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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 06:56

L'Union Soviétique des Amériques se porte bien. D'ailleurs, tellement bien qu'ils veulent créer une 17° agence de renseignement (16, c'est trop peu), parce que les anciennes agences ne sont pas capables de faire le boulot qu'on veut leur confier.
La preuve, c'est que leurs agents veulent pisser, ils sont obligés de se mettre dans un poumon d'acier : ils n'arrivent pas à faire deux opérations en même temps.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 06:30

On glose beaucoup sur les votes "protestataires".

Mélenchon perce à Paris, dans le boboland bien payé, qui selon certains, se paie le luxe d'être des révolutionnaires à la mie de pain, et de s'envoyer un frisson dans le dos.

Pas forcément. J'ai déjà beaucoup dit que ce pseudo-encadrement, ce sont des bac + 5 prolétarisés.

Certes avec un certain pouvoir d'achat, mais surtout un net sentiment de déclassement par rapport à leurs aînés, et le sentiment, par exemple, de ne jamais pouvoir devenir propriétaire.

Il y a 50 ans, même un ouvrier avec un seul salaire pouvait accéder au "Sam'suffit", alors qu'eux peuvent envisager l'achat d'un placard. Ou des chiottes.

La prolétarisation est en marche, camarade ! Pour ce qui est de l'internationalisme, et des transports, les parisiens n'ont pas encore compris le processus -pas pressé- de destruction des voies de communications, et que partir à X à prix cassés, ils le raconteront à leurs petits enfants, qui léveront les yeux au ciel, en se disant qu'il raconte toujours la même chose, et qu'il exagère.

Pour le moment, il y a encore une partie de l'encadrement qui croit aux vertus du modèle. Notamment de l'internationalisme. Sans doute, ce qui a fait trébucher Mélenchon dans sa marche en avant.

Les "vertus" du modèle, on ne s'en détache qu'avec peine. Tellement de choses vous font croire que c'est bien.

Au FN, pas ou plus de vote de "souffrance", ou de crise. Désormais, c'est le vote d'adhésion. Il y a désormais 28 ans qu'il a percé, en 1984.
Il est là, bien établi. Bien enraciné. Il est banni des médias, peu importe, il fait campagne sur le net. 

 

Le deuxième tour des présidentielles n'est pas le but. En effet, Sarkozy battu ou élu, peu importe. Le Sarkozy élu, pas rééligible, devient un boulet, comme le président américain dans son deuxième mandat.

Après, tout se passe sans lui.

Pas réélu, il est probable que l'UMP vaincu va vivre des heures difficiles. Toutes les forces centrifuges d'un gloubi-glouba dont l'unique souci était le pouvoir vont se remettre en marche.
Même Bayrou peut en récupérer quelques morceaux. Il lui suffira de passer quelques coups de téléphone. Bien sûr, à 12 %, c'est lui qu'on aurait appelé.

 

Même le si petit Dupont Aignan, avec ses 2 % peut s'avérer une force d'attraction.

 

Mais la plupart ne pourront même plus résister au trou noir FN qui les avalera. Sans consistance et sans autre rêve que de garder la place, les élus UMP devront composer.

Car, à l'heure actuelle, il n'y a rien que le système puisse proposer, seulement l'austérité sans fin ni but, et je peux citer Yann :

" Après l'élection du nouveau gounerneur de la France on devrait voir poindre des politiques de suppression du SMIC, en attendant la suppression de la sécurité sociale et des allocations chômage. Ces politiques aggraveront considérablement la crise économique, mais maintiendront l'euro à son niveau actuel et les intérêts de la finance seront sauvegardés. Du moins si quelques inconvénients politiques ne mettent pas fin aux calculs financiers comme cela fut le cas dans les années 30... "

 

Les Brics dont la croissance n'est due qu'à la mondialisation, vont s'effondrer eux aussi. L'heure sera bientôt au retour du national, camarade !

Je peux même dire mieux.

L'Argentine est en train de prouver que l'heure sera à la rupture "stalinienne". Staline ne s'intéressait véritablement, avant guerre, qu'à L'URSS, avec une inflexion "nationale-bolchévique", en rupture avec l'internationalisme affiché.

La nouvelle politique économique, dans un monde en faillite, aux ressources énergétiques amoindries, sera certainement un "national-industrialisme", axé, comme l'Argentine, sur des renationalisations.

 

l'Argentine, en rupture, évolue lentement vers une révolution totale, mais non-voulue à l'origine, simplement axée sur un gros bon sens, quasi paysan. On obéit, ou on fait obéir le monde économique. 

