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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 02:36

Vous savez, les coqs, plus c'est petit et minus, plus ça cocorico fort. Normal donc, que Sarkozy se gargarise d'un résultat pour lequel il n'y est strictement pour rien. (Sauf en fermant le plus possible son bec).

En effet, ce sont les autres, les socialistes, qui l'ont largement perdu. Il faut dire qu'avec la foi du charbonnier qui anime not'bon président sur sa politique, il ne pouvait en être autrement.

Je laisse à G. Brassens, la responsabilité de ses propos sur ceux qui ont la foi du charbonnier.

Valls, aussi, n'est pas mal. Le MEDEF, quand à lui, enfonce le clou : aux chiottes le CDI.

2396 élus pour toutes les droites,

1597 pour les gauches,

66 pour le FN et l'extrême droite. Mais cela mérite examen.

Sur les 2396 élus des droites, on compte 1 DLF, dont la différence de discours avec le FN est de l'ordre du papier à cigarette. Mais qui présenterait un visage acceptable pour bien des élus de droite.

899 Divers droite, 1080 UMP, 364 UDI, 48 MODEM, l'UMP donc, n'est guère triomphante. Souvent les élus préfèrent nettement se passer de cette étiquette, surtout depuis l'épisode Sarkozy, avec son caractère... caractériel.

Même Phénomène à gauche.

1597 élus, dont seulement 954 socialistes, 403 divers gauche, 19 front de gauche, 35 EELV,

121 communistes, 63 PRG et 2 partis de gauche.

Le PCF est devenu un parti de notable, comme ce qui reste du PRG, mais visiblement certains ne tiennent pas à trainer une étiquette socialiste.

Dans tous les cas de figure, les implantations ont pesé lourd... Y compris pour le FN, et la minuscule "ligue du sud".

Mais, la victoire à droite s'est amplifié au second tour, et le FN, a beaucoup moins reculé que prévu (nombre de candidats avaient été éliminés...). Il y a souvent, sauf cas de triangulaire, une amélioration des positions au second tour.

Il faut donc en conclure une rage froide des électeurs, qui, contrairement à ce que disent certains, n'a aucune raison de refroidir, avec des oligarques qui ne pensent qu'à saigner à blanc les peuples...

Notre avenir, c'est le Yemen, la Somalie ou l'Ukraine. Parce que ça finira comme ça.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 20:51

Au Yemen, cette fois.La méthode américaine a encore foiré, c'est même à ça qu'on la reconnait. Tiens, la formule est bonne. Je devrais la ressortir.

Donc, après avoir abandonné leur base aux Yemen, les américains ont refilé la machine à perdre à l'Arabie Saoudite. Normal, les dirigeants saoudiens sont tellement corrompus par le contact avec les américains, qu'ils font exactement la même chose.
Les avions saoudiens bombardent Sanaa, deux, visiblement ont été abattus. Al Qaeda et l'état islamique n'ont pas eu le rendement voulu.

Mieux, visiblement, l'intervention saoudienne a l'air d'avoir provoqué l'union sacrée entre Houthis, les rebelles chiites, et les autres tribus.

Il faut le reconnaitre, il faut être les derniers des tarés pour attaquer le Yemen. Vu la densité du bouzin, en population et en armes, on est sûr de s'y faire ramasser.

Pour ce qui est des armes, la possession doit dépasser celle des USA. Et cette fois, ce ne sont plus les mercenaires islamistes de l'Arabie qui sont en première ligne, mais ce sera l'armée saoudienne elle même. Et vu sa qualité, plus que basse, on peut être sûr du résultat.
Donc, non content d'avoir allumé un cercle de feu autour d'elle, l'Arabie et son comparse qatarie, le complètent.

Pourquoi changer une méthode qui perd invariablement ? Pour compléter la donne, il faut savoir que la frontière nord du pays n'a jamais été fixée légalement, et n'est pas reconnue.

Donc, comme d'habitude, un beau merdier de la diplomatie américaine et saoudienne.

Mais c'est aussi la première fois, que les USA abandonne précipitamment une base militaire. Si l'évacuation de l'ambassade au Sud Viet Nam est restée dans les mémoires, les militaires étaient partis depuis quelques temps déjà.

Les Houthis contrôlent en gros, l'ancien Yemen du Nord, soi près de 90 % de la population, le Yemen du sud étant bien moins peuplé.

