EPR : du projet au caca de mammouth...
3 Novembre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie
D'abord, le plus vieux, l'EPR finlandais, dont la construction devait prendre 4 ans, sera fini -officiellement-, dans 4 ans. Après 4 ans de travaux déjà entrepris.
Bon, ça pourrait être pire. Certaines centrales sont en construction depuis pratiquement 50 ans.
Maintenant, les branquignols qui (n') ont (pas) le projet en main se sont faits taper sur les doigts : " La dernière critique porte sur la trop grande interconnexion entre deux systèmes de contrôle, supposés être indépendants, l'un faisant fonctionner le réacteur et l'autre assurant sa sécurité. "
En bref, comme deuxième système de sécurité, on pourrait donc installer une chapelle, un prie-dieu et une statue de sainte-barbe, souveraine contre les explosions.
Et même, vu comme on est dans une centrale, la chapelle pourrait même faire chapelle ardente. (on n'est jamais trop prévoyant).

Le problème plus général du nucléaire en France, c'est que, maintenant, le parc est vieux, mal entretenu (on a fait beaucoup d'économie là-dessus) et que sa disponibilité décroit irrésistiblement. Elle avait atteint 83.4 % en 2005, 79.2 en 2008, elle est encore plus bas aujourd'hui. On évoque 76 %.
Les accidents se multiplient. Et comme on l'a vu à Cadarache, le laisser allez, l'incurie, l'incompétence, le je m'en foutisme n'est pas plus absent de ce secteur que d'autres, ni plus présent d'ailleurs.
D'une manière générale, dans le secteur de l'énergie, on a toujours appuyé sur l'accélérateur, et jamais sur le frein.
Mais le secteur électrique est finalement très mal adapté à la religion économique actuelle ; il nécessite des investissements importants, les retours sont longs et la rentabilité faible.
La direction d'EDF sous P. Gadonneix s'était ruée sur le nucléaire américain, mais son successeur, est lui, plus méfiant :
"Henri Proglio aurait émis des doutes sur l'intérêt de l'opération. Il aurait affirmé qu'il ne voyait pas « l'intérêt de cette acquisition » avait alors indiqué un député à l'AFP. Pourrait-il remettre en cause ce projet désormais bien engagé une fois en place ? Il devra se prononcer dans quelques semaines. "
Une époque donc, semble se clore. Les successeurs auront sans doute à gérer une décroissance et certainement pas des besoins supplémentaires.
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