote protestataire très élevé, sans doute une conjugaison chômage + recul de l'âge de la retraite.

En dessous, ce qui est le plus bas, c'est la tranche d'âge 24-34, âge où il y a une certaine intégration économique, mais dont l'illusion s'estompe après. Après, on voit les carrières incertaines, bloquées, les petits chefs arrogants et incompétents, les salaires à la ramasse, etc...

Ailleurs, c'est simple, ceux qui ont encore des revenus acceptables, des illusions, ont voté Macron. Ces pauvres cloches n'ont pas compris que c'est sur eux que porterait l'ajustement, qu'on présente comme "la seule politique possible". On peut difficilement réduire sur certaines catégories de population, même si des catégories particulièrement bêtes et méchantes, cadres et retraités, en veulent particulièrement à ces "fainéants qui ne veulent pas travailler". Ces fainéants qui ne veulent pas travailler sont justement le prix à payer pour que pour eux, tout continue comme avant.

Ils est clair aussi, que le front du conseil national de la résistance a été reconstitué chez les ouvriers. Si le vote protestataire y passe de 70 % à 56 %, entre le premier et second tour, largement, les électeurs de JLM et de l'extrême gauche ont fait leur choix. C'est un peu moins net chez les employés, catégorie somme tout fourre tout, où le score de MLP est encore fort (de 59 à 46 %).
 

Bilan donc : pour paraphraser quelqu'un, la Virginie occidentale est toujours à vendre, mais c'est de plus en plus cher. La coalition des médias, des oligarques, des bien pensants, etc, a gagné, parce qu'ils le pouvaient encore, surtout chez ceux qui n'écoutent qu'eux (retraités), et ceux trop cons pour avoir un avis personnel (cadres + certaines catégories de fonctionnaires). La culture, ce n'est pas seulement ce qu'on apprend à l'école, c'est ce qu'on apprend tout au long de la vie. Et là, certaines catégories (cadres et fonctionnaires), n'ont pas beaucoup de culture en dehors de l'école. Ce ne sont pas les personnes cultivées, donc, qui ont voté Macron, mais les ignares. Les leçons de la vie sont certainement aussi importantes qu'un bout de papier.

Pour une grand majorité, se positionner par rapport à un nazisme, politiquement mort en 1944, soit 73 ans plus tôt, c'était acceptable sur le coup. Après, ça tourne à la tendance vieux con aussi, surtout pour les catégories, largement majoritaires, qui ne l'ont pas vécu. En n'étant pas particulièrement large, il faut avoir plus de 77 ans pour avoir quelques souvenirs de cette période, et avoir plus de 85 ans pour avoir des souvenirs significatifs. Et les souvenirs significatifs, pour beaucoup, c'était plus le tapis de bombe américain en 1944, que l'occupation.

Les intéressés d'ailleurs n'ont convaincus que leurs votants du premier tour. Ceux pour qui c'est trop tôt pour se déjuger.

Notre période est celle de l'apparence et du média. Comme me l'ont indiqué certains lecteurs, des nouvelles sont significatives. Les bâtiments de croisières blings-blings en diable, sont des poubelles flottantes, à l'air plus pollué que les plus polluées des villes.

En Moselle, on massacre des arbres magnifiques pour le tour de France.

L'affaire Grégory a été ré-ouverte sur une fake-new, visiblement (mais que fait "le monde" ?!?!?!) Si vous rencontrez un avocat doué d'ubiquité, évadé de sa tombe, ne trouvez pas ça bizarre, c'est normal. Ouf.

Et pour conclure :

"Ce qui se passe avec lrem est formidable; tous ces connards vont payer pour les autres qui étaient au pouvoir depuis 60 ans; léchés, lâchés, lynchés voila ce qui attend tous les débiles lrem partout en France; et tous les pourris des 60 dernières années auront le temps de se planquer. MDR! micron est vraiment le meilleur serviteur des " gens biens " jamais apparu sur cette terre."

