Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:16

Des potes viennent me dire que le réglement vient de changer pour le concours de dîner où l'on élit un vainqueur.

Désormais, en raison de leur nouveau programme de gouvernement, on accepte plus députés UMP, ou militants, en tant que tels.


Il faut comprendre, c'était la totalité des invités, et d'un ennui mortel. Il faut faire dans le neuf.

Une pénalité de 500 points sera accordé pour un député ou un sénateur,

elle passe à 350 points, pour le simple élu,

et à 250 points pour le militant de base.

 

Il faudra désormais, donc, qu'ils aient d'autres talents incontestables pour aspirer au titre de vainqueur.

Ils peuvent être diverses, comme on le sait déjà. Construire des tours Eiffel en allumettes, ou collectionner les tire-bouchons sont les exemples les plus connus.

 

Mais il s'agit, avant tout, de protéger l'intérêt de la compétition.

 

Pour ce qui est du programme à proprement parler, c'est déjà celui -en application-, du PS, du président et de JM Ayrault, et qui font leur popularité actuelle.

Donc, vouloir chaparder une machine à perdre en état de fonctionnement flamboyant, il n'y a pas de quoi être fier.

Quand à ce qui est de la ringardise totale, on peut difficilement faire mieux.

 

Dans le ridicule, on ne peut que citer F. Hollande, en traîneur de sabre matamore, la seule chose qui lui ait réussi, parce qu'en général, il n'y a pas d'adversaires, et que le boss se soit déculotté devant la Syrie, qui elle, lui aurait certainement posé un gros problème.

 

Bien entendu, aller à l'enterrement d'un guignol encensé par la presse, la télévision et la Doxa, ça fait aussi parti du ridicule.

L'Afrique du Sud de l'après apartheid, ce sont des salaires divisés par deux, 40 % de chômage, 50 morts par jour, soit près de 400 000 morts. 

Pire que Verdun.

 

 

 

 

Pas étonnant que le peuple, qui lui, était au courant, n'ait pas pris la peine de se déplacer et ait laissé le lieu saint à moitié vide.

 

Simplement, le rythme de la guerre a été changé en Afrique du Sud, le conflit déclaré, est devenu larvé, mais rebondira à la moindre occasion.

En bref, Mandela a permis, simplement, d'amortir les investissements. Sans rien y ajouter.

 

Bref, pour tout dîner, désormais, on n'acceptera plus les hommes politiques...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:07

Les deux icônes barbantes sont à remettre à leur place.
Dans un système économique qui les a mis au pouvoir, en échange d'un maintien du dit système.


Toussaint Breda n'avait rien contre le système colonial.

Si, effectivement, c'était un créole noir et esclave, il avait bénéficié de la bienveillance du système à son égard. Libre de savane, puis libre, en 1790, il était un notable.

Sachant lire et écrire, vétérinaire, des hommes comme des bêtes, il possédait 13 esclaves.

 

Selon les normes de la France de 1789; il était donc très riche, possédant un capital de plus de 20 000 livres.
La société Haïtienne était organisée suivant la strate suivante :

- grand blancs,

- mulâtres,

- noirs créoles libres, possesseurs d'esclaves, et à côté,

- petits blancs,

- mulâtres,

- noirs créoles libres, pas possesseurs d'esclaves, au sommet d'une mer d'esclaves détenus par les 3 catégories précédentes, et les mulâtres, notamment, en possédaient un bon tiers, comme ils possédaient un bon tiers de l'ïle.

Quand aux traitements des esclaves, avoir un maître noir, ou mulâtre, n'était pas forcément synonyme de bons traitements, mais souvent, de pires.
Dans la masse des esclaves, se distinguaient les "libres de savanes", qui jouissaient d'une grande autonomie, étaient artisans, ou contremaîtres, et étaient en général, créoles.

On distinguait aussi le personnel de maison, souvent parents des maîtres, et qui, globalement, resta fidèle, et dont une bonne partie émigra avec eux.

 

Le chaudron qui commence à bouillir en 1790, c'est d'abord la lutte des grands blancs, partisans de l'indépendance, contre les petits blancs, partisans de la soumission à la métropole.
Dans tous les cas de figures, les partis arment largement les esclaves.

