Agonie du marché immobilier.
2 Août 2010 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Immobilier
C'est bien connu, peu de temps avant le décès, il y a souvent un "mieux".
Mais j'ai une petite anecdote en réserve. Je connais des acheteurs. Si, si.
Ils sont âgés, habite un F3 dans une copropriété en bon état, bien tenue, et ils viennent d'acheter l'appartement sur le même pallier qu'eux. A leur F3, ils rajoutent un F1, et dans leur allée, ils seront donc les seuls à leur étage.
Il y a TRES longtemps que cet appartement était inoccupé, d'abord en vente, puis les propriétaires tentèrent de le mettre en location. Vainement.
La cause ? Même pas le prix, ni à la vente, ni à la location, on n'est pas en région parisienne.
On est simplement tombé au dernier pallier du marché immobilier : seuls les autres habitants peuvent être éventuellement intéressés, les agents immobiliers deviennent inutiles, on vend ou on loue par rencontre de ses voisins, dans l'allée.
Inutile de dire que les prix sont bas. Mais enfin, même si les ex-propriétaires avaient plus ou moins bradé, ils étaient heureux d'être débarrassés, de soucis, d'impôts, de charges diverses...
Les acheteurs ont été aussi pragmatiques : aucune volonté d'enrichissement, simplement la volonté d'amélioration de leur propre habitation. Si leur F3 leur suffisait, il était un peu petit quand ils hébergeaient les petits enfants.
C'est un phénomène bien connu dans les cités en déclin démographique. J'avais vu personnellement le cas sur Saint Etienne, et en une dizaine d'années, j'ai souvenir d'un immeuble ancien passé de plus de 12 locataires, à 3 (un par étage), puis le propriétaire se retrouva seul dans son bien.
Il faut dire que là c'était particulièrement rude d'être propriétaire. En 1999 je me souviens que les agences immobilières ne prenaient pas les biens en gestion en dessous du F3 si le propriétaire ne prenait pas TOUS les frais à sa charge. Le F2 était inlouable. (ça n'a pas empêchés les De Robien de pousser à qui mieux-mieux). La ville en était saturé.
C'est pour cela, qu'il est délicat de parler d'UN marché immobilier. Aucune comparaison n'est possible entre la région parisienne et ce que les imbéciles parisianistes appellent "province".
C'est d'ailleurs même marrant que la "hausse" constatée en RP se concentre sur les petites surfaces, l'expérience "d'ailleurs" n'a aucunement éclairé les parisiens.
En effet, dans la plupart des endroits en France, le marché immobilier de la location ne commence qu'à partir du F3. Seules font exceptions les villes universitaires.
Comme on est en 2010, "ailleurs", on redécouvre la longue vallée de miel qu'est être propriétaire immobilier. Désormais, il faut investir pour les économies d'énergies. les propriétaires, "ouinneurs" d'il y a peu, se découvrent couillons d'aujourd'hui, effarés par le coût des mises à niveau, et par leur caractère incontournable...
Quand au home staging pour revendre son bien, c'est réservé aux endroits où il y a encore un marché immobilier... Mais sa pratique mëme indique un déclin.
Les villes industrielles déclinent au même rythme que leur industrie. Mais les endroits sans activités s'effondreront encore plus vite, à l'américaine, ou à l'occidentale.
Hier, j'ai fait le constat en passant par la grand rue, la ville à côté de chez moi. Les "commerces" se limitent à des agences bancaires, immobilières, des compagnies d'assurances.
Ce sont tous les signes d'une hypertrophie qui doit être absolument corrigée.
Pour ce qui est des permis de construire, on peut douter des facultés mentales de certains, dans certains endroits, notamment la région toulousaine. En effet, Airbus ne leur inspire que confiance ???
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