BILAN ECONOMIQUE DE MAO.
29 Novembre 2025 , Rédigé par Patrick REYMOND
Sur le saker francophone, un texte est paru, sur le bilan économique de Mao.
Il n'était pas si mauvais que ça. Il était même bon, même s'il y a eu l'échec du grand bond en avant.
Le décollage industriel attribué à l'ouverture à l'extérieur et au libéralisme économique était largement engagé, derrière la rhétorique propagandiste occidentale.
La simple vue de la production charbonnière passant (officiellement) de 25 millions de tonnes en 1950 à 440 en 1978 et la production d'acier de 1.3 millions de tonnes (1952) à 31.8 en 1978 le démontre.
En fait, la production chinoise était dans les faits, et depuis très longtemps, bien plus importante que ces 25 millions, on peut sans doute l'estimer depuis plusieurs siècle à 200 millions de tonnes, mais elle n'impliquait pas de développement économique étant destinée simplement au chauffage des particuliers.
Pour les chemins de fer, on est passé de 22 000 km à 50 000...
Partant d'un niveau très bas, la croissance économique sous Mao était importante et correspondait à un décollage de type soviétique, crée, d'ailleurs, grâce à une aide soviétique pendant 10 ans.
Il y eut d'autres éléments fondateurs, d'abord la simplification et la romanisation de l'écriture. L'expression "c'est du chinois", nous dit bien la complexité de l'écriture qui empêchait une alphabétisation importante et globale. En fait, cela était plus ou moins, une explication de la structure impériale chinoise. Le fonctionnaire était le roi, le militaire un misérable mange grain méprisé, le brigand (soldat de brigade). Ce qui explique aussi les bons résultats des invasions mongoles et mandchous, et la fidélité de l'armée du pavillon vert (chinois) chez les mandchous, qui les traitaient bien mieux.
Clef du succès aussi, la réforme agraire, largement terminée par la révolution culturelle. Dans les campagnes, les anciennes classes dirigeants, bien que très rabaissées, faisaient encore peur aux paysans.
Même les renvois des urbains à la campagne, largement plus éduqués, produisirent des effets, avec une diffusion des techniques, dans des proportions inégalées ailleurs. Ailleurs, il ne reste dans les campagnes que les laissés pour compte.
Historiquement, la Chine est quand même aussi, un pays fragile. Trop grand, trop peuplé, avec des tendances centrifuges à la dislocation. La Mandchourie n'est pas le Yunnan et même à l'heure actuelle il est difficile au gouvernement central de connaitre la situation réelle du pays.
Sous les mandchous, les vice-roi du sud étaient quasiment indépendants. Et c'est de là que partit la révolution qui balaya la dynastie.
En France, situation inverse. On discute la nationalisation d'Arcelormittal pour éviter la simple disparition de la production d'acier en France, comme elle a quasiment disparue en Grande Bretagne. Bien entendu les idiots du sénat ne sont pas d'accord.
Autant faire comme au Sénégal, supprimer le sénat et les remplacer par des panneaux solaires. ça produira au moins de l'électricité.
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