Puis, après l'écrasement des "pompons rouges", par les "pompons blancs", c'est la lutte entre propriétaires blancs et mulâtre qui prend la suite jusqu'à la réconciliation, mais, tout le monde des possédants, va être mis d'accord par la grande révolte des esclaves, avec massacres réciaux, mais aussi, massacres de noirs créoles, de mulâtres, et bien entendu, la répression féroce des autorités coloniales.

Toussaint Louverture est donc dans la M...ouise. Il lui faut éviter d'être pris à parti, par les uns et les autres.
Il sauve donc son ancien maître, le met en sécurité, ça c'est pour être bien vu par les autorités coloniales, rejoint les rebelles, tout en restant au mieux avec les autorités, faisant le médiateur.
La vie est compliquée, à cette époque.

 

Voyant l'inorganisation des rebelles, il commence à organiser sa propre troupe, elle, très disciplinée.

Dans la mêlée se propagent aussi les guerres étrangères, espagnoles et britanniques, et autorités révolutionnaires, et envahisseurs ne se privent pas d'affranchir en masse tous ceux qui rejoignent leurs rangs.

 

Fidèle à lui même, Toussaint trahi tout le monde, ne jouant que son propre jeu, le sien. D'abord avec les rebelles, ensuite avec les espagnols.
Déjà, il se voit roi de l'ïle. Quand les britanniques se retirent, d'ailleurs, ils le traitent comme tel.

 

Dans les troubles, la moitié des noirs périront, la moitié des mulâtres aussi, et la moitié des blancs aussi. Pour le reste des blancs, ils rejoindront la Louisiane, les USA, où ils développent l'économie de plantations. Et garderont un souvenir tragique des événements, qu'ils transmettront aux américains.

 

Si Toussaint Louverture, et les noirs créoles qui le seconde (Dessalines, Christophe), traitent bien leurs troupes, qui leur seront globalement, fidèles, les autres noirs sont priés de regagner la plantation pour y travailler, dans un système de quasi servage.

 

Aussi, Leclerc et Rochambeau arriveront à battre Toussaint Louverture, qui peut compter sur ses troupes, mais guère sur la population.
Trahi par ses lieutenants, la reconquête s'achève, jusqu'à ce que Napoléon rétablisse l'esclavage.

 

Abattu par la fièvre jaune, les français sont battus, les derniers blancs, massacrés ou exilés, et il n'en restera qu'un millier.
Mais, le système colonial, est grandement sauf. Les mulâtres sont les héritiers des grands propriétaires terriens, et après la mort de Christophe, récupérent le pouvoir. Le pouvoir économique, d'ailleurs, dépend de commerçants étrangers et la prospérité s'envole.
Les colons de Saint Domingue, ont commencé à faire de la Louisiane un gros producteur de sucre, les anglais ont développé la culture dans le golfe du Bengale, et la France lance la production de betterave.

Si celle-ci connaît beaucoup de difficultés, il est clair que les prix sont nettement à la baisse, et la prospérité est envolée.

 

Pour les généraux noirs, ils ont été comblé de richesses, Dessalines, Christophe et Toussaint étaient millionnaires à leur accession au pouvoir.

Mais Haïti, dans un système qui n'a pas changé, va connaître deux siècles de quasi guerre civile.

Et on y saura qu'on élimine un président noir ou mûlatre, proche du peuple, ou que le plus souvent, on l'achéte, comme baby doc.
Rien n'y manquera, y compris le coup local de la baie des cochons, contrarié par la levée en masse des "tontons macoutes", les dits tontons macoutes, sont très nombreux. 500 000, sur une population, dans les années 1960, de 4 millions. 

Le noyau dur des tontons macoutes est plus réduits, 30 000, mais cela dénote aussi une base populaire importante.

 

Pour Nelson, en fait, c'est le même principe. Mis au gnouf, on en a fait un héros. Mais son accession au pouvoir, était le fruit d'un deal.

Il ne toucherait pas au système, qui achéterait d'ailleurs, tous ceux qu'il faudrait.

le noir de base a  gagné le droit théorique de vote, de se déplacer, il a perdu souvent son emploi, car la société d'apartheid était protectionniste et largement autocentrée, voir autarcique.

