Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 15:44

Les petits roquets faisant profession de journalisme sont des idiots parfaits. Ils perroquetent tous la même histoire sur l'Ukraine et l'intervention russe. Avec le minimum du minimum de culture, ils auraient compris la manoeuvre, parfaitement.

En Russie-Ukraine, on s'est toujours inspiré stratégiquement du front français de 1914-1918. Après Koursk, la stratégie de "martèlement", de toute la ligne de front, c'était celle de Foch en 1918. Une poussée générale et continue sur toute la ligne de front, renonçant là où la résistance était dure, contournant et cherchant les failles et les zones de moindre résistance, mais l'affaire ukrainienne, rappelle davantage 1914.
Après l'échec de la "bataille des frontières", le repli français sur le plateau de Guise fut suivie par une victoire locale éclatante (les 75 massacrèrent les troupes d'assaut), d'autant plus facilement que l'avance rapide des troupes allemandes les avait privé d'une partie importante de leur artillerie, qui n'avançait pas du tout au même rythme, et notamment l'artillerie lourde, et les allemands n'ayant pas compris qu'ils avaient subi un échec important, accompagnèrent le repli français suivant le coup d'arrêt.

La première Marne fut une bataille de Guise amplifiée. Avec encore moins d'artillerie de campagne, l'échec était encore plus normal, face à un adversaire qui lui, pouvait en disposer à son aise.
La chute de Slaviansk peut ressembler à la bataille du plateau de Guise, le coup d'arrêt, suivi d'un repli qui "aspire", une armée qui croit avoir gagné.

En réalité, l'ennemi a été amené sur une position idéal pour les défenseurs, même si, en 1914, comme en 2014, elles étaient très risquées.
Comme en 1914, les défenseurs devaient gagner partout, et ils ont gagné partout. En 2014, les défenseurs devaient gagner partout, visiblement, ils ont gagné partout, et le nombre de chaudrons est finalement éloquent.
Le verbiage sur l'intervention russe n'est que du verbiage. Il n'y a pas plus de russes, vraisemblablement qu'avant, seulement, quand "penche le plateau incliné de la victoire", beaucoup se trouvent une vocation de résistants, qu'ils n'avaient pas auparavant.

Sans doute, l'armée novorusse a beaucoup moins de mal à recruter qu'hier, dans les villes reprises, d'ailleurs, il ne doit pas manquer de "combattants", reprenant les armes abandonnées par terre, 10 % étant ceux qui étaient là pour ça, et 90 % des opportunistes venant de trouver la foi en même temps qu'un AK47 (probablement, c'est une icône).

Là aussi, la manoeuvre d'aspiration est connue depuis la Batailles de Cannes (-216), où Annibal laissa plier son centre pour écraser une aile, puis l'autre.

Il fallait vraiment être le dernier des demeurés pour n'avoir rien compris. Probablement, la manoeuvre était elle piloté par CIA et consorts.

Ils est aussi évident "pour le monde entier", que les américains, mercenaires et agences, combattent en Ukraine, avec leur efficacité tant proverbiale qu'habituelle.

Les forces de Kiev ont été mises sans réflexion, dans la cuvette des wc, je vous laisse imaginer ce qui leur tombe dessus.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 16:01

La déroute des forces de Kiev est désormais visible en Ukraine, et maman-otan est appelé à l'aide.

Sur 45 000 hommes, 15 000 seraient encerclés dans des chaudrons. Là aussi, une grande règle de l'histoire militaire a été oubliée : il faut toujours, et on le sait depuis la bataille de Cannes, surveiller ses flancs.
Malgré sa supériorité en matériel et en hommes, les forces de Kiev n'ont rien pour surveiller les flancs, ce qui fait que ses approvisionnements, en munitions et en carburants, et bien sûr en eau et nourriture, sont systématiquement coupés.

Or, une armée moderne à grande puissance de feu dépend largement d'un approvisionnement régulier à grand cadence, elle aussi.

