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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 10:20

L'hypermarché ne fait plus recette. Les grands distributeurs actent leur décès. On va les réduire, et sans doute au terme, on trouvera un concept génial : l'épicerie de quartier, 100 M2 maxi, un tous les 200 mètres.

Et on liquide carrément certains rayons, désossés par la vente en ligne. Il ne leur restera que l'alimentaire, en vrac.

Aux USA, pays phare et qui nous précède, 33 % des centres commerciaux devraient pieusement décéder sous peu. Ils pourraient y loger leurs sans abris, p'têt ? Comme ils sont perdus au milieu de nulle part, ils n'embêteraient personne. Les parents pourraient raconter aux enfants qu'avant, quand ils avaient un boulot, c'est ici qu'ils venaient faire leurs achats, dans des hyper remplis...

Le gamin, lui, il restera incrédule, en disant que le vieux radote, que tout le monde sait qu'on va chercher la bouffetance à l'église du coin, et demandera : "c'est quoi, un travail ???"

On voit que le fret interne aux USA capote, mais on nous annonce que les porte-containers voient leurs surcapacités se réduire, enfin, pas toutes.

Les navires compris entre 7 500 et 11 000 EVP (équivalent vingt pieds, soit un container) voient leurs disponibilités se réduire (regain d'activité) et le nombre d'inoccupés est passé de 17 à 8, en dessous, c'est déjà moins flamboyant ( l'excédent sur les EVP de 5300 à 7500 est passé de 19 à 15), mais en dessous, c'est la débandade. 54 navires inoccupés, dont 34 désarmés (dans la catégorie des 4000-5300), et toujours, la question des coûts et du carburant.

Le BDY (baltic dry index, ou indice du fret de la mer du nord), se traine autour de 1100, ce qui veut dire que l'affrètement, aussi, est une activité caritative.

Donc, Rotterdam continuera à fonctionner, un peu, tant que son hinterland n'aura pas entièrement crevé.

Mais on peut noter l'acte de décès, déjà annoncé, de la bouffonnerie appelée "globalisation", ou mondialisation, en français. Et c'est à cela que le marquis de belle gueule veut nous préparer...

 

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 09:05

Il est des permanences et des ruptures dans l'histoire. La SNCF a du mal à recruter des conducteurs de trains.

Il lui faut des personnes ayant vue et ouïe parfaite, et surtout, n'ayant pas de consommation de psychotropes et d'alcool.
Le même problème avait été décelé dans les années 1930.

L'industrie aéronautique française avait du mal à recruter. Il y avait trop de poivrots. C'était, là aussi, rédhibitoire pour une industrie qui demandait concentration et précision.

Sans doute, la SNCF a t'elle rajouté sa touche personnelle, en fermant les centres de formation, le recul de l'âge de la retraite n'ayant pas eu les effets escomptés.

Sans doute aussi, les exigences en matière de recrutement se sont elles accrues notablement. Je me souviens d'un bar qui servait de quartier général à du personnel SNCF, et la consommation d'eau se limitait elle à mouiller -un peu- le pastis, y compris pour les conducteurs de train, dont la consommation d'eau ne semblait, pas, à l'époque, une vertu cardinale.

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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 15:21

Voilà un petit schéma qui en dit long. Les arrestations à la frontière mexicaine ont chuté de 80 %. Les hispaniques ne sont plus guère tentés par l'aventure aux USA. Bien sûr, il reste des attardés, qui n'ont rien compris au film, comme les dirigeants politiques, d'ailleurs.

Les pays occidentaux cessent d'être, peu à peu, des pôles d'attractions, à tous les niveaux. Et quand ils le restent, c'est paradoxal. Les riches chinois font subir à l'empire du milieu une hémorragie monétaire sans précédent... Pour acheter de l'immobilier aux 4 coins du monde, un immobilier dont ils font flamber les prix, mais qu'ils laissent tomber en ruine souvent.

Moller Maersk est en train de prendre le bouillon : "perte de 1.94 milliards de dollars, contre un bénéfice de 791 millions pour 2015". Le transport maritime, c'est pourtant l'activité phare de la mondialisation. Et Moller Maersk, le premier transporteur. S'il était simplement devenu, "trop gros" ? Trop gros pour ne pas mourir ???