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 11:35

" Nous ne faisons pas rentrer des millions de clandestins et autres étrangers pour leur offrir gracieusement notre continent et nos places. Objectivement "nous" ne leur donnons pas les moyens d'une conquète, même en douceur : ils ne sont autonomes en rien et complètement dépendant, ils n'ont rien à proposer de neuf c'est même le contraire, et ils ne sont pas du tout dans une posture de colonisation quoi qu'on en pense. Quand on colonise on impose tout, eux ne sont même pas foutu de faire accepter unanimement l'Islam parmi les leurs, et leurs idéal de vie est celui du boboïde à quelques ajustement près. "

C'est aussi mon avis. Orlov parle des Iks, une tribu africaine, mais pas noire (rouge, dit il), relié aux egyptiens anciens. Individualistes, rusés, entreprenants, pragmatiques et sans état d'âme, n'ayant que leur survie individuelle en tête, ils ont été étudiés par Turnbull, pendant les années 1960.

En 1958, leur société s'est effondrée. Leur zone de chasse a été déclarée réserve naturelle, et eux, priés de faire autre chose. L'agriculture, sur les zones où ils peuvent le faire rend mal, avec des sécheresses récurrentes. Une sécheresse tous les 3 ans.  La police ougandaise les trouvent "pénibles, malhonnêtes, insaisissables, retors"

En réalité, les Iks, même s'ils ont vécu un effondrement, ne vivent pas dans un effondrement général. Eux se sont effondrés, mais aux alentours, tout continue. Sans doute, avec leur pression démographique, comme chasseurs, eussent ils dévastés ce qui était leur terrain de chasse. Mais les états ougandais, kenyans, soudanais, sont là, même s'ils ne sont guère efficaces, et ils ne peuvent les affronter, seulement vivre avec les contraintes qu'ils imposent.

On est plutôt dans une zone déstructurée, semblables à celles détruites par les fermetures d'usines, et donc certains pensent qu'ils sont peuplés d'illettrés alcooliques. Moi, personnellement, je penserais plutôt que certains palais sont peuplés de crétins. De bimbos, de moins que rien.

Sans doute, le diagnostic de Turnbull est il largement inexact. Il n'a étudié que ceux qui sont restés sur place, vivant dans la misère, et pas ceux qui ont sans doute déguerpis, comme dans toute région restructurée. 2 000 sur 12 000.

Mais les Iks ont survécus. Dans le cas d'un effondrement global, ou si les autres tribus avaient du affronter les mêmes contraintes, les Iks eussent ils sans doute resserrer les rangs. C'est plus efficace pour faire la guerre. Mais ce n'était pas la guerre, simplement une restructuration sans chômage et sans RSA.

Il existe sans doute peu de gens en occident, capable de comprendre que nous vivons un effondrement, pans après pans, mais qui ne se fait pas d'un coup. Mais un jour, le reste des pans, tombera d'un coup. Ceux qui sont situés dans le pan pas tombé, ne comprennent pas les autres, ou ne veulent pas les comprendre.

image : Par Daly1589 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20152848

On a vu, en 2007- 2008, les émeutes de la faim secouer les pays du tiers monde. Le système en lui même est vicié, et en même temps, personne ne peut vivre en dehors. C'est éclatant dans le cas du Mexique (40 % des terres arables abandonnées), en raison de son adhésion à l'Alena.

Comme je le dit souvent, le salarié, le mineur (au bord de la marginalité) qui en 1940 avait son jardin, s'est trouvé beaucoup moins démuni que l'intégré à 100 %, dépend du système.

Dans les villes, 3 générations ont désormais totalement perdu tout lien avec le monde rural. Ils sont totalement dépendant, et quand on leur parle terrain, ils comprennent immobilier + piscine. En regrettant que l'herbe, ça pousse, et qu'on doive la couper...

Autre travail anthropologique. Celui de Paul Craig Roberts qui nous parle d'une tribu d'esclaves.

Mais bon, les sauvages, on espère bien les mater, qu'ils retournent faire leurs poubelles. Mais on admire le langage. Ultra violents, au lieu de dire insurrections...

Parmi ceux qui s'effondrent partiellement, Icelandair. La compagnie aérienne a du succès (l'Islande croule sous les touristes, et aucun n'y va en Drakkar, ce qui aurait de la gueule), ouvre des lignes, et vire 115 pilotes.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 11:06

Donc, il y a eu une grande scène de bouffonnerie à l'assemblée nationale. Entre les applaudissements pour tout et n'importe quoi, et un vote surréaliste.

Obéissant bien sagement aux consignes, les CSP + de LREM ont applaudis au taux d'échecs des étudiants en licence, qui s'établit à 60 %.