Pour rappel, en 1914, 70 % des mobilisés étaient des troupes de premières lignes, en 1918, 50 %. Sur ces 50 %, 1 000 000 étaient des artilleurs, contre 400 000 en 1914, et encore, pour approvisionner un soldat en première ligne muni de l'épouvantable nanard qu'était le fusil-mitrailleur Chauchat, il fallu, 1, puis 2 puis 6 hommes. En effet, il n'y a que dans Rambo qu'un type est couvert de munitions.

Pour la bonne raison, c'est qu'elles pèsent trop lourd. Le secteur de front tenu par une division en 1914, ne l'était plus que par un régiment en 1918, et sans doute, une compagnie aujourd'hui. Le feu se tait vite, sans flux de munitions.
Ce qui rend le front très poreux.

Les forces de Kiev, lourdement armées, ont le défaut de cet armement : il lui faut des routes, sans doute parce que le volume de l'approvisionnement ne leur permettent pas de passer par "le vert".

Les forces infiltrées novorusses, elles, n'ont pas ce problème, elles sont proches de leurs bases d'opérations, ont moins de matériel, mais peuvent massacrer à loisir les colonnes d'approvisionnements, toujours très fragiles. Pour cela, de simples véhicules tout terrain suffisent. Le rezzou contre Verdun.

Très vite, les troupes de première ligne ont vite fait de manquer de tout, et les chaudrons s'éteignent d'autant plus vite.

Si les séparatistes concentrent leurs attaques sur les colonnes de ravitaillement, peu ou mal protégées, il ne fait aucun doute que le rapport des pertes est de 1 à 10. Pour les troupes combattantes, il leur suffit d'attendre qu'ils aient fini de tirer leurs munitions, en provoquant leur tir. Il leur faut simplement les titiller un peu...

Sans doute, bientôt les opérations se ralentiront, d'abord par l'épuisement des belligérants, ensuite par la venue de la mauvaise saison. les routes restent rares en Russie et en Ukraine, vue l'immensité du pays.

Après bien sûr, il peut y avoir l'hypothèse d'un effondrement généralisé d'un camp, celui de kiev; qui ferait appel d'air. L'effondrement généralisé d'un camp peut aller très rapidement. Le camp républicain dans l'Espagne de 1939, contrôlait encore un vaste territoire.

Mais le plus savoureux, c'est de voir un média comme Libération admettre -enfin- la défaite de Kiev. Une réponse nous dit qu'économiquement, à long terme, l'UE gagnera ?

Cette Europe, en pleine récession, avec son PIB fictif, voulant affronter une Russie, avec elle, un PIB bien réel, assis sur une économie sale, mais productive ?

Quand à Porochenko, il jase, comme un petit perroquet, sur l'intervention directe de la Russie, comme l'OTAN qui, comme d'habitude, reprend la chanson (l'OTAN n'intervient donc pas ? Au moins en livraisons de munitions ?).
En réalité, s'il y avait eu intervention directe de la Russie, il y a bien longtemps que les combats seraient sur la frontière polonaise et roumaine, d'abord parce que c'est là que les troupes ukrainiennes étaient déployées, et qu'ensuite l'armée ukrainienne a été une vache à lait du régime et des soldats, pendant plus de 20 ans.

Pour l'heure, la chute de Marioupol serait un coup très grave, mais si c'est Karkov ou Dniepropetrosk qui tombent, le régime ukrainien va s'effondrer.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:40

Non, un vieux 33 tours rayé en vinyl, qui saute et toujours au même endroit et revient en boucle.
Paradoxalement, à long terme, les seuls qui pourront s'en tirer, ce sont les éjectés. On ne gouverne pas avec le seul soutien du MEDEF et du Bildeberg.

Le nouveau ministre de l'économie est à la fois une provocation et une caricature. L'enterrement de la démondialisation est elle, totalement hors de propos. La démondialisation est un fait. La croissance mondiale est tombée à zéro, pour cause de défaillance des ressources fossiles, et la récession, transmise par les canaux qui faisaient les succès de la mondialisation, se transmet sans peine.

La décennie 1990 avait été une décennie en trompe l'oeil. Le progrès du commerce international était causé par la flambée des matières premières, sauf énergie, et la fin du Comecon, un système très largement autarcique, mais de grande échelle, dont les échanges internes, et ceux de l'ex-URSS, devinrent subitement un commerce international.

