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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 14:24

Vous savez ce qui arrive au premier de classe ? Pour vous mettre sur la voie, je vous parlerais de GM, Toyota, VW... Vous avez trouvé ? C'est la place qu'on a quand les emm... iellements commencent...Aujourd'hui, c'est Renault Nissan qui s'y colle.

Ce machin, c'est le truc qui porte la poisse. Et quand on voit le cafouillage qui se produit dans les entreprises concernées...
Cafouillage, chez "En Marche", il parait que c'est le premier parti de France. 300 000 et quelques adhérents, mais qui n'adhèrent pas, puisqu'il n'y a pas de cotisation... Et entre nous, 300 000 participants, pour un truc gratuit, c'est pas grand chose. Visiblement, d'après l'article, les C... ça ose tout, même se faire élire député.

"Château en ruine, villas historiques démolies : le petit patrimoine disparaît peu à peu. " Comme me disait un lecteur élu municipal, le foncier peu utilisable, ça coûte un bras. Mais contrairement à lui, je pense que la salle des fêtes, ça coûte un bras en endettement, et on peut rajouter aussi, que la réfection du château local, ça coûte deux bras, surtout si après, on y loge des migrants. Grâce à cette politique habile, les maires n'hésiteront plus à détruire. Paf, un coup de bulldozer pour bien des horreurs, ça fera passer l'envie de l'utiliser. Et d'y loger la misère du monde...

On peut aussi incriminer le gouvernement. On baisse les subventions, et les municipalités baissent la garde. Comme le dit Orlov, toute construction est destinée, un jour, à s'effondrer ou à être démolie, même si cette date n'est pas fixée, elle va forcément arriver.

Que cette évolution ait du se faire n'est pas le problème. Le problème, c'est comment on fait l'ajustement. On  le fait brutalement, en ne voulant pas que les autorités locales, surtout, réduisent leurs "investissements" (lire, gaspillages dans des travaux sans fins).

Les maires d'ailleurs, viennent d'hériter de problèmes qui n'étaient pas, jusqu'à présent, les leurs. Le débroussaillage assuré jusqu'à il y a peu, par le bétail, leur incombe, mais les administrés ne veulent ou ne peuvent pas payer. Dans l'article du figaro, on que les cons, ça vole en escadrilles fournis. Obliger les propriétaires terriens et absentéistes (tous, pratiquement, quoi), à débroussailler, c'est mission impossible. Débroussailler à leur place, pas davantage réalisable (et puis, au nom de quoi ?); à part si la municipalités veut être ruinée par les procès. Le loup, en bannissant les troupeaux, est 100 % responsables. La différence essentielle étant qu'avant, les troupeaux étaient gardés constamment, les combats avec les loups, fréquents, sinon incessants (heureusement alors que le "loup n'attaque pas l'homme"). L'écolo et le bobo urbain n'assument jamais la responsabilité de sa bien pensance. C'est le contribuable en général qui doit le faire. Les chainages écologique, d'ailleurs, échappent visiblement aux bobos-écolos. En Suisse, la chasse a été interdite, et sa conséquence logique c'est que c'est une adminstration qui chasse...

Côtés infrastructures, les autoroutes plastronnent. C'est toujours comme ça avant la grande chute.

Californie ; après des années de sécheresses, les pluies et les neiges ont été trop importantes pour les dites infrastructures. Les constructeurs, s'ils étaient vivants, pourraient répondre qu'ils n'avaient pas prévus les oscillations de phénomènes climatiques. S'il tombe en moyenne, 82.5 cm d'eau, ils veulent bien entendre parler d'écarts de 77.5 à 87.5, mais pas de 12.5 à 152.5. Cela ne se fait pas, les barrages se sentent mal, et les routes sont emportés par les éboulements, causés par l'alternance des phénomènes de sécheresses/inondations, et puis surtout, l'empreinte humaine est trop importante en certains endroits...

En Islande, d'ailleurs, on en a marre de ces connards de touristes -enfin, pas si connards quand ils amènent leur euros, c'est même le seul moment où l'on veut bien les considérer comme des êtres humains et pas du bétail-. Il faut dire que passer de 500 000 touristes à 2 000 000, ça fait vraiment, bétaillère, avec tous les problèmes d'urines, de fientes, et de nourriture du bétail. Comme tout bon nomade, d'ailleurs, les merdes sont partout, mais le nomade s'en fout. Il ne reste pas.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 07:10

Après une petite coupure causée par des problèmes infos, revenons à nos moutonssssss....

Tout baigne aux dernières nouvelles économiques.

Coca Cola dégaze, et ne bulle plus.

ExxonMobil pompe comme des shadoks avec le même résultat. Marrant, d'ailleurs, comme les compagnies disent gagner de l'argent ou en perdre sur le pompage ou le raffinage. En réalité, le pétrole n'a d'utilité que raffiné.

Twitter voit son cours s'effondrer. On se demande toujours, d'ailleurs, quelle peut être l'utilité de Twitter, à part créer des révolutions de couleurs...