Un train a rejoint Londres, en provenance de Beijing. Il était chargé de marchandises, il est revenu vide. Comme les porte-containers. Ils reviennent d'Europe ou des USA, vides, parce qu'il n'y a pas de fret en quantité suffisante. Vu les déficits commerciaux, ça se comprend.

L'agenda mondialiste se brise sur l'épuisement géologique. Et le train lui même, ne sera rentable que s'il transporte suffisamment de marchandises, sinon, la nouvelle "route de la soie", fermera aussi. Et on retombera sur le paradigme ancien, on n'importera que les choses suffisamment précieuses qu'on ne produit pas.

La mondialisation est assise sur les transports, et ceux-ci dépendent à 99 %, du pétrole.

Les rebonds observés dans le commerce chinois sont ils simplement l'effet des dévaluations, et la hausse mécanique qu'elles entrainent en Yuan ou est ce simplement un rebond technique ? Sans doute les deux. En tous cas, avec cet autre chiffre, on voit quand même une certaine volonté de manipulation.

Donald Trump veut ressusciter le paradigme mourant du pétrole abondant. Au moins a t'il eu mérite, celui de poser le problème, et c'est bien sans doute, le seul homme politique qui l'ait fait.

Après, il va falloir regarder mourir les activités complexes, mais déclinantes de nos sociétés. Veaux, vaches, cochons, couvées, les emplois à haute rémunération, les soins médicaux, le tourisme, l’université, les déplacements, chauffer une maison de 250 m2...

En réalité, c'est une certaine médecine, qui est appelé à disparaitre. les déplacements, dont le tourisme, ont toujours existé, mais c'est à pattes qu'il devra se faire, comme au XVI° siècle. Quand à chauffer une maison ? Le commerce des peaux était florissant avec la Nouvelle France. Pour la bonne raison que le chauffage était inconnu.

C'est une vision du monde qui va peu à peu disparaitre. Avant 1945, personne n'était traumatisé par l'absence d'aviation commerciale.

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:30

"FNTR Rhône-Isère : "Les entreprises ont besoin de lisibilité, de stabilité et de confiance"" Rien que ça ? Ce genre de denrées est en rupture de stocks en ce moment, où du moins, en rupture de stock d'optimisme.

La lisibilité, c'est que tout va de plus en plus mal.

La stabilité, c'est dans le rythme du déclin,

et la confiance, c'est que moins bien qu'hier, et mieux que demain. D'autres questions ? Bien sûr, cela peut s'accélérer.

Comme je l'ai dit, l'activité transport, c'est largement ou du caritatif, quelque soit la sorte de transport, un secteur qui vit dans un endettement chronique, de plus en plus important, parce que dans aucune de ses composantes, il ne dégage la moindre rentabilité.

Il est très marrant de voir que tous les responsables n'ont en rien compris l'époque actuelle.

A côté de cela, on voit les chantres et les profiteurs de la "société ouverte", se préparer leurs bunkers.

Tout cela relève de la psychiatrie.

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 08:58

Les fins d'empire se ressemblent toutes. Depuis plus de deux siècles, on vit dans la mystique des grands travaux.
Au départ, effectivement, on a vu de grandes retombées. Les plus grandes sur les économies locales ont eu lieu sous Louis XV.

L'espace français a rétréci fortement, avant que le mouvement à partir de Louis XVI devienne vraiment palpable de manière importante, bien avant le chemin de fer, qui a encore accéléré le mouvement.
Mais le chemin de fer, lui même n'était pas exempt de tares. Des villes ont disparues parce qu'il les ignorait. En Russie, le tsar, excédé par la querelle de deux villes pour le tracer du chemin de fer, traça une ligne à égale distance l'une de l'autre.

Un petit livre noir des travaux inutiles est paru. j'ai abondamment traité le sujet des projets farfelus, surtout faits pour flatter l'égo des politiques locaux, avec la complicité d'une population abusée. On dit que c'est "pour l'emploi", vache sacrée.

Mais la dépense inutile ne crée pas d'emploi. Elle en détruit ultérieurement. Notre Dame des Landes veut remplacer un aéroport qui tourne à 17 % de ses capacités.