Pour ce qui est de la décennie 2000, la flambée du prix de l'énergie, en général, du prix du pétrole, en particulier, explique aussi, très largement, les "progrès", du commerce.

Bref, les places ministérielles sont des sinécures, mais des sinécures réservés à des gens pas trop intelligents, voire carrément stupides, qui aiment se faire carboniser.

Je rappellerais et mettrais en parallèle la nomination de Macron et celle de Francis Mer. La prestation du dit Mer a été très mauvaise, voire inexistante, à partir du moment où il n'était plus le demandeur, mais la vache à lait qui devait nourrir tout le monde.

De plus, je pense à l'ancienne. Un ministre, de préférence, surtout un important, doit être un élu, pas un énarque, "technicien", c'est à dire commissaire politique du libéralisme, dont les prestations seront modestes, mauvaises et/ou conduiront un gouvernement en déshérence vers la confrontation directe avec le peuple.

On parle de "brigades internationales"; en Ukraine, notamment de militaires français. Si cette nouvelle est juste, elle est d'importance. Ils ont franchi une barrière morale et mentale. Ils ne se battront que pour ce qu'ils considèrent comme une "juste cause".

Farcis de "responsable de communications", les hommes politiques et le président n'ont pas compris que la communication, ça ne servait que quand on avait quelque chose à dire.

Le reste, c'est du verbiage, et le pouvoir se disloque aussi vite, finalement, que le pouvoir ukrainien...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 00:03

La crise s'étend en Ukraine, et la déroute annoncée des forces ukrainiennes du gouvernement de Kiev semble bien être une réalité, désormais visible sur la carte.

En vérité, comme naguère à Falloujah, vouloir échanger le matériel, contre de moindres pertes est un faux calcul.

Les américains perdirent peu d'hommes, mais un matériel considérable, en une seule journée 90 blindés, pour des pertes totales en véhicules supérieures à celles de Koursk.

(Les sources sont militaires, mais pas criées sur les toits). Rien d'étonnant, d'ailleurs, les pertes allemandes à Varsovie durant l'insurrection se sont chiffrées à 800 blindés. Rien d'étonnant d'ailleurs que les chiffres aient bondis, à l'époque, on ne connaissait pas les engins piégés qu'on peut faire exploser à distance, qui coûtent trois sous à fabriquer et qui met hs un blindé de plusieurs millions de $ en quelques secondes.
Le CMI pensait pouvoir faire de bonnes affaires en les remplaçant, même pas. Le séquestre était là. Et la capacité d'endettement des USA, limitée.

Pour l'Ukraine, malgré la supériorité numérique des forces de Kiev; sa supériorité en matériel obsolète ne lui fut d'aucune utilité. Malgré cela, il manquent d'effectifs pour tenir des villes abandonnées en arrière pour conquérir en avant un espace qui dans l'aire de la grande Russie ne signifie pas grand chose.

En un mot, les Ukrainiens, en pleine implosion démographique, ont manqués de fantassins pousse-cailloux, les territoriaux de 1914, soldats âgés, de seconde ligne.

Ne sachant pas où était leurs ennemis, ils bombardaient n'importe quoi, à la demande du gouvernement, se révélant, et s'exposant à des tirs de contre-batterie dévastateurs. Objectivement, la tactique des indépendantistes est coûteuse en vie civile, mais ses rares combattants s'en tirent bien, et la population se soude derrière eux.

Laissant passer les troupes, ils les contournaient d'autant plus facilement que le front, vu les effectifs ridicules engagés, est loin d'être continu, encerclaient dans des chaudrons et avec une technique bien rodée, les troupes adverses.

Comme je l'ai dit, les mercenaires, combattant pour l'argent, ne valent rien contre des combattants déterminés par le sentiment national ou religieux. Dès que ça chauffe, les mercenaires US déguerpissent, les mercenaires des oligarques font la même chose, les militants nazis, plus déterminés, ne savent pas se battre contre autre chose que les civils, et les seules troupes qui valent quelque chose sont les troupes de l'armée régulière ukrainienne, encore bâtie sur le schéma d'un sentiment national.

