Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 07:01

Je ne vais pas vous parler des élections françaises (je le ferais demain), j'attends les résultats définitifs, je vais vous parler des élections dont on voit les résultats, les britanniques.
Là aussi, le comique troupier l'emporte TRES largement.

Imagine t'on, en France, voir un parti emporter une majorité relative à 287 députés, avec une avance sur le suivant de 50 à 60 ? C'est ce qui se passe.
En France, on nous parle de "raz de marée", pour "En marche", avec... 32 % des voix, et une Theresa May "battue", avec 42 %... en avance, certes réduite, de 2 %. Mais, globalement, le parti conservateur a nettement amélioré ses positions en nombre de voix...

Là aussi, c'est simplement, une question de propagande. On nous dit que le Brexit fait voir ses premiers résultats négatifs.... Et que le vote en est la conséquence.

Bien entendu, pas un mot sur le FAIT que Corbyn a un programme nettement anti-européen.

Mais, nous n'avons aucune crainte à avoir. Le continent européen voit sa production d'énergie reculer de 6 % et sa consommation de 2 % par an. Tout le reste c'est du tralalala.
Les bobos en marche, la bourgeoisie catho, amatrice de pilleurs de troncs, peuvent encore avoir eu une victoire, il est dans l'histoire, des victoires qui annoncent des désastres.
Cannes (-216) a eu lieu avant Zama (-202). A Cannes, la totalité des cadres qui ont gagné la seconde guerre punique étaient présents.

En outre, en France, comme en Grande Bretagne, la grande question est "le pouvoir, pour quoi faire ?"

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 18:39

OBama, Clinton Inc, ont réussi l'exploit d'un phénomène jamais vu dans l'histoire : faire de la Russie, un pays globalement excédentaire en matière agricole, et bénéficiant de la sûreté alimentaire.

Si le communisme était réputé inefficace dans le secteur agricole, la Russie tsariste ne faisait guère mieux. Si elle arrivait à exporter du blé, c'était au prix de famines intérieures horribles et répétées.
Au temps de l'Urss, si l'approvisionnement était globalement satisfaisant, c'était au prix de l'existence de lopins fortement productifs, et qui faisait haïr "les capitalistes", par les populations. Le Kolkhozien, faiblement protégé socialement, vendait ses excédents sur les marchés, souvent libres et clandestins, et globalement, l'investissement faisait défaut.
Les trajectoires, d'ailleurs, des productions russes et américaines sont inversées. Massivement exportateurs dans les années 1970, les USA abandonnent celles-ci, sans doute au profit de la production de bio-carburants, qui rapportent toujours plus que de vendre aux pauvres.

En Russie, visiblement, on n'a pas oublié que l'agro-alimentaire est une arme puissante pour se créer une clientèle à l'antique. La clientèle désignait tous ceux qui vous soutiennent, parce que vous les nourrissez.

La Russie a bénéficié de sanctions, qui ont protégé sa production nationale (aux dépens des exportateurs naïfs, souvent européens), allié à un mouvement massif d'investissements. En Amérique, on peut douter de ce mouvement d'investissement chez les fermiers, endettés, et en plus, pas mal de terre sont plus rentables pour leurs propriétaires, en location pour l'exploitation de gaz de schiste. Pourquoi aller se fatiguer à produire, investir, etc, quand le chèque tombe tous les mois ?

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Economie Politique
commenter cet article
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 19:57

Au Mexique, ça tourne au vinaigre, de façon classique, quand le pic pétrolier pointe son nez.

Ce fait, joint à la politique libérale, qui a conduit à la suppression de 5 millions d'emplois agricoles, la mise en jachère de 40 % des terres cultivables, conduit à un collapsus complet.

D'une manière générale, l'Amérique latine est dans un état économique déplorable, parce qu'assise uniquement sur des matières premières dont les pays producteurs ne maitrisent pas les prix... Un grand classique de l'économie sud américaine.

Et les politiques libérales ne font qu'aggraver les problèmes...

Australie, changement de décor. On veut ouvrir une mine de charbon géante. C'est un peu con et cucul la praline, quand on voit la consommation mondiale décroitre, les besoins, essentiellement (à 90 %), destinés aux centrales électriques, incertains.

