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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 19:20

Les nouvelles propositions de la Grèce au Politburo Bruxellois sont qualifiés de "capitulation". Il est difficile de savoir ce qu'a Tsipras dans la tête et dans la dette. J'avais, par un lapsus, commencé par écrire "ce qu'a Tsipras dans la dette".

En réalité, tant que ces concessions sont conditionnelles et liées à une réduction drastique du stock de dette, il ne fait aucune concession, mais une manoeuvre politique.

Il démontrera ainsi que s'il y a rupture, elle n'était pas de son fait, mais qu'il n'y avait pas négociations, mais diktat à prendre ou à laisser.

Mais, bien sûr, c'est bien trop compliqué pour un cerveau bruxellois, trop longtemps plongé dans le formol du conformisme, et comme dirait Grasset, de la narrative-système.

Mais, comme déjà dit, ces concessions sont nulles et non avenues, s'il n'y a pas effort au niveau de la dette. Et, sans doute, politiquement, la grosse teutonne préfère sans doute la rupture, qui lui permettra de s'en tirer politiquement, à une réduction ou à une abolition pure et simple, où on lui dira qu'elle fait encore des cadeaux à ces feignasses de grecs.

C'est savoureux de la part d'allemands, ces feignasses incapables de faire des gosses (c'est pourtant très simple).

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 17:31

L'armée US va donc supprimer 40 000 postes supplémentaires, en deux ans. On taille donc, dans le muscle, et on épargne la graisse, notamment celle, inutile, du F35.

Ledit F35 n'est d'ailleurs, après essai, pas capable de rivaliser avec le F16, vieux de 40 ans. 17 000 postes civils, vont aussi être rayés des cadres.

Comme beaucoup de tâches étaient sous-traitées, c'est sans doute encore pire.
l'empire américain s'efface donc, et il ne restera bientôt que les officines ruineuses, aux budgets gourmands, pour répandre la bonne parole US, mais il faut noter que ce saupoudrage de réduction, ne pose pas le vrai problème.

Le problème, c'est que ce sont des programmes entiers qui devraient être supprimés, faute de viabilité, c'est vrai pour le F35, mais aussi pour la question de l'US navy. A quoi sert une flotte qui serait détruite en un clin d'oeil en cas de conflit ? Et ce sont des amiraux américains qui le disent, et encore, si elle se contentait de rester au port.

Il serait nécessaire d'en tirer la conclusion logique. Un truc inutile, ça doit être supprimé. L'US Navy est taillée pour la guerre du pacifique. Elle a fini en 1945...

Il est bien plus simple pour ses concurrents russes et chinois de mettre en oeuvre des moyens de destruction de ces navires. Cela coûte beaucoup moins cher.

D'ailleurs, la Russie va recommencer à produire le tueur de sous marin, un hélicoptère qui d'après eux aurait déjà détruit un sous marin qui avait eu l'intention déplacée de se mouvoir dans les eaux territoriales soviétiques.

Efficacité de la mesure : pour le prix d'un navire, les russes auront 100 hélicoptères tueurs de sous marins... Il n'en faut pas cent pour tuer un navire...

Les USA n'ont pas les cojones nécessaires pour le jubilée de la dette, qui seule, leur permettrait de rebâtir, leur puissance, et leur armée. De plus, il est nécessaire de sortir la tronçonneuse pour élaguer le pentagone de toutes ses nombreuses excroissances inutiles. Arrivé à ce point de gabegie, il n'y a plus à réfléchir, mais à tout jeter...

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 15:35

Ou la lutte des classes en Grèce. Résultat caricatural, d'ailleurs. Le "Non" est celui des exclus, le "Oui", le tout va bien des larbins du système.
Ceux qui ont à perdre ont donc voulu sauvegarder le système, sans doute se sentaient ils à l'abri des effets pervers de la machine infernale euro-eurpoéiste.

« Nous, les Grecs, sommes désormais comme des parias de l’eurozone. En cinq mois, Alexis Tsipras nous aura fait détester de toute l’Europe. »

Toute l'Europe ? On ne doit pas parler de la même chose. La totalité de la dette grecque n'est pas remboursable, idem pour la dette européenne, idem pour la dette américaine, idem pour la dette nipponne et ne sont que des arguments pour détruire l'état providence.

Car elles ne seront jamais payées.