Entre nous, vu la facilité avec laquelle ils distribuent les torche culs, on peut se demander comment ils se démerdent. Sans doute, pour être CSP +, il faut être terriblement limité intellectuellement parlant.

Mais le plus intéressant était dans le vote.

370 votes pour. Pour LREM et Modem, c'est plutôt normal, et 67 contre.
Au PS et chez les républicains, les votes contre ont été rares, les abstentions nombreuses, et Miterrand est mort et enterré. Lui, avait au moins un cerveau. Il savait qu'il fallait s'opposer. Le pouvoir, on est avec lui, ou contre lui. Pour exister comme opposition, il faut s'opposer. Il avait dénoncé lui même les tentatives du pouvoir pour rallier les votes, parfois. Et il s'y était refusé.
L'opposition est restée chez France insoumise, les communistes, et le Front national. On peut y rajouter NDA et Bompard.

Le bloc élitaire, dominant d'une manière écrasante - pour l'instant- se prépare donc un Waterloo, un stalingrad, sans équivalent.

Les républicains et les socialistes, ou ce qu'il en reste, n'ont pas compris que LREM n'a pas besoin d'eux. Ni du Modem, d'ailleurs. Ils ne se sont pas tirés une balle dans le pieds, mais dans la tête. En même temps, la modestie du cerveau fait que ça n'a pas eu de conséquences.

On a dit en son temps que c'était la terreur des arrestations qui faisaient que les applaudissements ne s'arrêtaient pas lors des discours de Staline, que le premier qui faisait mine de faiblir était arrêté.
Cela prouve simplement qu'il n'y avait même pas besoin de cette menace. Des gens convaincus et très stupides suffisent...

D'ailleurs, les chefs d'entreprises applaudissent. On va tout leur donner, tout ce qu'ils veulent, et eux rien.

Pour griller une politique, il n'y a pas mieux...

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 07:26

" Dispositif Pinel, PTZ, TVA à taux réduit… la Cour des Comptes estime que les aides au logement sont peu efficaces et pèsent sur les finances publiques. "

On peut tout autant se poser des questions, que constater un fait. La cour des comptes enfonce des portes largement ouvertes. Sans poser les questions de fond.
Le compromis d'après guerre est largement caduc. Il était assis sur des salaires bas en France, et un coût de la vie, bas aussi.

Avec l'aide à la personne de l'inénarrable Babar, on a laissé totalement dériver les loyers. Les uns étaient aidés, les autres pouvaient se payer un loyer, car, disait il, "ils sont trop bas". Pourquoi ? Mystère. Visiblement, le "meilleur économiste de France" devait être lui même plus limité intellectuellement parlant qu'il ne voulait l'admettre...

Certaines affaires, comme le stade de Lyon prouve amplement que quand on veut trouver du terrain à bas prix, on en trouve autant qu'on en veut. C'était la formule des années 1950. Et à l'heure actuelle, ce ne sont pas les techniques de constructions industrielles à bas prix qui manquent. Construire, ça peut coûter une bouchée de pain.

Le seul problème, c'est que toutes ces aides, aident peu locataires et accédants, et beaucoup le lobby immobilier.

On n'a plus une politique globale du logement, mais une politique d'enrichissement d'un lobby. Comme le monde s'est habitué à un pétrole abondant et bon marché, il s'habitue aussi à des aides, qui font partie intégrale du schéma économique.

N'y aurait il pas, par exemple, un moment propice pour supprimer le PTZ ? Quand les intérêts atteignent pratiquement les 1 %, c'est le moment ou jamais.

Les dispositifs Pinel, Robien, etc, sont des pièges à couillons, obnubilés par des impôts qu'ils paient peu ou pas, parce que pour que cela soit rentable, il faut être lourdement imposé, et immobiliser de non moins lourds capitaux, souvent dans des villes peu dynamiques.

J'ai beaucoup rit quand j'ai vu des robiens à Saint Etienne, à côté de la place Chavanelle. A Sainté, c'est simple : il n'y a pas de demande à l'achat, peu de demandes locatives, et Chavanelle, c'est en plein centre du secteur minier... Personnellement, j'aurais trouvé souhaitable qu'on reconstruise dans deux siècles, par exemple, quand le sol aura retrouvé une stabilité antérieure à la révolution industrielle. En attendant, le parc urbain, ça aurait été pas mal...

