AUCUNE GENERATION N'A VECUE COMME LA PRECEDENTE...
16 Octobre 2017 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Immobilier
Il y a un truc qui est en train de devenir un boulet, et qui révèle les boulets existants dans la société.
Ce truc, c'est l'immobilier. Une bande de bredins jusqu'au trognon avait proposé de confisquer les terrains construits.
La connerie à ce point là, même le premier ministre a trouvé que c'était trop. Il a prié France Stratégie de s'occuper des réformes envisagées, au lieu de celles qui pourraient faire partir les chassepots. Déjà que celles envisagées sont loin d'être populaires...
Non, le président n'est pas le président des riches, il n'est que celui des très riches, et suivant le mot de Napoléon, "le cochon à l'engrais de quelques millions". Et visiblement, ça lui plait...
Avec ces quelques millions, le p'tit marquis de belgueule fait rire les très riches. Mais criser les pauvres, qui s'appellent eux-mêmes classes moyennes...
Parce que ce que proposait France Stratégie, ce n'est ni plus, ni moins qu'une confiscation/ Réquisition...
Si taper sur les pauvres, ça se fait sans risques, commencer à taper un peu sur les possédants, c'est à plus hauts risques politiques. Jouer avec les allumettes dans la réserve de poudre.
L'UNPI commence à trouver la taxe foncière saumâtre. Ils veulent une taxe unifiée sur le territoire national, parce que celle-ci sera la seule variable d'ajustement restante aux collectivités locales. Et que le goût pour les économies de celles-ci est très peu développé, et qu'en plus, les dépenses ont beaucoup d'inertie.
On a donc atteint les limites de l'autonomie locale. Les taxes varient de un mois (Paris), à 4, avec une moyenne de 2.3 mois de loyers...
Si on revoyait les bases, la dite taxe flamberait à Paris, dont la base, ancienne, des années 1970, renvoi à des années où les loyers étaient très bas...
Pour les propriétaires aussi, les exigences de Hulot sont délirantes. Sauf, si on habite dans les lieux où le marché immobilier est vraiment bas. Là, le propriétaire ne se pose même pas la question. C'est rénover, ou abandonner le bien.
Sans doute, aussi, Nicolas Hulot est un boulet, avec ses projets, mais sur le fond, il a raison.
Les propriétaires sont des rentiers, pas des investisseurs au sens premier du terme. Pas les investisseurs de pacotille de maintenant. Il faut mettre de -gros- capitaux, pour un rendement -petit- et aléatoire. Mais l'AIE appelle les états à renforcer les économies d'énergie, et jusqu'à nouvel ordre, ce renforcement va peser sur le bâtiment dans une écrasante part.
Hors, l'investissement avantage le locataire, et pas le bailleur. L'un paie, l'autre économise -un peu-.
Et on oublie, en plus, les fondamentaux. Construire, c'est miser deux siècles. Et visiblement, les "zinvestisseurs", ne sont pas dans cette optique. Sinon personne n'ayant un cerveau n'achèterait à Paris, Lyon ou Barcelone.
Barcelone, vous savez, c'est cette province si dynamique qui en a marre des pauvres. Mais qui risque de ne plus avoir assez d'eau pour le pastis.

Donc, le pouvoir, sape les moins pauvres, détenteurs d'immobilier.
L'effondrement économique, lui, s'il est avéré, n'est pas -encore- perceptible. Sauf dans certains endroits. On m'a signalé un studio à Saint Etienne. Etat neuf, refait. 20 000 euros.
Personne ne le voit, parce que personne n'a plus l'expérience des effondrements. Le dernier, court, de 1940 est désormais trop loin. La plupart des gens sont le nez dans le guidon. Et c'est là le problème.
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