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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 12:13

Visiblement, 60 % de la population des USA ne sait pas compter. En effet, seulement 30 % se plaignent d'avoir des difficultés financières.

Parce que déjà 33 % n'arrivent plus à couvrir leurs besoins élémentaires.

60 % n'ont pas 500 $ d'avances.

En Espagne, le déficit commercial est à la hausse, et il est clair désormais qu'on est arrivé au bout des effets de la politique récessive. Le déficit budgétaire lui aussi est mauvais. Bon, les esprits chagrins me diront que 3 milliards de déficit, c'est que dalle, par rapport aux 80 ou 100 d'une autre époque, celle où elle était félicitée de sa "bonne", politique.

D'ailleurs, la baisse des ventes de véhicules industriels dénote une annonce de crise.

Toujours dans la sphère hispanophone, le Vénézuela refait parler de lui, avec ses émeutes dont la responsabilité est imputée au régime. Bizarrement, on ne parle jamais du reste du continent, qui vit, lui aussi, un effondrement économique, mais pas compliquée par une intervention étrangère.

En Allemagne, le nombre de permis de construire a baissé de 7 %, mais tout va bien, madame la marquise.

Cathay pacific va supprimer 600 postes, pour cause de plongeon du résultat (et donc, chute du nombre  de passagers, et/ou des prix des billets).

L'arabie séoudite, reste sur une note optimiste : bien que ses avoirs financiers fondent à vue d'oeil, 340 milliards de $ de commandes militaires vont être passées aux USA. Visiblement, dans le cadre de la politique d'austérité menée là-bas, ça n'a pas l'air de bien passer, et, de toute façon, cela dénote un état d'esprit. Ou ça redémarre ou ça casse.

Et dans ce cas, les dépenses n'auront pas eu d'importance.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 10:37

On a ici l'application de l'ancien adage :

La réforme du code du travail sera menée par un ancien du Medef.

Faisons un pari : dans 6 mois, personne ne se souviendra de son vote Macron.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 06:09

La propagande atlantiste libre échangiste (ça fait porno), et mondialiste, bute sur une seule chose, la réalité. Digne de l'URSS. En pire. Je vous remets l'hymne, pour reconstituer l'ambiance.

Relisons l'apocalyptique Celente, qui ne voit que magasins fermés et junkies, là où doit normalement se trouver l'économie prospère.
La drogue a remplacé l'assommoir de Zola, mais pas tout à fait. Le nombre record de barmen engagé aux USA prouve qu'on y boit sec.

Le secteur automobile recommence à souffrir.

Les fonds de pensions (publics) sont sous financés. Ils vont logiquement faire faillite. La faillite sempiternelle des fonds de pensions explique la création du bien plus solide système par répartition, crée en 1945. Si ce système connait des problèmes, c'est qu'il a été édulcoré en raison du poids électoral des retraités. En effet, un système par répartition ne donne qu'un droit, celui de bénéficier de celle-ci, mais théoriquement, ne donne aucun droit à un montant fixe de pension.

Pour les fonds privés, il y a belle lurette qu'ils ont disparu. Pour les solutions "douloureuses", il y en a une dont on ne parle jamais, la banqueroute de la dette. Allez savoir pourquoi...

Le système est arrivé au bout de sa logique. Pour le pentagone, 71 % des mobilisables sont ou trop cons, ou trop obèses.

Les faillites, chapitres 11 et 15, explosent à New York. Le même phénomène qu'au Burundi. La croissance à crédit, sur des flots de crédits étrangers n'a pas crée le dynamisme, mais une économie psychédélique, sans fondements réels.

La différence essentielle, que voit Celente, c'est qu'elle touche désormais le centre du système, alors que le vote trump a concerné les régions "périphériques", (81 % du territoire.

