COURRIER DE LECTRICE...
Bonjour,
Euh... pour les femmes... ok! J'ai bien compris que sans Rambo, je ne vais pas m'en sortir... (Rambo s'il est un personnage de BD, pardon, de film, le poilu survivant de 14 n'avait rien à lui envier, et ils étaient quelques millions).
Mais il me semble avoir lu quelque part que 30 à 40% de la nourriture vivrière est produite par...des femmes. Monsieur restant avec les copains à boire le thé... (Effectivement, le jardin était et est souvent la création des femmes -enfin, pas toutes-, pour ce qui est du thé, ou autre chose, en occident, c'est fortement contrebattu par la pression fiscale, et le fait qu'il faut rapporter de l'argent, depuis la création de l'impôt au XIV° siècle. Si le noble se contente de la corvée, le curé de la dime, pour le roi, il fallait de l'argent. Cela reste vrai dans les sociétés sans états organisés, l'Afrique noire, notamment, ainsi que le monde musulman.)
Pour les soins apportés aux gamins et aux vieux... en grande majorité ce sont les femmes qui les prodiguent... je bosse 60 heures semaine.... je m'occupe de ma fille, je gère l'intendance de la maison même si je suis épaulée par quelqu'un qui vient faire le gros du ménage et que mon mari s'y met... un peu. (je n'ai pas dit que la femme ne s'en occupait pas !)
Je me chauffe au bois! première levée, je m'y colle... entre 6h30 et 8h30... j'aurai déjà fait une machine, conduis ma fille au collège, fais les lits, ranger la table du petit déjeuner.. Evidemment maquillée et pomponnée... une petite journée de boulot plus tard, je rentre à 20 heures après avoir géré ma fille qui revient sur mon lieu de boulot, j'ai cette chance! comme je suis patron... j'ai le droit! je vous passe les détails de la soirée... bouffe, vérification des devoirs, relessive, (enfin, là, c'est surtout la machine à laver qui s'en occupe) vaisselle...
je m'informe (merci Patrick) et dodo...tard! Ma mère travaillait, ma grand-mère indépendante financièrement, mon arrière grand-mère de même et je peux même en dire autant de mon arrière-arrière grand-mère... (d'une manière générale, n'oubliez pas de me relire, j'ai écrit que les femmes ont travaillés de tous temps...)
Après, franchement dans mon entourage, je connais pas beaucoup de mecs qui savent manier la machette et la kalachnikov avec beaucoup dextérité. (On peut faire connaissance ??? Ou alors, faites du tourisme chez les cosaques.)
Un ou deux chasseurs... pour le reste, je ne suis pas sûre que je serai en sécurité. L'insécurité, elle sera pour tout le monde sauf si on s'appelle Ragnar et Lagartha... Relisez ce que j'ai écrit sur les poilus de 14. Les habitudes, mêmes assouplies et assoupies en 50 ans, reviennent vite. Bon, je vous autorise à m'appeler Ragnar (qui c'est qui m'a reconnu ?).
J'ai écrit longuement, sur la fausse libération, et sur le féminisme. Tout ce que vous dites, ça a été le lot des femmes depuis longtemps. Les bourgeoises de la révolution voulaient déjà leur émancipation, les femmes du peuple se contentaient d'une émancipation réelle bien plus terre à terre, le prix du pain par exemple.
Giscard n'a fait aucun cadeau, il a simplement chargé la mule. En 1970, un salaire masculin était absorbé à 50 % par les dépenses contraintes, aujourd'hui, c'est 70 % d'une double activité.
Avortement, pilule, travail féminin, tout cela a été dans l'optique de crâne d'oeuf, le meilleur moyen de faire passer la meilleure compagnie de l'homme de son "oppression", par son mari, à son oppression (réelle), par son patron. Il peut même, souvent, se taper un droit de cuissage, sans assumer les conséquences.
J'ai juste jusque là ???
Je noterais aussi que quand le travail était pénible physiquement, les femmes n'y tenaient pas. On en a embauché dans les usines, mais elles y restaient peu. Seul le développement du tertiaire les a fait massivement rentrer dans la vie active.
Pour ce qui est de la famille, base de survie, avant, on parlait "d'alliance", entre un homme et une femme, et souvent, entre deux familles. Avoir des enfants, aussi, était la base de la survie, à long terme. Quand un état s'écroule, ou devient un état failli, épargne, lois, tout disparait. Il ne reste que ça. Là rentre en jeu la filiation, et la formation du groupe. Certaines femmes avec 2 enfants se considèrent comme des lapines. Mais se contenter d'un ou deux, ça reste, dans une société non fossile, suicidaire.
Donc, tout a été fait, non pour libérer, mais pour asservir et rendre dépendant d'une société qui peut collapser, à tout instant.
Comme je l'ai dit, ce n'est pas l'état qui empêche de rentrer chez vous, ce sont le père et les fils. On peut légiférer sans fin pour "libérer", les femmes, les enfants, les transgenres, les bis et les gays. Il reste que quand la société ne sera plus en mesure de les prendre en charge, ils mourront vite, les "libérés". Comme me l'avait dit un très vieux monsieur sur sa mère, comme elle était jolie et même très jolie, elle avait pu se remarier 4 fois (4 fois, elle était veuve de guerre), et donner à manger à ses enfants, de pères différents. Sinon, me disait il, elle ne s'en serait sans doute pas sortie... Et cela ne date que de l'entre deux guerres. Et d'un état providence moins généreux.
Cela dit, dans les années 1960, quand un notaire voyait un agriculteur se marier avec une fille disposant d'un cap d'aide comptable, il était assuré de voir l'exploitation perdurer. Un m'a même dit qu'après son mariage, les remontées de bretelles qu'il avait subi quand il avait l'envie déplacée "d'investir", dans du matériel neuf, l'avait préservé d'un endettement sans fin.
Je préfère voir l'homme et la femme comme complémentaires indispensables, que comme des égaux. Après, que des situations et des individus absurdes (LGBTQ-féministes) aient été permises par la société d'abondance fossile, c'est indéniable. Mais ce n'est pas perdurable. Du moins, pour l'écrasante majorité de la population...
Pour finir, je rappellerais le point de vue communiste (des grandes années), entre les droits réels, et les droits qui n'existent que sur le papier. Ceux là, les bourgeois n'en sont jamais avares... On peut même dire, que certains "droits", vous mènent tout droit vers un esclavage subtil.