BAISSE DE LA CONSOMMATION DE CARBURANTS...
23 Mai 2026 , Rédigé par Patrick REYMOND
Baisse importante en mai, mais amoindrie par rapport aux 10 premiers jours. On était à - 30 % on est plus qu'à - 14 du premier au 20 mai. En avril, on en était qu'à 9.1 %. Comme c'est le gazole qui trinque surtout, on peut en conclure facilement que c'est le transport de marchandises qui devient la variable d'ajustement. L'essence des particuliers, lui, n'affiche qu'un modeste - 0.9 %.
J'ai deux explications. D'abord, les salaires du privé et les pensions de retraite sont versées aux alentours du 10, et ensuite, les jours fériés. On peut avoir atteint le comble de l'attentisme possible avec les dates de paiements et les jours fériés et ponts ne se seraient pas accompagnés de la grande bougite aïgue qui était son synonyme.
Mais 14 %, ça reste considérable, et indique bien, un effondrement économique, qui n'a rien à envier à celui asiatique, là-bas, c'est la pénurie physique dans bien des endroits, ici, c'est la pénurie par les prix.
Moralité, les stocks s'épuisent bien moins vite que prévu, soit parce qu'ils sont déjà épuisés, soit que la contrainte subie par les prix a fait son oeuvre.
Le problème en France de produits pétroliers, c'est que pour les usages hors transport, on est déjà à l'os, que les modes de vie sont devenus différents, et qu'ensuite même les modes de transports "alternatifs", ne sont pas compétitifs... Regardez dans bien des endroits, les bus urbains, en dehors heures d'école, roulent, mais vides.
Au niveau annuel, on en est là : "En cumul sur 12 mois (mai 2025 - avril 2026), elles sont en baisse de 2,2 % pour s’établir à 54,727 millions de tonnes". En 1973, la France consommait 130 millions de tonnes de pétrole, les voitures consommaient souvent largement plus de 10 litres au cent, et les chaudières fioul étaient des gouffres. On a fait ce qui était facile, des progrès, on s'achemine vers la suppression totale des chaudières au fioul, une voiture qui fait 6 litres au cent est à peine passable. On ne fera pas guère mieux.
Il y a bien longtemps, en 2017, on consommait encore 80 millions de tonnes. Une baisse de 25 MT dénote un appauvrissement accéléré.
L'impact du télétravail, du covoiturage, c'est du pipotron de première qualité. C'est totalement marginal, ce qui est à l'oeuvre, c'est l'arrêt sans doute d'un montant équivalent d'activité économique. Si la consommation de carburant baisse de 14 %, sans doute l'activité économique a baissé d'autant et le taux d'épargne s'est réfugié dans un nuage d'épargne. La dette publique a changé de signification, comme entre 1914 et 1945, elle finit par éponger une circulation excédentaire
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