Un article traduit par le saker parle d'un effondrement du niveau de vie en occident après les invasions barbares. Il est clair que pour moi, l'écrivain rêve complétement. Les conditions confortables concernaient au plus quelques % de la population, pas la totalité, écrasée d'impôts, et qui vit arriver avec délices la fin de l'empire, et de ses impôts délirants, de ses réquisitions, qui la faisait crever de faim, et où les vivants payaient pour les morts...

Macron, lui, est parfait pour le rôle qui lui est assigné. C'est celui qui provoquera l'effondrement économique politique et social.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 19:14

"Techniquement un pays qui se développe peut pendant un temps avoir un déficit commercial. Quand vous construisez des usines et des sites de production, vous vous retrouver à importer des biens d'équipements. Ce qu'il faut regarder c'est le taux d'investissement industriel, notamment pour voir s'il y a une base qui se construit qui permettra ensuite de rembourser les investissements. Mais je crains effectivement que dans le cas du Burundi ce ne soit qu'un mirage. Il en va de même pour des pays comme la Turquie qui risque d'imploser rapidement. Au regard de l'importance du pays, une crise à la grecque en Turquie pourrait sérieusement faire des dégâts.

Sur la question énergétique, je crois que vous exagérez le poids de cette question à l'heure actuelle. C'est bien plus les choix stupides de libre-échange et du globalisme qui sont responsables de la crise. À cela s'ajoute le fait que le centre économique réel du monde est maintenant en Asie, la Chine étant la vraie superpuissance mondiale. Alors que l'ancien empire déclinant n'a pas encore passé officiellement le flambeau. S'ensuivent des crises à répétition et une monnaie globale, le dollar qui n'est plus gagé sur rien du tout.

Quant à la démographie, le problème n'est pas tant la densité d'habitant, l'Afrique est relativement peu peuplée. C'est bien plus une question de rythme la population augmentée de façon naturelle."

Sur cette intervention, j'ai des points d'accords, et de désaccords. Techniquement, il est vrai, qu'un pays qui se développe peut avoir un temps, même long, voire très long, un déficit commercial. Cela a été le cas du japon et de l'Allemagne. Mais il était clair aussi, que leurs exportations étaient visibles, même si elles étaient insuffisantes pour assurer l'équilibre.

Pour le Burundi, et pour d'autres, les perspectives publiées par Usherbrooke nous prouve une chose : le Burundi était bien devenue une économie addict au pétrole, un pétrole payé par une seule chose, le crédit. Que ce soit Rwanda, Burundi, Tanzanie ou Ethiopie (dont on vante la croissance), l'essentiel des déficits vient du matériel de transport.  Le taux de couverture des importations industrielles par les exportations est très bas. Le taux de couverture, d'ailleurs, des importations, est très bas.

La Turquie pourrait rentrer dans le cadre d'un décollage, si on ne constatait que son déficit extérieur est quand même, très lourd. Et surtout, son déficit ne baisse qu'à cause du ralentissement de son économie.

Pour l'Ethiopie, le taux de couverture de ses importations industrielles par les exportations atteint le montant fabuleux de ... 3 %. La quasi totalité de son déficit extérieur est constituée par le matériel de transport sous toute ses forme.
La Tanzanie est plus industrialisée, très excédentaire au niveau agricole, mais cela est loin de suffire.

Rwanda et Burundi sont des caricatures. Ils sont devenus des économies de consommation, sans être passé par le stade de la production industrielle.

La question du libre échange et de la libéralisation des flux de capitaux, les prêts FMI à des pays insolvables, ont surgonflés les économies de ces pays, qui ne repose sur rien.

Là où je m'inscris en faux contre ces propos, c'est que la crise énergétique en est une conséquence. Comme en Grèce, Italie et Espagne. La contraction de la demande commandée par l'austérité, est visible ici par la désolvabilisation d'un client dont la solvabilité était totalement artificielle. Le problème du Burundi est le même que le Vénézuela sur le fond (avec la révolution de couleur télécommandée de l'extérieur en moins). Le pays est désolvabilisé. Ce qui entraine, logiquement, sa consommation de pétrole vers beaucoup moins, sinon zéro, du moins, en relation avec son pouvoir d'achat réel, ce qui n'est pas grand chose. Le Vénézuela a encore du pétrole, mais les rentrées qu'il assure son insuffisante pour son économie, et la demande de tous produits, baisse.