Chez moi, je vois encore un peu construire de l'immobilier, certes loin de la fièvre de 2000-2007. Mais pourquoi faire ? Dans chaque ville ou village, c'est par centaines de logements, qu'il y a de l'immobilier à vendre. Toute construction neuve est une stupidité économique globale.

J'ai souvent aussi parlé de la méridienne, l'autoroute utile aux parisiens, seulement, mais parisiens qui l'évitent plus qu'ils ne l'utilisent. Elle passe dans une densité de population de 15 habitants au km2,contournant soigneusement les endroits où elle aurait été utile, c'est à dire les chefs lieux de départements.

Aujourd'hui, renversement des paramètres. Les grands travaux n'apportent plus de retombées, mais des embarras. On a vu le cas avec le Japon, empêtré depuis 30 ans dans ses grands travaux. Cela a fait bondir son endettement, avant de détruire sa monnaie, pour des retombées inexistantes. Parce qu'il n'y avait pas de bénéficiaires de ces travaux, ou des bénéficiaires seulement en nombres marginaux. Pas la peine de tracer des routes ou de reconstruire un pont, là où il n'y a personne.

Et ce mouvement est désormais profond. Chez moi, on entend souvent des phrases du genre : "Pourquoi vous voulez goudronner ici, dépenser 300 000 euros, ils sont 6 ?"

Quand aux Partenariats Publics Privés, c'est toujours de la dette, mais cachée sous le tapis. Une location -chère-, au lieu de paiement d'intérêts et d'amortissements de la dette. On est arrivé au point où la seule chose qui vaille c'est l'entretien de l'existant, et au peaufinage de certains investissements.

Pendant ce temps là Clinton essaie de fomenter sa petite révolution orange perso. Abrutie déphasée, qui ne comprend plus son époque, parasite d'un plant malade, et qui ne peut se développer que sur lui.
Candidate de Prisunic.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 16:49

Le métier le plus répandu, aux USA, celui de conducteur de poids lourds, est en crise profonde, pour le 20° mois consécutif.

Depuis l'année dernière, les commandes de poids lourds, de classe 8, ont baissés de pratiquement 50 %.

Signe évident, de reprise économique, de plein emploi, et de commandes qui se bousculent. J'ai bon là ? Je peux postuler au Monde ou au Figaro ???

Bien entendu, cette reprise se concrétise par un prix du fret qui se vautre :

“It’s clear that overcapacity has driven down pricing.” "Il est clair que les surcapacités ont fait baisser les prix".

Les commandes devraient encore baisser de 17 % en 2017, et le niveau de la crise de 2009 est atteint.
Pour mémoire, cette crise est encore plus grave qu'il n'apparait. Le trafic poids lourds dépend de flottes dont le prix d'achat, par lots, est au ras des pâquerettes, et souvent, égale à une voiture de cylindrée moyenne.

D'ailleurs, la rentabilité en Europe pour les transporteurs ne se situait pas sur l'activité elle même, mais sur la revente, à des prix supérieurs aux prix d'achats, à des transporteurs indépendants, qui eux, payaient plein pot. Le bas de la chaine alimentaire, qu'on fait travailler, quand on a du surplus, et qu'on laisse crever de faim, quand on en a plus.

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 20:03

Finalement, l'aéroport Notre Dame des Landes a des chances de ne pas se faire. Il faut dire qu'il y a 50 ans qu'il aurait du se faire, et qu'il n'est toujours pas là. La plupart des régions françaises envie la Loire Atlantique, qui n'a pas su se créer un gouffre à subvention sans fond.

Le  respect de la légalité de nos élites étant de plus en plus inexistant, désormais "le rapporteur public devrait demander l’annulation « totale ou partielle » de certains des arrêtés préfectoraux permettant le démarrage des différents chantiers."

En même temps, on s'est posé des questions, dans certains cercles, sur un pantouflage.

Sans même parler de corruption, ce qui me semble douteux,  je préfère penser à un personnage déphasé, croyant oeuvrer pour le bien public, et finalement, n'ayant pas de capacité d'analyse suffisante.

Trop "classe dirigeante", trop âgé, trop formaté, même de manière inconsciente, pour n'avoir connu que l'ère de l'abondance énergétique, pour imaginer autre chose. 

Et puis, il est toujours plus facile et moins cher d'acheter de manière subtile des gens qui refuseraient avec indignation des mallettes pleines de billets. 