Le complexe militaro-industriel, d'ailleurs, bat de l'aile aux USA. Il est clair qu'avec 10 fois moins de budget, la Russie est à parité, si l'on parle politiquement correct, supérieure, très nettement, si on l'oublie.

Toujours aux USA, il existe une pénurie de main d'oeuvre dont se plaignent les entreprises du bâtiment, qui recrutent désormais dans les prisons. Le petit "hic", c'est que 95 millions de personnes sont oubliées. Oublié aussi, que le bac + 5 en psycho, lesté d'une dette de dizaines de milliers de dollars, n'est pas adapté, ni dans son esprit, ni dans son savoir pour ce genre de métier. Le taulard ou ex-taulard, lui, a perdu toute illusion. Excellent moyen, pour l'état fédéral de libérer sur parole des détenus qui lui coûte très cher. Très bonne voie professionnelle d'ailleurs. Vous sortez de fac = Chômage, vous sortez de taule = emploi. Si on passait par la case taule tout de suite ???

En France, on tombe dans le répugnant. Certains députés piquent des cacas nerveux. C'est vrai que 5 euros, quand on a pris une peine au civil de 110 000, ça parait rien. Mais on se demande pourquoi, quelqu'un qui n'a plus la capacité de gérer une entreprise pour 5 ans, a toujours le droit de voter le budget de l'état. Et d'écrire les lois. De plus, si certains ne voient pas le problème de raboter 5 euros, de ci, de là, on ne peut rien pour eux. C'est la marque d'une absence totale de politique.

Le parlement a voté un amendement dont ne voulait pas le gouvernement. D'un côté, c'est le caporalisme qui se fissure, et de l'autre, la possibilité d'une dislocation. Rien de nouveau, toutes les majorités trop larges ne sont pas cohérentes, et puis les députés macronistes ont sans doute fait connaissance avec un aspect de la vie qu'ils ne connaissaient pas : se faire engueuler à sa permanence.

On voit d'ailleurs Macron qui se disloque lui même. Ce genre de pragmatisme devient vite, non une arme, mais un boulet. Quand on a chanté une chanson, se raviser devient mortel, politiquement parlant. Tout le monde savait que Gorbatchev avait raison sur le fond, mais sa position était intenable, et sa popularité, très vite réduite à rien. Il est brûlé par ses adorateurs au nom du dogme. De plus, il y aura de nombreux mécontents : "Et pourquoi pas nous ???"

Le dit Macron veut aller chercher les immigrants en amont ? Foutaises. Les recalés chercheront quand même à passer. On ne peut pas les arrêter, dit il ? Rien de plus facile, en réalité. Je vous laisse deviner comment. Et à un coût humain bien moindre qu'actuellement.

Il est clair que ce mouvement de migration a toutes les chances de se finir très mal. Le message de laxisme des dirigeants européens, lui, est très clair.

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 07:38

Des incendies ont eu lieu. On parle, pour certain, de guérilla (islamique, pour ne rien cacher), parce qu'il est facile de mettre le feu, et qu'il est difficile de trouver les coupables, et que c'est un moyen couramment utilisé dans le monde islamo-arabe, comme mesure de représailles. Mais il y a aussi des causes intrinsèques à ces grandes catastrophes.

A une époque, dans un de mes articles, j'avais parlé de "forêt-lotissement". Au de 20 ou 25 ans, à  fortiori 50, les petits arbres plantés sont devenus grands, et certains sont (très) pyrophiles. On devine d'ailleurs, de loin, assez peu les lotissements, sinon parce que quelques toits émergent.

Le même voisin qui harcèlera d'ailleurs, celui qui fait brûler 3 branches en hiver, trouvera normal de faire le barbecue en été, au plus sec de celui-ci, et bien entendu, à proximité des bois, des plantations, voir de ses propres plantations. Le rurbain prend très difficilement ses marques. Je me souviens, il y a 30 ans, avoir éteint le feu d'un voisin, rentré chez lui. Il brûlait je ne sais quoi, avait laissé le feu allumé, qui rougeoyait allégrement par grand vent et temps ultra-sec. J'en avais profité pour défoncer son portail. Bizarrement, il n'en avait jamais fait cas. peut être parce qu'il aurait du expliquer pourquoi il s'était retrouvé dans un feu...

Comme ses urbains, qui plantent leur tente à côté du si joli cours d'eau (c'est bien connu, ça ne monte jamais, surtout en montagne, surtout quand il fait orage).
Cet urbain, il aime bien les loups, et par voie de conséquence, pas du tout les bergers, et encore moins les moutons (cela fait plus d'un millénaire que le loup en France n'est pas un animal sauvage : il est nourri par les troupeaux).

Donc, dans le midi, la pression du loup faisant (ajouté au reste), les derniers bergers ont tiré le rideau. Et accru la déprise agricole, déjà importante, dans ces zones qui sont déjà ultra-urbanisées, et ne demandent qu'à l'être plus.