Mais leur matériel est terriblement fatigué, le gouvernement, pour des raisons budgétaires ne peut mobiliser que des fractions de l'armée, assez pour avoir la supériorité numérique, mais trop peu pour l'emporter, et trop peu pour faire autre chose que d'être détruit dans des combats où ils arrivent progressivement.

De plus, les hongrois des sub-carpathes s'agitent, et il y a gros à parier que si la situation s'envenimait, le gouvernement hongrois ne manquerait pas de les soutenir, avec la touche cocasse que la Hongrie, étant membre de l'Otan, celle-ci devrait la soutenir contre l'Ukraine...

Les manifestations anti-guerre se multiplient, les désertions et insoumissions sont légions et sont un multiple qui dépassent très largement les pertes au combat.

Pire, le parfum de la déroute semble frémir aux narines de l'armée de Kiev à Marioupol, et ce parfum, agaçant et entêté est souvent plus efficace pour parler de défaite que la présence réelle de l'ennemi sur le terrain. En effet, ce parfum précède souvent la panique et la fuite précipitée qui ne finit que quand on ne peut plus courir...

La Rada est dissoute, mais c'est le pays qui semble lui-même se dissoudre. Le pouvoir sacrifie tout à une guerre qui est en train de mal tourner. Il n'a plus d'argent, plus de gaz, et bientôt plus de charbon, et pour cause, pas loin de la moitié des mines sont arrêtées, et elles se situent à l'est. L'armée ukrainienne a détruit une bonne partie de l'industrie de l'est.

En Israël, on voit bien la tournure que prennent les choses : celui qui gagne, c'est celui qui refuse de s'avouer vaincu. Le Hamas, comme la population de Gaza, malgré les pertes, continuent le combat. Et déstabilisent un pays et une armée, habituées à des confrontations violentes, mais brèves.

Psychologiquement, l'armée ukrainienne se pense en vaincue, et les novo-russes, eux, ont toujours refusé de s'avouer vaincu.
D'un côté, il y a un ressort moral intact, de l'autre, un ressort moral brisé.

Von Kluck, en 1914 disait qu'il n'avait pas pensé que des combattants épuisés, tombant de sommeil, pouvait se lever au son du clairon, et contre-attaquer. En 1914, ces combattants avaient une fibre moral. En 1940, les mêmes et leurs enfants ne l'avaient plus, malgré un équipement diablement plus important.

Ferguson, Missouri, Ron Paul dit que la guerre a commencé aux USA. C'est vrai. Mais pas du fait de la population. Et si la question raciale a toujours été aux USA, elle était pire en 1970, ou 1980, et la police, bien moins militarisée. En réalité, en 1980, même s'il y avait une délinquance noire importante, et une police souvent brutale, la situation était différente. La population n'était pas considérée comme globalement hostile et devant être intimidée. D'ailleurs, Ria Novosti nous dit qu'un Hélicoptère avait essuyé des coups de feu.

La situation, finalement, se ressemble beaucoup, en Irak, en Israël, en Ukraine, et à Ferguson. Les forces de l'ordre sombrent dans l'hostilité vis-à-vis de la population. Ce sont devenues des forces de guerres civiles et d'écrasement des révoltes populaires, ou plutôt, des forces qui voudraient bien écraser les révoltes populaires, mais dont la fibre morale défaille de plus en plus.

Parce qu'écraser les révoltes populaires, ce n'est guère motivant. Et puis, elles n'ont souvent, pas le choix.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:52

J'ai décidé de publier un article que vous pourrez trouver, au choix :

- rasant,

- au ras des pâquerettes.

"Si le cœur t'en dit, j'offre à tes lecteurs ce résumé d'expérience commentée.
Je profite bien de ton blog alors je tente d'y contribuer aussi