Alors, on ergote. Il est cocasse de voir le perroquetage sur la "nécessité des réformes", en oubliant la première ; la mise au pas des trous du cul, synonyme de "banques centrales". Ils ont ruiné les citoyens, la monnaie, et les états.

Beau bilan. Après, les grecques n'ont plus rien à vendre, et plus rien à sabrer.

Le complexe militaro-industriel grec a sans doute provoqué la moitié de la dette. Mais ce complexe alimentait les USA, l'Allemagne et la France. On admire, d'ailleurs, depuis 50 ans, son utilité.

D'ailleurs, le souci de la légalité des autorités européennes est très relatif. On a vu, les mensonges, la manipulation le "oui", en tête dans les sondages, le oui annoncé vainqueur, et on voit quoi ? Un non triomphant, dépassant de 20 points le oui...

Les riches sont pour l'union, les classes laborieuses réclament le retour des états nations.

Les médias, atomisés en Europe depuis le referendum de 2005, au profit de différents blogs, pas toujours exacts, mais la plupart du temps honnêtes, chantent toujours la même chanson.

Je ne partage pas le point de vue de T. Meyssan sur le risque pour la Grèce de coup d'état militaire. 2015 n'est pas 1967.

L'armée grecque n'est pas à l'abri de la vision de la société, et si le clivage de 1967 était fort, aujourd'hui, ils sentent bien que si ils trahissent encore une fois la nation, ils en paieront aussi le prix en diminution de budget, et comme je l'ai dit, la situation a changé. Ceux qui ont l'argent, ce sont les russes et les chinois, ils ne se cachent pas de vouloir acheter la Grèce, sans vouloir la payer 320 milliards... Et ils ont des projets viables économiquement parlant.

Même avec la Turquie voisine, la tension a tendance à baisser.

La situation s'est totalement inversée, désormais. Dogmatisme et oeillères sont du côté occidental, au profit d'une toute petite classe de bien votants. Pour eux, la démocratie, c'est désormais le communisme.

Mais leur souci de la légalité est désormais celui de la classe dirigeante. On s'en fout quand il s'agit d'écraser le populo. La Grèce peut désormais s'appuyer sur le traité de Lisbonne contre la BCE. Résultat oh combien cocasse et inattendu...
Mais, il ne faut pas oublier l'essentiel. Syrisa et Tsipras ne sont, finalement, rien. Ce qui est tout, c'est la situation d'effondrement économique total, issu des politiques précédentes, des tentatives de leur mettre les bâtons dans les roues, qui poussent à la radicalisation.

De cette situation naissent des Lénines, et des Stalines.

On veut les contrer par des manipulations, des coups tordus et des magouilles ? On peut très bien répliquer par une police politique pointilleuse.

Comme je l'ai dit, Ugo Chavez se voulait le Tony Blair local. A une époque, il aurait été achetable avec un tube de dentifrice ultra-brite.

Mais, on ne sait pas pourquoi, il a mal pris qu'on essaie de le renverser et le tuer, et que la simple non adhésion totale à la Doxa libérale, soit considérée comme du communisme.

Mais, à force de crier, tel Pierre au loup, le loup, quand il sera là, ce sera décru, et que finalement, il ne peut être plus bête, méchant, avide et gourmand que l'UE.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 22:17

Le pouvoir religieux a basculé, il y a bien des années, de Rome à Francfort. Le pouvoir religieux, car l'union européenne n'est qu'un dogme, ou plutôt qu'une série de dogmes, que rien ne vient prouver, que tout vient infirmer, mais qu'il n'est pas possible de contester.

Le referendum a prouvé plusieurs choses.

- Il est possible de contester,

- mais les dirigeants sont incapables de varianter le plan. Il n'y a pas de B, parce qu'ils sont incapables de penser autrement,

- le camp du non est aussi infecté de collabo, comme Varoufakis, qui, paradoxalement, pensait lui aussi que l'UE, c'était "bon". Là aussi, aucune preuve de l'affirmation, mais cela devait être accepté comme article de foi. Ce n'est pas contestable.

"C'est dur à l'intérieur, ce serait pire en dehors". Ah bon ? Visiblement, les 10 pays membres de l'UE et pas membres de l'euro s'en sortent beaucoup mieux. L'ajustement ne s'y fait pas par le chômage. Mais par la monnaie.

l'euro, et la construction européenne protecteur et nécessaire ? Là aussi, le dogme, que rien ne vient prouver. Nécessaire, pourquoi ? trop petit ? Ne sait on pas que les grands empires se révèlent ingérables ? L'URSS s'est effondrée, une Russie simplifiée en est sortie, quand aux noeuds de vipères que constitue les USA, c'est proprement irracontable. L'empire romain, lui même, s'est scindé en 2 unités, et sous divisé en 4, parce que c'était trop grand, trop diverse, trop compliqué...

