Copenhague : it was a joke...
22 Décembre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie
Pour ce qui est de la France, soi-disant si en avance, les sénateurs n'ont rien trouvé de mieux que de baisser le crédit d'impôts pour les fenêtres et les chaudières à condensation.
Donc, il faut sauver la planète, mais il faut surtout sauver EDF (le plus grand pourvoyeur de chauffage en France).
En même temps, le réseau électrique menace de s'effondrer à tout moment, victime du succès du chauffage électrique.
Comme je l'ai déjà dit, le chauffage électrique est une aberration, crée par l'hypertrophie nucléaire.
Dans certains pays européen, il est soit interdit, soit une vue de l'esprit, soit les deux.
En effet, si l'on prend le Danemark, l'électricité y est trois fois plus chère.
Rappelons aussi l'effet pervers des PAC (pompes à chaleur). Si elles sont un chauffage électrique performant, affichant des Cop (coefficients de performances) souvent envieux (souvent supérieur à trois désormais), les PACs aérothermes, en cas de grand froid, ne peuvent assurer. Soit elles basculent sur une chaudière de relève (rare), soit sur une résistance, et devient un chauffage électrique classique.
Là aussi, on retombe sur le paramètre "prix". Une résistance est considérablement moins chère qu'une chaudière.
En conséquence, si le calcul individuel est fondé, en cas de grand froid, le problème des pointes de consommations est considérablement accru par 500 000 pacs aérothermes qui ont été posés en deux ans.
" Le seul moyen, donc, de renvoyer les craintes de consommation aux oubliettes, c’est d’isoler les logements. Nos élus l’ont bien compris, puisqu’ils ont décidé de rendre ça beaucoup plus difficile. "
Donc, on voit la différence des paroles aux actes, en même temps que la technique du crédit d'impôt est elle même très discutable, car conduisant à des hausses de tarifs. Le travail à faire, c'était la norme de construction, celle-ci coûte peu à l'état.
En même temps, on voit les mentalités. Pour les entreprises, le volume précédent, c'est quasi un "droit acquis", et en même temps, on comprend la fragilité extrême de toutes les multinationales, y compris celles de l'énergie.
Aucun des dinosaures énergétiques n'est capable de s'adapter aux temps qui s'annoncent, où on devra réduire les quantités. Le combat du sénat est à l'image de celui-ci : un combat de vieillards séniles.
En même temps, il faut bien remettre à l'heure le problème d'EDF. La politique de réduction des coûts, réduit surtout la disponibilité des centrales...
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