Que ce soit le TGV est, ou NDDL, les deux seront des gouffres financiers. Parce que simplement, il n'y a pas ou il n'y aura pas le volume suffisant. Et que l'époque de la contraction énergétique est arrivée.

Développement du trafic sur Nantes ? Avec quelle population ? Il y a déjà 14 aéroports qui existent dans la région, un seul n'est pas moribond. Avec quel kérosène supplémentaire on alimente le trafic et on le fait passer à une dizaines de millions de passagers ?

Visiblement l'étude de marché a été inexistante.

Jusqu'à maintenant les grands travaux avaient toujours bien fini. Ils avaient trouvé une utilité. Mais parce qu'ils concernaient d'abord les endroits où une activité préexistante importante y était. Mais pour les aéroports, la mayonnaise n'a jamais pris, dans la plupart des cas. C'est la plupart du temps, des lieux désertés.

Pour les trains, c'est bien de vouloir transporter rapidement, combien de passagers ? La compagnie PLM (Paris Lyon Marseille) a été la dernière à être nationalisée, parce que c'était la seule ou la plus rentable, dans un lot de compagnies où aucune ne l'était. C'est sur son tracé qu'a été lancé le TGV, et c'est autant le trafic déjà existant que le progrès technique qui a été la clef du succès.

De plus, faut il le noter, toute la législation existait pour le cas NDDL. On peut penser donc qu'il faudrait que les autorités représentant l'état apprennent à lire. Et les appliquent.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 07:33

A l'UMP on aimait bien les 35 heures. On aime bien les 35 heures. On dit toujours que c'est la faute des 35 heures.

A dans mon oreillette, on me dit que ce n'est plus l'UMP, mais "les républicains". Enfin, moi, je préférerais "les oligarchiens".

Mais pour les 35 heures, c'était, et c'est la langue de bois.
Langue de bois aussi pour les licenciements Eurostar. c'est la faute au Brexit, qu'ils disent. 80 emplois qui partent pour cause de Brexit qu'ils disent.
Bien entendu, la suppression n'est aucunement liée à ça.
Simplement des trains qui peuvent voiturer plus de personnes, entrainent une baisse de cadence, cause interne, et dépression économique, cause externe.

Et surtout, les chemins de fer ont une fâcheuse tendance : les passagers ne sont pas le fret principal. C'est systématiquement déficitaire. La seule chose aux temps historiques, qui aient pu rendre bénéficiaire le réseau ferroviaire, c'est le pondéreux, à savoir, le charbon, et quelquefois, le minerai de fer.
Pourquoi ? Simplement parce que c'est un fret constant qui peut rouler jour et nuit. Et qui roule jours et nuits. Surtout la nuit, c'est moins cher... Question de tarifs et de rotations. Comme il existe moins de trafic, les trains transportant le charbon sont plus nombreux.

Pour les voyageurs, il y a des pointes, liées à la physiologie de l'être humain (la nuit, il dort), pour les récoltes, c'est pareil. Le reste est insignifiant.

Quand à l'effet du Brexit, nul ne peut le dire. Je rappellerais une petite histoire irlandaise. Pendant longtemps, la ligne Belfast - Dublin a été une voie très profitable. On l'appelait le "smugglers'express". La ligne des fraudeurs ou des contrebandiers. Il me semble qu'on les ait aussi surnommé les "smurfs" (schtroumpfs).

Des passeurs professionnels passaient nuits et jours sur la ligne pour basculer d'un point à l'autre, les produits aux différentiels de prix importants.

Loin d'avoir été pour cette ligne, une malédiction, la partition de l'Irlande a été synonyme de plus de 70 ans de prospérité, les contrebandiers protestants et catholiques avaient eu tôt fait de saisir les opportunités, nombreux, ils furent une vraie manne pour le chemin de fer.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 12:28

Le dernier qui m'a bien fait rire dans l'automobile, c'est ce dirigeant de General motors qui disait que les gens se foutaient de ce qu'ils mettaient dans leur automobile.
ça prouvait qu'il était lui même SDF (sans difficultés financières), parce que, pour beaucoup de gens, ils regardent ce qu'ils mettent dans le réservoir, parce que Monsieur américain moyen, honnêtement obèse, honnêtement surendetté, il n'a pas 400 $ devant lui.