On en est arrivé au stade final, celui de 1965 au Nam, et de l"intervention directe, pour pallier à l'effondrement inéluctable du "bon" camp. Bien entendu, elle aura autant de succès que son illustre prédécesseur.

Il restera, pour les USA, pour affirmer leur puissance, l'invasion d'états encore plus petits, du genre Nauru, Vatican, ou ile de Man.

En Ukraine, le merdier américain a l'air d'évoluer dans le sens d'encore plus de merdier. Porochenko a indiqué vouloir liquider les "armées de poche", des gouverneurs oligarques, et Kolomoisky semble même faire des ouvertures aux Novorusses, en disant que les dirigeants de Novorussie seraient réélus en cas d'élection...

Il ferait donc un coupable parfait pour certains événements, comme une certaine chute d'avion...

Mais, on peut constater, là aussi, que la tendance au merdier s'aggrave. Non content de ne pas être capable de gagner la guerre à l'est, le régime semble décidé à en enclencher d'autres. On parle aussi d'attaquer la Transnitrie.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 02:29

Premier tour des élections départementales :

Ouvriers :

49 % des ouvriers ont voté Front National

15 % des ouvriers ont voté Parti Socialiste

13 % des ouvriers ont voté UMP – UDI – Modem

7 % des ouvriers ont voté Front de Gauche

Employés :

38 % des employés ont voté Front National

24 % des employés ont voté UMP – UDI – Modem

18 % des employés ont voté Parti Socialiste

7 % des employés ont voté Front de Gauche

Professions libérales, cadres supérieurs :

33 % des professions libérales, cadres supérieurs ont voté UMP – UDI – Modem

28 % ont voté Parti Socialiste

13 % ont voté Front National

8 % ont voté Divers Gauche.

C'est ce qui est indiqué dans le sondage Ifop après le vote. Mais il y a une autre dimension : l'âge.

- 18-24 : 23 % FN

- 25-34 : 29 % (-35 ans : 26)

- 35-49 : 29 %

- 50-64 : 34 %

- + 64 ans : 20 %.

Donc, Le FN est devenu le parti des ouvriers (49 %), à un moindre titre des employés (38 %), sans doute, LE parti des employés du privé, les employés du public votant il encore "raisonnablement", à quand même, 26 % pour le FN...

Le caractère s'accentue donc. Ne votent plus "correctement", que les professions libérales, les cadres, et les plus de 64 ans. En gros, toutes les catégories épargnées économiquement. Mais cela indique aussi la détresse économique des plus de 50 ans, ravagés par le chômage, désormais, la crainte, et le recul de l'âge de la retraite.

Cela indique aussi, une grande crainte pour l'UMP. C'est largement un parti de vieux. Avec 550 000 décès par an, remplacé par des retraités très modestes, qui ont connu chômage, durée insuffisante de cotisation, la tendance protestante devrait lentement monter, sauf si des mesures habiles de réductions de retraites, ou de non indexation, devaient les faire basculer aussi.

Les diplômés et les vieux sont donc des "médias abrutis" ou comme l'a dit un lecteur, sous hypnose médiatique, ainsi que les "CSP+", enfermés dans leur tour d'ivoire, totalement incapable de voir l'extérieur, et complétement absent, d'ailleurs, aux problèmes énergétiques. Ils peuvent encore partir en croisière, en voyage, pester contre les chômeurs "qui ne veulent pas travailler".

Le problème est que les partis "de gouvernement", semble avoir un gros souci avec les salariés actif en général... Sauf les très bien payés...

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 03:11

Grande élection, que tous les partis prétendre avoir gagné... C'est rare une unanimité pareille.

Décortiquons sans à priori.

Le FN a progressé, mais moins qu'attendu. Ce qui fait que droite et gauche "classiques", soufflent en pensant que le système se consolidera avec un niveau élevé du FN à 25.24 %, qui continuera à le priver d'une représentation honnête.

Petit Nicolas a été particulièrement pitoyable. Il est clair dans ces élections, que le poids des sortants a beaucoup joué, à droite, comme à gauche. C'est comme cela, c'est classique.

Mais, ne soyons pas injuste. Emmanuel à été tout aussi petit et pitoyable que petit Nicolas. C'est comme ça, plus de coupables et de responsables qui démissionnent, "sans eux, ça aurait été pire".