Mais, suis-je bête, L'inde, et sa population réglera tout. Les interactions économiques décrites par Orlov semblent donc précipiter la crise, et les bredins australiens risquent d'avoir acheté, "à grands prix, beaucoup de regrets"...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
commenter cet article
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 19:10

En France, on nous annonce un raz de marée en marche. Enfin, à 30 %, ça ressemble plutôt à un clapotis. C'est le même score que les socialistes en 2012, et pas loin de celui de l'UMP.

En Grande Bretagne, certains se gargarisent des résultats. May est battue. Enfin, battue mais dont le parti est quand même premier, et les travaillistes, loin derrière.
La ligne Corbyn a totalement anéantie la ligne blairiste, qui avait, elle perdue les élections de manière éclatante.

Par Brythones, recoloured by Cryptographic.2014 — Ce fichier est dérivé de :  2010UKElectionMap.svg, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=40065328

Par RaviC - removed residual colour code from 2010 election from 2015 base map, Brythones, recoloured by Cryptographic.2014 — Ce fichier est dérivé de :  2015UKElectionMap.svg, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=58580268

Il y a eu une nette poussée conservatrice (+ 5 %), mais les travaillistes ont également bénéficié d'une force poussée (+ 9.5 %), les gains ne sont pas très importants, et se situent surtout en Ecosse, au détriment du SNP, qui avait laminé le parti travailliste (le parti conservateur n'existait pratiquement pas en Ecosse). Aujourd'hui, le parti conservateur y a fait une percée.

Ce sont les autres partis qui ont été battus : UKIP, lib dem, verts et SNP. L'UKIP s'effondre, ce qui semble logique avec le brexit, les lib dem reculent, mais gagnent quelques sièges, et le SNP semble victime d'une usure du pouvoir certaine. Il avait réussi le grand Chelem, ou pratiquement, en Ecosse, il ne fallait pas s'attendre à une réédition de l'exploit. On assiste à une poussée un Sinn Fein et du DUP en Irlande du Nord. En général, les majorités étroites sont solides, et les majorités larges, fracturées.

En France, on dit le FN à l'agonie, mais une agonie qui se porte bien, et qui devrait encore voir une poussée. de 3-4 %. En attendant bien plus, avec l'échec programmé de la présidence Macron.

La clarification anti libérale, tant chez les conservateurs que chez les travaillistes, leurs ont redonné crédit et lisibilité. Il y a eu donc, rééquilibrage, mais rien n'a véritablement changé, et l'européisme semble définitivement aux poubelles de l'histoire.

Dans le genre bourrage de mou, on parle d'effondrement de la Livre sterling... Roulements de tambours et frissons dans le dos... de quelques centimes...

Visiblement, pour être journaliste, il faut d'abord passer un diplôme de crétinisme appliqué...

Si l'économie britannique montre des signes d'essoufflement, il est clair que l'essoufflement est généralisé. Sinon, on peut vraiment parler dans ce cas, de signes d'effondrement... Sears, aux USA, ferait mieux de faire la liste des magasins qui restent ouverts...

102 millions d'américains sont toujours sans emploi...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 15:27

On a beau bien traiter, la vache, le mouton, le poulet, etc, une fois qu'il est bien gras, il est temps de le saigner. Toujours pour la bonne cause : la démocratie.
Prenez le Qatar, tout le monde lui léchait le cul, puis l'interdit a été jeté sur ce bled.

On avait passé des conventions fiscales tout à fait extraordinaires avec lui. Maintenant, le poisson est bien ferré, et comme au bon temps de Khadafi, il est temps de le sortir de la flotte et de tout lui prendre. 14 milliards de $ de placements en France, mon petit "doit", me dit qu'ils vont vite être gelés. Et puis une fois gelé, on en perdra vite la trace.

Un certain Nicolas S. fera semblant de ne plus connaitre personne au Qatar, qui a eu le culot de vouloir se rabibocher avec les russes.