Carlos Tavares fait dans le comique troupier : "Les besoins de mobilité n'ont jamais été aussi forts" .

(Avec, en filigrane, on s'en occupe). Seulement, avouer des notions comme plafonnement des ressources mondiales et baisse de celles-ci, ça veut dire que leurs industries sont condamnées, à très court terme. Aux siècles anciens, on se déplaçait beaucoup. A pieds.

les hommes ont toujours eu le goût du voyage. Seulement, pour l'instant, le pétrole est excédentaire. Pour combien de temps ?

Autre comique troupier, les questions sur le diesel, et le point de vue gouvernemental, qui veut réduire celui-ci. Le seul hic, c'est qu'un pétrole, ça donne une part incompressible de produits lampants, allant de 20 à 35 %. Donc, le diesel n'est pas mort. Sinon, on en fait quoi du gazole ? On s'en sert pour le chauffage ? ça se bouscule pas sur ce créneau, non plus.

96 % de l'énergie qui sert à se déplacer c'est du pétrole, et sur les modes de déplacement, c'est souvent non échangeable, entre qualités de produits pétroliers.

C'est de la merde infâme qu'on brûle sur les navires. Loin de la qualité qu'on voit sur les avions et les voitures.

Ailleurs, on voit poindre une inquiétude et un constat :l'automobile européenne n'a pas effacé la crise de 2008. On se gargarise des flottes d'entreprises. Ces gigantesques flottes à prix en dessous de tout ? Et oui, on peut pas avoir le volume et le prix...

Pic de l'automobile aussi, dans les pays développés. Il se vend autant de modèles à moins de 2000 euros, que de voitures neuves. Dans ce créneau des voitures neuves, c'est Dacia qui voit sont acheteur être en moyenne le plus jeune (55 ans...).

Il faut dire aussi, que la bagnole c'est formidable, surtout dans les bouchons et quand on ne peut plus se garer (pardon encore à Ivan illich pour cet emprunt).

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 07:23

Nouvel accident de chemin de fer aux USA, émission en France sur le rail. Avec le même leitmotiv, à savoir le défaut d'investissement.

Les lignes, ça s'entretient, et les dépenses de com seraient sans doute mieux affectées à rénover quelques centaines de kilomètres de voies. Là aussi, c'est la dépense de prestige, le TGV entre autre, la source du problème.

Le TGV, ça claque, ça fait l'info. On le voit à la télé. C'est la seule chose qui est regardé par les hommes politiques, l'impact médiatique.

Mais sont coupables aussi les tribunaux français, qui condamnent les responsables à des clopinettes. Quel coût pour un accident comme Brétigny sur Orge ? Négligeable. Quelques millions. La bonne réponse, c'est que plus la faute est lourde, plus les dommages et intérêts doivent être lourds. Pas simplement, "réparer", les dommages.
Quand les grandes compagnies seront condamnées à des dommages se chiffrant en milliards, ils y réfléchirons à deux fois, avant de distribuer du dividende à tous va, ou se livrer à des dépenses de prestiges, parce qu'en France, Chaque région veut "son" TGV, comme chaque région veut "son" aéroport, et... Vous pouvez compléter la liste.

La notion "d'investissements utiles", a tel un sens pour les décideurs.

Et le problème ne concerne pas que le rail. Les routes sont aussi entretenues à minima, et dans beaucoup d'aéroports US, ce sont les équipements des années 1950 qui fonctionnent encore...

Les sénateurs viennent de revenir sur terre : "geler pendant une quinzaine d'années le financement des nouveaux projets de lignes à grande vitesse" (LGV) pour "donner la priorité à la modernisation des réseaux existants ".
Mais, le noeud du problème, c'est encore abolir la loi de 3 janvier 1973, sur le déficit public. L'état, par cette loi, organise sa propre insolvabilité, au grand bénéfice des banques. Et à la grande déroute de l'entretien des infrastructures.

La dette est virtuelle, et s'effacera d'un coup. Les infrastructures, c'est du réel. c'est la différence entre la richesse, et la monnaie. A maintes occasion, la monnaie se liquéfie et perd toute valeur. On n'a jamais vue une voie de chemin de fer se liquéfier, sauf sous l'impact d'une bombe de très forte puissance...

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