POINT DE VUE AMERICAIN OU AMERICANISTE...
8 Juillet 2021 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Actualités, #Energie, #politique
Brandon Smith a répondu ceci à une question sur la pénurie :
Because there is no decline of natural resources right now. That is a globalist narrative created to justify their obsession with control. There is artificial scarcity being created by the elites through inflation and mismanagement. Get rid of the elites and you have solved the problem.
Traduit par :
"Parce qu'il n'y a pas de déclin des ressources naturelles en ce moment. C'est un récit mondialiste créé pour justifier leur obsession du contrôle. Il y a une pénurie artificielle créée par les élites à travers l'inflation et la mauvaise gestion. Débarrassez-vous des élites et vous avez résolu le problème".
Les USaméricains, élevés dans un état continent sont souvent effarés quand ils entendent parler de déclin de ressources naturelles. Ce n'est pas dans leur logiciel croissancistes et cornucopien. Ils pensent qu'ils trouveront toujours une solution, et ce genre de réponse me fait penser à Jack London. Débarrassez vous des parasites, tout sera résolu.
De fait, les élites parlent très peu ou même pas du tout de déclin. Ils parlent de réchauffement climatique. Dans les faits, les remèdes sont les mêmes, mais la différence sémantique est importante.
De fait, si vous avez l'argent, vous ne manquez de rien aux USA. Mais il ne voit pas que si la vie y est très cher, c'est aussi un problème de ressources.
Le chômeur, le rural menacé par la délocalisation, lui, sent très bien le choc des ressources. Le plus simple, c'est de mettre les gens au chômage en disant à tous les autres qu'ils ne sont pas bons et ne font pas d'efforts.
On dit tout, mais de manière indirecte :
- Le pays de Galles ne construira pas de nouvelles routes. Conscience écologique ? Et si la réponse était qu'on ne produit plus assez de goudron ? Que les nouvelles routes sont trop chères ?
- Fortes tensions dans le golfe persique. S'il y a encore beaucoup de pétrole, il n'y en a plus assez pour les appétits extérieurs et locaux. La population est plus importante, les besoins ont explosés, la prudence ancienne à disparue.
- J'ai vécu la crise de fin du charbon. Il y en a encore beaucoup, mais l'exploiter n'est plus économiquement rentable. Le débouché du charbon se contracte (90 % de charbon thermique en pleine régression, contre 10 % de sidérurgique). C'est beaucoup plus brutal, de surcroit aux USA. Les compagnies charbonnières se survivent.
- On se drape dans la vertu pour "sauver la planète", pour justifier des fermetures de centrales, mais réellement, c'est une question de non rentabilité économique. Charbon trop cher pour l'exploitant, pas assez pour le mineur.
- Les quantités déjà consommées sont celles du charbon facile. Il ne l'est plus.
- Si certaines activités peuvent redémarrer après qu'une bulle de fric ait éclaté, la réalité géologique, elle, ne change pas. Que les clubs de foot gavés d'argent implosent, ils pourront repartir, en remettant les pieds sur terre. On n'arrivera pas à faire remonter les barils de pétrole, ni le charbon. A un endroit, c'est un problème de train de vie, à l'autre une contrainte physique.
Ce que je pense, c'est que la narrative mondialiste de contrôle, si elle existe, bute justement sur cette déplétion des ressources. Il existe désormais une surréalité et une réalité objective. La surréalité est celle des mondialistes, mais on voit sans cesse les limites. Ils ne pourront pas tenir éternellement. Avec l'abondance, ils avaient le contrôle facile. Sans abondance, c'est un moteur non huilé. ça grince partout.
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