A propos de conditionnement

Vers l’âge de 18 ans, voulant me raser je constatais qu’il n’y avait plus de mousse à cet effet.
Bloqué dans mon projet grandiose et dépité, j’eu recours à mon père pour m’extraire de cette situation dramatique. Papa au secours ! Sa réponse fût sans appel : "T’as qu’à prendre du savon Ducon – Ducon n’était pas la marque du savon"
Incrédule, mais curieux de réaliser l’expérience, c’est ce que je fis et ça a parfaitement bien marché.
La honte alors me gagna et je compris que mon cerveau juvénile avait subi un conditionnement puissant au point que, contre toute forme de nécessité, y avait été tissé un lien insécable entre rasage et enrichissement de l’Oréal.
Dois-je saluer l’efficacité du marketing ou me lamenter sur ma connerie ? Peu importe, mauvais perdant, pour me venger, je n’ai plus jamais acheté de mousse à raser du restant de ma vie.
Cette aventure m’a permis de mesurer mes insuffisances et partant de là, présumer que mes congénères doivent avoir, eux-aussi, leur voirie cérébrale quelque peu engorgée.
Nos cerveaux, sous l’emprise des médias, sont des ruelles où ont été érigés - à l’insu de notre plein gré comme on dit dans le cyclisme - des panneaux stop, sens interdit, impasse, sens giratoire etc. au point qu’il ne nous est plus possible de cheminer librement dans notre propre cortex. "

Bon, pour te consoler, je te dirais, qu'au moins :

A - tu t'en es aperçu (c'est pas évident pour tout le monde), et je rappellerais l'histoire du stylo (je ne sais si c'est vrai, ou une histoire), de la conquête spatiale américaine. Ceux-ci, dépensèrent des millions de $ pour concevoir un stylo pouvant écrire dans l'espace. Les soviétiques, eux, utilisèrent des crayons papiers.

Mais, récemment, j'ai pu constater chez moi, que c'était bien pire que dans le courrier qui m'était envoyé. On me demander pourquoi j'achetais encore du savon de Marseille, comme jadis, il y a 14 ans, un voisin me demanda pourquoi je plantais un étendage. Lui, "moderne", avait un sèche linge.

Moi, je dois reconnaitre, je suis pas moderne du tout, tel le schtroumpf grognon, j'aime pas :

- enrichir EDF,

- la compagnie des eaux,

- les marchands,

- etc... (rajoutez qui vous voudrez). Contrairement aux adeptes du mouchoir en papier, j'aime avoir un grand carré d'étoffe ou me moucher. Eux me trouvent dégueulasse, moi je les trouve décervelé, feignant et crétin.

Pensez, c'est fatigant, conceptuellement, chaque matin, de penser à prendre un mouchoir.

Le monde de la manipulation mentale est vaste. On l'appelle publicité, et s'il est difficile d'y échapper, ceux qui y mordent à plein, apparaissent comme ils sont : des malades mentaux, tels ces accros du télé-achat qui prennent tout jusqu'à la ruine, ou, tout bonnement, ces adeptes de l'achat du n'importe quoi, le pire étant ceux qui veulent acheter cher.

Ils n'ont pas compris, qu'en matière de marketing, le pareil et le même produit avait 4 prix différents, correspondants à ce que les acheteurs étaient disposés à payer.

B - il y a bien pire, il suffit de regarder Hollande. Le type qui se ruine en télé-achat, c'est lui. Il a abdiqué tout libre arbitre, et son acquisition d'il y a peu, un Va(l)s(e) tout neuf (sans doute un Va(l)s(e) de Sévres, est fendu.

Grâce à lui, d'ailleurs, et aux remaniement ministériel en cours, un échappera à la carbonisation, c'est Montebourg. Quand un type tombe à 17 % de popularité, automatiquement, s'il saque son ministre, celui-ci en tirera grand profit.

Donc, Vals, en trois mois, a chuté de 20 %. Le blabla, ou discours aussi creux qu'imbécile ne peut masquer longtemps une déroute économique, politique et sociale. C'est cette politique, qui conduit à la crise. Alors, oui, automatiquement, le déphasage entre le discours et les résultats crée une déception. Le savon Vals ne lave pas plus blanc, on est très déçu par son achat, et on se promet de ne plus se faire attraper par un pareil nanard.

Moi, je propose qu'on fasse comme à Carrouf : satisfait ou remboursé.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 00:32

L'UE européenne ne veut pas que l'Amérique latine la remplace comme fournisseur de produits alimentaires à la Russie.

On se demande comment ils vont faire ? Faire la guerre à l'Amérique latine. C'est bon, on peut y aller, contre le Venezuela et Cuba, elle est en cours depuis longtemps.