 

Le taux de chômage est monstrueux, les salaires réels se sont effondrés, un million de blancs sont partis, pour cause professionnelle.
Mais la caste dirigeante de 400 000 à 500 000 personnes a amplement profité du système et la discrimination positive l'a renforcé de quelques noirs de services.

Les dits dirigeants noirs, sont priés d'écraser les révoltes populaires, ce qu'ils font avec compétence et entrain

D'ailleurs, à Marikana, ce sont les victimes survivantes qui ont été inculpé, le ridicule ne tuant pas.

 

D'ailleurs, les dirigeants de l'ANC obéissent bien à la doxa libérale ambiante, en libéralisant à tous va.

"Le pardon est important nous disent les Occidentaux pour parler de Nelson Mandela, l’homme qui a préservé leurs privilèges."

Les fermiers blancs, et leurs ouvriers agricoles noirs, encore plus, vivent dans une grande insécurité, sans doute parce qu'il leur est difficile de se protéger comme la bourgeoisie bunkerisée.

 

Ladite bourgeoisie, blanche, noire ou verte, d'ailleurs, n'est pas en reste pour les droits théoriques, qu'elle accorde avec entrain, mais pour les droits pratiques, et la vie de tous les jours, c'est, comme ailleurs, l'austérité.

 

D'ailleurs, faut il le rappeler, le régime d'apartheid a commencé à se fissurer en 1976, mais la cause de la fissure et des émeutes de Soweto, la cause profonde et directe, c'était la montée du chômage.

Le régime tenait très bien, tant qu'il a assuré le plein emploi.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 14:29

Voilà un article qui se suffit à lui-même.
Bien entendu, la situation interne de l'Ukraine, amène aux troubles.
La période soviétique, bien que très corrompue elle même, fait désormais figure de règne de la vertu, et de la probité. La corruption généralisée des élites, coupées en deux, entre ukraine d'est et d'ouest, pour des raisons historiques, en fait une faille constamment ouverte.

 

La révolution orange de 2003 était notablement différente. L'occident n'apparaissait pas en crise, et la Russie faisait encore pâle figure.

Elle a vite fait long feu, en se brisant sur la réalité, pas facilement changeable.

 

En effet, passé l'élection, le réel a vite fait surface. Corruption généralisée. Et dire qu'ils comptent sur l'Union Européenne pour arranger ça.
Cela en dit long sur le déphasage des esprits.

 

En cas de succès des pro-européen, on verrait d'ailleurs, les conditions barbares de l'entrée au "paradis".
Certains, d'ailleurs disent que le coup foirera... faute de financement... Là aussi, cela en dit long sur le caractère spontané.
Finalement, on a bien retenu la leçon de 1917. Pour réussir un coup, il faut un chef, des sous, et savoir quoi faire du pouvoir après. La différence essentielle étant que Timochenko ne pensait qu'à se remplir les poches.

 

Quand à la diplomatie européenne, elle est complétement nulle, et désaxée. Ces gens n'ont rien à faire là.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:02

Le FN l'a prouvé en France, pendant des décennies, rien de tel qu'un parti repoussoir pour convaincre de "bien" voter.

Vous savez, entre gens "raisonnables", entre lesquels, les différences sont de l'ordre du micron.

Quand ça devient plus sérieux et qu'on adopte la politique de répression, ça devient plus dangereux encore. En effet, le martyr ne nuit pas à un parti politique.
La prison est presque une consécration pour un leader d'avenir.

Il est loin le temps où "Le Monde", éructait que 2/3 des grecs avaient une mauvaise opinion d'Aube Dorée.
Visiblement, mettre le patron et quelques comparses au gnouf, ça ne nuit pas aux intentions de vote.

En réalité, ce sont des trajectoires, et des évolutions. Certains ne changeront ni d'avis, ni de vote, ce sont, comme dirait confucius, de bien grands imbéciles, ou de bien grands savants.

Pour beaucoup d'hommes politiques, la prison, c'est devenir apte à rentrer au gouvernement. Cela s'est déjà vu bien des fois dans l'histoire.