Le PS, faut il le noter, est en train de perdre la position, à gauche, que lui avait donné F. Mitterrand, la place centrale, qui avalait tout au second tour, en laissant des miettes aux communistes et aux verts.

Là, la problématique est que la périphérie, le halo de gauche autour du parti socialiste, semble plus désormais plus important que le centre. Ce halo est très mesuré par rapport à la politique de Hollande, c'est le moins qu'on puisse dire, et le centre est aussi divisé à ce sujet. Valls est toujours, au sein du PS, "monsieur 5%".

Contrairement à ce que dis P. Jovanovic, je ne pense pas qu'un débat entre Macron et Philippot ait pu être déterminant, et faire perdre 5 % d'intentions de vote.

La diabolisation fonctionne moins. Mais fonctionne encore. ça fonctionne encore, mais le ressort est de moins en moins marqué...

Le PS, comme l'UMP, visiblement, ont commencé leur processus de disparition. Le fait que le PS devienne régional, est emblématique.

La Bérézina des deux n'a pas eu lieu. C'est simplement un sévère échec. Et ça les rend heureux.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 03:26

... que par ses amis les plus proches.
Après tout, une tromperie désigne une coucherie, qui concerne l'être le plus proche, le conjoint.
Visiblement, le conjoint -britannique- de Washington, a décidé de faire une passe pour arrondir ses fins de mois :

"La décision de la Grande-Bretagne de demander son admission au sein de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures [AIIB] en tant que membre fondateur a apparemment pris Washington par surprise. "

Bien entendu, vu l'état de niaiserie absolu de l'administration US, personne n'a vu venir le coup.

D'ailleurs, Washington a de gros problèmes avec ses alliés de l'OTAN. Il est clair désormais qu'on fait le grand écart avec déchirements des adducteurs sur l'Ukraine.
Hier, on battait le tambour de guerre, aujourd'hui, basculement à 180° des traineurs de sabres US. On a mis beaucoup d'eau dans son vin, pour sauver l'OTAN, et ne pas braquer des pays peu désireux de mourir pour Donetsk.

bref, l'empire se disloque, et les cercles de pouvoir US se contredisent. Brzezinsky tance les sénateurs US qui se targuaient de révoquer l'accord sur le nucléaire iranien en gestation, sitôt Obama parti...

Les sénateurs américains sont souvent des idiots coulés au moule, sans aucune culture personnelle, totalement ignorant de ce qui se passe au delà de leur état, mais photogéniques et médiagéniques.

Ils confondent leur budget militaire, qui n'est plus que de la mauvaise graisse, avec du muscle. Celui-ci n'existe plus, le budget n'est plus qu'une gamelle de la classe dirigeante.

A l'époque de la parité entre budget militaires US et soviétiques, autour de 300 milliards de $, il y avait encore une signification à cette puissance. La partie gaspillage a totalement anéantie la partie muscle. Comme le CMI est en gros tout ce qui reste de l'économie américaine, la morale de l'histoire est évidente.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 03:07

Les cuistres aiment bien plastronner, et le monde de la culture est plein de cuistres. C'est même une écrasante majorité.

Des inutiles, qui aiment écarter d'eux les questions d'argent, tout en vivant très confortablement. Je me rappellerais trop de l'affirmation de Piccoli, affirmant qu'il ne faisait pas cela pour l'argent, et Lino Ventura affirmant, quelques jours plus tard, qu'il ne connaissait, dans ce milieu, que des gens intéressés, à commencer par lui.

C'était une affirmation au combien morale, au lieu de se draper dans un mépris affiché, qui en réalité disait le contraire.

Après tout, il n'y a rien d'honteux à gagner sa vie comme comédien, à aimer ça, mais, de grâce qu'ils ne nous affligent pas d'un mépris de l'argent qu'ils n'ont guère, ou, quand ils l'ont réellement, c'est parce qu'ils en gagnent beaucoup.

Donc, grâce à une politique gouvernementale habile, la "culture", dérouille. Au terme culture, j'ai souvent dit que je préférais le terme "grimace", car les productions sont loin d'être irréprochables.

Comme je l'ai déjà dit, quand on a du talent, on arrive à en vivre. Mais, cette génération de comédiens à des prétentions. Avant, elle se contentait de ce qu'elle gagnait. Cette génération n'a pas inventé le talent, mais elle a surtout exposé sa nullité.