Le loup est un animal ruineux pour les finances, publiques et privées, mais tous les non-concernés par sa présence sont pour. Moi, je suis d'avis, qu'on l'implante d'abord dans le XVI° arrondissement parisien. Les dits parisiens vous répondrez, "c'est pas fait pour", à quoi peut répliquer, "la campagne non plus".

On peut rajouter, qu'en été, la pression démographique sur certaines zones atteint l'intolérable. Mais la crise aussi est plus grave, comme le prouve le cas romain, la pression démographique est aussi intolérable, notamment pour les ressources hydriques, associées au train de consommation des populations.

Mais les catastrophes en tous genres, et financières en plus, se multiplient en ces fins d'empire. On veut absolument Notre Dame des Landes. Comme on a voulu la ligne à grande vitesse Tours Bordeaux. NDDL n'atteindra jamais la rentabilité, comme la LGV, mais le PPP s'en fout. Même si la société exploitante dépose le bilan, la garantie des emprunts par les pouvoirs publics se fera. Les sociétés mères ne perdront que le capital, petite fraction de leurs profits sur la construction.

Le midi, lui, est atteint de bulle immobilière héliotropique gravissime. Le milieu, tout simplement, ne supporte plus la densité de l'occupation humaine, qui a largement débordé son cadre historique. Pays des villages nids-d'aigles, le midi est devenu le paradis du lotissement en plaine, régulièrement visité par les incendies et les inondations. Les villages perchés, eux, ne souffraient ni de l'un, ni de l'autre. Mais ils étaient loin de la mer, et de ses plages sales. Ils entretenaient leurs abords, qui servaient de maraichages ou pour les vignes. 

Pour la LGV Tours Bordeaux, on a parlé de 20 millions de passagers. Hallucinant fumage de moquette. Dimitry Orlov est retourné en Russie. Il a trouvé un pays qui fonctionnait bien, mais avec quelques difficultés, loin d'être en voie d'effondrement. Et pour cause, ce pays dispose de grandes réserves de fossiles.
Ceux qui sont en train de sombrer, sont ceux qui n'en ont pas.
En France, les choix budgétaires sont simplement intenables. On ne peut continuer dans la construction européenne, renflouer Areva et continuer ses missions régaliennes.

Le budget militaire français est conséquent. Presqu'aussi important que celui de la Russie. Mais c'est celui d'un empire occidental, avec ses technologies chères, des achats chers, des salaires chers, des EM délirants, avec ses milliers de généraux, et sa dizaine de caporaux, et il a eu un symbole. Un immeuble s'est effondré à la Courneuve. Il était en voie de démolition. Le caporal, bien entendu, ne fera pas sa carrière dans l'armée. Passé la durée de son engagement, il sera dûment remercié. Les gradés, bizarrement, dont l'utilité n'apparait nulle part, foisonnent. Lutte des classes, où l'on vire le lampiste, et où l'on garde l'ingénieur, au delà de toute utilité. 

Bref, ce monde est à bout. Le modèle n'est pas réformable.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 12:41

En immobilier. Et dans le reste. les valeurs immobilières vont s'effondrer, avec la baisse de la population des 25-54 ans, base de l'activité économique, actifs et dépensiers à la fois.
Les anciens, eux, vont réaliser progressivement leur patrimoine immobilier, qui sera réduit à un bien d'usage, de peu de valeur,  Le groupe central commence maintenant des décennies de dépeuplement. 

et " Les empreintes de l’infrastructure ont été trop étendues et beaucoup peuvent simplement être laissées là à pourrir sur place. Toute la croissance démographique se déplace vers la population des 65 ans et plus, ce qui va amener une autre série de problèmes".

Ce que je dis simplement, pour les aéroports, les nouvelles autoroutes, les tunnels. Et encore l'article ne prend pas en compte l'éventuel baisse de disponibilité énergétique (en cours)...

Les habits trop amples, pour une population trop peu nombreuse, devrait amener une politique publique de construction zéro, de réhabilitation, et de destruction, pour ce qui est de l'immobilier.

Ce qui est décrit est un phénomène de crunch lent. Mais le pétrole et l'énergie risque fort bien de transformer celui-ci en débandade.

Tout le modèle économique sur lequel on est basé, est désormais obsolète et faux. Quand je vois qu'on parle de croissance immobilière, c'est vrai sur une partie du territoire, mais faux sur l'autre. Ailleurs, le niveau de prix est dans les chaussettes, en milieu rural ou urbain. Comme je l'ai dit, ce sont les propriétaires qui détruiront leurs propres biens, pour ne plus payer les impôts. Et qu'on ne me dise pas que c'est parce que l'état est mauvais, c'est loin d'être vrai. Mais pourquoi payer pour des non valeurs ? Ou l'abolition des impôts locaux devient la norme, ou la base s'effondrera.

