LE PROTECTIONNISME ET JULES MELINE
15 Février 2026 , Rédigé par Patrick REYMOND
Jules Méline 1838-1925 fut un homme politique français, oublié aujourd'hui, mais poids lourd jadis. Si sa carrière de Président du conseil (premier ministre pour ceux qui ne le saurait pas), fut courte, 26 mois de 1896 à 1898, il fut l'un des plus long de la III° république. Président du conseil et ministre de l'agriculture, il rompit avec l'habitude de cumuler cette fonction avec celui de l'intérieur.
Il rompit aussi avec l'orthodoxie libérale en cours depuis le second empire (1860) que l'empereur introduit clandestinement et subrepticement.
En 1892, il fit voter le "tarif Méline", crée le crédit agricole, les écoles d'agriculture, l'ordre du mérite agricole.
Méline était aussi industriel du textile, et par cela fondamentalement hostile au libre échange. D'ailleurs, dans les années qui suivirent le retour du protectionnisme, la croissance économique se redressa vivement. Ce changement de cap politique ne fut pas étranger à l'image de ce que laissa "la belle époque".
Méline fut malmené sur l'affaire Dreyfus, fut battu plus tard comme député, devint sénateur et ministre de l'agriculture pendant la grande guerre. Son prestige national était alors immense.
Il pensait que l'automobile, qui balbutiait alors ne pourrait pas donner du travail à la masse laborieuse. Il eut provisoirement tort et visiblement, à raison sur le long terme.
Le XIX° siècle français vit l'économie en croissance constante mais son importance mondiale ne cessa de décliner, sans doute, faute de combustible fossile en quantité suffisante, chose, qui, sans doute poussa Méline à protéger le monde agricole pour la stabilité sociale qui en découlait, et le pays entassa des réserves d'or, profitant d'une multiplication par 100 des quantités d'or disponible pendant cette période.
Pour l'extraction des minéraux aussi, l'arrivée du fossile fut tonitruante.
Aujourd'hui, on a une remise en question de l'ordre néo-libéral par Trump, par les chinois, les russes et bien d'autres...
On nous dit que ce sont les USaméricains qui paient la note des douanes dont le taux moyen est passé de 2.6 % à 13 % (ayant annoncé beaucoup plus, Trump a fait passé la pilule -ou le suppositoire- sans peine). Tant mieux, comme ça, ils n'auront pas à acheter avec de l'argent qu'ils n'ont pas, de choses dont ils n'ont pas besoin.
L'ordre néo-libéral est sans peine assumé par les démocrates aux USA, les macronistes et partis historiques en France, Mais aussi par LFI, qui trouve l'immigration géniale.
LFI dont les prestations sont voisines d'un assassinat par des bandes de crapules bourgeoises. On voit ici comme avec l'affaire Epstein le gouffre entre le haut et le bas de la société de gens qui pensent qu'ils n'auront jamais de comptes à rendre et qu'ils sont irremplaçables et intouchables, tout en se foutant totalement de comment vivent et survivent une population abandonnée et martyrisée par le libre échange.
Ne soyons pas jaloux d'Epstein. En France nous avons l'affaire JL Brunel, fournisseur en chair fraiche du précédent et mort lui aussi en prison, suicide ou suicidé ?
La dépravation morale des élites prétendues se traduit par une indifférence totale vis-à-vis de la population, considérée comme des ploucs, des indésirables, à liquider, au mieux, de réservoir de putes à consommer.
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