"« Nous allons parler avec les pays qui peuvent potentiellement supplanter nos exportations pour leur indiquer que nous attendons d'eux qu'ils ne profitent pas injustement de la situation » a expliqué un représentant de l'Union Européenne au Financial Times. "

Je pense connaître déjà la réponse et vous la livre en exclusivité : "Gros C..." Mais en langage diplomatique, SVP...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 00:16

La Pologne se retrouve comme une cloche, (ou une pomme), avec ses pommes sur les bras, et il ne lui reste plus qu'à sonner le carillon, avant le glas.

Car il faut vraiment être une cloche pour ne pas comprendre qu'en cas de conflit, la Pologne a toute les chances de devenir champ de bataille conventionnel, et pourquoi pas nucléaire. Chez les polonais, ça s'est sans doute perdu dans les brumes de la vodka (polonaise, la meilleure selon eux, de la pisse d'âne, selon les russes).

Comme 56 % des dites pommes étaient destinées au marché russe, et malgré la soif légendaire et mémorable des polonais, c'est quand même beaucoup pour eux.
Aussi, ils souhaiteraient les exporter chez leurs amis -américains-, mais fruits et légumes européens sont interdits là-bas.

Moi, je savais pas que les amis refusaient les produits, et que les adversaires les acceptaient. (je dois être trop naïf).

Les européens agitent, comme des ventilateurs, des projets de vendre "ailleurs", leurs produits recalés en Russie.

Le seul problème, c'est que la clientèle SOLVABLE, dans le monde est déjà très disputée.

1 % dans un sens, où l'autre, cela signifie souvent, la vie ou la mort pour certains. Dans un contexte de marché agricole encombré, avec des prix payés aux producteurs bas, cela signifie un impact fort.

De même, le type des agressions américaines a changé de registre. Hier triomphantes, elles sont poussives aujourd'hui. La chute des moyens militaires provient des tréfonds de l'empire, de son érosion économique réelle.

Sommés de choisir l'ultralibéralisme, certains pays ne sont visiblement pas pressés de le faire.

Le libéralisme n'était, pour eux, qu'un moyen -provisoire- d'affaiblir les occidentaux.

Comme je l'ai dit, écraser une insurrection en Ukraine de l'est aurait du être l'affaire de quelques jours. Mais les mercenaires et les barbares sont de mauvais combattants, les autres n'ont aucune motivation. Ni aucuns moyens.

Quand à la protection sociale, elle a commencé à être "octroyée", quand les gouvernants eurent peur du socialisme (Bismarck), et elle a été encore plus vite octroyée, quand ils eurent peur de l'URSS. C'était, d'ailleurs une des parts du discours de Pierre Laval dans les années 1930 : aux ouvriers, ils disaient qu'ils faisaient une bonne affaire, cotisant 1 franc, l'employeur en cotisait 2, aux employeurs qu'il fallait faire la part du feu pour éviter le communisme. C'est ainsi que P. Laval, ministre, devint un homme de stature, pouvant accéder au pouvoir suprême, la présidence du conseil.

De même, malgré les muscles affichés à l'intérieur, par de multiples lois liberticides, cela cadre mal avec le maillage, qui lui se dessert : les policiers locaux, et les fonctionnaires locaux sont renvoyés chez eux, victimes de coupes, or, li n'y a rien de plus efficace pour tenir un territoire que ce genre de petits fonctionnaires, et notamment l'assistante sociale.

Après, le moyen âge, le retour au local très local. Les producteurs de porcs bretons pourront toujours rêver de conquérir le marché du cochon dans le monde islamique...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 01:14

L'abattoir de Gad à Josselin, qui emploie 1000 personnes (800 ont déjà été virés), a être mis en liquidation judiciaire, et est la première victime visible de l'embargo russe sur le porc, point final au cercueil de l'entreprise.

Bien sûr, il y avait d'autres problèmes, plus anciens, mais là, l'embargo met sans doute le point final à toute espérance de reprise.

Intermarché est visiblement le seul intéressé, mais la chute de la demande consécutive à la décision russe va entraîné une purge dans le secteur agro-alimentaire français, chroniquement en surproduction.

