Gaspillage...
18 Juin 2014 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique
On nous dit le gaspi est là, il faut aller le chercher. On accuse les autorités locales de le promouvoir, voir de le générer.
En réalité qu'en est il ? Vous prenez un village, plus ou moins rural ou même rurbain, une famille arrive, et si les enfants sont en bas âge, la question première est celle-ci : "Elle est où, la crèche ? "
Il faut avoir un maire solidement implanté et sûr de lui pour qu'on leur réponde : "il n'y a jamais eu de problème ici pour faire garder les enfants".
De même, les budgets de fonctionnement flambent, par rapport à 2000. Mais la bonne réponse, quelle est elle ? Gabegie, ou alors, qu'on a beaucoup construit, étalé la commune, et changer son format ?
Dans beaucoup, justement, de petites communes, il est clair qu'on est passé de services "gratuits", ou peu onéreux, souvent remplies par ces autorités politiques élues, à un format supérieur, où la bonne volonté et le fait que chacun savait tout sur tout, est passé.
ça a ses avantages et ses inconvénients. La caste politique d'ailleurs, ne correspond plus au format d'antan. Maire était un titre de gloire, mais gratuit. Je me souviens de tous les actes d'état civil qu'a signé un de mes ancêtres. Il signait avec gloire "Propriétaire, Rentier et Maire" (tout en majuscule).
Aujourd'hui on a un Jack Lang trouvant normal ses 9000 euros par mois. Le service com de Valls n'existait pas naguère. Le service com d'un maire, c'était lui. D'ailleurs, vu son efficacité, il pourrait tirer la chasse dessus.
Le même qui se plaint des impôts locaux sera le premier à aller demander des subventions à la mairie...
Il y a d'ailleurs une chose qui échappe visiblement à tous ceux qui comparent sempiternellement la France aux autres pays européens, c'est la taille et la densité de population. Beaucoup de communes rurales sont dépeuplées, mais les fusionner ferait sans doute augmenter les dépenses...
D'ailleurs, comme je l'ai déjà dit, le problème est pris à l'envers. Le système néo-libéral, pour tenir, a besoin quand même, d'une assise populaire. Il l'a crée dans les années 1970, en embauchant en masse des fonctionnaires, et par l'existence de retraités, les deux catégories étant, d'après moi, les "cosaques sociologiques du régime", votant bien, c'est à dire UMP et PS, et quand ils font preuve d'audace, passant de l'un à l'autre...
C'est à dire que la dérive ne se situe pas dans les autorités politiques, mais dans la politique économique. Devant un chômage de masse, il est devenu très difficile de dire non.
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