Donc, plus d'une centaine de festivals ont été annulé, mélange de "baisse de fréquentation, surenchère en matière de cachets, baisse des subventions d'état". Et on voudrait qu'on pleure sur leur sort ?

Visiblement, les comédiens ont pris la grosse tête...

Cette épuration est visiblement une oeuvre de salubrité publique. Elle nous débarrasse d'une "culture-ventouse", ou "sparadrap du capitaine Haddock", qui gonflent plus de monde qu'elle n'en intéresse...

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 03:07

Sur la liste des infâmes suppôts de la Novorussie. Aussi, je vais faire de mon mieux pour y figurer.

Chipé sur le blog de Beru : Armez l’Ukraine et vous prenez le risque d’une autre « Chute du Faucon Noir », par Eugene Rumer

"NdT : référence au livre de Mark Bowden sur l'échec de l'intervention militaire américaine en Somalie, duquel Ridley Scott a produit le film du même nom]

La logique est perverse, mais elle est assez simple à saisir. L’armée ukrainienne, mal équipée, ne peut pas à elle seule infliger suffisamment de dommages à l’insurrection séparatiste soutenue par les russes pour forcer cette dernière à accepter un cessez-le-feu effectif qui pourrait conduire à la négociation d’une trêve. Par conséquent, l’Amérique devrait aider en envoyant des armes défensives, et certaines armes létales aussi. Une fois que les cercueils commenceront à arriver à Moscou (selon cette théorie) le président Vladimir Poutine fera marche arrière, de crainte d’une réaction violente de la part du public déjà exaspéré par la montée de l’inflation.

Voici l’argumentaire présenté par un groupe d’anciens officiels américains de haut rang, et on rapporte qu’il est en train d’être discuté au sein de l’administration Obama. Il est néanmoins profondément erroné. Visant à aider un pays dévasté, cela pourrait au contraire prolonger l’agonie de l’Ukraine et la détourner de la tâche vitale qu’est la reconstruction. Il est hautement improbable que cela fasse dévier M. Poutine de sa course destructrice. Et cela rapprocherait les États-Unis d’une confrontation militaire directe avec la Russie.

Les russes soutiennent M. Poutine. Le Kremlin a mis la crise économique sur le compte des sanctions occidentales, et il rendra les occidentaux également responsables des pertes militaires. Aucun élément ne suggère que les russes ne croient pas à la version du Kremlin. Il y a peu de chances pour qu’ils abandonnent M. Poutine dans son combat contre l’occident.

Il y a également des raisons pratiques. Il est inutile d’envoyer des armes à des troupes qui ne sont pas formées à leur utilisation. Les États-Unis et leurs alliés enverront-ils des formateurs en Ukraine de l’Est ? S’ils le font, ils enverront des Américains dans une zone de guerre dans laquelle l’ennemi est la Russie. Il sera difficile de faire comme si les États-Unis n’étaient pas une des parties du conflit. Si on est réaliste, quelles sont les chances de s’assurer que seules les troupes ukrainiennes régulières, et non les milices privées, auront accès aux armes fournies par les Occidentaux ? Si un Occidental non-combattant mais en uniforme est capturé par les séparatistes, est-ce que les États-Unis essaieront de le secourir ? Dans « La Chute du Faucon Noir », Mark Bowden décrivait les périls liés à une opération de ce genre, dans le centre-ville de Mogadiscio. Imaginez ce qui pourrait se produire à 5 km de la frontière russe, dans une zone contrôlée par des militaires russes.

Pour finir, imaginez la réponse. Que faisons-nous si la Russie poursuit l’escalade dans ce conflit ? Ou si le Kremlin lance une cyber attaque contre une institution financière américaine, détruisant les données relatives aux titres de propriété des avoirs ? Est-ce que l’Amérique ferait alors un pas de plus vers la guerre ?

Ce n’est pas rendre service que de nourrir des espoirs irréalistes. Bien sûr, l’Ukraine est victime d’une agression. Mais, à moins de faire une campagne de l’ordre de celle menée dans les Balkans, dans les années 90 par les États-Unis et ses alliés – ce que personne ne recommande – aucun type d’assistance de l’Amérique ou de l’OTAN ne peut changer le fait que la Russie a le dessus. En août, puis à nouveau en janvier, M. Poutine a choisi l’escalade plutôt que de laisser les séparatistes se faire battre. L’Ukraine aura besoin d’aide pour reconstruire son armée, et les États-Unis devraient la fournir. Mais cela prendra des années, et cela ne peut être réalisé au milieu d’une guerre contre un voisin supérieur en puissance.