Euclid Tsakalotos remplace Yannis Varoufakis. Comme au bon vieux temps du politburo, le choix d'un homme indique beaucoup de choses. On remplace un partisan de l'UE, par un eurosceptique. Varoufakis, partageait le rêve (c'est comme ça qu'on nomme les cauchemars) européen, mais c'était celui, d'une "autre Europe".

Tous les partisans d'une "autre Europe", sont des collabos encore plus nocifs que les tristes zébres qui nous conduisent. Ils n'ont jamais pensé qu'il n'y avait pas d'autre Europe possible, dans le cadre actuel.

le libéralisme est sa matrice, son moule, son projet, sa raison de vivre, pour le reste, on verra plus tard, vous savez, quand tout sera devenu prospère que toutes les dettes seront remboursées, etc, etc, etc...

Mais cette Europe sociale, elle n'existera pas et jamais. C'est juste un argument de campagne. De toute façon, comme il y a toujours quelqu'un qui n'en veut pas... Pour une très mauvaise raison ou pour une autre...

Cette Europe n'a rien qu'on puisse regretter, et rien à faire sauver. Juste du bla-bla-bla, et des ramassis de conneries... Et ça, ça ne vaut pas cher...

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 14:57

Après la déroute des légions européennes aux thermopyles,l'enfumage continue, et il est sévère. " Referendum : après la victoire du "non", l'Europe va t'elle lâcher la Grèce ?"

La réalité, c'est que "l'Europe" ou plutôt le politburo bruxellois soutenait la Grèce comme la corde le pendu, et que là, le pendu, c'est devenu l'Europe.

Le caractère timoré de certains risque de tomber, et se souvient t'on du Ugo Chavez qui voulait être le Tony Blair vénézuelien ? Ou du Fidel Castro qui voulait simplement donner un petit peu à son peuple, dans un pays où 85 % des avoirs étaient détenus par les USA ?

Les dirigeants grecs partent avec un avantage, celui de demander à leurs créanciers s'ils veulent tout perdre, ou simplement, une petite, grosse ou moyenne partie, de leurs avoirs ? Cela, dans un premier temps. Dans un deuxième, la question de la compétitivité implique, pour tous les pays autre que l'Allemagne, la sortie de la zone euro.

Mais les journaleux pisseurs de copies sont des petits rigolos comiques aussi. "L'option" russe, avec la sortie de l'OTAN est impraticable pour cause de "manque de moyens financiers russes". On ne doit pas parler de la même Russie. Le décervelé qui écrit cela en est visiblement resté en 1995. Ou 1999.

Les moyens financiers russes sont importants, les moyens financiers chinois, colossaux, et la Grèce risque d'être très bon marché : avec de la menue monnaie, 5 ou 10 milliards, on la rend solvable, juste au prix d'une petite avance de trésorerie. Ses comptes internes, et externes, sans dettes, sont équilibrés.

Même Erdogan ne s'y est pas trompé. Il a tendu le rameau d'olivier, et proposé un prêt sans intérêt de 1.7 milliards. Déjà empêtré dans ses démêlés avec ses voisins difficiles du sud et de l'est, il a jugé utile d'avoir de bonnes relations à l'ouest, d'autant qu'avec le gazoduc russe qui s'annonce, il ne sera pas inintéressant de le voir continuer dans les eaux territoriales grecque. C'est colossal comme enjeux, et avec le Kremlin, il ne joue pas le jeu habituel. Il respecte la vraie puissance.

Mais le vrai, dans le referendum, c'est qu'il démontre la puissance et le courage des peuples, et le caractère timoré des gouvernants. Et encore, le peuple grec n'a pas atteint le niveau de courage atteint en Syrie.

Quand les partisans du oui en étaient réduits à faire appel à des Nikos Aliagas, on ne saurait imaginer donner plus grande image de n'importe quoi et de confusion. Et donner un repoussoir visible. Le millionnaire donneur de leçon ? C'était, décidément, trop facile...

