UN TRUC GENIAL : LA FEODALITE...
7 Janvier 2020 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Immobilier
Pour ceux qui ne le savent pas, Londres n'a qu'une poignée de propriétaires. Du foncier. Le terrain est loué au "propriétaire" du bâti, pour une somme relativement modique chaque année, mais qui fait du bruit quand tout est ajouté.
Rien de "moderne", c'est la féodalité qui s'est maintenue depuis des siècles. Le régime était le même en 1300.
Donc, en France, on veut nous rejouer le même retour à la féodalité, en nous vendant un droit d'usage, séparé d'un vrai droit de propriété. Le droit de propriété, engendrant, bien sûr, des charges, on vous dira que c'est la même chose. En réalité, pas du tout.
En 2020, la totalité du parc de logement est obsolète, car les nouveaux ne doivent rien consommer en énergie. Il existe la possibilité, bien sûr, de se livrer à de coûteuses et incertaines rénovations. Mais le plus expédients, et ce qui va se passer, c'est le regroupement des lignées. Un logement pour 5 au lieu de 2.5, c'est plus économique en énergie, en loyers et en impôts.
On parle de "néo-soviétisme", pour qualifier la nationalisation des terres. En réalité, c'est diffamatoire, la propriété privé du sol existait en URSS, même après la collectivisation, en Sibérie, et chaque Kolkhozien avait droit à une parcelle de 5000 m2 où il pouvait bâtir et cultiver. Le citadin, lui, avait droit à son jardin de 600 m2. Sans payer, bien sûr. Là, c'est bien pire, puisqu'il n'y aura même pas la possibilité d'avoir ces minima. Même Staline n'osa pas y toucher, et laissa, pendant la seconde guerre mondiale, les jardins s'étaler bien au delà des limites. Ils ont été bien au delà du soviétisme, qui in-fine, a su utilisé le kolkhozien pour produire une bonne partie de l'approvisionnement en denrées alimentaires. Pour un régime libéral, le seul problème c'est que la terre, en Sibérie ou en Russie, n'avait aucune valeur marchande...
En Australie, on parle de feux géants, attribués au réchauffement climatique, bien sûr. Le fait que 200 incendiaires aient été arrêtés, et que le nombre d'incendies "flambe", pendant les vacances scolaires, n'est pas mis en relief.
On ne parle pas, non plus, du non entretien des sites, au nom de l'écologie, et du défaut d'entretien des sols par les propriétaires. Ceux-ci ne sont pas en général des ruraux, c'est un lieu de vie, sans plus, qui dans leur esprit, n'appelle à aucun entretien, au contraire de toutes les générations précédentes, qui possédaient des chèvres ou des moutons, fort efficaces pour débroussailler. Sans parler, bien sûr, des lieux "habités", souvent à l'abandon sur les extérieurs et pleins de matières sèches et inflammables.
En gros, une culture urbaine, transplantée inchangée ailleurs. Et c'est vrai que cela peut avoir des conséquences dramatiques.
On nous annonce des prix immobiliers qui vont continuer à grimper. Si 80 % du territoire n'est pas concerné, il y a des risques de "pénuries" ailleurs. Dans les 10 grandes villes dites "dynamiques", celles qui imploseront avec la décroissance.
Pour les bailleurs, ce que je vous avais dit se concrétise. Etre bailleur, c'est être prétendant à la canonisation : «Le CDI n’est plus la norme. C’est pourquoi il est nécessaire de faire évoluer les pratiques en matière d’accès au logement pour mieux correspondre au niveau de vie des locataires. Les mentalités des propriétaires-bailleurs doivent évoluer»
Donc, les p'tits loups, faut baisser vos loyers, faire crédit, et accepter les pertes. J'ai juste là ??? Merde, il y en a un qui vient de faire une crise cardiaque...
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