 

Il est clair, que dans le cas argentin, le monde économique désormais, obéit. D'ailleurs, un blog du monde salue la décision argentine. Mais il faut lire le blog comme un "anti-article".

Les autres chiens de garde, se gardent bien d'annoncer la croissance argentine, seul pays finalement, où le bon sens économique, au profit de la collectivité, n'ait pas totalement disparu.

 

Moi, je suggérerais à Cristina, d'envoyer les dirigeants de Repsol, au frais sur une mine d'uranium. C'est très tendance, mais peu utilisé -encore-.

Quand à l'expulsion de l'Argentine du G20, on ne peut que l'en féliciter. Le 15 avril 1912, des tas de gens auraient aimé être expulsé du Titanic, pour les canots de sauvetage...

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 06:54

Le résultat des présidentielles est éloquent.

 

Un Sarkozy encore assez haut, mais sans réserves de voix, un Hollande, qui lui peut compter sur de bons reports, et une poussée du FN qu'on ne peut ignorer.

Lors du dépouillement, d'ailleurs, il était savoureux de voir la tête de certains, décomposés, quand on a annoncé MLP à 30 %, première. (Enfin, dans mon  bureau de vote).

 

S'il y a toujours des surprises possibles, la montagne est fort haute pour Sarkozy.

Il demandait 3 débats, mais pourquoi Hollande ferait il ce cadeau ?

Il y en aura un, semble t'il, 4 jours avant l'échéance, trop tard pour changer quoi que ce soit, et Hollande n'a qu'à gérer une avance, inchangée depuis plus d'un an.

 

J'adresse, d'ailleurs, de sa part, tous ses remerciements à Nafissatou, qui a fait déraper je sais plus qui sur un préservatif usagé.

(Dans 10 ans, on demandera : "DSK, c'était qui ?").

 

Côté socialiste, tout le monde s'affiche content (Même Ségolène, légèrement crispée, qui, parait il, doit renouveler impérativement son mobilier, pour cause de casse d'usure anticipée.)

Pour JL Mélenchon, c'est un bon score, le meilleur depuis G. Marchais en 1981, qui lui, paraissait mauvais, mais il est loin, très loin de MLP.

Sans doute, fait il parti de ces candidats, qui retombent comme un soufflet après un premier souffle. Le Che était annoncé à 15 % en 2002, il fit 5.

 

La suite sera intéressante. Plus le poids du FN pèsera sur les élus locaux (droite), plus ils seront appelés à composer.

2007 aura été un accident dans la poussée FN, lente, mais régulière, qui semble prendre un nouveau souffle.

Sans doute, pour JMLP, 2007 était il le combat de trop. Il paraissait usé.

 

Il restera au probable prochain président l'heure de vérité. Gorbatchev est toujours issu du sérail.

Les vrais nazis sont ceux qui veulent appliquer une politique Hayek et Von Mises. Ils veulent supprimer le CDI, et faire, encore plus, du salaire, une "variable d'ajustement" (à la baisse).

Le choix sera donc simple. Les marchés, ou le peuple. Mais il est difficile, à long terme, de dissoudre le peuple.

 

Il reste donc étonnant de voir les candidats du consensus de Washington, encore à plus de 55 % des voix.

Sans doute, un effet de l'âge du corps électoral, dégagé des contraintes économiques par leurs pensions, sacralisés, ou leurs fonctions (fonctionnariales).

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 18:50

Les ex-ministres d'ouverture n'ont rien compris au film. Ils n'ont aucune importance. Un ministre d'ouverture :

- ça ne sert qu'une fois,

- c'est à jeter après usage, définition patenté du torche-cul.

Non, ce qui est intéressant, c'est de voir les rats quitter le navire. Ils indiquent qu'il est en train de couler.

 

Finalement, la présidentielle recéle peut être des surprises, et si le mouvements décrit, c'est à dire, un Hollande qui cannibalise mélenchon, un Sarkozy, lui, bouffé par MLP et très accessoirement par un NDA, indiquent des inflexions fortes.

Sans doute, le sort de NDA sera le plus intéressant. Isolé, il pourrait au lendemain d'une défaite sans appel de Sarkozy, voir se créer une vraie dynamique.

 

Si la droite néo-libérale est bien battue, il lui serait utile de faire un aggiornamento, sans doute que beaucoup ne feront pas, mais dont la question se posera pour beaucoup.

 

Pour F. Hollande, j'ai toujours dit qu'il fallait se méfier d'un type qui avait été secrétaire général d'un parti, dans une période trouble, et qu'il avait empêché d'exploser.