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:50

à Nikos Aliagas, et à tous les (censuré)et (censuré) patentés ayant appelé à voter oui au referendum.
Beau bourrage de crâne en perspective. Le résultat est net et sans appel (61-38), loin des premiers sondages qui donnaient pourtant le non massivement gagnant, et encore plus loin des derniers, qui donnaient le oui gagnant, ou, du moins un écart très resserré.
Là aussi, le Politburo bruxellois a un problème avec la réalité. La réponse était évidente, car voter oui, c'était encore les retraites, déjà divisées par 2 à 700 euros, passer encore à la moulinette, et devenir 350 euros, et tout à l'avenant.

Et pourquoi faire ? faillite dans 6 mois ? Ou un an ? Le résultat est acquis d'avance, et comme l'a dit mon plus fidèle internaute posteur de commentaires, BA, sur 67 union monétaire de 1918 à 1992, aucune n'a survécu.
Je dirais qu'historiquement, toutes les monnaies communes inventées depuis 476 pour ressusciter l'empire, toutes ont échouées (une par siècle). Il n'y a pas de contre-exemple.

Comme en Crimée, il faut être totalement cinglé pour voter pour le statu-quo. Je rappelle la Crimée : les électeurs avait le choix entre voir leurs revenus divisés par deux, ou multipliés par deux (retraités) et divisés par quatre, ou multipliés par quatre (militaires), avec, pour les militaires, la fierté de se retrouver dans une armée en état de marche et nettement moins corrompue que l'armée ukrainienne (là, c'était tellement facile qu'il n'y avait pas de contestation possible).

Dans les faits, les grecs ont refait la bataille des Thermopyles, devant une supériorité écrasante, ils n'ont pas pliés, et là, ils ne sont pas tous morts. Là, ils vont pouvoir vivre, et sans doute, viennent ils de sauver l'Europe, pas l'union européenne, du chaos, de la guerre, de l'oligarchie, et de donner le signal du printemps des peuples.

Hollande avait le choix au début du mandat. Il a préféré e... r son peuple. Il va passer aux poubelles de l'histoire, car entre son peuple, et le reste, il faut, pour un dirigeant politique, toujours choisir son peuple. Mais, pour Hollande, visiblement, le peuple, ça pue.

Une dictature, comme l'union européenne, n'a comme point fort que la force de son point le plus faible. Il vient de céder. Et tous les gouvernements qui viendront auront clairement le choix. Faire banqueroute, car c'est de cela qu'il s'agit, ou faire continuer le martyr de leurs peuples...

Mais Syriza a encore du chemin à faire, comme les peuples. Il n'y a rien à négocier avec le diable, et donc, il n'y a rien à négocier avec l'UE. Ce "machin", selon CDG, n'est, ni réformable, ni amendable, et l'euro, un boulet.

Les oligarques Bruxellois pensent et traitent les peuples comme des crétins. Ils peuvent être tranquille, c'est réciproque.

L'union européenne, ou Grossdeutschland a vécu. Ce n'est jamais que la X°eme fois. Décidément, les teutons n'apprendront jamais rien à rien.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 00:23

L'état islamique aurait subi desérieux revers en Irak, et la poche de Falloujah semble bouclée désormais, et un tremplin sur Mossoul a été conquis.

Si la poche de Falloujah n'est certes pas bouclée hermétiquement, elle est quand même désormais au milieu d'un pays hostile. La reconquête irakienne, et disons le, chi'ite semble lente, mais elle apparaît quand même inéluctable. De plus, les massacres commis vis-à-vis des soldats chi'ites qui se rendaient leur ont désormais ôté l'envie de le faire.

Contrairement à ce que certains disent, ce n'est absolument pas sous l'effet des coups de l'aviation de l'OTAN que se fait le retrait des forces de l'EI.

D'ailleurs, sans être ravitaillé par un autre membre de l'OTAN, la Turquie, l'EI aurait tôt fait de s'écrouler, faute de matériel et de munitions, comme d'ailleurs la rébellion syrienne, dont le régime argue, souvent avec raison, qu'elles est le fait de brigades internationales islamiques.

Mais, le machin a visiblement échappé à ses concepteurs, et les violents affrontements dans le Sinaï.

Pour ce qui est d'Erdogan, on dit qu'il agitait l'idée d'intervenir en Syrie. Visiblement, l'armée turque ne veut pas de cette intervention, pas plus que Washington, dont les Kurdes sont les clients.