Mais ce problème, visiblement, est généralisé, avec des économies en apesanteur, qui consomment, ce que des pays ultra-excédentaire leur vendent.
On atteint ici le niveau décrit par la bible. La consommation s'effondre, victime de la perte de pouvoir d'achat, ici induite par le libre échange, contrarié un temps par le crédit. Paul Bairoch avait raison. Le libre échange est récessionniste, le protectionnisme engendre la progression des échanges.

Je m'inscris encore plus en faux sur la question population. La population africaine EN GENERALE, est clairsemée, sauf dans des endroits précis, dont le Rwanda et le Burundi, dont la population est importante, et les terres, rares :

" Autres causes évoquées : des sociologues et des journalistes avaient insisté sur la grave crise foncière, due à la surpopulation, à laquelle étaient confrontés le Rwanda et le Burundi depuis de nombreuses années. Cette crise foncière dans des pays où la majorité de la population tire sa subsistance des produits de la terre aurait progressivement fait éclater les structures sociales et aurait transformé la région en une poudrière où n'importe quel événement pouvait provoquer une explosion de violence contre le premier bouc émissaire venu. Ces causes, qui ont sans doute joué leur rôle, sont à relativiser car aujourd'hui le problème foncier est tout aussi aigu et tend à s'accentuer, la population actuelle dépassant en nombre celle de 1994. "

Il est clair que l'économie en apesanteur de la dette et du crédit concerne aussi les pays du sud... Le Burundi est aussi une des économies les plus pétro-dépendantes. Il n'y a pas d'alternatives, là-bas, aux indispensables groupes électrogènes qui sont une généralité, pas encore évincée par le renouvelable.

L'apurement de 92 % de la dette en 2009 par le FMI n'a en rien aidé le Burundi, sinon à faire fonctionner une économie fictive. Les aides accordées par les puissances étrangères au budget du Burundi ont fait exactement le même effet.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 15:44

Avec l'économie post pétrole. C'est la débandade financière, celle que n'ont pas prévu nos ingénieurs, qui propulse ce pays précocement dans l'ère post pétrole.

Comme plus rien ne fonctionne sans pétrole, même au trou du cul du monde, la crise s'annonce carabinée. Le prix de la nourriture flambe, plus rien ne se transporte, et le problème ne devrait pas tarder à s'aggraver. S'il se résout ce sera une surprise.
La pénurie technique, n'est pas encore là, mais la pénurie financière, elle, frappe fort.

Cette crise, comme les crises mexicaines et vénézuéliennes, permet de mieux comprendre les incrémentations de la crise.

Le pays devient déficitaire, dans le cas du Mexique, parce qu'il produit moins de pétrole, que le prix de celui-ci baisse, et que le reste de son activité économique ne permet pas de compenser. Il y a beau temps qu'on peux constater que les maquiladoras, c'est du pipeau complet, en terme de performances économiques. L'agriculture mexicaine a disparu, pour cause de libre échange, 40 % des terres cultivables ne le sont pas, l'industrie locale a périclité, mais les usines le long du rio bravo permettent d'aligner de gros chiffre, mais un résultat parfaitement insignifiant.

L'usine importe les intrants, exporte le produit fini, et son fonctionnement ne laisse sur place qu'une partie insignifiante du chiffre d'affaire, en gros, les salaires, à un niveau très bas.

Le Burundi, lui, n'a pas grand chose à exporter, sa balance commerciale est une caricature, et elle ne fonctionne qu'à coups de crédits ; qui visiblement, n'ont aucune chance, de près ou de loin, d'être remboursés, ou même simplement, voir leurs intérêts payés sans nouveaux crédits.

Il n'est simplement pas trop déficitaire au niveau agricole, mais pas positif, le reste, c'est démentiel.