Depuis Joseph le grand, c'est une marotte de prendre le premier secrétaire pour un type sans importance, limite benêt. On voit par la suite, qu'on l'a bien mal jaugé... (Sauf pour les secrétaires généraux de l'UMP)...

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 11:25

Enfin, simplement dangereux pour la poltique menée jusqu'à présent, et les partis qui la supportent.

Notons, quand même, que le veau se porte bien, et que 33 % pour le Pasok et la Nouvelle démocratie en intentions de votes, c'est colossal pour les deux ramassis de (censuré) que ça constitue...

 

Les russes, eux, avaient éjecté Elstine de leurs préoccupations, et il était tombé à 1 % de popularité. Mais le peuple russe a toujours été politiquement mûr.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 08:19

Je remercie l'internaute qui m'a signalé l'humour -involontaire- des hommes politiques :

 

"En France aussi, cela existe. Les députés voulaient l´interdire de vivre dans les camping plus de 3 mois."

Bon, comme on n'arrive pas à expulser ceux qui occupent sans titre, on va rire quand la justice aura à virer 70 000 à 120 000 personnes, et les services sociaux, à les prendre en charge.

 

Si beaucoup de maires justement laissaient faire, c'est qu'ils n'avaient pas de solutions de remplacement, à coût économique acceptable.

 

De plus, les gens qui habitent en "habitat mobile terrestre", c'est regroupé sous l'appelation "gens du voyage".

De plus, il sera très facile et peu coûteux à ces personnes d'acheter du terrain agricole et d'y installer leur habitat précaire.

 

Ils n'auront tout simplement pas les moyens d'appliquer la mesure. Quand aux vrais bidonvilles, c'est bizarre, on voit rarement les hommes politiques s'y pointer, et ils quand par hasard ils sont détruits, ils sont tout aussi vite remontés, au même endroit ou ailleurs.

 

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 19:41

La presse pravda est complétement siphonnée.

 

On veut nous faire pleurer sur F. Hardy, malade (j'espère qu'elle a droit à la classification en ALD, sinon, elle serait à la rue), et qui ne pourrait payer un nouvel ISF, avec "seulement" 150 000 euros de revenus par an... (et un patrimoine, à vue de nez, de 5 millions d'euros).

 

La majorité des français, avec leur revenu médians de 18 000 euros par an et pour 60 % d'entre eux, zéro de patrimoine, apprécieront.

D'ailleurs, ils apprécient déjà, les délices du serrage de ceinture...

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:21

Mali.png

Si on définit un empire comme un conglomérat d'ethnies différentes, on peut considérer le Mali comme un empire, peuplé de 25 groupes différents, et en guerre ininterrompu ou presque, depuis l'indépendance.

On peut remarquer un territoire trop grand, sans limites naturelles, regroupant deux principaux groupes qui ne s'aimaient guère, les uns, descendant des conquérants, les touaregs essentiellements, métissés en grande partie et se considérant comme blanc, victimes de massacres et de viols, et, en gros, d'un "apartheid inversé", connu de longue date, mais caché, et de l'autre, des descendants des raflés, heureux de prendre leur revanche pendant des années, beaucoup plus nombreux que les arabo-berbères. 

 

Commencé au début des années 1960, la rébellion touareg a varié en intensité, sans jamais cesser vraiment, alternant périodes de banditisme et de conflit ouvert.
Ce Mali, n'éait pas viable. Plus de 1200 000 km2, et une armée de ... moins de 8000 hommes, dans un état fortement touché par la crise énergétique, ne serait ce qu'en raison de sa grandeur...

De fait, l'indépendance de l'Azawad est inscrit dans les tendances lourdes.

 

De fait, les soldats maliens n'étaient aussi pas très motivés par ce long conflit jamais fini, et finalement, trés colonial.

 

De fait, l'Algérie ne voit sans doute pas d'un mauvais oeil des états glacis se constituer tout autour d'elle, dans ce qui fut le Mali, la Libye, et demain le Niger.

 

Mais, côté France nucléaire, on va encore plus rire quand c'est le voisin qui va flamber...

 

Afrique_Ethno.jpg

 


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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 07:09

Réduire les salaires et les revenus des populations, pour atteindre une "compétitivité" illusoire, et surtout, dans quel but ?
Le "temps des émeutes", prouve, que, partout dans le monde, on est loin d'être content de son gouvernement, sauf en Syrie, visiblement, où l'union sacrée s'est fait jour, après intervention des forces spéciales françaises, britanniques et des salafistes, nos copains, sauf quand l'un d'eux dérape (pauvre garçon,  il croyait "lutter contre l'occident", il n'était que le valet porteur du pot de chambre...).