A l'aulne de l'OTAN, d'ailleurs, une intervention turque de 18 000 hommes serait sans doute trop chétive pour apporter des résultats probants, avec le risque de provoquer la contagion du conflit en Turquie avec les turcs et avec les alévis.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 20:04

Au tour de Matteo Renzi de traiter, sous une autre forme, les dirigeants européens de crétins (des Alpes, Andes ou d'où vous voudrez...).

“At one point in the 1985 science fiction film, said Renzi, one of the main characters knocked on someone’s head and said, ‘Hello? Hello? Anybody home? Huh? Think, McFly! Think!’

On eut dire ici, qu'il y a une considération sans faille... Crâne dégarni, nous dit Grasset, et inhabité.

La servitude volontaire, chère à la Boétie, imprègne désormais les comportements. Ce sont les "forces économiques", grecques, qui appellent à voter oui, sous peine de voir la voie lactée s'écouler par la bonde du lavabo, la terre se fendre en deux, les filles moches plus trouver de maris, et les conjoints (ne faisons pas de sexisme), devenir tous cocus dans l'heure...

Pour la perte des investissements européens, on peut en douter, la corruption y fait le kilomètre d'autoroute 3 fois plus cher ici que dans le reste de l'Europe.

. « Nous ne pouvons nourrir le pays. Le peuple aura faim. Nombreux sont les chantiers de travaux publics financés par l’Europe,. Mais cela fait déjà cinq mois que nous avons des problèmes pour recevoir les fonds, et donc pour payer les ouvriers. Si nous rompons avec l’Europe, tous ces chantiers s’arrêteront instantanément. Les conséquences sont incalculables. »
Oui, incalculables. Il n'y a qu'à voir les catastrophes économiques qu'on constituées les banqueroute asiatiques, russes et argentines... Des croissances de plus de 10 % l'an...

Le tourisme sera en nette hausse, la production agricole et industrielle aussi...

Cela me rappelle mon jeune temps, et la conséquence de la mise au piquet du Zaïre par le FMI en 1976-1978. La production agricole doubla en une année, et la production industrielle fit + 50 %. La deuxième année, ce fut le même topo...

Mais, tout rentra dans l'ordre très vite, et, au prix de l'achat de quelques dirigeants, le Zaïre rentra dans le rang, et fut classiquement dans le surendettement, la fuite des capitaux, la corruption, l'effondrement de la production agricole et la faim, les stop and go pour l'industrie, notamment minière...

En bref, il n'y a que des bénéfices à attendre pour la Grèce de la sortie de l'euro. Mais cela, les larbins qu'on nomme "forces économiques", sont incapables de le voir.

Bien sûr, il existe une période difficile à passer. Mais les grecs ont déjà faim, les grecs sont déjà sans activité, et ce patronat, obtus, borné, suiviste, arrogant, et en plein dans la lutte des classes n'a prouvé qu'il n'était qu'un petit roquet aux ordres, et un petit roquet sans aucun intérêt.

Quand à l'ami Matteo, je lui conseillerais d'être désormais très prudent, parce que des tas de choses peuvent désormais lui arrivé. Il n'est plus assez décervelé...

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 16:16

Je ne vais pas faire dans la langue de bois : tout partisan de la monnaie unique a laissé sa cervelle au vestiaire, et pourrait aisément être remplacé par un animal genre perroquet, beluga, ou comme le faisaient les romains, le corbeau.

Parce qu'en ce qui concerne l'intelligence, il faut rappeler, LES FAITS.

Le fait est :

- AUCUNE union monétaire n'a perduré.Cela n'a été qu'une succession de dysfonctionnement se finissant par des drames horribles. La seule question, c'est quand cela finit. Le simple pékin peut arguer de son ignorance, l'homme politique partisan d'une union monétaire est simplement un pas fini du cerveau. LUI est sensé être informé. Ou de s'informer. Là, on est dans le cadre où simplement, les dits hommes politiques, ne veulent pas se déjuger, pour ne pas passer à la trappe, et aux poubelles nauséabondes de l'histoire. C'est leur survie politique ou même physique qui est en jeu.

- Une dette à 180 % du PIB impliquent, simplement pour qu'elle ne progresse plus, et si l'on bénéficie d'un taux de financement relativement bas (3 %), un excédent -primaire- de plus de 5 % du pib. Il est donc impossible de dégager un tel excédent. Déjà, dégager ponctuellement un excédent de quelques milliards est difficile, le faire perdurer dans le temps, c'est du jamais vu dans l'histoire.