Contrairement à cette proposition téméraire d’envoyer des armes à l’Ukraine, l’assistance économique occidentale à ce pays a, jusque là, été timide. Les États-Unis ont promis 3 milliards de dollars en garanties de prêts, soit une fraction des dizaines de milliards dont ce pays a besoin. C’est en partie parce que Washington soupçonne encore Kiev de corruption généralisée. L’armée fonctionnera-t-elle mieux que le gouvernement qu’elle sert ?

Aujourd’hui, l’Ukraine ne peut pas gagner ce conflit. Il doit être gelé. Il faudrait le dire aux dirigeants ukrainiens. Cela aggraverait encore la tragédie si des soldats étaient envoyés pour mener une bataille désespérée. Une Ukraine libre et indépendante, une défense solide de l’ordre européen et une réplique ferme à l’agression russe : ce sont des objectifs louables. Mais ils ne nous absolvent pas de la responsabilité de penser aux conséquences de nos actions. La proposition actuelle d’armer l’Ukraine ne répond pas à cette exigence.

Source : Eugene Rumer, Thomas Graham, pour le Eugene Rumer, Thomas Graham, the Financial Times, 03/02/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source."

Donc, le texte reprend des poncifs, et les reproduits largement. L'URSS, pardon, la Russie intervient massivement en Ukraine.

C'est largement faux. La Russie intervient intelligemment, ce qui est totalement différent, et pas massivement.

Le Kremlin laisse la société civile russe intervenir, par l'intermédiaire d'oligarques locaux, sans doute plus en argent, et en aide civile (je n'aime pas le terme d'humanitaire), qu'autre chose. Pour ce qui est des armes, l'Ukraine en était truffée, notamment ce qui est aujourd'hui, la Novorussie, disposait de nombreux dépôts d'armes, où ils n'ont eu qu'à se servir, soit en les prenant, en les ralliant, en les achetant (c'est sans doute cette dernière option qui a été le plus largement suivi).

L'Ukraine est une ancienne république soviétique, et les armes n'y manquaient pas. L'intervention, comme je l'ai dit, est beaucoup plus intelligente, elle se situe au niveau du renseignement, de la protection anti-aérienne, et du brouillage de l'ennemi.

En un mot, l'armée ukrainienne a toujours été dans le brouillard, les armées novorusses toujours bien informées, et la carte maîtresse de l'OTAN et des USA, la maîtrise aérienne, n'a jamais été de mise. Les avions ukrainiens ont été vite abattus, avec au passage, quelques missiles balistiques, et l'intervention aérienne US qui ailleurs aurait fait merveille n'était pas d'actualité, pour cause de proximité avec la Russie.

Ce sont plutôt les occidentaux qui interviennent massivement, et pas du tout intelligemment. Les USA ont pour habitudes de tout écraser sous la puissance de feu, ce qui fut fait. Mais si les résultats sur la population civile sont sanglants, les résultats sur une armée en campagne, minables.

Les généraux SS pendant les 100 jours de la bataille de Normandie, bien qu'impressionnés par la puissance de feu des anglo-saxons durent se rendre à l'évidence : leurs pertes avaient été légères. Ce fut l'absence de renforts, les effectifs trop faibles qui firent la défaite. Ils ne réussirent jamais à créer un front continu, mais simplement quelques points d'appuis, de quelques soldats souvent, et derrière, il n'y avait rien. L'étonnant, pour eux, c'est qu'ils tinrent, comme cela, 100 jours.

Mais comme le disait Sepp Dietrich, ils n'étaient pas dans la merde. Ils auraient été dans la merde SI ça avait été des russes...

Pour ce qui est de la Russie, la situation du pouvoir n'est pas trop inconfortable. La crise des BRICS, qui la touche, comme les autres, a pu être imputée aux occidentaux. La production interne a bondi dans de nombreux secteurs, de manière impressionnante. On cite des pourcentages à deux chiffres, et presque trois dans certains secteurs, et on ouvre une usine par jour ouvré depuis 2011.