 

Fin de cycle, alors que les grandes fortunes ont épongées leurs pertes, les autres, tous les autres, doivent se serrer la ceinture, sauf lorsque c'est politiquement explosif.

La preuve, dans toutes les douceurs apportés aux retraités, nombreux et votant en masse.

 

Les tordus aux pouvoirs "pensent", enfin, c'est vite dit, parce que s'ils pensaient, ils ne le feraient pas, que mettre la population au pain sec et à l'eau va redresser la "croassance", et l'Espagne, ne comptant pas moins de 5 300 000 chômeurs, vient de ... faciliter les licenciements, dont le coût et la complication sont, dit on, des freins à l'embauche...

Le rapport entre l'un et l'autre ? Aucun, comme l'a prouvé, il y a presque 25 ans, la fin de l'autorisation administrative de licencier, qui devait créer une montagne d'emplois, qu'on attend toujours...

 

Pouvoir autiste, arrogant, intégriste, il n'y a pas fondamentalement de différence entre le pouvoir Wahabitte, d'Arabie Saoudite, du Barheïn, et la commission européenne, et ses agents.
Tous, tapent sur la population, avec des degrés différents d'intensité.
Le lock out sur la situation dans le Barheïn, bien pire qu'en Syrie, victime, elle, d'une agression extérieure, prouve que les situations européennes et barheinis sont liées, avec bien sûr, deux épicentres de crise principale, mais qui ne sont pas ceux qu'on croit :

- l'Arabie Saoudite pour sa richesse pétrolière, en proie à une grogne sociale intense, calmée par la répression et des distributions d'argent,

- les USA, en dislocation.

 

Certains, perdus dans leur bulle, n'ont rien compris au film. On veut créer un Vegas en Espagne, dans une zone de non droit (comme si on en avait besoin de plus), bien entendu, que les espagnols soient sans un, ne vient même pas à l'idée du génie promoteur du projet.
Quand aux bandes de banlieues, elles devraient reprendre le principe et proposer le deal aux politiques.

Créations d'emplois, cotisations, en échange du contrôle de leur quartier...

 

Mais, même eux sont tributaires de la situation générale, le prix de la drogue baisse et le jeu disparait quand il n'y a plus d'argent, comme le prouve l'état du Vrai "Las Vegas".

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 06:53

Je reprendrais ici l'article paru dans l'article paru dans le LEAP 2020 (et relayé par Fortune), sur les USA.
Il me semble devoir précisées certaines choses, pour bien recadrer le débat, et effectivement, la situation est une de celle qui arrive, Là, on peut hésiter, entre celle qui arrive parfois, et celle, moins grave qui arrive tous les deux.
La périodicité, est elle même une donnée importante : la dernière "Très grande crise", c'est celle du 14° siècle, qui fut une fin de civilisation, la naissance d'une autre, et l'effondrement de la population.


LA SITUATION EST BIEN PIRE QU'EN 1861-1863.

En effet, si le gouvernement Lincoln manque d'efficacité, c'est pour une raison simple. Le "spoil system" est pratiqué à plein, et la totalité des emplois publics sont remplacés suite à l'élection présidentielle, à la différence du sud, où l'administration démocrate se maintient, et dans un cas, elle est en rodage, dans l'autre, elle fonctionne à plein.

Mais, les USA sont dans une situation bien différente.
- ils peuvent compter sur la fidélité des milices, notamment des états de l'ouest (à l'époque, de l'ouest des Appalaches), états largement tracés au cordeau et non-viable sans l'union,

- le "roi-coton" est remplacé, vis-à-vis des britanniques par le "grain-roi" (produit au nord). En effet, si le blocus va créer une hausse des prix, le secteur était à la veille d'une crise monstrueuse, car il souffrait de surinvestissements, d'endettement, de stocks de matières premières et de produits finis difficilement vendables.
La crise, d'ailleurs, visiblement, aurait décapité l'esclavage US, basé sur le coton. Le blocus US, en coupant l'approvisionnement, a largement sauvé le secteur textile, en lui permettant d'écouler à bon compte, des produits difficilement vendables.

Une série de mauvaises récoltes britanniques, l'abandon de la politique de sécurité alimentaire, va donner aux USA une emprise sur les britanniques, qui les tiendra à distance. Aujourd'hui, ils sont dépendants de tous, pour tout.

- Lincoln a foutu les banquiers à la porte (ils lui proposaient de le subventionner à hauteur de taux d'intérêts de 30 %), de plus, la banque centrale avait été supprimé, et c'est le trésor qui en assumait les fonctions essentielles. Autant dire qu'il ne manque pas d'argent, ni pour l'extérieur, ni pour l'intérieur, même s'il y a une inflation évidente, le décollage économique de cette époque est réel, et l'inflation lamine les dettes, notamment du monde agricole.