Entre temps, les vieux leviers de mobilisations faiblissent, pendant que d'autres naissent. Les bonnets rouges mettent du monde dans la rue, pas les syndicats officiels.
1000 partisans de l'UE manifestent en Ukraine, une UE dont les britanniques veulent de moins en moins, comme les français. Seuls les attardés sont encore "pour".

 

En France, les marcheurs contre le racisme ne font plus recette, et le mot du président de la LDH, nous donne la clef : " il faut être plus courageux pour manifester contre le racisme aujourd'hui qu'il y a trente ans"" Ou belle manière de nous dire qu'il y a trente ans, c'était du pipeau.

Un simple slogan politique, sorti quand la situation économique empire. Et une marche dont les organisateurs estiment désormais"normal", l'échec "La participation ne pouvait de toute façon qu'être insuffisante face à la gravité de la situation".

Par contre, la LDH et consorts s'accommodent très bien du racisme économique, du racisme des grands blancs envers les petits blancs, et du complexe de supériorité de l'élite auto-proclamée et héréditaire.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 14:06

Pour 59 % des français, le FN est "dangereux pour la démocratie".

Quelqu'un pourrait il allumer la lumière et leur dire, que la démocratie, il y a belle lurette qu'ils ne vivent plus dedans.

La Russie et l'Iran sont bien plus démocratiques que la France et l'UE.
En guise de théocratie, l'UE dépasse largement l'Iran.

 

Les mollahs, malgré tout ce qu'on peut en dire, sont des gens bien plus éclairés que les eurocrates béats.

 

Mais regardons les choses sereinement. Le "sentiment" anti FN, largement d'origine propagandesque, s'effondre.

 

Il faut dire aux français que la démocratie, c'est fait pour gérer les dissensus, et non pour permettre à un parti unique a deux têtes de faire la même politique.

Là, il n'y a plus d'alternative et donc, plus de démocratie. Seul le plus insupportable est viré. Hier Giscard, ensuite Chirac au bénéfice d'un Mitterrand bis, lui dont la fin de second septennat fut très longue. 

Et le second mandat de Chirac fut aussi très long.

 

La côte de popularité du président remonte, nous dit on. On en distingue mal la cause, d'ailleurs. Et l'explication banale "il ne peut pas descendre plus bas", est caduque.
On est dans une phase d'elstinisation.

 

Les partis kollabos à la politique européenne sont d'ailleurs les plus estimés. Sans doute, à l'épreuve du pouvoir, les Bayrou et consorts crameraient ils encore plus vite que F. Hollande, eux qui précédent dans leurs paroles, les désirs de la commission européenne, de mettre le continent à feu et à sang.

Ce qui est prévu est donc conforme à une crise de régime molle et lente, mais qui ne demande qu'à s'accélérer.

Les partis "de gouvernement", se tassent, le Fn monte, au moins dans les sondages. Mais, faut il le rappeler, y a t'il une autre solution ?

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:11

C'est vraiment marrant les journaleux, toujours prêt à écrire une connerie.

L'empire européen est un empire, et comme tous les empires, il cherche à s'étendre, toujours plus, jusqu'à ce qu'il tombe sur un os.
En l'occurrence, la Russie, bien moins impérial, mais impérial quand même, et qui l'a renvoyé dans les cordes.

 

Ils s'imaginaient quoi ? Que la Russie abandonnerait  la partie sans un mot dire ? Passe encore à l'époque où elle était impuissante.

De plus, il ne faut pas oublier que l'espace soviétique avait été très intégré, et que l'espace post soviétique est resté encore très intégré, et que vouloir regarder vers l'occident, ce serait faire son deuil de l'orient.

 

La démocratie et l'économie, nous dit on, contre les mauvaises habitudes impériales...

"L'hypothétique" union proposée par la Russie, dans les faits, existe largement. 

Quand à la carence complète de la France dans cette histoire, elle s'explique en regardant simplement une carte.
Si cet énième élargissement a un sens vu d'Allemagne et de Suède, de France, c'est rien et ne parlons même pas du Portugal...

Pourquoi pas des négociations avec la Mongolie ???

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 08:47

En Grèce, désormais, il est illégale non seulement de s'opposer à l'UE, mais même de protester ou d'exprimer son désaccord...

Comme nous connaîtrons certainement la même loi, je crois qu'il va falloir agrandir les prisons, et que celle-ci font devenir des viviers pour le recrutement de ministres... Dans quelques temps...