La baisse du rouble manigancée par l'occident permet le substitut d'importations, de manière encore plus marquée, même pour le textile. L'industrie du Donbass est largement siphonnée à l'intérieur de la frontière, comme aux bons temps de la grande guerre patriotique, et un programme très protectionniste a été mis en place, sans douleur, et sans contestation. La sonnerie du clairon, ça peut avoir certains avantages.

En un mot, pour le Kremlin, cela a été une belle occasion de bousculer quelques poncifs économiques, puissants.

Bon, après, que l'UE râle, c'est normal, La BCE est ciblée par les manifestants, mais pour nos PRAVDA locales, délatrices, décomposées, subventionnées et sans lecteurs, ce n'est pas la bonne cible. La bonne cible étant sans doute les gouvernements qui n'ose pas réduire trop vite pensions, salaires et protections sociales...

C'est ce qui était prévu, d'ailleurs, en Ukraine, en général, et en Crimée et Novorussie, dans le lot. On a vu la réaction des citoyens.

Pour ce qui est des médias, je reprendrais le mot du Saker : "S’ils avaient fait leur métier correctement nous n’aurions aucune raison d’être. "

Mais on ne peut pas être prébendé, et détenus par des oligarques, et honorables. Il serait aussi intéressant de savoir la VRAIE diffusion. Celle achetée au numéro, et non les abonnements de tout un tas de foutriquets, parce que c'est trop classe, d'avoir "Le Monde", "Le Figaro", ou "Libé".

A force d'avoir le comportement d'un soviet, la presse française a la crédibilité et la considération qu'on prête à un soviet. Crainte, mais décrue et haïe.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 04:03

Il paraît qu'on va donc traquer les apologistes du terrorisme. Vu la quantité de choses qui semblent désormais terroriser le Duo Valls-Hollande, auquel se joint leur ex-concurrent, Sarkozy, il va y en avoir à traquer.
Simplement parce que se draper dans sa dignité offensée, insulter les électeurs, ce n'est pas suffisant quand on atteint l'incompétence aussi crasse que complète, et que l'échec économique est là, bien palpable.

Partir conjointement en bataille anti-FN, ça n'annonce qu'un 50-50, et une moisson encore plus grande pour l'adversaire.

On ne peut, effectivement, rien faire de concret, tant qu'on est dans l'Europe, le libre échange, et la libre circulation des capitaux, vaches sacrées.

On va donc, dysfonctionner, de plus en plus, jusqu'à l'alternance Et/ou l'effondrement total. C'est le scénario russe de 1916-1917.

Le groupuscule appelé "bolcheviks", était très loin de paraître efficace, menaçant, ou même compétent, à l'exception du groupuscule mené par Koba, formé, lui, de caucasiens très doués, dotés de notions de marxisme plus que sommaires (sauf pour l'expropriation) par le dit Koba, mais très entraînés aux braquages de fonds (pour la cause, bien sûr).

Donc, le fait que l'adversaire paraisse peu crédible, n'est pas rédhibitoire. Il le deviendra.

Le problème des excellences, c'est qu'ils s'accrochent au passé, révolu, en espérant un peu de croissance... C'est à dire, le retour au passé, avec le bonus qui allait avec.

On ne veut donc pas froisser :

- l'Allemagne,

- les USA,

- les banquiers,

- les nucléairocrates et EDF,

- les oligarques,

Et donc, on ne peut pas faire plaisir, au peuple, en faisant une politique qui LUI convient. Et non aux rentiers d'Orange, d'EDF, des banques, etc...

La suite est donc logique. Puisqu'on ne veut pas imaginer un futur, et qu'on se contente d'un passé qui se réduit comme peau de chagrin, on va dans le mur.

C'est un peu comme l'immobilier. L'immobilier, bien "sûr" d'hier, que sera t'il demain ? Je lisais d'ailleurs, très amusé, une édition papier du journal "La Montagne", qui parlait de la vacance maximale des logements en Auvergne, de vieux logements, mais aussi de pavillons d'une cinquantaine d'années. Et il n'y a pas longtemps, j'avais consacré un article à l'immobilier, et un lien indiquait une croissance des loyers de 2.1 % en Auvergne...

Finalement, j'ai compris, ils ne parlaient pas de la même Auvergne. C'est la surréalité de Todd, et la narrative de Grasset. Et dire que la Hausse des loyers Auvergnats était sensée être une des plus fortes. Il est vrai que le dynamisme des autres régions concernées par les hausses (Champagne-Ardennes et Poitou-Charentes) est proverbial... (On ne rit pas sur le blog). Là aussi, surréalité et narrative.

