POINT DE VUE...
13 Avril 2017 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique, #Economie
"A moins d'avoir un troisième point de vue:
Avoir un état qui ne se mêlerait pas d'économie.
Un état qui ne grossirait pas jusqu'à étouffé toute initiative et tout élément productif.
Bref, un état qui se limiterait aux fonctions régaliennes."
Le seul inconvénient, c'est déjà que tout le monde n'est pas d'accord sur la définition du régalien, et qu'ensuite, c'est du jamais vu dans l'histoire.
On peut remonter à n'importe quel époque, le politique est toujours intervenu dans l'économique.
C'est, à l'heure actuelle simplement un slogan pour détruire l'état providence.
"D'entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime, et la loi qui libère."
Ce qu'un état n'a jamais su gérer, à toutes les époques, c'est le déclin des ressources.
Ne s'occuper que du régalien, c'est quoi ? Ecraser la révolte des canuts ? Parce qu'ils ne veulent pas crever de misère au travail ?
Toutes les puissances dominantes, d'après Braudel, sont issues de la collaboration entre pouvoir politique et pouvoir économique.
Le problème essentiel depuis quelques décennies, c'est que le pouvoir économique ne veut le pouvoir politique que comme simple appendice.
Et qu'il a souvent oublié son point de vue, qui était le sien, 70 ans plus tôt. Pierre Laval et son action sur les retraites dans les années 30 avait le soutien du patronat, effrayé par les rouges...
"Dans Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Adam Smith constate que les souverains abusent de leurs pouvoirs en voulant partir en guerre trop souvent, posant des problèmes de dettes souveraines trop élevées."
Ce point de vue est totalement cocasse, car les puissances dominantes le sont devenues pour avoir su gérer des dettes, parfois démentielles. La création de la banque d'Angleterre a été le substrat de la puissance britannique.
Le problème principal des fins de cycles, c'est que les gouvernants, achetés, incompétents, ou corrompus, ou les 3 à la fois, sont devenus incapables de juguler l'enrichissement des classes dirigeantes économiques.
"L'Economie, c'est l'art du choix, et tout choix est politique."
Construire une route, c'est un acte où il est difficile de faire la part du politique et de l'économique, puisque l'usage est conjoint.
Les chemins de fer aux USA (ou ailleurs) étaient un choix politique absolu, avec de grandes conséquences économiques.
La construction de NDDL est à la fois, un choix économico-politique. La perversion du genre, c'est que le politique local y voit un signe de virilité, que l'entreprise fermière, a ses rentrées assurées, mais que l'utilité économique globale ne sera jamais là.
Il n'y a pas de possibilité de séparer l'acte économique de l'acte politique. Ce que l'on veut, en disant qu'il faut réduire le rôle de l'état, c'est supprimer assurance chômage, pensions de retraites, et sécurité sociale. Bref, le retour aux années bénies de je ne sais pas quand, car même l'ancien régime régulait économiquement.
Lui aussi, il est mort quand la population a senti ou cru qu'il ne s'occupait que des riches.
Newsletter
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Pages
Catégories
- 2321 Politique
- 1954 Energie
- 1873 Actualités
- 1472 Economie
- 606 Chronique de l'effondrement
- 447 Immobilier
- 289 transport aérien
- 133 transport terrestre
- 112 pandémie
- 109 Polémique
- 106 politique
- 92 transport maritime
- 74 energie
- 60 economie
- 37 Faits divers