Energie : tout continue comme avant...
24 Décembre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie
Dans "les perspectives énergétiques à 2030",
Exxon Mobil se livre à l'exercice de l'autruche.Pour le monde développé, le pib augmente de 50 %, mais pas la consommation d'énergie, pour les pays émergeants, la consommation augmente de 65 %.
Qui sera gagnant ? Le fossile. le renouvelable, bien qu'en croissance de 10 % l'an, n'assurera que 2.5 % du total.
Globalement, la demande augmentera de 35 %.
Bon, de ce fatras on peut tirer les conclusions suivantes : la compagnie n'envisage même pas une baisse, y compris dans les pays les plus développés.
Maisons et automobiles se diffuseront, à cause de la croissance démographique (8 milliards en 2030).
Ils envisagent peu une forme de vie pourtant très répandue : le bidonville.
Ils envisagent peu, aussi, un exercice très répandu aussi : la révision démographique. En 1970, on commençait déjà à baisser les prévisions à 2025 au rythme de 100 millions par an.
Ils envisagent peu le 1) ralentir, 2) stopper, 3) la marche arrière, parce que au fond, ni la société, ni les grandes firmes ne sont capables de le faire volontairement.
Les résultats de n'importe quelle compagnie énergétique n'y résisterait pas, ou au plus quelques années.
Il suffit de voir le martyrologue des compagnies aériennes. Les pétroliers, charbonniers, gaziers, électriciens sont dans la même perspective.
En réalité, le plus grand ennemi de ces excellences, c'est une loi économique classique, très classique même, la loi des rendements décroissants.
Ajouter une unité devient de plus en plus chère, plus chère que cela ne rapporte.
Bien sûr, le pétrole est sans doute là pour des siècles. Mais le pétrole très facile, c'était au XIX° ou au XX° siècle selon les régions.
L'augmentation des prix de l'énergie, augmente aussi les prix de la prospection et de l'exploitation des ressources. Il est donc faux de dire que cela dégage de nouvelles ressources.
Le gisement de Khasagan en Caspienne est emblématique : son coût d'exploitation augmente à chaque fois que la hausse des prix est censé le rendre attractif.
On a eu aussi cette loi des rendements décroissants, au XIV° siècle en Europe, mais aussi dans l'empire Khmer et dans tous les endroits où des civilisations ont disparus. Les dépenses d'investissements supplémentaires, ne créaient de nouvelles ressources qu'en quantités réduites, voire en consommaient plus qu'elles n'en créaient.
Il suffit de voir dans la cartographie de notre pays, le nombre de villes disparues.
Regardons aussi l'effort réalisé en terme de centrales électriques en France. Il est clair que nous arrivons au niveau du nucléaire, des centrales classiques et des grands barrages, à un maximum. La triste pantomime des EPR en est la meilleure preuve.
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