JM Pouré, dans la "bulle immobilière.org", avait commencé son argumentaire là dessus. Le plafonnement, puis la baisse de la population active. Le vieux, ça veut aller dans le centre ville, et partir en voyage. Le voyage, ça risque d'être d'aller au jardin, ramasser les patates avec le vélo.

Certains voient les pistes d'aéroports rondes. Moi je les vois abandonnées.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 12:19

La situation évolue vite en Syrie.On dit que la fin de l'état Islamique ferait s'abattre une nuée de jihadistes en occident. Mais quelle est la réalité d'une débandade ?

" le chef terroriste Saleh Mohammad al-Khaleif, un des cadres de Daech, a aussi pris la poudre d'escampette, en prenant d’énormes sommes d’argent avec lui. La paie des combattants est sérieusement compromise."

C'est toujours une crainte que le conflit renaisse de ses cendres, mais les tiraillements des derniers temps font souvent des conflits à régler en interne. Le type qui s'enfuit avec la caisse. Le responsable qui envoie ses hommes au casse-pipe tandis que lui fait courageusement un rempli élastique. Tout cela laisse des traces après. Et plus de comptes à régler qu'une solidarité et une infrastructure prête à commettre des massacres.

A l'ouest, c'est le Jurd d'Esral et le Qalamoun qui tombe comme un fruit mûr. Les 2/3 sont conquis par le Hezbollah et l'Armée arabe syrienne, très rapidement, et les combats sont très meurtriers. Comme souvent dans les guerres, la dernière année est la plus sanglante.
L'AAS a atteint l'Euphrate au sud de Raqqa, en direction de Deir Ezzor. L'avancée de l'état islamique en direction de Homs apparait de plus en plus comme une poche destinée à être encerclée prochainement.

Le sénateur Chris Coons, lui, a donné son avis sur le proche orient : "Ce n'est pas le moment de battre les tambours de la guerre contre l'Iran et de réclamer un changement de son régime. D'autant plus qu'il nous faudrait avant tout penser aux conséquences qu'une telle option va générer. Notre expérience de ces dernières années, là où nous avons décidé de changer les régimes, n'est pas couronnée de succès".

Logiquement, l'effondrement de l'état islamique n'est qu'une question de jours, la province d'Al Anbar semble voir se disloquer les troupes du Califat.

Il y a quelque chose de logique là dessous. La pression sur deux fronts, amène toujours à l'effondrement.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 08:40

Voilà l'autre piaf, qui sort de son cercueil, et qui nous sort : "Le temps de la récolte arrive". Ce n'est pas pour les propos, totalement idiots, que je vous mets le lien, mais pour les réactions.

66 commentaires, fort peu amènes. On attend son prochain livre, dont je vous livre le titre en avant première : "Le crétinisme appliqué pour les nuls".

Il sera préfacé par la directrice du FMI, qui se défend pas mal aussi, avec son "L’économie mondiale repart, sauf aux Etats-Unis et en Grande Bretagne". Parce que, bien sûr, politiquement, ils puent. Et que les autres se soumettent aux dogmes.

Dans le genre hystérique, on peut voir aussi ces démêlés entre un type célèbre, mais on ne sait pas pourquoi, et un journal, tout aussi célèbre, mais on ne sait plus pourquoi.

Ailleurs, on célèbre la "boulimie de crédits" des britanniques, tout en ne saisissant pas la cause. Ils s'endettent simplement pour les dépenses quotidiennes.

Britanniques qui pourront aller porter plainte au superprimou géant. Au moins à Londres. Moralité, méfiez vous quand on met une "minorité visible" au pouvoir, c'est pour continuer la même chose. On nous avait déjà sorti le coup, avec O'bwana. La moitié des commissariats fermera.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 07:44

On délire toujours sur certains blogs. On critique notamment la décision que l'Italie pourrait prendre : reconduire les immigrants illégaux secours, en Lybie, et non plus les amener en Italie. Personnellement, cela me semble judicieux, et coller parfaitement à l'adage juridique latin :  "nul n'est sensé se targuer de sa propre turpitude". Ce n'est pas la faute des populations européennes, si des africains ont une image totalement erronée de l'Europe.

L'Italie, d'ailleurs, paie une posture. Italie et Grèce n'avait rien à faire des immigrants, tant qu'ils partaient vers le nord. Schengen est une imposture, s'alignant sur le plus laxiste, et dans ce cas là, sur une ouverture totale et non contrôlée.

Maintenant que le mécanisme est enrayé vers le nord, l'Italie se retrouve dans la merde, et dans la merde, seule. Personne ne veut rien faire. Logique. Ce serait continuer dans la même voie, année après année, seulement, voilà, il ne faut pas dire, politiquement correct oblige, que l'immigration, c'est n'importe quoi, et que si on avait une vraie politique de contrôle du refuge politique, on aurait 50 réfugiés par an.

Oui, l'immigration, c'est bien un trafic de mafias, point barre. Tant pis pour les concernés s'ils croient toutes les salades qu'on a pu leur raconter. Il suffit de deux minutes de réflexion pour voir l'arnaque.