Pour beaucoup de gens, l'investissement immobilier, c'est "acquérir, à grands frais, beaucoup de regrets".

Seule la TVA à taux réduit me parait discutable. Parce que sinon, le travail au noir peut rentrer en force.

On propose, bien entendu, une politique punitive aux parents d'étudiants, à savoir, choisir entre la demi-part, et l'APL. Parce que les choses ne bougeront pas si vite, même s'il y a ajustement. De toutes façons, même dans le secteur HLM, le logement étudiant est pas donné. Et on a fait en sorte, que ce ne soit pas donné.

On a aussi une cour des comptes qui est totalement  étrangère aux effets d'impacts des mesures proposées.
A l'heure actuelle, la plus judicieuse, comme je l'ai dit, serait la suppression du mythique PTZ. ça ne coûterait pas grand chose en plus, quand les intérêts atteignent les environs de 1 %.

Mais sur l'impact, on n'a pas posé la question qui fâche : faut il continuer à bâtir, bétonner, etc, à tous va, simplement, pour faire plaisir au lobby bétonneur ? Tous ceux qui lisent ce blog savent la réponse. Avec la rupture pétrolière, ça va s'arrêter, mais on pourrait préparer l'avenir, au lieu de faire comme on a toujours fait.

Il faut bien constater, donc, qu'à la cour des comptes, on est aussi terriblement limité intellectuellement parlant.

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 07:17

Dans le cadre de l'émission Ushuaïa -nouvelle formule- le présentateur-Président Manu Mac Aron nous a cette-fois ci régalé d'une excursion exotique au Mexique, à la gare de Ciudad Juarez par une étouffante soirée d'été.
La fin justifiant les moyens, il était accompagné de son seul cameraman et de son assistante, une ancienne présentatrice météo -plutôt gironde- en mini-short.
Cette économie de moyen nous a pourtant offert un grand moment de télévision, et l'on en a presque oublié les meilleures prestations de Nicolas Hulot (passé, comme chacun le sait, au front desk de France Start-Up, la toute fraîche entreprise de com du Président-présentateur Manu Mac Aron).
« Attention, nous avait prévenu d'emblée le Président communicant, c'est très dangereux. Mais, ici comme ailleurs, sourire et optimisme valent tous les saufs conduits ».
« Pour sûr que cela vaut tous les permis de conduire » a précisé l'assistante, en montrant ses jolies grandes dents.
Après avoir fait plusieurs fois le tour du hall de la gare en nous régalant d'images somptueuses, et tout en évoquant l'urgence du réchauffement climatique - « oui, faisons vite, ça chauffe » a renchérit l'assistante rendue soudainement inquiète par certains regards- Manu Mac Aron a tenu a conclure l'épisode par une pensée forte.

Il a alors déclaré face à la caméra, avec sa lucidité et sa franchise habituelle : « Vous savez, la gare de Ciudad Juarez est finalement comme toutes les gares du monde. On y rencontre des gens qui réussissent et d'autres, beaucoup d'autres, trop même, qui ne sont rien, point barre ».

L'émission s'est achevée par l'intervention de trois jeunes autochtones qui passaient par hasard et ont tenu a appuyer chaudement les propos du Président-vendeur.
Tous trois ont décliné la profession de « sicario » mais ont tenu à garder l'anonymat de leur employeur.
C'est vrai, a déclaré notamment l'un d'eux, qui s'est présenté comme « équarrisseur-chimiste » de métier, les gens qui ne sont rien ne sont vraiment rien et nous cela ne nous dérange pas de les faire disparaître ces bâtards d'en face.
Au final, ce reportage eut été une réussite totale si deux incidents n'étaient intervenus après sa clôture.
D'abord le Pdg Mac Aron a constaté la disparition de sa Rollex et de son portefeuille juste après l'interview des trois jeunes travailleurs.
Ensuite, l'assistante a disparu ?
A l'heure où nous mettons sous presse, nul ne l'a revue. Un gamin aurait rapporté son short au bunker central de la police.

Cher Donatien La Gaule, c'était tellement savoureux que je l'ai édité plein écran...

