PIC OIL : LE RETOUR DE GARCIMORE...
4 Décembre 2017 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie
Garcimore est regretté, lui.
L'Agence internationale de l'énergie, elle, on la regrettera pas trop. Mais elle a eu recours à la technique Garcimore (dire de ne tousser le matériel + taptap sur le sapeau).
Paf, on fait disparaitre, ni vu, ni connu, le pic pétrolier, et pour l'avenir, "on trouvera". C'est la foi, du pétrolier, plus du charbonnier...


Ou comment mentir sans en avoir l'air... Le pétrole conventionnel ? Envolé la chute de production, pourtant le WEO 2012, lui, l'avouait. Le reflux était certain. on était, en fait, passé par un maximum de 70 millions de barils jour...
On ne modifie qu'à la marge, par exemple en faisant passer la consommation 2040 de 108 millions de baril (2012), à 104,9 aujourd'hui. C'est dire, si en 23 ans, on peut modifier encore et encore...

Ah oui, en 2020, pour la projection 2001, on était à 122 millions de barils... Entre la projection 2000 et 2010, 30 millions de barils d'écart. Autant dire que les prévisions du WEO, on pourrait s'en servir aux chiottes, si du moins on ne dématérialisait pas tout. Moi, personnellement, j'ai une méthode beaucoup plus scientifique : je lis l'avenir dans une boite de maquereau à l'huile, et visiblement, je me trompe beaucoup moins...

A la lecture de ce tableau, extrait du WEO 2012, Il y a donc, bel et bien, un recul de la production de pétrole classique, qui devrait s'accentuer, étant donné la pénurie d'investissements. Les condensats, d'ailleurs, ont aussi sans doute mangé leur pain blanc. En même temps, c'est un aveu. Le gain de production ne peut provenir que de production de pétrole de schiste. Admettre que le reste puisse rester stable aussi longtemps est une gageure.
Si la consommation moyenne des automobiles aux USA remonte (elle était passé de 11.5 L au 100 à 9.2), à 9.4, cela signifie simplement que les écarts dans la société s'amplifient. Une partie vit comme avant, une autre survit.
En faisant l'impasse sur les années de 2000 à 2015, l'agence fait simplement une magouille de présentation, qui ne change rien à la situation. Les réserves, notamment au moyen orient, sont clairement surévaluées, et à mon avis, les réserves séoudiennes ne dépassent pas les russes.
La priorité reste toujours dans la réduction des besoins, notamment là où c'est facile et sans risque, l'immobilier, mais la volonté politique reste tellement en deça des problèmes que s'en est risible. On veut rénover 500 000 logements ? Il faudrait en rénover 2 millions. 500 000 c'est rien. 2 millions, c'est un objectif.
En même temps, on voit la gabegie que sont les grandes agglomérations, et l'absurdité de leurs prix immobiliers. Les prix immobiliers sont tellement chers qu'on ne voit pas l'utilité de la maitrise des charges, notamment énergétique, et qu'en plus, tout le monde est endetté jusqu'au cou.
Dans un monde où pourtant l'effet Sénèque a été constaté dans bien des secteurs économiques, on refuse de l'envisager pour le pétrole...
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