Les dirigeants qataries sentant le vent fraichir, et la nuit venir, ont voulus regagner l'étable, mais l'étable russe qu'ils voulaient regagner n'était pas la bonne, et devant elle, guettait le grand méchant loup. Naf Naf, le voisin séoudien, avec sa maison en terre est bien content d'avoir offert au grand méchant loup occidental, son voisin, ce qui lui permettra de respirer, au moins le temps que celui-ci boulotte et déguste ce petit jean-foutre, qui n'avait pas compris qu'on ne va pas manger avec les cannibales.

D'ailleurs, beaucoup applaudiront des deux mains.

Le Qatar a 1.7 millions d'habitants, dont 80 % d'étrangers, et, dit on, un an de réserves de nourriture. Enfin, si elles ne sont pas bombardées. Comme Leningrad en 1941... Et on arrive à une "faim", tout à fait honorable. D'ailleurs, le ravitaillement peut très vite devenir problématique, car à un blocus terrestre, peut très bien s'ajouter un blocus maritime... Et 80 % d'étrangers ne défendront pas leur "nouvelle" patrie, qui ne les traitait pas forcément bien.

LLL Léché, lâché, lynché, le Qatar et les frères musulmans pourront toujours s'alleir avec l'Iran et la Russie...

D'ailleurs, dans nos sociétés, on oublie vite la force d'une chose "naturelle" : la nourriture.  "A Calais, des habitants empêchent la distribution de repas aux migrants". Petite répétition avant le grand effondrement...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 11:09

La meilleure manière de résoudre le problème du chômage, c'est de ne plus compter les chômeurs, ou de les compter de manière de plus en plus restrictive, comme on le fait aux USA : 40 % de chômage, taptaptap sur la boite à l'enchanteur, et voilà le dit tombé à 5 %.

" En France comme en Allemagne, le taux de chômage "réel" est donc sensiblement plus élevé que le taux de chômage officiel. Selon nos estimations, et en comparant les chiffres ci-dessus exposés, il pourrait atteindre jusqu'à 12 % en Allemagne et 16 % en France... "

Cette estimation elle même peut sembler très très optimiste, et si l'on compte toute la population en âge de travailler, on atteint sans doute aussi les 40 %.

La Grande Blague de l'invalidité en Grande Bretagne, quand à elle, dénonce les statistiques britanniques. A une époque, il y avait 5 fois plus d'invalides que de chômeurs, l'invalidité était facile à décrocher, et abondamment donnée, c'était la clef de la "réussite" Thatcherienne en matière d'emploi, avec pétrole et gaz de la mer du nord. Mais les "bons chiffres", doivent être relativisés aussi, par la dégringolade de l'emploi productif et industriel dans les midlands, et le fait que la banque d'Angleterre gonfle l'économie aux méthamphétamines.

Le fractionnement de l'emploi est aussi une réponse, qui ne vise qu'un but, tricher sur les stats.

Le brouillard statistique est utilisé pour dorer les pilules... Et le désordre synonyme d'effondrement, s'accroit.

En France, on veut indemniser démissionnaires et indépendants. Mauvaise langue comme je suis, je soulignerais que les indépendants pouvaient cotiser, mais qu'ils le faisaient rarement. Sans doute préféraient ils se vautrer dans le RSA, ces bandes de feignasses ???

Quand aux démissionnaires, souvent ils avaient droit à l'indemnisation chômage, et la rupture conventionnelle avait largement ouvert les vannes.

Pour ce qui est de l'effondrement, visiblement, on rentre dans le dur du sujet. Les ventes d'automobiles baissent fortement un peu partout, l'activité industrielle recule, et les déficits commerciaux s'accroissent... Le pétrole lui même est ne berne... Ce qui n'indique pas une vraiment bonne santé de l'économie mondiale.

On dit qu'au Texas, on a trouvé une manière plus économique d'extraire le pétrole restant. Le résultat est d'ailleurs impressionnant. Des puits vides, ou presque, arrivent à donner dix barils par jour...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 18:29

Encore un texte de Dimitry Orlov qui vient de paraitre. (Sur le Saker).

Je rappelle les cinq étapes :

Étape 1 :effondrement financier,

Étape 2 : effondrement commercial,

Étape 3 : effondrement politique,

Étape 4 : effondrement social,

Étape 5 : effondrement culturel.  Et la réaction des peuples : le déni, la colère, la négociation, la dépression et l’acceptation.

