L'architecture pourrie de l'économie internationale.
20 Janvier 2010 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
C'est le résultat d'un changement de génération dans les classes dirigeantes, de gens qui avaient une grande expérience de la vie, ont été remplacé par des héritiers, souvent beaucoup mieux formés, mais à l'intelligence indigente.
Sur les forums immobiliers, on aperçoit des personnes de très haut niveau d'étude, mais capables de dire des conneries monstrueuses. La plupart ne savent pas, par exemple, qu'un taux d'intérêt est toujours donné à l'année.
Je me rappelle aussi d'un"question pour un champion", ou des polytechniciens dans leur costume de pingouins étaient d'une inculture monstrueuse et crasse.
Une seule avait vaguement entendue parler de Jeanne D'Arc. Pas mal pour une école militaire française.
Là, un article de Natixis nous livre le Graal : c'est l'architecture même de l'organisation internationale économique qui est pourrie.
Les pays ultra-exportateurs, dont la Chine, siphonnent l'industrie, notamment de l'OCDE.
La Chine cumule une sous-évaluation de la monnaie, avec une compression salariale, l'Allemagne se contente de la compression salariale.
Mais la chute de l'industrie dans les autres pays à les mêmes effets de compression salariale qu'en Chine et Allemagne.
Les états, ont, pour le moment compensé par le déficit budgétaire, mais la "zozo-politique" du FMI en appel lui aussi à la compression des budgets de l'état.
En bref ; on n'est pas sorti de l'auberge.
Il n'existe que deux moyens pour rééquilibrer les comptes extérieurs : se livrer à une déflation salariale, ou le protectionnisme (avec la variante monétaire du protectionnisme, la dévaluation). La déflation salariale, visiblement est à l'oeuvre.
Donc la crise ne peut que s'accélérer et s'approfondir.
Mais Natixis lâche le morceau en fin d'article. Ce qui pose problème, c'est le degré de désindustrialisation atteint, car le protectionnisme et notamment le substitut d'importation ne peut plus fonctionner quand il n'y a plus d'industrie.
Enfin, tout cela est très relatif. On a observé avec l'Argentine, que la réindustrialisation est très rapide avec l'abandon de la "zozo-politique" du FMI. Le problème de l'Argentine est autre : c'est que la multitude de ses ressources agricoles ont tendance à briser les efforts de longue haleine en matière industrielle.
Mais de toute façon, le point d'arrivée est le même : l'abandon des politiques économiques actuelles. Que ce soit délibéremment par une politique voulue de protectionnisme, ou que ce soit par un effondrement économique global.
On a vu que l'excédent commercial allemand n'avait servi qu'à se faire plumer par des mauvais placements et on verra que l'excédent commercial chinois cumulé, est appelé à s'évanouir aussi.
Et avec la monnaie électronique, même pas moyen de s'en servir pour les chiottes.
Le commerce n'est pas une fin en soi, comme le proclame Pascal Lamy, c'est un moyen. Là, on aura eu un excellent moyen de précipiter une crise planétaire et globale. La Chine, quand à elle, ne s'en sortira pas mieux. Quand on a réussi à ruiner ses clients après avoir si bien comprimé les salaires de sa propre population, on peut aussi fermer ses propres usines.
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