Le problème, c'est que pour redonner un peu de souffle aux français asphyxiés, il faudrait mettre au pas tous ces rentiers, pour remettre au travail quelques millions de personnes.
Est ce économiquement raisonnable les dividendes du CAC 40 ? Non. La rente nucléaire ? Non, surtout qu'elle a été obtenue à coups de subventions d'EDF à des usages peu rationnels, la rente aux banquiers ? Pas davantage. Les avantages donnés au dollar ou à l'industrie allemande ? Folie.

Mais comme les frères ennemis, on ne remettra pas en question ces grasses pensions, on appelle l'inutile, mais grassement payé à 8000 euros par mois, directeur de la banque de France, à lancer des appels à la baisse du SMIC.

Bien sûr, ils vont être contents du résultat. Le monde se polarise entre oligarques et pauvres, désormais, le monde entier.

Soros dit qu'on doit devenir comme l'Ukraine. C'est rassurant. Parce qu'en Ukraine, visiblement, ça ne va pas tenir très longtemps. Le Programme de Porochenko est connu :

- emprunter,

- emprunter,

- emprunter,

- emprunter,

- tout gaspiller,

- se carapater à Londres.

L'Amérique Latine, a, globalement, rejeté la tutelle US. Et adopté une certaine politique. L'Uruguay va atteindre, d'ailleurs, les 100 % d'électricité renouvelable.

Chez nous, grattons l'intérêt général, on trouve les grasses prébendes, la corruption, les rentes...

Ceci, explique cela. Quand le cumul des intérêts acquis asphyxie le reste, on ne dit pas au reste de se serrer la ceinture. Sinon, ils vont mal le prendre...

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 00:08

Il parait qu'il existe des sites conspirationnistes, et qu'il faut les faire taire. Ils ont le culot de contredire les médias officiels achetés coûteusement par les oligarques, enrichis par des privatisations à prix d'amis, et qui ne peuvent vivre sans subventions publiques.


Les médias, c'est comme les partis politiques traditionnels, en déshérence. Les uns et les autres n'ont plus aucune crédibilité, et ça, ce n'est pas la faute des alternatifs. Mais la leur.

Seuls croient encore la télé et les mé(r)dias officiels, ceux qui ont des raisons d'y croire, les vieux épargnés par leur retraite sacralisée, les fonctionnaires, protégés par leur statut, l'encadrement dont la niaiserie économique et politique dépasse tout entendement. Le reste, précarisé, rançonné, n'a plus aucune raison de croire quoique ce soit.

On ne peut empêcher les gens de perdre la foi. Et la foi se perd. Mais ils sont pathétiques de bêtise. L'internet n'est qu'un moyen. L'ex-URSS avait ses samizdats, et ils étaient extrêmement rapides pour diffuser tout et n'importe quoi.

Mais pour ce qui est du n'importe quoi, les médias officiels battent tous les records.

Malgré toutes les lois votées par la Rada Ukrainienne, arrivent ils à se faire obéir ? Quand la monnaie perd toute valeur, que les gens changent le peu d'argent qu'ils ont en denrées, et qu'ils ne comptent plus que sur leur potager, alors le gouvernement n'a plus d'autorité, et avant d'envoyer ses nervis, il a intérêt à réfléchir à deux fois. Personne, visiblement, là-bas, ne répond aux ordres de mobilisation.

Quand l'effondrement économique se pointe, le média bien pensant devient un révulsif. C'est lui qui crée l'envers. On disait qu'un pape avait une tellement mauvaise réputation qu'on ne le croyait jamais, même quand il disait la vérité...

Le média, et l'homme politique sont dans cette situation désormais. S'il existe encore des naïfs, c'est une espèce en voie d'extinction rapide.

Et il suffit de peu. A quelle allure vont basculer les retraités dans la contestation, maintenant que les retraites sont bloquées ?

C'est sûr que maintenant, les médias officiels peuvent piquer leur caca nerveux, pisser par terre et s'y rouler dedans, ils se "charliehebdolisent", c'est à dire, deviennent confidentiels. ça, ils pouvaient le crier et chanter sur l'air des lampions, "je suis Charlie". Ils l'étaient plus qu'ils ne le croyaient, mais pas pour le meilleur.