- le vote de classe atteint son maximum ; en Grèce votent massivement contre l'accord tous les déshérités, en général toutes les catégories sociales vont contre, mais c'est moins net chez les dominants sociaux et les retraités. Visiblement, Tsipras a eu tort de ne pas vouloir sabrer les retraites... En en ayant pris plein la gueule, ils en redemandent encore.

- l'austérité tue. C'est le moyen soft, pour les élites, de tuer les pauvres. C'est dans l'ordre des choses, et la faute à pas de chance. Et en même temps, pour le dirigeant "populiste", aspirant dictateur, le joint qui lui permet de se maintenir des décennies au pouvoir. La définition antique du Tyran était celle du protecteur et bienfaiteur du peuple contre les riches, l'oligarchie et l'aristocratie.

Un article intéressant paru dans Agoravox. Les 100 millions de victimes du communisme, c'est la paille et la poutre. Avec leur 100 millions de tués, Staline et Mao, jouent vraiment petits bras.

Le libéralisme et le capitalisme, ne mettent pas deux ans à en liquider autant...

Si le communisme a été synonyme de dictature, et Staline pouvait être qualifié de paranoïaque, c'est qu'ils avaient toutes les raisons de l'être. Il était informé, en temps quasi réel, de tous les complots, chausse-trappes, et coups tordus qu'on mijotait contre l'URSS. Les britanniques (mais pas qu'eux), particulièrement, étaient des vrais stakhanovistes du complot anti-URSS. Comme ils étaient, en outre, très bavards, peu prudents et souvent alcoolisés, les espions soviétiques avaient beaucoup d'informations à envoyer à Moscou. Sorge, dans sa période à Shangaï, était particulièrement efficace pour collecter les renseignements, et les signaler. Une vraie pipelette. Et pour ce qui est des complots, les britanniques n'arrêtaient vraiment jamais d'en lancer...

Personnellement, je comprends comme cela cette paranoïa soviétique, alimentée par de très sérieuses, nombreuses et concordantes sources. Aussi, le pacte germano-soviétique se comprend très aisément, comme celui de la méfiance absolue vis-à-vis des occidentaux, considérés comme absolument non crédibles, et ayant des intentions qui divergeaient notablement de leurs affirmations.

De quelque manière qu'évolue la situation en Grèce, même si Tsipras et Syriza sont battus, il est clair que désormais, la situation grecque va échapper à tout contrôle. Encore des milliards, pour faire quoi ? C'est désormais le trou noir.
Il faut aussi montrer du doigt le peu de culture politique des populations. La simple fermeture des distributeurs a fait remonter le oui, de près de 10 %. Pourtant, il était évident que cela allait se passer, et il est évident que la Grèce ne peut passer d'accord. L'accord proposé, c'est simplement gagner quelques mois. Et après ?

Vivement la libération.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 15:54

Le mode "Panique on", semble agiter le monde occidental. "Brzezinski milite en faveur d’une livraison d’armes " en Ukraine nous dit on, et il faut assurer à la Russie que l'Ukraine ne rejoindra pas et jamais l'OTAN.

Venant de la part de Brzezinski, c'est une nette inflexion, prouvant la dislocation de l'empire et le passage en position défensive, et m'amène aux réflexions suivantes :

- fournir des armes aux ukrainiens, dans le contexte actuel, c'est de la confiture aux cochons. Les dits ukrainiens les vendront, ne sauront pas s'en servir, et leurs capacités et qualités sont en chute libre. On ne peut pas gaver un complexe militaro-industriel, et faire quelque chose d'efficace.

- il faudrait que le Kremlin et Poutine commandent aux Novorusses pour arriver à un accord, on voit mal, après le sang versé, les novorusses transiger. Le kremlin ne veut, ni ne peut, couper le cordon, même si le soutien se fait de manière très mesurée. L'Ukraine est devenu le Viet Nam européen des américains, l'intention est visiblement, là aussi, d'épuiser son adversaire.