 

La création de la résistance se fait par l'outrance même. Il est clair qu'une écrasante partie de la population est désormais, "en dissidence".

Cela se voit, aussi, dans le changement de leadership. Poutine est désormais ressenti comme le boss.

 

Le système se raidit, preuve qu'il est condamné. A l'exemple des énergéticiens français qui font le siége de Matignon et de l'Elysée. Alors que tout se passe, désormais, ailleurs.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 07:44

J'avais déjà consacré un article aux VC. C'était en 2012. Je ne retire rien.


Dieu nous a donné une besace de devant pour les défauts des autres, et une besace de derrière pour nos propres défauts. C'est ce que nous disait un instituteur de l'école laïque.

 

Parmi les retraités, c'est comme toute catégorie, il y a les "jean-bien", et les "jean-foutre".

 

Certains nous disent qu'ils ont commencé à travailler tôt, à 14 ans, et fini à 60.
C'est bien, c'est la preuve :

- qu'il y avait du travail par dessus la tête, c'était la norme,

- que bien des "jeans", qui se plaignent d'avoir été travaillé à 14 ans l'ont souvent fait volontairement.

En effet, beaucoup reconnaissent , que les études ne les intéressaient pas, bien que leurs parents leur aient proposé de les continuer.

Le désir d'ascension social était fort après guerre, et ils étaient souvent décidés à faire les sacrifices nécessaires.

Donc, on ne va pas les plaindre.

 

Le retraité dit que sa retraite est mérité. A comparer aux futurs et retraités actuels, qui se sont tapés :

- le chômage,

- la  X 3 des cotisations,

- l'allongement de la durée des cotisations,

- le minimum vieillesse comme norme ACTUELLE de liquidation,

- la recherche d'emploi (travail à plein temps)...

 

Alors, il y a pire que d'avoir travaillé à 14 ans. On peut aussi souffrir sur les bancs de l'école. C'est pas forcément moins traumatisant.

 

De plus, pour répondre au courrier qui m'a été adressé, on n'était pas routier à 14 ans. A l'époque où le travail commençait à 14 ans, on ne va pas plaindre aussi quelqu'un qui a choisi son métier.

Parce qu'à l'époque, on choisissait.

 

Je rappellerais aussi un point d'histoire.

On a demandé aux artisans, commerçants, et agriculteurs de voter pour leur régime de retraite.

C'était dans les années 1950 (1955, il me semble). 

Ils se sont choisis un régime de merde, car à l'époque, les uns attendaient le minimum vieillesse, les autres gagnaient beaucoup d'argent et investissaient énormément, se créant, de fait une retraite par capitalisation.

Et de toute façon, disaient ils, ils revendraient sans peine un fond nettement revalorisé depuis la guerre...

 

Donc, si les paradigmes ont changés, on ne va pas les plaindre, même s'ils sont engagés par le vote de leurs aînés.

En régime libéral, ça s'appelle la responsabilité. Les paysans faisaient donation de leurs biens, souvent importants, accumulaient bons du trésor ou de caisse, et livrets en tout genre.

 

L'un vient de mourir. Je le connaissais, lui et sa famille. Il avait 80 ans, avait touché le capital de la MSA, 6000 francs, comme solde de tous comptes, et tout le reste, c'était le minimum vieillesse (crée en 1956 pour le pôvre agriculteur ), actuelle ASPA (dont le régime est différend pour les donations et assurance-vie).


Ce qui est resté dans la gorge des neveux et niéces qui l'assistaient depuis 20 ans, de prestations en tous genres (vêtements et nourriture), ce sont les 400 000 euros, (taxés par l'état à 60 %, et après déduction du-dit minimum vieillesse) qui étaient sur les comptes en banque.

De plus, ils le logeaient gratuitement dans sa ferme (qu'ils possédaient au 3/4), ferme qui tombe en ruine...

 

Du stade de pôv' tonton, il est passé, eu un clin d'oeil, à celui d'enfoiré, de connard, de VC qui-aurait-au-moins-pu-faire-entretenir-la maison, etc, et j'en passe et des plus virils encore...