On nous dit scientifiquement que le Burundi a connu une croissance débridée de 2010 à 2014.

La comparaison entre balance commerciale et croissance doit nous amener à voir le problème en face : la croissance de 2005 à 2015 a été totalement bidonnée, et ne révèle qu'une croissance, à crédit, des importations. Le Burundi est atteint par la crise pétrolière, parce qu'il n'a aucune ressource.

Il n'y a même pas moyen de "purger", le bousin. Parce qu'il n'y a rien à purger. En dehors de son agriculture, il n'y a même pas d'économie burundaise. Il est donc temps que le Burundi retourne à une technologie adaptée à son économie et qu'ils se mettent à élever des ânes, s'ils veulent se déplacer.
Là où je rejoindrais un internaute qui voit de la croissance démographique partout, même là où il n'y en a pas, le problème du Burundi, c'est sa population. S'il y a eu des massacres dantesques au Rwanda, c'est bien le problème de surpopulation qui l'a crée.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 06:32

Des nouvelles de la guerre aux USA,

 

Vous savez ce pays si prospère (Youp la boum), qui ne connait pas le chômage (102 millions seulement) et où tout le monde est au paradis (artificiel).

Baltimore donc, refait parler d'elle. C'est curieux, parce que plus la ville se réduit, plus les problèmes flambent.

A la fin d'avril, le nombre de meurtre a atteint 118. Mais je vous rassure tout de suite. Ce ne sont que les meurtres recensés. La réalité est sans doute bien en dessus, et on devrait logiquement dépasser les 400 cette année. Bon, on peut considérer que Baltimore est champion de sa division.

A cela, il faut rajouter les morts d'overdoses (800 en 2016), et l'épidémie d'opiacées dernière génération, qui s'annonce comme étant d'enfer.

En dépensant 16 000 $ par élève, la ville de Baltimore atteint des résultats complétement nuls, dans 6 écoles.

Pour quitter ces quartiers, il faut être champion de natation, et mettre derrière soi toute la famille tuée dans des embrouilles de quartiers liées à la drogue. L'espérance de vie souvent, ne dépasse pas 18 ans pour un membre de gang (question qui "tue" : qui, à Baltimore, à 16 ans, n'est pas membre de gangs, dans les quartiers noirs ?).

Bien entendu aussi, je vous fiche mon billet que ces écoles pourries, loin d'être "multiculturelle", sont tout à fait homogènes à ce niveau là, et que tout ce qui intéresse les élèves, c'est de savoir compter le minimum pour pas se faire mettre une branlée quand ils rapportent leurs rentrées au chef-dealeur.

Le sex ratio est très dégradé à Baltimore : " Pour 100 femmes de tous les âges, on comptait 87,4 hommes et pour 100 femmes de 18 ans et plus, on dénombrait 82,9 hommes. " soit un SR de 0.874 et 0.829.
On meurt donc très jeune à Baltimore, au moins chez les hommes. C'est un état de guerre civile larvée. Comme dans les guerres, on meurt avant l'âge de 20 ans.

Zerohedge nous reparle de Venezuela et de la faute au socialisme. En réalité, le Venezuela a été en pente ascendante tant qu'il avait une production ascendante de pétrole (1920-1970), et une pente descendante après son pic pétrolier.
Mais chez zerohedge, on n'a pas compris le principe que Dieu nous avait donné deux poches ; une de devant pour les défauts des autres, et une de derrière pour ses propres défauts.
Après, certains veulent casser le miroir. Macron veut filtrer la presse. Elle n'était pas suffisamment larbin ? Mais la presse larbin, elle a un défaut. Elle pratique les trois L.
Léché, lâché, lynché, ce qui ne manquera pas de lui arriver, d'autant qu'il part avec un capital de confiance bas, très bas et qu'il est complétement idiot. Oui, je sais qu'il parait intelligent. Mais pour avoir la foi du charbonnier, comme il l'a, il faut être complétement idiot. Même si sa foi du charbonnier, c'est envers le libéralisme qu'il le déploie. 
Macron n'a d'ailleurs pas compris l'essentiel. S'il a l'étoffe du dictateur, le dictateur ne se maintient pas sans résultat. Staline, comme Franco, ont eu une certaine réussite économique en leur temps.
C'est beaucoup plus compliqué de gérer le déclin. L'instabilité retrouvé au Venezuela depuis 1970 devait beaucoup à la variation de valeur du pétrole. Avec le choc pétrolier de 1973, un certain nombre de pays déclinants, comme l'Iran et le Venezuela ont cru pouvoir compenser. Mais dans une équation Prix X volume, rien ne remplace le volume.