L'élection de Macron, c'est le déni, le vote front national, la colère.

L'effondrement financier, est difficile à accepter. Les prévisionnistes pensent que le futur sera comme le passé. Là, c'est la brisure. Elle arrive fréquemment, mais prend tout le monde à contre-pied. Non, la ligne Maginot ne tient jamais, parce qu'elle reporte le schéma antérieur, et que le schéma appliqué sera nouveau. Pour le moment, l'effondrement financier est en cours, mais pas encore perceptible. Je rappellerais les innombrables posts de BA, sur le gonflement des bilans des banques centrales, qui suit le gonflement de la dette.

D'ailleurs, c'est cette volonté de sauver la dette qui me parait surréaliste. On donnerait beaucoup plus de mou au système en créant de la monnaie banque centrale, au moins en partie. Si 10 % en pib des dettes européennes étaient carrément  monétisées, au lieu d'être rachetées par les banques centrales, et émises à 0 % ou en dessous, cela changerait peu sur les effets, mais laisserait le système respirer. Ce qu'il ne fait pas actuellement. Pour le moment, dans l'OCDE, la "survie", est assurée. Pour combien de temps est la question principale.

L'accès au crédit est souvent le plus problématique. Les charges sont certaines, les rentrées, incertaines. Le crédit est un recours provisoire, qui lui aussi, comme dans le cas de Hanjin Shipping, accroit, à terme, les charges. Là aussi, un état non désargenté par la dette, pourrait soutenir certains secteurs. Là aussi, pour gagner du temps, et adapter.

L'effondrement commercial, lui, au Zimbabwe et au Venezuela, est mal décrit. Pour le Zimbabwe, ce n'est pas l'effondrement de l'agriculture, qui a provoqué la crise, ce sont les prêteurs occidentaux anglo-saxons, qui ont voulus mettre au pas, un leader incommode. Manque de bol, cela n'a pas fonctionné. Le pouvoir politique s'est maintenu, mais l'économie effondré, et l'étranglement qui devait durer 3 mois, se maintient... Le Mozambique voisin, a, par exemple, payé cher, par la guerre civile imposée, sa résistance au schéma occidental. Miraculeusement, une fois converti à l'économie de marché, et aux investissements anglo-saxons, la Renamo a déposé les armes... Il faut dire, combattre sans armes, ni argent...

Pour le Venezuela, je ne pense pas que le coût de production soit supérieur au prix de vente du pétrole. Le problème du Venezuela, c'est qu'il a subi une longue cure d'abandons de toutes les autres activités économiques qui ne soient pas pétrolières, ou commerciales. Le Venezuela, hors le pétrole, produit peu de choses, et les manoeuvres anti-chavistes ne manquent pas, elles non plus, avec la complicité de la classe économique. Mais Maduro, visiblement, n'est pas non plus, Allende, et sans doute, les USA n'ont pas la force et la persuasion qu'ils avaient en 1973. On voit l'affaiblissement de la "super"puissance, à cela aussi.

L'effondrement politique est sans doute acté en Ukraine, mais pas au Zimbabwe ni au Venezuela. Le gouvernement peut se maintenir longtemps. En Ukraine, c'est le règne des "saigneurs", de la guerre. Et un gouvernement, qui tient la capitale, et encore... Au Yemen, Orlov parle d'effondrement politique. Je ne pense pas. L'état n'y existait pas, les structures de pouvoir sont intactes, elles sont tribales, belliqueuses, combatives, nourries d'honneur (chose incompréhensible pour beaucoup à l'heure actuelle). Quand à l'économie Yemenite, elle n'existait tout simplement pas.

" le commerce mondial est soutenu par des réserves de ressources naturelles non renouvelables en diminution rapide, en particulier les combustibles fossiles, et avec l’eau douce et les terres arables pas très loin derrière, sans rien pour les remplacer ; et le concept même de la gouvernance mondiale n’est qu’une triste blague lorsque de nombreux gouvernements nationaux, y compris les États-Unis, ont renoncé à leur souveraineté envers les entreprises transnationales "

Et les entreprises transnationales deviennent elles mêmes des tristes blagues, quand elles s'élaguent elles mêmes, années après années.

