Gas-pillage...
Le gaspillage est multiple.
Tout d'abord, un gaspillage de temps et de -manque- d'énergie, "Selon une étude du cabinet Perfony, les cadres passeraient en moyenne seize ans de leur vie en réunion". En réalité, l'article est bien trop indulgent. La transmission d'information est d'abord une culture d'entreprise. La non-transmission est aussi une culture d'entreprise.
La réunion, c'est simple, il y a un type qui travaille beaucoup, un autre, un peu. Et le reste qui fait rien, et qui s'em.. s'ennuie, sans rien écouter et en ayant rien à battre. Mais c'est culturel. le cadre réunionite, même si cela ne sert à rien, pire, est nuisible et sans aucun intérêt.
De plus, réunir des gens qui souvent se détestent, médisent ou se méprisent, ce n'est guère une solution à quoi que ce soit, et multiplie les chausse-trappes.
Sans compter, bien entendu, le nombre de placards dorés destinés aux cadres, et jamais aux autres. Simple serrage de coudes d'une catégorie sociale, sans intérêt économique.
La réunion est finalement, la forme moderne du moulin à vent chargé par Don Quichotte. Inutilité maximale, et suffisance encore plus maximale. Par contre, compétence minimale.
Pour contrer le gaspillage, certains préconisent le bidonville. En oubliant, bien sûr, qu'une concentration de 300 000 habitants au km2, ça bouffe, même peu, ça consomme de l'eau, même peu; ça produit de la merde (beaucoup), et d'autres choses.
"« L'hygiène n'y est pas décente, mais leur agencement calque le modèle des villes durables : compactes, denses, piétonnes, aux rues étroites et ombragées, mélangeant habilement emploi et habitat dans un espace public partagé entre tous qui solidifie les liens sociaux »"
Sans compter, bien sûr, dans ce genre de niaiserie, un petit leg du passé. Le jour où une pandémie d'importance prend son envol, elle y aura de quoi croquer allégrement. Bien entendu, celle-ci n'est pas pressée. Il lui suffit d'attendre que le dîner soit prêt.
"« Sans énergie, pas d'eau potable, pas de transport, pas de cuisson, pas de chauffage ni de lumière dans les maisons, les écoles et les centres de santé, pas de communication et encore moins d'hygiène »".
Nous y voilà donc, à la question de l'énergie. Si l'énergie consommée est faible par tête, 300 000 habitants au km2, ça fait quand même beaucoup. Et aux 300 000 habitants, il faut amener la nourriture, et tous les fluides. La concentration, en elle même, coûte une énergie folle.
Même si, comme on l'a vu dans certains reportages, les trains hindous, ont recrées l'impérial, mais sur le toit...
Le bidonville, lui même, n'est possible qu'avec la civilisation du pétrole. si l'habitat limite existait et existe de tous temps, la taille de celui-ci est directement imposée par l'énergie disponible, et la question n'est pas, finalement, dans le bidonville. Le bidonville est l'habitat des pauvres, qui structurellement ont beaucoup moins de besoins : pas de voiture, pas de douches tous les jours, la loupiotte suffit, souvent désormais existe la télé, mais structurellement, le pauvre dépense beaucoup moins d'énergie que le riche.
De plus, l'habitat informel, voit aussi exister un pouvoir informel, le caïd, le gang, auquel, il faut adhérer ou payer sa dîme, comme dealer, sicaire, ou tondu.
Quand à la difficulté à comprendre de certaines grosses têtes, elle est phénoménale. Certains ont du mal à imaginer que demain ne ressemble pas à hier. Et la cause ? La chute de l'EROI et DU TRE français (Energy return on energy invested ou taux de retour énergétique). On discutaille, comme si c'était un choix, d'adhérer au renouvelable, ou de rester au nucléaire.
D'abord, les centrales, elles sont vieilles, rapiécées, et pas fiables, et ensuite, toutes les énergies faciles ont été exploitées.
Quand Drake fit creuser son premier puits, il fit appel à "oncle Billy", un puisatier, et le TRE n'était sans doute même pas de 1 pour 100. En effet, la pelle la pioche et tout le matériel d'oncle Billy avait simplement été fabriqué avec du renouvelable, du bois, et le charbon lui même ne dépassera le bois aux USA comme source d'énergie que dans la décennie 1880.
Le paysan du delta du Niger, dans les années 1960, lui aussi, n'avait aucun mal à creuser à 15 mètres, avec des outils classiques. Puis il a fallu descendre à 50 mètres. C'était déjà plus compliqué pour le puisatier. Puis à 100 mètres. Là, on change d'échelle, il faut du matériel. Puis à 500 mètres. Il en faut encore plus. Puis à 1500 mètres.... Puis, puis, puis... jusqu'à l'offshore...
Et le TRE qui était à 1 pour 100, passa à 5 pour 100, puis, à 10 puis... dans le pire des cas, il est à 100 %, dans le cas de certains éthanol. On change du combustible solide, en combustible liquide.
Les prix du pétrole ont été de plus en plus élevés. Les prix ont donc écrasés l'économie. Et l'effondrement de l'économie écrase à son tour les prix du pétrole...
On est donc bien à la crise en LLL.
"Les effondrements les plus grands sont plus méchants que les plus petits". Nous dit Orlov. C'est vrai. On peut haïr son ennemi, l'histoire est pleine de ces exemples, encore vivaces. Mais quand l'ennemi s'effondre, cela peut vous causer beaucoup de problèmes et causer votre propre effondrement.
Quand à l'effondrement, il est réel et masqué. Il n'est pas indifférent, que le brut saoudien soit désormais un pétrole extrême, même s'il est un pétrole classique. Les saoudiens ont du construire leurs propres raffineries, pour traiter un pétrole difficile à vendre, parce que trop soufré, trop plein de tout...
D'ailleurs, le torchon brûle, de tous côtés. Les migrants en Europe, dont la vue devient de plus en plus insupportable à de plus en plus de gens, une tension Iran/ Arabie qui ne cesse de monter, une Chine dont on peut se demander si elle n'est pas passée directement du stade d'économie en croissance à économie en effondrement, des USA suspendu aux rébellions en cours, celle de Bundy et celle qui consiste à soutenir the Donald.
Rappelons que la guerre civile, là bas, a été précédée de conflits locaux, que seule le politiquement correct empêche d'appeler "guerres".