Macron, lui, vient de faire un impair. Et la presse a quand même, un caractère vindicatif et méchant. Et on n'attaque pas des gens qui l'ont si bien soutenus...

Baltimore est à l'image du monde "développé", des éléments éclatants, côtoyant la merde qui se généralise pour le citoyen.

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:10

Le collapsus venezuelien est arrivé. Pour zerohedge, c'est la fôte au socialismmeuuuh, qu'apporte que de la misère, etc.

C'est bien connu. Les 102 millions de sans emplois aux USA, ça fait pas parti de la discussion.
Les 300 000, 400 000, pardon 500 000 morts et disparus, dans la guerre des cartels au Mexique, non plus.

Avec la même cause dans les trois cas, la production pétrolière défaillante.
La compagnie PDVSA qui produit le pétrole au Venezuela est déficitaire, c'est la faute à Voltaire et au socialisme.

La compagnie mexicaine PEMEX et les compagnies qui produisent le pétrole de schiste aux USA ne rapportent pas un Kopeck,  ça ne fait pas partie de la discussion non plus.

Pour les compagnies opérant dans le pétrole de schiste, il est clair qu'elle n'ont jamais rapporté quoi que ce soit.
L'article par contre lâche le morceau. Si le Venezuela importe du brut américain, c'est que ce sont du pétrole de condensat, pour exploiter le brut lourd de l'Orénoque, contrairement à ce que disent certains journaleux pisseux de copie français.

Donc, la production plonge, les raffineries fonctionnent au ralenti, certaines à la limite du décrochage, c'est la faute au gouvernement, aux dépenses excessives, qui ne permettent pas d'investir ? Oublions donc une réalité ancienne au Venezuela, celle du pic pétrolier, de la difficulté d'exploiter le brut lourd de l'Orénoque, gros réservoir, à qui on ne sait que mettre qu'un petit robinet. Peu importe l'argent qu'on puisse y mettre.

La production aurait plongé, de toute façon, l'année suivante plutôt que l'année "x". Cela aurait changé quoi ? Aggraver la crise de surproduction ??? Et contribuer à faire chuter les prix encore plus ???

Quand survient le temps de la crise, quoi qu'on fasse, on ne fait que l'aggraver. Chavez avait essayer de diversifier l'économie venezuelienne, comme elle l'était aux temps coloniaux. Mais on ne change pas des décennies d'habitudes.

Les signes de dislocation se multiplient. On veut les JO à Paris ? Les rentrées supplémentaires que cela occasionnera seront symboliques, car on perdra aussitôt les rentrées habituelles.

La faim est omniprésente aux USA.

L'aviation légère de l'armée de terre (France), voit la disponibilité de ses appareils se réduire significativement.

L'union européenne réclame des sommes dantesques au Royaume uni, qui n'en a rien à foutre. Plus ça sera élevé, plus ce sera facile de dire non.

La France se désélectrifie. La consommation d'électricité plonge. Comme toutes les économies développées.
Toutes les entreprises énergétiques sombrent dans les déficits, et greenpeace attaque la France pour ses subventions à EDF.

Bref, que du bonheur pour tous les collapsologues.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 18:30

Je vais être clair : il fallait être un crétin fini pour concevoir et entrer dans l'euro, et être un crétin fini, pour vouloir le maintien de l'euro. De toute façon, ce machin va éclater. Avec pertes et fracas.