" Et bien que de nombreuses zones rurales du monde entier offrent au moins certaines possibilités de subsistance en autosuffisance, les grandes villes n’en ont pratiquement aucune : elles doivent être constamment approvisionnées en nourriture et autres produits de consommation, soit par le commerce, soit par l’aide humanitaire d’urgence. La combinaison d’un effondrement commercial et politique perturberait les deux. "

Pour ce qui est des zones rurales, en occident, on est loin du compte aussi. Quand on voit les voisins pester contre le coq, le linge qui sèche à l'extérieur, jeter les herbes coupées à la poubelle, pester contre ceux qui les brûlent, ou d'autres fadaises de ce genre, on peut dire qu'il reste du chemin à faire.

Le conseil d'Orlov ???

"Chargez-vous de métaux précieux, d’armes à feu et de munitions pour surveiller vos stocks. Créez des économies locales grises ou noires qui contournent le secteur financier. Restez prêt à tout vendre rapidement."

le constat ???

"Les systèmes démocratiques, qui forment des coalitions et définissent des politiques publiques par l’interférence de nombreux intérêts particuliers, sont de loin les plus susceptibles de s’effondrer comme des dominos sitôt que le domino financier renversera le domino commercial."

"Ainsi, l’effondrement n’est pas un événement, mais un phénomène cyclique, avec plusieurs boucles de rétroactions positives, qui se poursuit jusqu’à ce qu’un état stable soit atteint lorsqu’une population bien réduite trouve un niveau de subsistance stable."

D. Orlov répond même à l'obsédé de service partisan de la réduction de natalité : "Supposons que vous considériez la surpopulation comme un problème aigu et que vous préconisiez le contrôle des naissances. En faisant ainsi, vous condamnez à l’extinction ces groupes dont vous voulez réguler les vitesses de reproduction tout en ne faisant rien pour ceux des groupes religieux qui considèrent la reproduction comme leur devoir sacré pour prendre en charge la planète entière en surpassant tout le monde en terme de naissance."

Bien entendu, la réaction finale -la famine- réglera sans doute le problème population, avec quelques touches de pandémies de ci, de là. Le schéma, c'est un soufflé, pas effondré partout, notamment dans les grandes villes centres de pouvoir.

La situation est devenue trop complexe, pour être pilotée. Des Macron ne créeront pas de relance. Ils vont jouer au petit Robert Mugabe local, précipitant le crash de l'économie, mais n'ayant pas comme Mugabe, l'excuse des interventions et pressions extérieures, qui ont privé l'économie du Zimbabwe de crédits.

On peut noter des effondrements partiels, qui se produisent les uns après les autres. L'élection de Trump, la sectorisation du vote MLP indique les endroits beaucoup plus mûrs en matière d'effondrement, réalisés, ou en cours.

 

 

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
commenter cet article
2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 07:54

Le choeur des pleureuses vient de s'exprimer après la décision de Trump. Etonnante cette décision ? Non, il l'avait promis et il respecte sa promesse de campagne. Cela a l'air de choquer d'autres hommes politiques, habitués, eux, à enc... leurs électeurs.

Et ça changera quoi ? Absolument rien. On est dans le domaine pure de communication.

Parce que la réalité est ailleurs :

- Pour les gisements charbonniers chinois, on peut, au minimum se poser des questions : 114,5 milliards de tonnes de réserves en 1991, 114,5 aujourd'hui, après en avoir tiré à la louche, 60 milliards... Magique.

- le charbon US n'est plus compétitif pour générer de l'électricité, malgré l'effondrement de son prix, qui aurait du au contraire, entrainer le rebond de sa consommation. Le ressort classique du marché ne s'est pas produit.

- Mondialement, la production de charbon baisse. Elle n'est pas rentable et ne tient qu'à coups de subventions, directes ou indirectes (mises en faillites). Et on sait très bine une chose. La baisse de la production est d'abord faible, mais va s'amplifier.