 

J'ai un ami, aussi, qui a toujours eu des relations difficile avec son père. L'ami en question à 55 ans, se retrouve à l'ASS et son père l'a gratifié d'un "t'avais qu'à pas te faire virer".
Il a quand même fait condamner son licenciement comme abusif.

Le caractère savoureux de l'histoire est dans la comparaison des deux trajectoires. Il a été licencié à 52 ans, son père a été viré en pré-retraite à 50 ans, et est donc resté au chômage, pendant 10.

Dans l'imaginaire du père, ces dix ans de chômage n'existent pas. A l'époque, ces pré-retraites étaient provisonnés à hauteur du million de francs...

Seulement, il y a 20 ans, on tenait compte du fait qu'un chômeur de plus de 50 ans, est difficilement recasable. Aujourd'hui, on est dans l'idéologie.

Le père en question se plaint désormais de devoir payer la place de son épouse en institution (elle est atteinte d'Alzheimer).

Ils ont pourtant immobilier, deux bonnes retraites, et n'ont eu qu'un seul enfant. Si le père compte sur lui pour payer la MAPAD, il est mal barré.

 

Pourtant, quelqu'un totalement à la charge de la collectivité, à tous points de vue,  est très mal placé pour donner des leçons...

 

Bien entendu, je rappellerais aussi la retraite complémentaire agricole, récemment crée. Pour amorcer le système, on a filé des pensions à des gens qui n'avaient pas cotisé le premier fifrelin. Et il se passera bien des années avant que le système arrive à maturité...

 

Donc, saisissaient bien ma pensée : je ne reproche rien, mais qu'ils aient la décence de ne pas cracher dans la soupe. Car si on commence à regarder, "les brebis sont propres, et le pasteur conchié".

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:27

Ce qui est en train de se passer en France, comme le montre l'épisode breton, c'est 1916.

1916 en Russie, précéde 1917, c'est l'évidence, et 1916, c'est l'écroulement complet de la machinerie économique tsariste, suite à des politiques aberrantes.

 

Raspoutine venait du peuple, et il en connaissait les difficultés. Lui, plaidait pour privilégier l'approvisonnement des villes, aux dépens des armées.

A partir de son assassinat, on négligea l'approvisionnement de la population au profit des armées, et d'un certain redressement militaire, qui se conclut par l'offensive Broussilov.

 

Les commandes militaires, passées aux USA, parvinrent par l'interminable route du transsibérien...

 

Aujourd'hui; un gouvernement d'incapables, pas tellement différend du gouvernement d'incapables précédents, pond une taxe carbone.
D'abord, cette taxe existe déjà, c'est la TIPP. Outre l'objectif budgétaire, cette taxe a parfaitement atteint son but qui était une certaine sobriété énergétique dans le transport, contrairement aux américains, totalement étrangers à cette idée.

Seulement, comme je l'ai déjà dit, l'activité transport est en train de crever, simplement parce qu'il y a trop de moyens de transports, plus de clients, et des coûts qui flambent.
C'était, donc, complétement idiot d'appliquer cette taxe aujourd'hui. D'ailleurs, cette "super-TIPP", n'a pas empêché qu'on manipule, depuis 30 ans, la TIPP, toujours à la hausse, et jamais à la baisse. Donc, la politique énergétique a déjà eût lieu et on comprend très mal, pourquoi on en remet une couche. 

 

La seule explication plausible de cette aveuglement, c'est la connerie intrinséque d'une c(l)asse dirigeante, confondue entre UMP et PS, qui refuse de voir la réalité, c'est à dire le plafonnement des ressources énergétiques, pour l'idéologie, qui conduit, à des non-sens comme NDDL qui se construit en plein pic pétrolier.
Mais, le constructeur, lui, ne verra pas la différence. Son contrat est "béton", dans tous les sens du terme.

 

Reste que le pays est en train de crever, ce pays qu'on appelle d'une manière très imbécile "province", à Paris, parce que tous les employeurs sont en train de tirer le rideau, et que, dans bien des endroits, toute la famille y travaille, et qu'il n'y a pas d'alternatives.

 

j'en parlais en 2004, dans certains endroits, plus personne ne travaille. Tout le monde est à la retraite, dans des stages, des formations, des mi-temps aidés, bref, dans l'arrosage d'un état dont les dirigeants ne comprennent rien.