Comme l'arnaque de Monsanto aux cultivateurs de coton. Ils allaient, disent ils, multiplier leurs rendements, par 10, 20 ou 50. Lumineux. Si cela avait été vrai, le coton n'aurait rien valu du tout... Et comme cela est faux, ils ont payés 10 fois le prix habituel des semences, pour la même récolte...

La démocratie est menacée ? Non. Pas du tout. Les riches ont prouvés qu'ils savaient la manipuler à leur profit. Donc, ils s'en sont accommodés. Accommodén ça vient de l'empereur Commode. Après, on passe à un autre stade. Le pouvoir devient totalitaire, mais les riches sont souvent dépouillés par l'empereur, quand ils ne le sont pas tous. Les empereurs romains appelaient fréquemment les assemblées populaires, à se partager les dépouilles des riches. Les plébéiens faisaient  un peu de pillage, l'empereur se saisissait du gros. Les assemblées étaient en réalité, des mouvements ressemblant étrangement à la mafia, qui encadraient une ville ou un quartier, reliquat des démocraties antiques. Mais c'étaient des organismes très structurés. On pouvait leur faire confiance pour liquider les indésirables.

Macron a entamé son départ, vous savez, celui qu'on voit quand on tire la chasse. Il dévisse dans les sondages, et fera mieux encore pour se faire haïr de tous. Ses "résultats", en politique étrangère font parfois grincer des dents :

"Alors d'abord pour les relations internationales, mis à part les belles photos de la galerie des glaces avec Poutine et du diner à la Tour Eiffel avec Trump je cherche encore les résultats...Dans la série " Manu fait de l'avion", " Manu fait du sous-marin", oui c'était réussi...Moins réussi le couac sur les APL, et vraiment mesquin. Et puis si " gouverner ce n'est pas chercher à plaire " faudrait peut-être prendre du temps pour EXPLIQUER. On est trop bêtes pour comprendre ?"
 
Les différentes posture de Manu, j'ai déjà vu ça quelque part, du genre "Martine".
ça fait pas une politique, ce qui est politique, c'est la baisse des APL, c'est la flambée annoncée des taxes foncières.

Une nouvelle en provenance de l'Ontario (pris chez P. Jovanovic). Un escalier tout simple était en souffrance. Et pour cause, il coûtait, d'après devis, 65 000 $. Un retraité canadien en a eu assez, a acheté des planches, embauché un sans abri, et construit l'escalier d'accès au parc pour 550 $.

Vous savez ce qui arrive ? On se pose la question des normes. Même si l'escalier en place satisfait 99 % de la population... Ces normes à la con, multipliées depuis des décennies, font partie du problème. Et du signe d'effondrement de la société. Quand on fait payer 65 000 $, ce qui vaut 550, il y a problème d'un côté et gavage de l'autre. Pour ce qui est des handicapés, -rares-, pas concernés par l'escalier, le parc n'était pas accessible avant... Le politiquement correct s'exprime ici aussi. Même si avant, les accidents étaient nombreux, et qu'ils sont tombés à zéro ; on VEUT y voir un problème.

Judiciarisation de la société, gavage des riches (la judiciarisation leur convient parfaitement), infantilisation.  il est interdit au citoyen de base d'avoir un cerveau ? Et de ne pas comprendre, eux mêmes, les situations de danger, sans avoir des protections de tous les côtés. De l'autre côté, une inertie souvent coupable. J'adore une scène de "sur écoute". Le nouveau maire va voir un service, et leur dit d'enlever une carcasse de voiture. Il ne leur dit pas où c'est. En conséquence, à la fin de la journée, ils en ont enlevé plus de 200...

Je me rappelle aussi cette histoire d'un élève tué par la chute d'un panneau de basket. La défense du proviseur, c'était la défense classique, pas de moyens. Pourtant, il avait sous ses ordres des ATOS, qui auraient pu enlevé le panneau de basket, dont on avait signalé la déficience, en 5 minutes...

Après, tout est une question de volonté. Mais visiblement, à tous les étages, ce n'est pas ce qu'on demande. La procédure, avant le résultat.

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 19:55

On incrimine les aides aux logements, dans l'inflation des loyers, mais les dites aides peuvent plaider "non coupables", sans problème.

" Lisez cet article et rigolez bien. Les commentaires montrent que les gens en ont ras le bol. Bref, les aides sont détournées et profitent aux bailleurs, font monter le prix des loyers.
Les gens sont aidés à se loger dans de grands appartements. Qu'ils se logent où ils peuvent à leur frais et l'offre s'adaptera aussitôt : mieux vaut louer moins cher que de payer des impôts pour un appartement vide...
"

En réalité, on fantasme beaucoup sur les montants des aides. Il y a belle lurette que ces aides sont bloquées, pratiquement au niveau d'il y a 40 ans...

C'est comme les 90 % du salaire au chômage, beaucoup de gens croient que c'est encore le cas...

Il y a 40 ans, l'aide au logement couvrait souvent plus que le loyer. C'était pour les charges.