Pour la Russie, c'est l'occasion de développer sa propre production, en chute, hors céréales, depuis la fin du communisme, parce qu'il ne fallait pas outrepasser le dogme de l'économie ouverte.

Les européens ont donc ouvert une boîte de pandore. les industriels russes vont se voir réserver leur propre marché, les pécheurs baltes iront se faire voir chez les grecs, etc, etc, etc...

Le propre d'une économie ouverte, c'est sa fragilité à un choc d'origine externe. 10 % de la filière agro-alimentaire française pourrait passer à la trappe, et c'est le dernier point fort de l'industrie française.

Dans la même panade sont les compagnies aériennes européennes, pour la même raison, alors que les compagnies asiatiques, ou au moins chinoises, pourront toujours utiliser la voie aérienne sibérienne...

Le problème est le même pour Israël, qui, ébahi, voit le Hamas continuer le combat, illustrant qu'on sait quand on commence une guerre, et pas quand on la finit, et que le Hamas ne se contenterait pas d'un simple "statu quo ante".

Pour la France, l'indice de production industrielle est celui de 1994. 20 ans de stagnation, donc, et de régression par tête. Nul doute que rentrer en guerre, dans ce contexte, serait très risqué. Enfin, du moins, pour les dirigeants.

Ont ils oublié, justement, le destin des empires allemands, austro-hongrois, et russes ???

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans politique
commenter cet article
10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 00:23
Commentaire du 8/08/2014

"Mais faire croire que l'armée ukrainienne est en débandade alors que le réduit des séparatistes se réduit jour après jour, c'est juste ridicule. La chute de Donetsk est pour bientôt, celle de Lougansk suivra.

...

Je préférerais plus d'articles sur l'usure des barrages du Colorado, des infrastructures américaines ou françaises, ou sur le mensonge du pétrole de schiste sauveur de l'amérique, que des articles défendant les résidus du communisme donbassien."

Simplement, vue la disproportion supposée des deux armées, je me pose la question de savoir pourquoi le conflit dure depuis si longtemps. 400 000 officiellement d'un côté, 12 000 de l'autre. 3 500 chars d'un côté, quelques uns de l'autre, pas d'aviation... Et on en est à combien de mois de conflit ???

Le délabrement des infrastructures réelles n'est que le reflet du délabrement politique de la classe dirigeante.

Théoriquement, l'affaire du Donbass aurait du durer quelques jours, entre un état et des insurgés, au mieux des autorités locales avec peu de moyens. Cela renâcle pas mal dans l'armée ukrainienne, et que des soldats ukrainiens sans munitions et sans nourriture doivent se désarmer et gagner la Russie, implique que cette armée n'est pas en bonne état. Surtout, visiblement, alors qu'elle compte légalement 400 000 hommes, plus les réservistes (plusieurs millions), elle réussit l'exploit d'en déployer 40 000.

La dégradation des structures, c'est cela aussi. En Août 1914, les deux armées françaises et allemandes mobilisèrent 4 millions d'hommes chacune. Elles en seraient bien incapables désormais. C'est aussi cela la dégradation d'une structure. Il y eût, de plus, peu de déserteurs, déstabilisant en partie les états majors, qui s'attendaient à beaucoup plus (en France on en attendait 600 000, il y en eût 100 000).

Les deux dégradations sont des états symétriques. Comme dirait Discotonio, on est dans la phase où il n'y a plus rien qui répond.

Les barrages, donc, vieillissent, les routes aussi, mais les infrastructures font encore illusion un certain temps, pas comme les organismes vivant comme les armées. Les soldats ne veulent pas partir, ceux qui partent, le font à contre-coeur, et n'en font qu'à leur tête...

"Le rapport vient ainsi soutenir la position de l’administration Obama d’un «rééquilibrage» des forces militaires des États-Unis pour faire face à la Chine "... Même avec la séquestration, le budget militaire des USA dépasse pourtant largement celui de la Russie, de la Chine, et de tous les autres réunis. Pourtant, ce n'est visiblement pas suffisant.

