Attentats, guerres, et perspectives Westphaliennes...
15 Novembre 2015 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique
On nous dit que nous sommes en guerre. Ah bon ? On n'y était pas déjà, depuis un bon moment, et on n'a pas fait plus de 150 morts, largement plus ?
Mais, c'est comme les popofs dans un avion, ça compte pas ?
On bombarde allégrement l'Afghanistan, l'Irak, la Syrie, on éduque avec des missionnaires bottés le Mali et quelques autres, on fourni des armes à Al Qaeda, pour renverser Bachar El Assad, le "Tyran", et on ne fait pas la guerre ?
Si, on la fait, férocement. Alors, moi, comme le lecteur cité, ce qui m'a étonné, c'est que justement, une poignée de suicidaires ne viennent pas faire un carnage bien avant. C'est d'autant plus facile que la population est désarmée.
Introduire une dizaine de types, des AK47 et quelques cartouches, avec des explosifs, ça n'a rien de sorcier. Surtout avec le nec plus ultra des frontières ouvertes à tous vents, et à la garde du plus laxiste. C'est vrai, à la limite, les grecs se foutent des migrants : ils ne font que passer. Comme les italiens jadis. Cela n'a posé un problème que lorsque les migrants ont voulu rester...
Alors, quand on a signé les traités de Westphalie, on faisait plusieurs choses. Vainqueur et vaincu s'asseyaient à la même table, et discutaient. Ils discutaient et négociaient les termes de la paix, pas d'égal à égal, parce qu'il y avait un vainqueur qui avait avancé, et un vaincu qui avait reculé, mais la négociation permettait d'éviter de l'humilier, et permettait de limiter la casse, et faire en sorte que le négociateur revienne à la maison en disant qu'il avait pu arracher quelque chose, ce qui en faisait un défenseur du traité.
Ne pas humilier, c'est gratuit, et par contre, humilier, ça peut coûter gros.
Les paix de 1814 et 1815 ont duré. On n'avait pas humilié la France vaincue, et à peine écorné ses frontières de 1791.
La guerre américaine et occidentale, formée à l'école des guerres indiennes est une guerre d'attrition. Elle ne cesse que lorsque le reste de la tribu vaincu se soumet totalement, à un diktat. Quand des tribus indiennes numériquement réduites, et encore plus réduites à la fin de la guerre se soumettait, ça ne posait plus de problèmes.
L'Allemagne et le Japon de 1945 ont été aussi victime de l'attrition, d'abord du nombre, ensuite de l'industrie.
Le problème avec ce genre de guerre a commencé avec le Viet Nam, où les ennemis, en pleine croissance démographique pouvaient reconstituer sans peine leurs effectifs (sauf ceux des cadres), même avec des pertes très importantes (en 1975, on parlait de 15 millions de morts pour les deux guerres) avec une natalité de combat, et dont l'industrie, celle de l'URSS qui la ravitaillait, et celle des USA, qui leur arrivaient par des vols, ou la corruption était totalement hors d'atteinte...
Alors, oui, on ne peut que penser aux victimes, à leurs familles, partager leur peine. Et penser que nos gouvernants sont de sacrés tarés.
Quand à moi, je ne me suis jamais senti Charlie, je ne me sens pas Paris. Je préfère me sentir Zaïtsev. Entre faire le boucher le le veau, mon coeur ne balance pas une minute.
Un et une ministre nous dit de nous habituer ? Ils sont là pour quoi exactement ? Pour faire beau ? A servir de trophée dans un dîner de C...S ?
Newsletter
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Pages
Catégories
- 2321 Politique
- 1957 Energie
- 1874 Actualités
- 1472 Economie
- 606 Chronique de l'effondrement
- 447 Immobilier
- 290 transport aérien
- 133 transport terrestre
- 112 pandémie
- 109 Polémique
- 106 politique
- 92 transport maritime
- 74 energie
- 60 economie
- 37 Faits divers