L'unité de la foi dans le monde médical...
9 Décembre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Le machin appelé H1N1 provoque la zizanie dans le monde médical.Premièrement, ce truc, ça a un nom poétique et recherché, tellement recherché qu'il a varié plusieurs fois. "Quand on a du mal à nommer un ennemi, c'est mal parti. "
De plus, on peut rajouter un élément inattendu : plus personne ne croit les "autorités".
"Nous avons du mal à accepter les discours incantatoires et un peu infantilisants. "
Parce qu'on attendait un discours adulte de Roselyne ?
"Les crises sanitaires vont se multiplier et nous serons de plus en plus souvent confrontés à ces situations où le pouvoir politique est mal à l'aise face à une opinion publique sceptique. Les décideurs sont coincés entre ce que les gens veulent entendre et ce que la science peut leur dire ."
On retombe ici aussi sur le discrédit des hommes politiques, les mensonges et la nature de l'épidémie.
Pour rappeler :
- on ne sait pas le nombre de cas (le test coûte 250 euros, autant dire qu'il n'est pratiquement jamais fait),
- les chiffres de mortalité sont faibles et trafiqués : beaucoup de victimes ont de multiples facteurs.
Des morts causées par un état de santé général défaillant, ou autre chose (par exemple, patiente morte d'infection aux streptocoques en étant porteur de H1N1) sont aussitôt comptabilisés dans l'épidémie, même sans preuve.
- la porosité entre labos et politiques est connue. (Roselyne en est la plus éclatante marque).
- le vaccin a été mis au point très (trop) vite pour être honnête.
- Un vaccin est seulement un moyen de lutte contre une maladie. Il existe toute une palette d'autres réponses. La tuberculose par exemple a été en déclin bien avant qu'on ait trouvé une pharmacopée et un vaccin. L'amélioration des conditions de vie est primordiale.
Les maladies existent, mais c'est l'état de santé d'une population qui fait la différence.
- la première manière de lutter contre une épidémie, ce n'est pas le vaccin, c'est le cordon sanitaire. Si une épidémie éclate au Mexique, ce qu'il est judicieux de faire, c'est de ralentir son évolution. Pour cela, le meilleur moyen, c'est la suspension des liaisons aériennes.
Or, même pendant le SRAS, on n'a jamais envisagé ce moyen, alors qu'un avion pour certaines maladies, c'est l'idéal pour se propager. Entre le "bizness" et la santé, on choisit toujours le bizness, comme à Marseille en 1720.
Conclusion : on n'a plus eu de bizness, mais on a eu l'épidémie.
On peut voir aussi les conséquences des politiques économiques. 750 000 surendettés en France (chiffre bien plus important en réalité), ce sont des gens qui se nourrissent et se soignent mal, les appels à sabrer les dépenses sociales, pour "l'équilibre budgétaire", vont encore aggraver les problèmes.
Le glissement des dépenses de santé de l'état et de la sécurité sociale, vers les ménages, fait que les soins de base sont délaissés, pour laisser la place souvent à des pathologies devenues lourdes, faute justement de ces soins.
Un internaute disait que pour qu'il y ait révolution, il faudrait que les gens aient faim :
Pas de problèmes, en haut lieu, on s'en occupe.
Pour le Japon, les recettes fiscales sont désormais inférieures aux emprunts.
En France le déficit atteint 135 milliards à fin octobre, contre 186 milliards de recettes.
La politique bruxelloise dont nous aurons un exemple avec la énième réforme des retraites, sabrera un peu plus les dépenses.
On aura donc les résultats prévisibles ; détérioration des conditions de vie : malnutrition (ou surnutrition), délaissement des soins, et aggravation de la crise politique. L'idéal cette fois, pour une vraie épidémie. Et pour une vraie révolution.
Parce qu'il ne faut pas vous faire d'illusion, ça ne s'arrêtera jamais. On vous cherche, et on finira par vous trouver.
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