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 14:40
"Je crois que le problème du Mexique est d'un tout autre ordre que celui de l'énergie ou de la sécurité, de l'emploi ou encore de sa politique agricole.

Le Mexique n'a plus d'Etat, voila tout, ou du moins ce qu'il en reste disparaît comme un rail de coke englouti par un pif insatiable. L'existence même des Cartels et autres Zetas, dont certains sont issus de forces gouvernementales chargées de les combattre (!!!), prouve que ce pays est en coma dépassé et qu'il est à refaire et à repenser totalement.
J'en fini par leur souhaiter la victoire d'un des cartels qui finirait par gouverner le pays, et qui, peut-être à la manière d'une bande de Francs aux chefs visionnaires sortirait le pays de l'impasse et empêcherait sa désagrégation.

Mais bon, on peut toujours rêver."
 
Le problème de l'état mexicain est bien celui, classique, d'un PO. Qui a métastasé sur tout le reste.
Explications. Les états latinos-américains, depuis la colonisation, ont un problème d'assiette fiscale.
Ils ont le plus grand mal à prélever des taxes, comme les états africains d'ailleurs, et souvent, fuient la difficulté grâce à des ressources minérales. Et puis, il est compliqué, quand on a une manne sous la main, de vouloir imposer quoi que ce soit. Pendant longtemps, cette manne est tombée, rendant illusoire tout souci d'efficacité et de gestion. Et le politicien, c'est celui qui fuit les problèmes, plus qu'il ne les résout.
Après la  disparition progressive de la manne, les mauvaises habitudes ont perduré, aggravées par le manque de rentrées fiscales.
Le schéma classique de prise du pouvoir par un cartel qui fait tabula rasa, c'est le renouveau d'un lien avec le peuple. Le pouvoir n'existe que s'il donne une contrepartie. En premier lieu la sécurité, et qu'il n'est pas dans l'optique de rogner tout ce qui va aux moins fortunés. Au contraire. Cela s'appelle la politique.
Contrairement à Orlov, je ne pense pas que le stade de l'état nation soit dépassé. Les  premiers en occident ont précédé l'exploitation des ressources fossiles. Mais ils avaient aussi, dans leur ADN, le devoir de s'occuper de leur population.
La lutte contre les épidémies, l'approvisionnement en grain, la politique économique, cela a été une lourde tâche quand on n'a pas d'énergies fossiles, mais, il faut le reconnaitre, c'était quand même une tâche auquel ils s'attelaient. Avec plus ou moins de bonheur, mais l'intervention économique est un classique des pouvoirs politiques.
Quand ils n'ont pas une idéologie libérale dans la tête, cela se passe plutôt bien.
La faillite de l'état mexicain, s'explique aussi par sa désindustrialisation, par la catastrophe qui est arrivée à son agriculture, pour cause de traité de libre échange.
Les pouvoirs parallèles n'ont aucun mal à se maintenir, tant qu'ils sont estimés justes et apportant des contre-parties à la population. Dans ce cas, ils font tout ce que ne fait plus l'état.
Les cartels mexicains sont de gros employeurs avec un minimum de 100 000 sicaires, en réalité, beaucoup plus. Et en plus, ils paient bien.
En même temps, la réalité mexicaine peut être encore pire. Le Mexique dépend totalement, économiquement, de son voisin du nord, comme client, pour sa drogue, pour ses produits manufacturés, etc.
Des troubles au nord, provoqueraient l'effondrement économique des cartels.
On nous a vanté la mondialisation comme un système solide, de résilience extrême. Il ne l'est pas, ne le sera jamais. Il est au contraire, un système de plus en plus fragile.
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:50

Qu'est ce que les dirigeants britanniques ont à se faire chier, en voulant "négocier", la sortie de l'Union Européenne ?

Les britanniques ont dénoncé un accord de pêche vieux de 43 ans. Et la terre ne s'est pas arrêtée. Les décisions unilatérales, ça existe.

En république Tchèque, c'est le droit de porter des armes qui est constitutionnalisé, ou plutôt qui est en passe de l'être, au contraire du reste de l'union Européenne, où le citoyen, enfin, le serf, est prié de ne pas vouloir sortir de sa condition. Surtout qu'en France, il a, parait il, un président génial, qui va mettre ces feignasses de chômeurs, qui se gobergent de leur RSA, au travail.