Aujourd'hui, la banque centrale imprime le torche-cul, mais sans effet sur l'économie réelle. L'argent se maintient dans la sphère bancaire, les particuliers font faillite.

- le gouvernement, à défaut d'être toujours heureux (ses déboires seront nombreux), fait preuve d'une rare énergie pour mener la guerre.
Le gouvernement actuel est un ramassis de paumés, issus de Goldman Sachs, et promis à la potence.

- la situation intérieure est de plus en plus favorable au gouvernement fédéral : plein emploi et hausses de salaires, industrialisation, feront qu'il sera de plus en plus difficiles de trouver des soldats, malgré des primes d'engagements qui atteindront jusqu'à 3000 $, une fortune pour l'époque, raison pour laquelle, on enrôlera noirs et immigrants européens (quand ceux-ci sont capturés par les confédérés, ils changent souvent d'uniformes).
En face, si la confédération bénéficie brièvement d'une amélioration économique en 1861-1862, après, elle s'effondrera de l'intérieur progressivement, renvoyant progressivement celle-ci à l'âge de pierre.

 

La crise sera brêve, après Gettygsburg et surtout Vicksburg, nul esprit militaire ne peut ignorer que la situation confédérée est désespérée.
Pour le public, ça ne deviendra évident qu'en 1864, avant la prise et le sac du symbole suprême : Atlanta.

 

Mais les esprits, eux-mêmes sont différents. Il y a aux USA, un esprit unioniste puissant, qui anime même le cabinet Buchanan (démocrate), qui essaiera dans le laps de temps entre l'élection et la prise de pouvoir de Lincoln, de réduire politiquement la sécession.

 

Aujourd'hui : s'il existe encore des milices, celles-ci n'entendent absolument pas défendre le gouvernement fédéral, mais aurait plutôt l'intention d'en découdre avec elle, et certains, d'ailleurs ne se privent pas de titiller certains agences fédérales.

 

la crise actuelle, n'est donc absolument pas comparable avec celle de 1861-1865, crise dont l'union sortie renforcée. Aujourd'hui, le désamour, le naufrage économique, en l'absence d'un Roosevelt, sont éclatant.

 

360 000 soldats de l'union sont morts pour leur pays, je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui, l'union disposerait de soldats pour taper sur leurs concitoyens. Les autorités peuvent disposer d'une police, mais pas plus.

 

On peut donc citer le LEAP 2020 :

"1. La paralysie institutionnelle US et la dislocation du bipartisme traditionnel
2. La spirale économique infernale US: récession/dépression/inflation
3. La décomposition du tissu socio-politique US"

 

En réalité, on peut voir l'échec économique d'une dictature politique, assise sur "un parti unique à deux branches".
D'ailleurs, si Obama apparaît comme un personnage très médiocre, il est lui-même poussé par les faits, dans une voie "gorbatchevienne", voulant s'arranger avec l'Iran et la Russie, contre ses propres cercles de pouvoir, ceux-ci d'ailleurs n'arrivant même plus à impressionner leurs différents vassaux (pudiquement appelé "partenaires").

 

Il n'y aura pas de "reset" des USA retrouvant miraculeusement l'équilibre extérieur par l'effet d'une exploitation plus intense de son sous-sol. C'est l'espoir de trouver une mine d'or !

En réalité, le schéma des USA est tel, que, quelque fut sa production d'énergie, ses besoins, manipulés par les majors, sont tels, qu'ils ne seront jamais satisfaits.

 

Et puis, il y a un élément fondamental du système économique mondial, ce sont les déficits extérieurs, US, Anglais, français, espagnols, mais aussi turcs.
Et la petite contraction avait entraîné le monde économique par le fond en 2007-2008.

PIB-mondial.png

 

On voit l'effet sur l'économie d'un déficit passant de 60-70 milliards de USD par mois, à 30, et la "reprise" le refaisant passer à 50...

commerce-exterieur-US.jpg

Le "corrigé des prix" est d'ailleurs intéressant : on vend presque tout autant aux USA, mais ceux-ci pressurent leurs fournisseurs...

On voit donc, que la situation n'est absolument pas tenable à terme... Et que les "BRICS" auront beaucoup de mal à survivre au coup de tabac...

La comparaison exacte, je pense que c'est donc bien la crise de 1314-1374, qui culmine en 1348. Et voit la population littéralement s'évaporer...

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