Epargne, effondrement des marchés, chapitre 11
3 Novembre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
On s'extasie, comme disait un internaute, sur le niveau
d'épargne des américains. En réalité, leurs disponibilités ne sont guère élevés, sinon voisines de zéro.Ce qui fait l'épargne, c'est, comme en France, le remboursement des emprunts qui en explique la plus grande partie.
L'amortissement d'un emprunt en effet est de l'épargne. La baisse des plafonds des cartes de crédits aussi.
Comme les nord-américains se réendettaient immédiatement, l'effet d'amortissement n'existait pas.
Aujourd'hui, ceux qui ne sont pas en faillite cessent de se réendetter.
A cela, il faut rajouter une donne historique ; ce sont des gens en faillite qui ont peuplés les USA. Ils se concentraient au mont de piété, quartier de Londres, où leurs poursuivants n'osaient pénétrer.
De là, ild ne leur restaient qu'une possibilité, l'émigration.
Des états entiers d'ailleurs ont été fondés par des faillitaires. La cavalerie financière est donc une constante américaine.
Même la guerre civile, chez eux avait cette dimension : les endettés, les grands planteurs du sud, voulaient aussi régler les comptes avec les prêteurs d'argents New-Yorkais.
La faillite de CIT, grand financeur de l'économie réelle, mise sous chapitre 11 est une nouvelle de l'aggravation de la situation.
Les créanciers ont acceptés une décôte de 30 %.
71 milliards d'actifs et 65 milliards de dettes.
Mais, comme d'habitude, ça ne fonctionnera pas.
ça ne fonctionne jamais, ou presque. Et l'onde de choc est importante.
Des craquements se font entendre du côté de Citigroup.
Des craquements se font entendre au Japon.
Il faut dire que la semaine dernière a été chargée : 10 banques liquidés, et CIT, sans doute CITI sous peu, avec JP Morgan aussi en situation délicate.
Ailleurs, ça sent aussi le sapin : UBS perd des montagnes d'argent. Que celui qui a dit "comme d'hab" se dénonce.
En Grande Bretagne, le papier toilette est en plein boum (normal, les banques sont merdeuses) , mais il faudrait quand même prévenir le gouvernement qu'on ne peut nationaliser qu'à 100 %.
Eddy Murphy et Nicolas Cage mettent en vente leur Home à prix bradés, sans que les acquéreurs se bousculent.
Mais c'est Marc Touati qui donne la bonne interprétation :
"Or, si les Etats et les banques centrales ont pu agir à l'automne 2008 puis en 2009 pour sauver le système, ils ont désormais utilisé l'essentiel, pour ne pas dire la totalité de leurs cartouches. Autrement dit, en cas de rechute, ils n'auront pas les moyens de sauver le système une deuxième fois. "
Faut il le rappeler, le système n'est pas sauvable, il doit être liquidé, et ce sont les ménages qui doivent être soutenus. Pas même les entreprises. Sans clients, tous les soutiens aux entreprises sont idiots.
La vraie mesure du système est son inefficacité économique profonde : en effet, il y a encore 10 % des enfants noirs qui ont pu se passer de bons alimentaires.
Corée du Nord et USA, même combat : Faut pas s'y fier, Faut des armées !
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