Mais la responsabilité est ailleurs. On peut très bien verser une aide, à condition, bien entendu, que le loyer soit encadré. D'ailleurs, quand les allocations logement ont été crées, c'était dans le cadre d'une économie administrée, surtout dans le logement, avec :

- prix des terrains bas,

- loyers plafonnés, et contrôle des prix,

- indexation faible,

- historique défavorable aux bailleurs...

Donc, les sommes n'allaient pas chercher loin. Là où est l'erreur, c'est le barrisme : "les loyers ne sont pas assez chers", ils ont été, comme le reste, libérés. C'était un ticket à l'augmentation sans fin des loyers.

Le fait aussi que le montant réel des aides ne soient pas connus (ce sont des calculs devenus abscons), fait que l'on suppute sans savoir.

Les aides, par ménages, sont en très nettes régressions, par ménages, et si le montant global explose, c'est parce que le chômage explose. Ce n'est pas d'hier. Mais, le problème est multiple :

- il n'y a pas de marché unique immobilier en France, malgré l'Union européenne. Peut on comparer, Marseille, Lyon et Paris et leur composition social ? Absolument pas.

- Peut on comparer, Vichy, Saint Etienne, Le Puy, à Paris ou Lyon ? Absolument pas. A Saint Etienne, j'ai vu des appartements, qui feraient baver d'envie des parisiens (3 Pièces, 70 M2, refait à neuf, garage deux places), affichés en vente à 68 000 euros, ne pas se vendre... Et la location, c'est à peine meilleur.

- J'ai vu pire ; Dunières, La seauve sur semène. Intéressante abbaye (monument historique), à la Seauve. Ce machin (vendu à des gros revenus, genre gros C..s de footballeurs), n'a jamais été rempli, et vous pouvez aller constater les prix sur les -nombreuses- annonces. La plus grosse rigolade : " Profitez des avantages de la campagne à seulement à 5 minutes de la RN 88 et des grands axes ! " C'est même à moins de 5 minutes, surtout en hiver, dans la descente, à l'ombre et verglacée. Cette route, c'est le "salaire de la peur", réuni à "la chevauchée des walkyries". Je ne compte même plus ceux qui s'y sont plantés. A la montée, c'est moins compliqué, il suffit d'éviter ceux qui sont en travers (pneus d'hiver im-pé-ra-tifs)... 783 logements, 80 résidences secondaires et 125 vides... (souvent en très bon état).

Quand à réduire les allocations pour les appartements trop grands, occupés par des seniors, ça c'est déjà vu, il y a plus de 40 ans. Ils sont partis, et des quartiers entiers ont été dépeuplés, sans trouver de remplaçants...

Comme je l'ai dit, on n'est pas dans un marché unique. La bonne mesure, c'est que si on veut aider les locataires (certains en ont besoin), la première chose, en échange de l'aide, c'est de bloquer les loyers, et de les sortir du marché "libre". Aux USA, temple du libéralisme, cela existe aussi. Des immeubles ont des locations à bas prix, payés en partie par les pouvoirs publics.

Ne pas oublier le paramètre de base. Les prix sont crées par ceux qui habitent les lieux. J'ai vu Lyon, les immeubles bourgeois et les Minguettes, Bron. J'ai trouvé que les immeubles bourgeois -chers- étaient immondes. Et que les immeubles des quartiers populaires beaucoup plus fonctionnels et en bien meilleur état. Pour Paris, j'ai souvenir le plus souvent de taudis. Vous savez, ce que vend S. Plazza.

Paris, ville la Poubelle du monde...Moi, si j'avais eu à vivre dans des quartiers du centre Lyonnais, j'aurais eu des raisons de brûler des voitures...

A la place du taudis, le F3 de 45 m2 pour 450 000 euros à Paris, vous pouvez avoir, à Saint Etienne, l'immeuble de 400 M2, 4 logements, 8 garage et un atelier (sont loués les garages, l'atelier et 1 appartement) pour 275 000 euros... A mon avis, pour le prix, ils rêvent quand même un peu...

J'ai vu aussi des comiques involontaires : "Signe de son attractivité et de son dynamisme, Saint Etienne séduit surtout les locataires. Ils représentent 58% des habitants" et " Premier point non négligeable, Saint Etienne se situe à 8kms de l'Aéroport de Saint-Étienne - Bouthéon." Le bobo pourra partir en vacances subventionnées, si du moins l'aéroport n'a pas coulé entre-temps.

Bon, pour ce qui est de la ruine de la municipalité parisienne, ça ne devrait pas tarder avec les JO, et un état qui se fera tirer l'oreille pour les dépassements de budget... Comme la taxe d'habitation ne sera plus payée par les pauvres, on pourra considérablement l'augmenter. çui qui paie un appartement 450 000 euros, peut payer en sortir 5 000 chaque année, non ??? Cela ne représente pas plus de 1 % de la valeur de l'appartement...