Les calculs des élites, d'ailleurs, sont en train de foirer. Se gargarisant de leur "économie", ils en oublient des données de base. Un marché saturé, ça a des tendances à l'effondrement...

En même temps, les clivages, marqués en Europe, se dévoilent sous de petites choses.

Content d'avoir stabiliser, un temps, la situation, tant économiquement que politiquement, ils ne voient pas plus loin. Le problème, c'est que cette stabilisation n'est que le produit d'un grand déséquilibre, appelé quantitative easing. Je vous laisse deviner comment ça va se finir.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:40

Le Mexique vient d'atterrir en urgence et en Catastrophe, avec un grand C.

Pour la première fois, en 2015, la balance extérieure des produits pétroliers est passée dans le rouge.

Et pour le gaz naturel, c'est pire. Le Mexique, qui n'était pas un grand exportateur de gaz, est devenu importateur net dans les années 1990, puis la balance n'a cessé de se détériorer dans les années 2000.

Pour répondre à un lecteur, il y a bien d'autres choix que la répression quand la production des énergies fossiles baisse.
On n'est pas obligé, de surcroit, d'harasser une population par une politique stupide de libre échange.

Le Mexique y a perdu une partie de son agriculture (- 5 millions d'emplois, 40 % des terres cultivables non exploitées), une grande partie de son industrie, pas même compensée par les maquiladoras, qui, si ils ont sur le papier, des résultats importants, c'est sur le papier seulement. Importations, un peu de transformation, exportation. C'est totalement extraverti, et les salaires y sont minables.

En outre, les maquiladoras n'ont pas entrainés de créations nettes d'emplois dans l'industrie. La fermeture de biens des industries, basées sur le substitut d'importation a été la contrepartie. L'emploi industriel, globalement, a décliné.
Mais, la question agricole s'est fortement posée en 2008. Avec la flambée des cours du maïs. Là, le fait de dépendre à 40 % de l'extérieur, s'est révélé problématique. Jusqu'en 1994, le Mexique était autosuffisant.

Le Mexique est en guerre, une guerre multiforme depuis 2006. Contre les cartels, et en guerre larvée au Chiapas. 2 500 morts par mois. Dire qu'on nous casse une partie de notre anatomie pour 80 morts au Venezuela, systématiquement portés au crédit de la pauvre opposition, même si, visiblement, chavistes et fonctionnaires sont les premières victimes. En plus, le gouvernement Venezuelien a poussé le vice, non pas à supprimer la monnaie, mais à en imprimer encore plus.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 18:43

"Tiens, notre nouveau président, en cette veille de Tour de France, semble décider à conquérir le maillot jaune de l'impopularité face à ses deux prédécesseurs. Coup sur coup, annonce de mesures d'austérité dans la fonction publique et une déclaration on ne peut plus fumeuse sur les "gens qui ne sont rien" et qui fréquentent les gares. Tout cela à la veille des fameuses ordonnances sur la réforme du droit du travail. "

Il est clair que les mac(r)onneries se multiplient, et qu'elles  vont très vite plomber le p'tit marquis de belgueule, qui vient sans doute de découvrir qu'avec l'Union Européenne, on ne pouvait espérer la moindre inflexion.
Pour l'Allemagne, tout baigne, donc les autres, ils s'adaptent aux diktats.

Le p'tit marquis de belgueule ne fait que dire tout haut, ce que sa caste pense tout bas, et parfois, dit : les électeurs américains étaient «stupides comme de la merde».

Nul doute qu'il existe 20 % de la population qui n'a que mépris pour le reste... Mais on peut lui retourner le compliment. Il faut être un crétin fini, un vendu total, pour travailler à CNN. Si bien sûr, on peut dire que c'est du travail...

J'ai aussi vu des articles très limités intellectuellement parlant, sur Theresa May, qui "a perdu les élections". Ah ? Et que les godons avaient voulu revenir sur les résultats du Brexit. Qui leur a dit ?

Il est sur que le programme de Jeremy Corbyn est 100 % dans la lignée européenne, je cite : ".Renationalisation totale des chemins de fer, partielle de l’électricité et du gaz, hausses d’impôts pour les contribuables fortunés et les entreprises, droits syndicaux rétablis". Tout ce que l'union européenne haï profondément. La propriété publique, l'impôt sur les riches.