 

Plus que les taxes, c'est la montée des dépenses contraintes, alliés partout, au plafonnement voulu ou involontaire, des rémunérations.

Ces dépenses contraintes sont, la plupart du temps, liées à l'énergie, ou à la domination sociale, comme le loyer.

 

Pour que le "perfect storm", arrive, il faut désormais que les talibans arrivent à leurs fins, et fassent "baisser les dépenses de l'état par des économies". En réalité, l'écrasante majorité de ces dépenses, ce sont les retraites et la sécurité sociale.

Donc, ces talibans, aussi imbéciles que la classe dirigeante dont ils sont représentatifs jusqu'à la caricature vont se dépêcher de faire pression pour que les grenades soient dégoupillés.

Bien entendu, la baisse des dépenses, tout le monde est pour, sauf pour lui qui a bien mérité ce qu'on lui donne. Mais pas le voisin.

 

C'est bien connu, pour le retraité ou le fonctionnaire, le chômeur, c'est un fainéant, qui se complait dans son état -mérité-.

Pour l'actif du privé, le fonctionnaire et le retraité sont des parasites.

 

Pour tous, le retraité, un privilégié. En oubliant qu'il y a désormais un clivage net entre le retraité, récent, réduit à la portion congrue, et le retraité, ancien, beaucoup plus confortable, amateur de croisières, de "bon repas" au restaurant, et de tous les plaisirs de la vie...

 

Cette bande de jean-foutre va être rappelé à sa condition de prolo, histoire de les mettre au travail, pour pas grand chose, et jusqu'à la mort.

 

Mais, confiance, le point de rupture semble approcher à tout allure. Et si pour le système une crise grecque, espagnole ou italienne était encore gérable, une crise française n'aura pas les mêmes conséquences. D'abord pour des raisons de poids, ensuite, historiques.

 

Plombé par le tout transport, le monde économique s'asphyxie. Il sera encore plus asphyxié par les docteurs diafoirus, encore plus dangereux que la crise énergétique. 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:02

Un groupuscule vient de défiler en Russie. Ce sont ceux qui réclament :

- la démission de Poutine,

- la libération des Pussy riot,

- la libération de l'équipage de greenpeace,

- la libération de Khodorkovski. Les effectifs des manifestants atteingaient 6000 selon eux, et 4500 selon la police.

 

On peut donc remarquer :

- le nombre ridicule de manifestants (sans doute, la plupart croyaient qu'il y avait, à la mode soviétique, une distribution de quelque chose),

- le faible écart entre les estimations policières et celle des manifestants...

 

C'est pas comme chez nous, surtout pour les sujets qui fâchent, comme le mariage, où on pouvait ajouter quelques zéros aux chiffres, et où l'écart allait de 1 à 3 ou de 1 à 5, voire plus.

Je leur avais bien dit, aux ex-RG  (bisous à la DCRI, n'oubliez pas !), d'éviter d'engager des illettrés, et des gens qui ont du mal à compter au delà des doigts de la main.

Bon, d'accord, pour s'immerger dans certains milieux, ça aide, mais d'une manière générale, pour le reste, ça nuit.

 

Pour ce qui est de Khodorkovski, sans doute la majorité de la population regrette le laxisme avec lequel il est traité, et qu'il coûte cher à la société, dans sa prison...

 

Aux USA, 72 sortes de terroristes potentiels ont été décelés. On comprend mieux la surveillance générale de la population : ça doit être vachement difficile de ne pas être fiché, une dizaine de fois minimum, comme terroriste.
Personnellement, je devrais y être une quarantaine de fois... (j'en profite pour faire un bisou à mon officier traitant de la NSA. N'hésitez pas non plus à le faire).

Même vous, simples lecteurs, ou simples égarés, sont considérés comme terroristes, quand aux posteurs, là, ils sont aussi mal que moi.

 

Désormais, je pense à prendre un pseudonyme. J'hésite entre Anatole et Oussama. Mais pour Oussama, il y a un précédent célèbre, et puis Anatole poserait des problèmes d'interprétation à mon officier traitant.  Au moins une semaine de travail. Anatole ? What's ??? Qu'en pensez vous ???

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article