- les centrales électriques au charbon démantelées ne repartiront pas. Elles sont ferraillées, et de plus, aux USA, elles étaient vieilles. Des années 1950,60 et 70. peu productives, et peu compétitives. 15 GW et 7 GW de capacités ont été retirées. Visiblement, personne ne pense à les remplacer.

- De plus, pour le charbon, la vue en % est une mauvaise donnée, sachant que la Chine faisait au minimum 50 % de la production, et sans doute plus (600 millions de tonnes), avec la production grise. Comme celle-ci n'était pas prise en compte, cela donne une image biaisée. La chute réelle est bien plus importante (la production grise se contracte en premier).

- la contraction de la demande d'énergie, dans les pays OCDE, c'est un fait.

- la demande "croissante", causée par "la poussée démographique", des pays qui décollent ou en voie de développement, c'est largement du fantasme, parce qu'il faut du pouvoir d'achat. Un gueux aux poches vides, ça reste un gueux. Preuve par le Burundi. Celui ci ne pouvait acheter du pétrole, qu'à coups d'aides occidentales.

- Toutes les compagnies pétrolières, et les états pétroliers (socialistes et pas socialistes), sont dans la M... Ouise. Parce que le pétrole, c'est plus rentable.

- le taux de retour énergétique du pétrole est tombé en moyenne à 10 barils produits, pour 1 dépensé. A l'origine, il était de 1 pour 100, en 1973, de 1 pour 10, aujourd'hui, un bon gisement, c'est 1 pour 20, un mauvais, (genre brut de l'Orénoque) 1 pour 3, le pétrole de schiste, 1 pour 5 au maximum.

Visiblement, seule l'énergie renouvelable a le vent en poupe, bien que l'installation ne soit pas un long fleuve tranquille, mais l'histoire économique et sociale n'a jamais été un fleuve tranquille. Et il faut rappeler qu'en France, en termes d'indépendance énergétique, on a appuyé sur l'hydro-électricité pour pouvoir se passer du charbon, dans les années 1920, 1930, et que cette politique a été notablement accentuée sous "l'état français", ou régime de Vichy, qui a consacré beaucoup de forces à continuer et amplifier cette tendance.

A l'étranger, d'ailleurs, la centrale de Three Miles Island va fermer. Nicolas Hulot, a le culot (vous avez vu ce jeu de mot), de vouloir "concilier", écologie et et nucléaire. Mais en réalité, le nucléaire n'a été au niveau mondial, qu'un apport marginal. Le seul avantage du nucléaire civil, c'est qu'il détruit les stocks d'uranium que des abrutis voudraient utiliser militairement.

il y a une évidence, c'est que les hommes politiques sont des crétins, et que le fossé se creuse entre eux et la population. Leurs cris d'orfraie en matière de retrait des USA sur le climat, ne se justifiait pas, pas plus que celui-ci et la COP21, simple exercice médiatique, visant à faire croire que le mouvement subit était un mouvement décidé. 

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
commenter cet article
2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 07:03

Du nombre de sans abris à Los Angeles (Mais que fait Don Diego de la Vega, pour la protection des péones ???).

Dans cet antre démocrate, on voit très clairement qu'on se contrefout des pauvres, pendant que les loyers flambent et deviennent inabordables, même la caravane, perdue dans le terrain vague.

«Il n'y a pas de moyen d'adoucir cette mauvaise nouvelle. Il est impossible d'accepter la réalité de ces chiffres», et là aussi, c'est la faute aux statistiques...

Pendant ce temps là, les dirigeants internationaux sont réunis à Pékin : "Les dirigeants mondiaux sont réunis à Beijing alors que les Américains sombrent dans l’insignifiance (W. Madsen)".
Insignifiance ? Oui, je veux bien, mais quand 65 % de la monnaie mondiale, ça reste quand même du $, il n'y a pas d'insignifiance. A moins qu'on soit prêt à s'assoir sur cette monnaie (ouillouillouillouille), et le déficit commercial US (500 Milliards de $, reouillouillouillouille)...

