Douceurs pour le 1 %, rigueur pour 99 %...
15 Février 2013 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Actualités
La crême reçoit toujours plus, pendant que 99 % se serre la ceinture.
Depuis 2009, le revenu des américains a augmenté de 1.7 % (officiellement), et c'est le grand écart entre le + 11.7 % des 1 %, et le - 0.4 % du reste.
Cela infirme le proverbe qui dit que quand les gros maigrissent, les maigres sont déjà morts. Le résultat par l'absurde ayant été donné pendant la période
post-soviétique.
Alors que se constituaient des fortunes, des millions de citoyens ex-soviétiques sont morts de misère.
Et que l'on ne s'y méprenne pas, - 0.4 %, c'est -déjà- considérable.
Raison pour laquelle, la grande distribution est entrée en crise, avec, elle aussi, une soviétisation rampante.
On disait que les marketeux voulaient diminuer les rations, et de, faire de toutes petites, pour s'adapter au pouvoir d'achat en berne.
Mais en réalité, ce qui se porte bien, ce sont les pommes de terre, le sucre et la farine premier prix. Et on se remet à la cuisine.
La manipulation a ses limites. Et le produit disparait au profit d'un emballage que la crise pétrolière condamne.
Les pauvres ont une tendance facheuse à se regrouper. Et les petites doses, c'est pour les bobos, vivant dans leurs exigus et chers studios parisiens, les autres gère leur budget par mois, avec des maxi-doses, retrouvant les capacités de stockage d'antan.
Je rappelerais une Anekdot venue du froid, et vieille de plus de 30 ans.
"-Vous êtes toujours, chez X,
- Oui,
- et votre femme, elle travaille ?
- Oui,
- Votre fils aîné ?
- Aussi.
- Votre fille ?
- Aussi.
- Mais, grand Dieu, de quoi vivez vous ?
- Dieu merci, mon fils cadet ne fait rien..."
J'avais déjà noté, il y a 6 ans, la flambée des pommes de terre de semence, alors qu'elles étaient quasi absentes, il y a 15 ans.
la patate était trop peu chère pour être encore un produit de jardin. C'était plus judicieux de faire du haricot, ou autres...
Le célibataire qui ne trouve pas de boulot reste chez pôpa et môman, et les vieux, aux retraites rabotées par L. Parissote feront de même.
Fini, la croisière, bonjour les achats premiers prix, car, sans doute par souci "d'égalité", on veut raboter grosses et petites retraites.
SIlencieusement, les français commencent à cultiver leur jardin.
Le scandale de la viande de cheval est un symptôme.
Symptôme de gourmandise et d'appétit du lucre, et le rachat de l'entreprise XXX n'y est pas étranger.
Il est nécessaire, en effet, de dégager de la rentabilité, pour payer l'achat.
Et les patrons de XXX font toujours le même chantage : "on va fermer et virer tout le monde", contents de s'en tirer avec une amende minime et sans rapport avec les
sommes encaissées.
Je rappellerais l'affaire ou GDF a été condamné à 300 000 euros d'amende pour une explosion meurtrière, et à des condamnations financières dont la principale caractéristique est le caractère
totalement minable.
4 morts dans un cas, 18 dans l'autre, la justice est aux ordres des puissants appelés "intérêts économiques".
A comparer aux 6 milliards de dollars de dommages infligés à BP pour l'explosion d'une raffinerie au Texas, ayant fait 15 morts et 170 blessés.
Je vous laisse imaginer la condamnation, donc, pour un fait divers où il n'y a pas eu mort d'homme, et s'il y avait vraiment condamnation plus appuyée, ce serait, non pour avoir trompé le consommateur, mais contrarié d'autres intérêts économiques encore plus puissants.
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