Alors, si certains au FN veulent écarter cette question, autant qu'ils mettent leur cervelle dans le formol, elle ne sert déjà plus à grand chose.

Une politique d'indépendance, ou même simplement nationale, ça n'existe pas sans monnaie. Avant l'euro, le Peg avec l'Allemagne, c'était pendant l'occupation. Au seul intérêt de l'Allemagne, faut il le préciser, et les allemands ont bien appris de la période. Finalement, c'est plus facile d'exploiter par la monnaie que par l'occupation militaire.

C'est moins visible, plus meurtrier, mais peu de gens s'en aperçoivent. Vous pouvez faire élire le monsieur bien sous tous rapports, aimé des mémés, grâce au 80 % des plus de 65 ans (seulement 56 % pour les jeunes), au crâne bien bourré et au cerveau bien formolé aussi par la télé.

Le dogme, ça ne se discute pas. L'euro est une religion, comme l'Union européenne, comme le gauchisme grec et ses frontières ouvertes.

Je comprends. Connecter deux neurones entre eux, c'est un boulot douloureux. Mais j'ai le souvenir de "vieux", sans culture, et à peine alphabétisés à qui on n'aurait pas fait avaler des balivernes aussi énormes.
Sans doute, la vague populiste était elle surestimée. Mais, il y a un fait, elle est là.

Trump a trahi ? A voir. Est il sincère, ou est il dans une "stratégie du fou", vis-à-vis de l'état profond ? Les rodomontades sont elles à usage interne (avec des ennemis très avertis de ce qu'il va réellement faire), ou à usage de l'interpellé ? Même le traineur de sabre Mac Cain la joue détente quelquefois... et les néo-cons jouent eux aussi l'apaisement, parfois...

Ce qu'on appelle "les gens", ont eu peur d'avoir peur. Ils ne veulent pas renverser la table ? On va leur offrir ce qu'ils ont détestés sous Hollande, Sarkozy, en pire.

Il y a bien un moment où cela craquera. Que ce soit par le pétrole, l'énergie en générale, ou la finance. Nous sommes arrivés à un carrefour où il n'y a que les problèmes quelque soit la direction suivie...

Le p'tit marquis de belgueulle lui même, ne doit pas s'attendre à ça. De plus, faut il rappeler qu'il n'y a aucune raison que fonctionne demain, ce qui n'a pas marché hier.

Si quelqu'un, dans un parti politique, abandonne la radicalité, il perd tout. Il n'arrivera pas à se concilier ses ennemis, et perdra ses supporters.

Le p'tit marquis de belgueulle, lui, sombre dans le ridicule, il veut un brexit "dur". Pour ce qui est de la dureté, j'ai une vieille histoire. Hitler vient d'apprendre qu'un officier allemand vient d'être assassiné en France. Il ordonne l'exécution de 50 otages, puis, si cela continue, il détaille un plan de plus en plus épouvantable où l'hémoglobine gicle à flot à chaque phrase, pendant plus d'une heure, tous ses généraux terrifiés tremblent, quand il arrive à la fin, et qu'il dit : " Et si ça ne s'arrête vraiment pas, et bien, et bien" ... tout le monde retient son souffle ... "La musique militaire de la Wehrmacht cessera de jouer sur les champs élysées...

le son des deux pauvres cloches ne peut masquer la vérité. On ne peut rien imposer, si l'on n'est pas en position de force. Les britanniques se contrefichent de Mercron. Le chantage obtenu sur les grecs ne l'a été que parce que ceux-ci n'ont pas voulu envisager la rupture. Ni même n'ont été en mesure de jauger leur propre force, même si celle-ci consistait à tout faire sauter. La Grèce possédait une grenade à main, dans la salle de réunion, et a refusé de s'en servir.

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 06:11

En France, et pas qu'un peu.