On nous dit que le FN ne sera pas la grande force d'alternance, et qu'il vient de reculer parce qu'il n'aura pas plus de 15 à 30 élus. C'est sans importance. Parce que le tapis roulant qui l'amène au pouvoir ne fonctionne que dans un sens. On nous fait croire que le nec plus ultra c'est la présidence Maaacrrroooonnnn... Comme me le disait un distributeur de trac. Je l'ai consciencieusement déchiré devant son nez et remis en mains que j'espère propres (les siennes). Après tout, il faut pas jeter les papiers. Seulement Macron et ses pom-poms girls.

Baroin ? Insignifiant. On peut jeter tout ce que l'on veut dans le brasier, le recul économique est là, et va s'accélérer pendant la présidence Macron et prendre un tour XXXXXL. Est il sûr que Baroin sera suivi ? Encore une bellegueule. Et la fusion de la centre, du PS et de LR ne va laisser que les bords du gâteau aux protestataires, des bords, de plus en plus larges, pour peu qu'on baisse les retraites, et que l'immobilier se sente mal. Mais miser sur un rebond immobilier, c'est idiot. Quand les taux de prêts atteignent 1 %, on ne peut plus descendre plus bas...

Quand à Macron, pendant sa rencontre avec Poutine, il a prouvé qu'il n'était qu'un histrion, sans aucune classe, aucune vision, ni aucune cartes. Comme je l'ai dit souvent, si Vladimir remonte les manettes du gaz, qui s'effondre en premier ? Celui qui n'a plus d'euros, ou celui qui n'a plus de gaz ? La Grenouille veut se faire aussi grosse que le boeuf ? Le problème, c'est qu'on n'est même pas la grenouille.

Modi Vient de se rendre à Saint Petersburg, et s'est incliné devant la tombe du frère de Vladimir Poutine, qui, s'il n'était qu'un petit garçon, fait partie des 500 000 morts du siège de 1941-1944.

On voit la différence entre avoir la classe, et être un petit macron jappeur, pardon, je voulais pas insulter les roquets, qui font vaillamment leur travail de garde. Parce que la vaillance, ça n'a rien à voir avec minimicron.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 15:32

Mais l'on ne nous a pas tous dit...

Les indépendants doivent cotiser pour leur propre protection sociale. En tant qu'indépendants, ils sont employés et patrons, et doivent cotiser pour les deux.
Pour ce qui est du salarié, lui, il n'a pas le choix. Il semble bénéficier d'une meilleur protection, mais il faut rappeler certains évidences.
Après guerre, on a demandé aux agriculteurs, commerçants et artisans quelle protection sociale ils voulaient. Pour la retraite, notamment, ils n'ont jamais voulu payer, ou payer la cotisation minimum, le string, qui fait vous l'avez dans le C...

Mais là, il y a une histoire belge, ou la commerçante se plaint que son amie, chômeuse invétérée aura mieux qu'elle, avant de lâcher le morceau -seulement à la fin- : "  Virginie a, par exemple, contracté une assurance-vie et une assurance-pension. "Si je n’avais pas été prévoyante, je serais dans le besoin", conclut d’ailleurs la sexagénaire. "

" cotiser pour une pension libre complémentaire auprès d’une caisse d’assurances sociales. C’est indispensable, d’après l’UCM, et très intéressant financièrement car fiscalement déductible: 60 à 80 % des 230.000 indépendants à titre principal à Bruxelles et en Wallonie ont opté pour cette solution. "

En France, les agriculteurs étaient particulièrement rétifs. A une époque, ils s'en foutaient complétement, ils seraient au minimum vieillesse, pendant qu'ils auraient un gros capital. Ils ne voulaient pas entendre parler, non plus, de retraite complémentaire, car cela signifiait cotisations. Mais ils jalousaient aussi les salariés qui eux, avaient cotisé.

Un néo-libéral pur jus, leur a donc fait cadeau d'une retraite complémentaire-cadeau, à laquelle certains n'avaient jamais cotisé. Pour créer "une pompe aspirante".

La question, aussi, des patrimoines, n'a jamais été posée...

Cotiser rien du tout, gagner beaucoup, c'est la mentalité commerçante. Poujadisme pur, toujours vivant.

Pour faire une récolte, il faut commencer d'abord par gaspiller du grain, parce que semer, c'est jeter du grain en l'air...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article