- On reprend ici une méthode qui n'a fonctionné nulle part. Les livraisons d'armes américaines au Viet Nam, y compris pendant leur période d'intervention, alimentaient à hauteur de 15 % les rebelles. Autant dire, que cette source d'approvisionnement dépassait largement la si bombardée piste Ho-chi-minh. A croire que le Nord Viet Nam ne l'utilisait que pour leur faire gaspiller les munitions. Chaque semaine, une dizaine de camions partait pour le sud, un seul y arrivait en général. Mais ce camion était suffisant pour entretenir la guerre pendant une semaine. Pour ce qui est des vols dans les ports, c'était largement dix fois ce montant. Le viet cong pratiquant aussi le kidnapping, et la rançon était versée en matériel ou en dollars, qui permettaient d'acheter le matériel.

La solde des soldats américains, trop importante, était gaspillée sur place, largement en prostituées, alimentant, là aussi, un corruption dantesque, où l'ennemi communiste poussait comme sur du fumier. La proposition du gouvernement sud vietnamien de ne laisser disposer aux soldats que de 30 $ par semaine, fut écartée d'un revers de main.

1968 et l'offensive du Têt, par contre, furent une rupture. Les massacres commis par les Viet Cong éloignât durablement la population, et pour la première fois, le sud Viet Nam devint une entité viable, avec une armée qui combattait, et certaines années, il n'y eût même pas besoin de conscription...

Mais, là, il faut le reconnaitre, il n'y avait aucune responsabilité américaine au fait, et en 1975, l'armée nord vietnamienne (qui avait remplacé le viet cong, quasi disparu) ne commis pas les mêmes erreurs.

En Syrie, l'offensive qui devait emportait Deraa, et plus loin, pour ne pas l'avouer, Damas, a tourné cours devant la réplique de l'armée syrienne; Il s'agissait là d'une guerre classique, et visiblement l'armée syrienne n'a pas perdu la main, et a taillé en pièces "l'armée des 12 singes". Face à une armée formatée à ma soviétique, une attaque classique de type occidentale, même avec 250 chars et des milliers de véhicules, n'a eu aucune efficacité et s'est révélée d'une brieveté surprenante.

Ce qui pose le plus de problème en Syrie à l'armée et au gouvernement, c'est visiblement la technique d'infiltration. Là aussi, les gouvernements hostiles au régime syrien ont confondu déroute des forces gouvernementales et "bataille du plateau de Guise", en 1914. Le recul et le regroupement d'une armée n'indique nullement qu'elle est battue. De plus, il est clair, aussi, que les massacres commis par l'état islamique, partout où il avance, n'incite guère à autre chose qu'au combat.

Pour la Grèce, dernier tableau du triptyque, il est clair aussi que le bras de fer est politique. Il est, comme je l'ai indiqué, d'écraser la révolte populaire incarnée par l'arrivée au pouvoir de Syriza. Pendant ce temps, 20 000 débiles mentaux (il faut bien appeler comme ça les partisans de l'Union Européenne), manifestent à Athènes, pour le "oui".

Le profil des interviewés est d'ailleurs éloquent : employé de banque d'investissements, salariée d'un cabinet d'avocats, bijoutière. C'est pas mal, comme profil, dans un pays ou le chômage officiel est de 27 % (60 % pour les jeunes). Lutte des classes, quand tu nous tiens.

D'ailleurs, un des participants est visiblement là, dans le cadre d'une des "révolutions de couleurs". On peut noter l'évolution, d'ailleurs. Quand Papandréaou a parlé de referendum, il a été débarqué par une révolution de palais. Là, on passe au cran supérieur. En attendant, pour le prochain, le bain de sang ?

Moi, ce que je conseille à tout gouvernement de rupture arrivant en Europe, c'est de faire comme Hugo Chavez : une levée en masse d'une milice armée de 2 millions d'hommes.

Devant l'échec complet et les résultats totalement désastreux de la construction européenne, seuls des demeurés mentaux peuvent en être partisans. Ou alors, à l'heure de la communication reine, il faut vivre dans une grotte ou être totalement autiste, ou d'une paresse intellectuelle totale. Les belles gueules qui manifestent à Athènes pour l'UE, auraient bien mérité, justement, d'en prendre, à leur tour, plein la gueule.

Dernier point à signaler. On a cru noter une coordination entre les attentats de Koweit, Tunisie et Lyon. Là aussi, c'est une vue de crétin. Tous les jours, il y a, dans le monde, des attentats multiples. De plus, on a oublié dans le lot, les 200 massacrés au nord de la Syrie. Ils puent ???

Si l'on décompte les attentats dans le monde, 3 par jour, c'est pas beaucoup. On en a parlé parce que des occidentaux ont été touchés ? Mais pour les autres, la considération est beaucoup moindre...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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