" les livraisons de produits pétroliers en avril s’élèvent à 4,615 millions de tonnes, en baisse de 5,9 % par rapport à avril 2016. En année mobile, entre le 1er mai 2016 et le 30 avril 2017, elles baissent de 0,5 % sur l’ensemble de l’année pour s’établir à 59 586 Mt. "

Les livraisons de carburants automobiles augmentent de 0.2 % sur l'année. Pas de flamboyance, donc.

La consommation de gazole stagne sur l'année, celle d'essence, nous dit on, augmente fortement. Sachant qu'elle part de pas grand chose (moins de 20 %), c'est loin d'être un exploit.

Visiblement, le fioul domestique porte le gros de la baisse (- 31.6 %). La "hausse" de la consommation de carburants est de l'épaisseur d'un trait de crayon.

La tendance semble donc, sempiternellement, à la baisse. D'accord, le prix du carburant s'est un peu calmé, les modèles récents consomme moins, mais, est ce que, fondamentalement, cela change quoi que ce soit ?

On nous dit que la mondialisation a eut beaucoup d'impact sur la production, et peu sur le tertiaire ?
En réalité, c'est faux. L'impact a été le même, mais "corrigé" par un autre effet. Celui de l'endettement.

La raison ? Comme je l'ai indiqué il y a bien longtemps, plus de dix ans, l'immobilier, c'est idéal. Vous pouvez endetter une personne pour ses études, sa bagnole, un prêt personnel, mais pour l'endetter à mort, rien de tel que l'immobilier. C'est bien plus que tous les autres réunis.
Raison pour laquelle la bulle immobilière est venu au renfort de l'économie au début des années 2000, et que les banques continuent à prêter à des taux idiots.

De même, l'endettement des collectivités locales, dépend de la taille de la ville. Combien de fonctionnaires inutiles à la ville de Paris ? C'était sans importance tant que l'argent des mutations immobilières venait, et ça devient inquiétant avec la baisse du taux d'épargne de la ville, tombé quasiment à zéro, et les parisiens vont connaitre le sort des villes en déclin : la flambée des taxes foncières et de la taxe d'habitation. Il y aura une justice, parce que si Macron exonère 80 % des foyers de la taxe d'habitation, eût égard aux revenus, dans certaines communes, ce sera 100 %, et à Paris, 20 %.

Il existe une différence fondamentale entre la commune de 164 habitants, (et deux fois plus de résidences secondaires), et les grandes villes, au niveau de la capacité d'endettement. 150 000 euros d'un côté, 4.8 milliards de l'autre, en progression constante.

Une fois dépassée la capacité d'endettement, on aura visiblement des gros problèmes. La petite commune, elle, n'a pas forcément envie de se fondre dans une plus grande, pour voir flamber ses taux d'impositions, prendre en charge la dette du voisin, et se trouver marginalisée électoralement, et budgétairement...

En réalité, le schéma de ponzi des grandes villes est évident, et c'est pour cela qu'elles paraissent dynamiques économiquement parlant, et que la ville de Boise vote à 75 % Clinton, pendant que le reste de l'état vote à 75 % Trump.

Le dynamisme apparent est souvent inversement proportionnel à la progression de l'endettement.

Le dynamisme apparent est souvent aussi, lié à l'existence de commerces, dont la déconfiture plus qu'apparente, est visiblement en accélération (cf : blog P. Jovanovic), et inutile d'incriminer le RSI, si stupide soit il. Le problème, c'est que ces activités ne sont plus rentables, et le RSI n'est que le clou final du cercueil.

Les zones commerciales, dont sont friands les maires, ne créent rien du tout. Le "progrès" de leurs chiffes d'affaires ( + 1 % l'an), masque mal que c'est bien en deçà de leur déploiement ( + 3 %). De plus, l'internet permet un nomadisme commercial accentué.

Quand les problèmes touchaient les petites villes, on pouvait incriminer aisément le contexte local, mais ce problème ne fait que métastaser.