L'immobilier, sparadrap du capitaine Haddock des gouvernements...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Immobilier
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 20:03

John Mac Caïn a annoncé être victime d'un cancer du cerveau. J'ai pensé à ce moment là que Dieu avait beaucoup d'humour ou alors beaucoup de rancune.

Un pas bien fini de service a dit : " Le cancer ne sait pas à qui il a affaire. Fais-lui vivre un enfer, John".
A l'annonce de la nouvelle, les bouchons de champagne ont du sauter, et les cuites ont du fleurir sur la planète.

Jocrisse, traineur de sabre et triste sire sont les moins pires de toutes les appréciations qu'on peut porter sur le personnage. Il a, par son action, mérité, ni compassion, ni sentiment de pitié.

La politique idiote qu'il a défendu, rappel un autre cancer du cerveau : le pentagone, le complexe militaro-industriel, le département d'état, les guerres sans fin.

Les militaires, d'ailleurs, on vient de confirmer ce que j'ai dit : le mercenaire, c'est toujours efficace contre la population désarmée

" Mon impression sur Blackwater, après avoir accompli 10 mois de mon service à Bagdad, est qu’ils ont la gâchette facile, ne sont pas contraints par les règles d’engagement de notre armée, représentent un danger pour les civils irakiens et également pour les forces de la coalition, se comportent comme s’ils étaient au-dessus des lois, sont considérés comme des tueurs tous azimut par la population et n’ont aucune activité dans le théâtre de combat. Le consensus avec mes pairs est qu’ils sont un handicap, pas un atout. " Pourtant, on ne peut pas dire l'armée US brille elle même sur le terrain. A quand remonte son dernier succès ? Le coup de la Grenade... Ils ont réussis à écraser une armée forte de 1500 hommes (+ 700 conseillers militaires étrangers). L'ile abrite 90 000 habitants sur 350 km2. La prochaine victoire, c'est l'invasion du Vatican, ou de san marin ?

On peut aussi appeler les mercenaires, paramilitaires, et s'étonner, comme en Colombie, que le conflit dure depuis 1948. Plusieurs fois, la guérilla s'est effondrée (je vous rassure tout de suite, pas sous les coups des militaires ou paramilitaires colombiens), mais les massacres de civils désarmés laissent toujours des survivants, des témoins, qui eux, rejoignent les débris des guérillas et leur donne un second souffle. L'effondrement des guérillas arrive souvent quand les dites guérillas, gavées de l'argent de la drogue, finissent par ne plus savoir qui elles ont...

D'ailleurs, les pontes du pentagone se sont ils rendus comptes que les multiples forces locales qu'ils formaient finissaient toujours par les haïr, et les trahir ? Seule l'amérique latine, mieux contrôlée, fait exception, mais les guérillas y perdurent, sans perspective d'être écrasées définitivement. Le sparadrap du capitaine Haddock... Il me semble d'ailleurs, que des mouvements considérés comme détruits, genre Tupac Amaru, et Sentier lumineux, sont encore bels et bien en activité, pas autant qu'à une époque, mais tronçonnés, les morceaux ont recommencés à pousser... On peut aussi parler des cartels mexicains, qui se multiplient à grande allure...

Chez nous, certains ont dit qu'on avait remplacé un brave par un béni-oui-oui, à la tête du CEMA. Je rappellerais un fait historique. Allende est mort en croyant Pinochet tué à cause de sa fidélité envers lui... Hilarant, non ? Le plus à craindre, c'est celui qui dit oui avec la tête, et non avec le coeur...

Jacques Sapir dit : " S’il manquait à le faire, il ouvrirait de fait une période de grande incertitude quant au fonctionnement des institutions, y compris le mandat présidentiel qui pourrait, dès lors, s’en trouver dès lors abrégé. "

Exactement ce que j'ai dit, sous une autre forme. Mais j'ai moins confiance en la nature humaine. Je pense que les guerres civiles risquent d'arriver quand les importants sont privés de gamelles. Ils ont tendance à le prendre fort mal. La Violencia colombienne de 1948 est emblématique. On disait que ce qui différenciait parti conservateur et libéral, c'était l'heure à laquelle ils allaient à la messe. Autant dire que la différence entre les deux rappelle l'UMPS... Pourtant, ils se sont mis sur la gueule...Sans doute, justement, à cause de cette absence de différence, qui a crée le différent.

Pour ce qui est des armes, le problème a déjà été posé lors des premiers attentats. On peut les confisquer, mais la question, c'est "où les mettre ?", surtout que les casernes ont été largement bradées. Sans compter la question qui tue ; l'indemnisation... Et le risque de faire bien des mécontents...Sans compter la somme de travail que cela représente. Putain de libéralisme qui prive de tous moyens d'actions...

Je rappellerais aussi qu'à la veille de toutes les grandes commotions qui ont entrainés les révolutions :

- tous les gouvernements ont essayés de confisquer les armes,

- on considérait le trouble civil comme impossible, totalement. Apathie, désenchantement, etc...