La même presse, AVANT les élections le traitait comme de la merde : Quant aux élus de gauche, majoritairement hostiles à M. Corbyn, ils y voient l’assurance d’une catastrophe électorale. « Des promesses plus symboliques qu’utiles », maugrée pour sa part le Guardian. Et à "gauche ?" :  "inquiète aussi une partie de son propre camp ".
Il me semble d'ailleurs que les deux principaux partis, conservateurs et travaillistes n'avaient pas le Brexit comme tasse de thé...

De toute façon, on parle de négociations, comme s'il y avait besoin de négociations pour rompre l'union. Il suffit que les députés britanniques se barrent du parlement européen. De plus, il n'y a pas besoin de traités pour recouvrer son indépendance. C'est le triomphe de l'état de fait, sur le fatras de l'état de droit. Et comme dit Orlov, la simplification par l'effondrement.

Quand à envoyer une note de 100 milliards à la Grande Bretagne, là, ils rêvent complétement.

En réalité, les conservateurs sont plus près de Bruxelles que les travaillistes...

Comme l'a dit Orlov, réformer est trop dur. Penser simplement sortir de l'Union Européenne est un concept trop dur pour l'électeur moyen qui a voté Micron. Il a aussi voté pour une politique punitive, qui entrainera, forcément, son effondrement.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 18:19

L'est de la province d'Alep est tombé sans coup férir au main de l'armée syrienne. Sans doute, vu la forme que prenait l'emprise de l'état islamique sur cette partie du territoire, celui-ci a préféré l'évacuer, manquant certainement de forces ailleurs, et de toute façon, une poche prend et absorbe beaucoup de troupes. Chose qu'ils n'avaient pas.

Les armées en présence étant assez réduites, il a été plus simple de faire une croix dessus.

En même temps cesse toute menace sur Alep, ou plus précisément, ses voies de communications.

Comme parue sur la carte du 30/06/2017, sur "guerre civile syrienne", on  voit une nouvelle poche se dessiner, avec le saillant visible sur la province d'Homs. Sans doute est il vraisemblable que dans les prochains jours, voire les prochaines heures, ce saillant va t'il sauter, et l'état islamique se réduirait à la province de Deir Ezzor et de Raqqah.

On remarquera l'efficacité de la méthode russe, comparativement à la médiocrité de la progression à Raqqah même. La crainte de l'encerclement est plus forte que la confrontation elle même.

La guerre est aussi psychologique que l'affaire de combats. De plus, une chose est claire sur la carte. La route menant aux positions de l'état islamique à Homs se réduisant, elle doit être copieusement bombardée et neutralisée.

Une garnison, ou une armée menacée d'être encerclée, perd très vite son moral et toute envie de résister. Elle a irrésistiblement, l'envie de s'enfuir par la route disponible.

Après, la ligne de défense devant Palmyre de l'état Islamique ne devrait pas tenir très longtemps aussi. Une fois ramenée dans la vallée de l'Euphrate, peut on s'attendre à de violents combats ? Sans doute pas. "Le plan incliné de la victoire", une fois révélé, met très vite fin au conflit. Un camp s'effondre très vite. Il restera les autres rebelles, très divisés, mais il est probable aussi que la fin de l'état islamique les rendra beaucoup plus raisonnables...

A l'allure où se déroulent les événements, la fin de l'état islamique sera sans doute très rapide. A l'image de la dernière année de la guerre d'Espagne. Le camp républicain, qui contrôlait encore un territoire considérable, s'est simplement dissous.

La méthode américaine de combat, utilisée à Raqqah, comme il y a 70 ans en Normandie, ne provoque pas cet effondrement du moral du combattant. Comme disait Hitler, le soldat qui combat, combat, et a tendance à ne pas regarder en arrière, quelque fut la supériorité en effectifs ou en puissance de feu ennemie.

Au contraire, la retraite se transforme vite en déroute. Grâce à leur tactique, stupide, les américains font durer le plaisir...

Pendant ce temps là, les infos françaises vous parle d'une non-nouvelle, la mort de Simone Veil, ointe par les médias et politiques-politiquement corrects, alors que personne n'en a rien à faire. A 89 ans, la mort est considérée, même par les proches, comme une chose normale.

Quand au caractère "admirable" de la personne, c'est tout à fait discutable.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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