Les malls américains meurent aussi. Parce que leurs clients ont atteint il y a déjà longtemps, leurs capacités d'endettements.

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 15:53

J'aime bien J. Sapir, et ce qu'il dit, mais je trouve que là, il erre vraiment, au point de gambader dans la campagne.

Les partis ont l'habitude de se ramasser des vestes et des costards, à tel point qu'ils pourraient ouvrir des magasins de nippes. (sans compter, bien sûr, celles qu'on leur offre)...
La droite va se recomposer, entre orléanistes et Gaullistes-bonapartistes ? Et alors ? Ils ne se sont jamais aimé, et d'une manière générale, ce n'est qu'une alliance électorale, et un cartel. Chirac a eu tort en créant l'UMP et la droite gaulliste, tort de s'aventurer dans l'aventure européenne. Si Super-pappy Juppé ou son camp rejoint Macron, bon vent lui fasse. Et pour la question de dynamisme, on repassera. Le p'tit jeune de 70 balais, ça fait limite.

Le FN va vivre des heures difficiles, MLP a erré sur les questions sociales, certains voudraient recentrer sur le fondamental et redevenir la caricature qu'ils étaient ? Le débat se posera. Mais abandonner les terres ouvrières conquises ? Qui le ferait ???

Et puis, J. Sapir ne croit pas et ne parle pas des fondements de la crise, qui sont toujours là, et vont s'approfondir : la crise énergétique. Ni Macron, ni Sapir n'en tiennent compte, alors que la découverte et la mise en exploitation de gisements de pétrole nouveaux avaient été le substrat de Reagan et Thatcher.

La diabolisation est une arme à double tranchant. Des moments, on veut le diable, parce qu'il est le diable. Dans une société qui s'effondre, faute d'énergie, est ce qu'on va ou veut simplement, entendre des gens "raisonnables", amateurs et friands d'inégalités sociales ???

Je rappellerais ce qu'a dit Jancovici, non parce que c'est Jancovici, mais parce que les données qu'il fournit nous indiquent le sens de l'histoire :

" Or la panne sèche, elle arrive. Pas instantanément, certes, mais la tendance est claire : de 2006 – maximum historique à date – à 2015, l’approvisionnement européen (importations comprises) a baissé de 20% pour le charbon, de 17% pour le pétrole, et de 18% pour le gaz. Ecologie ? Que nenni : géologie ! Le déclin est en route… "

5 ans de plus et on rajoute - 10 % ? ça va faire des mécontents...

" de 2007 à 2016, la construction ne baisse de 18%, les tonnes transportées par camion de 17%, et plus largement la production industrielle de 5% "...

Mais aussi :

" En 6 ans (2007 – 2013), l’Europe a ainsi perdu 9% de sa production industrielle, avec il est vrai une répartition variable : -13% au Royaume Uni, -14% au Danemark, -4% (seulement !) en Suède, -22% en Finlande, -19% en Italie, -22% en Espagne… L’Allemagne fait glorieusement 0%, le Japon -8%, et même les USA doivent aussi se contenter de 0%, nonobstant les gaz de schiste. "

Les chiffres peuvent varier. Mais ils vont tous dans le même sens. Alors, au bout d'un certain temps, le type au pouvoir, il pourra avoir un phoque contre lui, le phoque gagnera. La réédition du coup Macron sera difficile à faire. C'est largement, du "One shot". Gagner du temps, pour gagner du temps.

Le vote FN tient du baril de pétrole. Le dit FN survivra sans peine, même s'il subit des heures difficiles. Il en avait déjà subi, après la scission du MNR.

Une droite gaulliste, débarrassé de son Juppé chéri, risque de ne pas être amputé, mais soulagé. Et de se chercher des réserves de voix. la gamelle, ça ne se négocie pas.
Pour MLP, elle aurait du savoir qu'on ne négocie pas, avec le diable, c'est à dire l'Union européenne, et ses avatars : euro, libre échange, retraite reportée, etc...

Macron l'apprendra, aussi, à ses dépens.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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