Pour ce qui est de s'en procurer, c'est un jeu d'enfant en Europe de l'est. Il n'y a plus de frontières. Les vendeurs conseillent simplement de ne pas passer par l'Italie pour revenir (les contrôles douaniers sont plus nombreux), et de respecter le code de la route...

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 07:38

Les gens n'aiment pas les taxes. Normal. Mais les gens aiment bien les contreparties. Les routes en bon état, l'indispensable crèche (municipale, bien sûr), l'enlèvement des ordures ménagères, la salle des fêtes, la piscine, etc...
Tout ce qui est devenu la norme depuis 1945, et qui ne l'était pas avant. En 1939, seule l'électrification avait fait l'objet d'une politique globale.

L'eau dans les maisons, c'est après, et les toilettes généralisées, ce sont les années 1970. Parce que cela entrainaient beaucoup de travaux.

Alors, tout le monde semble approuver l'abolition, à 80 % de la taxe d'habitation, fausse bonne idée. Parce que, de toute façon, c'est bien le contribuable qui paiera. Ou pas. On peut très bien voir une compensation qui n'évolue pas. Et des communes de plus en plus désargentées, et des communautés de communes, idem. Quand aux fusions, comme je l'ai déjà dit, ça  rapportera que dalle.

Le maire des années 1930, souvent rentier, ou communiste, n'embêtait pas les gens. Mais il ne fallait rien lui demander. Parce que, des fonds, il n'y en avait pas, et que les budgets existants, étaient réduits à rien. Souvent, le personnel municipal était inexistant, ou presque, réduit au simple secrétaire de mairie et au cantonnier. Le secrétaire de mairie étant fréquemment aussi l'instituteur.

A l'époque de Napoléon 1°, tous les rapports le confirment, 80 % des maires ne valaient rien, avec des degrés variables dans le néant, mais on n'avait personne pour les remplacer. En ce qui concerne les maires rentiers, du XIX° siècle, ils étaient un peu meilleur, parce qu'ils avaient plus d'éducation. Ils savaient  lire, écrire et compter, et les registres montrent l'amélioration.

La suppression de la taxe d'habitation acte un fait. La population se paupérise. Au XIX° siècle aussi, l'indigence était la règle, et le rapport à l'impôt, ambivalent. On était fier de le payer, signe de réussite et de bourgeoisie, tout en s'en plaignant. D'ailleurs, le passage du suffrage censitaire à l'universel s'est fait avec l'élargissement de l'assiette fiscale. On peut se demander si le passage de l'universel au censitaire n'est pas aussi acté dans cette réforme.

Le niveau des maires devient catastrophique, particulièrement en matière financière. Et le problème des investissements n'est pas particulièrement celui des autorités locales. C'est le système qui est vicieux. Quand le maire paie 20 % des travaux et le département, l'état, la région, l'Union européenne, le reste, c'est un pousse au crime. Si, sur 5 millions de travaux, la municipalité payait réellement 5 millions, la prudence serait de mise. Quand on en paye 1, c'est plus difficile de résister.
Bien entendu, les exigences ont changés. Salle des fêtes, piscines, sont des équipements aussi incontournables que gouffres financiers. On peut y rajouter la crèche, moins gourmande en capitaux, mais plus gourmande en frais de fonctionnement. Et il faut rajouter tous les porteurs de sébille, d'une aptitude extrême à dépenser l'argent, mais jamais à en gagner...

On peut d'ailleurs donner un satisfecit aux rares maires FN. Ils ont sabrés les subventions, d'autant plus avec plaisir qu'elles étaient "de gôôôôche", le plus souvent, (et de gôôôôche très colorée), et largement levé le pied sur les travaux. Comme Podemos en Espagne, "n'ayant pas l'expérience du pouvoir", ils se sont désendettés, en levant le pied sur les travaux, grands et petits...

Le problème, donc, n'est pas le maire en lui même, mais celui qu'on met en fonction. Sa culture, ses a-priori, ses vaches sacrées, en un mot. Quand un maire trouve normal d'avoir 200 euros de frais financiers par contribuable, c'est là le problème.

D'une manière générale, les maires ruraux, faute de moyens, le plus souvent, se sont montrés les plus prudents. C'est pour cela qu'on veut fusionner les communes, et créer des communautés de communes, pour continuer une fuite en avant inutile. Toute création de nouvelle entité, crée une entité non endettée. Parce qu'elle n'en a pas eu le temps. Et à la place  de ruralité peu endettées, des ruralités qui soient très endettées.
Pour ce qui est des communes urbaines. Elles vont avoir de gros problèmes. Elles devront tailler dans les missions et les effectifs. Mais les maires ne sont pas forcément les responsables. Ils ont été le reflet d'une époque exigeante. Les seuls maires responsable, sont ceux qui n'ont pas lus les formules d'intérêts, dans les offres de prêts Dexia.

Une idée pour redresser Baltimore : le maire devrait créer un stage de gestion, pour villes dans la merde noire.

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