Bien entendu, on réduira salaires et prestations sociales pour financer l'effort, et le "communisme Donbassien", a en France pour nom, sécurité sociale et régimes de retraites. Pour le reste, les 30 glorieuses occidentales, ont été très inspirées du communisme originel : banque centrale et banques réduites à l'état de rien du tout, planification, même si celle-ci n'était qu'indicative, nationalisations, etc.

Il est à noter, d'ailleurs que depuis qu'on est passé au libéralisme économique, les 30 glorieuses sont bien oubliées, sont devenues les "30 piteuses", et on aborde désormais les "30 merdeuses".

L'armée US d'ailleurs, est déployée, pour protéger le libéralisme économique, source de toutes félicités...

De plus, quand tout est bien délabré, rien de tel qu'une bonne guerre, dans la tête des dirigeants, pour tout régler. Mais ce genre de calculs ne fonctionne pas forcément.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 00:48

L'attitude des européens est vis-à-vis de la Russie, "suicidaire". Bon, si les classes dirigeantes veulent jouer à la secte, on peut leur prêter un stade, les y enfermer quelques heures, et aller compter les cadavres, mais j'aurais une préférence pour qu'ils le fassent sans nous.

Et encore,les sanctions russes portent sur de l'accessoire, c'est à dire de l'agro-alimentaire, et on parle de l'interdiction de vol sur la Sibérie. Il faut dire que si l'économie russe y perdra, un peu, les économies européennes auront une perte multipliée par 2, 3 ou 5. Et encore, il n'y a pas de secteur névralgique encore en jeu, comme le gaz.

Comme le disait BHL, "mais ils ont besoin d'euros". Entre celui qui n'a plus de gaz, et celui qui n'a plus d"euros, on verra lequel se retrouverait dans la m...ouise le plus vite.

Pour ce qui est du protectionnisme, voire de l'autarcie, la Russie est grandement les deux, avec le maximum de l'ère stalinienne, et du "socialisme dans un seul pays", où celui-ci devait, impérativement, être autonome en tout.

Quand à la possibilité de la substitution d'importation, visiblement, en occident, personne n'y pense (les "lois" économiques libérales s'y opposent), et personne ne pense aussi, que l'industrie étant massivement asiatique désormais, il n'y aura pas de sanctions réelles contre la Russie. Une Asie, d'ailleurs, massivement demanderesse de ses produits.

Les européens ne comprennent même pas que les américains, et eux, ont des intérêts totalement divergeant et qu'aux USA même, le pentagone instrumentalise désormais la "menace russe", pour faire échouer la séquestration.
Le site "De Defensa", notait que le pentagone était plutôt pacifiste voyant la limite de ses moyens. Mais qu'il y avait eu évolution. Désormais, on veut "les moyens" de livrer 2 guerres majeures.

Toujours est il que les USA, dans les faits, mène plusieurs guerres en même temps, mais avec peu de moyens.

Selon Paul Craig Roberts, Poutine est coupable de modérantisme vis-à-vis des occidentaux. Mais il est comme tous ces commandants d'armées, critiqués, alors qu'ils ont à prendre en compte tous les paramètres, et notamment, le front intérieur. Poutine monte à 87 % d'opinions favorables, et les russes ont l'air de plus en plus satisfait de leur système politique, de la manière dont il fonctionne, et des résultats.

Mais la "stratégie du choc" proposée par PCR est encore possible. La guerre économique suppose le soutien de ses citoyens. L'Europe ne les aura pas, la Russie part avec un capital très important de confiance.

Mobilisation générale d'un côté, démobilisation générale de l'autre...

L'armée ukrainienne se réfugie... en Russie, une fois épuisée munitions et rations. Preuve que le camp ukrainien n'est pas non plus, unanime. Preuve aussi que l'intendance de cette armée, ne suit plus, que le "chaudron sud", a, dans les faits, cessé d'exister, et que ne subsiste que des soldats apeurés tentant de survivre, et parmi eux, les derniers, des derniers, les plus cruels, ceux qui savent que s'ils se rendent, ils sont morts, des nazis, des polonais, des mercenaires. Toute la lie de l'humanité.

Les occidentaux, suivant les américains, comme des petits chiens (des américanins, quoi) sont dans la négation totale de leur effondrement. Et trouvent absurde qu'on puisse ne pas leur obéir.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article