En fait de groupuscules, le groupuscules délirant sur les théories du complot, ce sont eux.

1 % de la population, appuyé par ses groupies et pom-pom girls, ça fait, effectivement, soviet assiégé.

Le problème aussi, c'est la réalité. On peut bien raconter n'importe quoi à la télé, la Syrie, l'Ukraine, et l'intervention en Afrique, ça ne se déroule pas comme prévu.

On peut bien raconter n'importe quoi, on voit bien que l'économie, ça ne marche pas très fort. Et que la compétence, c'est pas vertu première ni des médias, ni des politiques.

Ils sont rentrés, tous deux, en état de surréalité avancée. Et le problème de la surréalité, c'est qu'elle se télescope complétement avec le vécu.

Pour ce qui est de nos Laurel et Hardy nationaux, Hollande et Valls, qui s'apprêtent à prendre une veste en même temps qu'une gamelle historique, il faudrait leur rappeler que pour faire voter des lois terribles, il faut être crédible.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 03:32

En effet, pour lui, le plus grand danger, ce sont les chiites et l'Iran, donc.

On admire donc le sens de la mesure alors que la propagande n'arrête pas de nous indiquer le danger mortel que représente Daech.

Finalement, allons un chouia plus loin, si ce n'est pas le plus grand danger, pourquoi le bombarder ?

Un autre "plus grand danger", finalement, ce sont les "thèses conspirationnistes". Pour Paul Craig Roberts, " Une « théorie du complot » ne signifie plus un événement expliqué par une conspiration. Maintenant il signifie plutôt toute explication, ou même tout fait, en décalage avec l’explication du gouvernement et celle de ses souteneurs médiatiques ".

Si vous ne feignez pas de croire la propagande, vous serez dûment tancés. (Moi même et mes lecteurs feront parti des sanctionnés).

Le fait que la version officielle du gouvernement soit réputée aussi sincère que celle d'un arracheur de dents, n'entre pas en ligne de compte.
On veut donc recréer un délit d'opinion. On n'aura là, plus rien à envier à l'URSS, et on aura fait le chemin inverse. De la liberté, vers l'oppression la plus totale. Alors que l'URSS avait évolué de l'oppression vers un relâchement de la répression.

Mais l'URSS avait quand même été, jusqu'aux années 1970, sur une pente de succès économiques. Les difficultés ne sont venues qu'après. Et la dislocation de l'URSS un résultat de ces difficultés.
Or, l'occident est sur le plan économique, en échec complet, et inverse l'ordre des priorités. Une dictature ne peut se maintenir que si elle a des succès économiques. Une démocratie aussi, d'ailleurs.

Mais aussi, comme dirait E. Todd, les caractéristiques anthropologiques différentes des peuples auraient tôt fait de régler le problème de ce genre de lois, auxquelles on pense fortement, même en France. (Est ce que je suis en train de tomber dans une théorie du complot ?).
Cela prouve aussi, si besoin était, que nos élites sont vraiment des ânes.

Ne savent ils pas qu'ils bouchent aussi, par la même occasion, une soupape de sécurité ?

Mais, comme le dit Sannat, les causes n'entraînent pas forcément les effets voulus :

- la bourse est à 5000 pions, mais la sarabande des licenciements en est la cause,

- les taux sont à zéro, quasiment, mais rien ne bouge, l'immobilier s'enfonce, les placements, si on peut parler désormais de placements, puisqu'ils ne rapportent rien, sont gros d'inquiétudes, les assurances-vie, notamment, peuvent elles continuer longtemps à verser 2 %, en décomptant 1.5 % de frais de gestion, pour un rendement à 10 ans de 0.5 % ?

-le prix du pétrole baisse, ainsi que l'euro, proche de la parité avec le dollar, et sans doute en dessous bientôt, mais rien ne repart. A l'image de ce que disait un auteur sur Hitler, les soldats morts ne se remettent pas vite, contrairement à ce qu'il disait et les usines fermées le resteront, elle ne se remettront pas davantage à produire...

- le Baltic Dry Index indique que les armateurs n'arrivent même pas à payer le mazout avec le prix du fret...

Devant un ratage économique aussi complet, des lois de "ferme-ta-gueule", succédant au "cause-toujours", risquent plus de mettre le feu aux poudres, que d'arriver à l'effet escompté.

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