La fin de la Sun Belt.
24 Décembre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Immobilier
La "Sun Belt" au USA connait une crise d'effondrement. Cette crise
est une crise d'effondrement démographique.Elle avait connu un développement rapide avec les retraités, puis ses dernières années, avec le boum immobilier.
C'est le genre de danseuse que peut se payer un pays riche.
Maintenant, retour aux fondamentaux : Californie, Floride, Nevada perdent de la population, le Texas qui a d'autres activités en gagne, l'Arizona, la Caroline du Nord et la Géorgie voient leur croissance se ralentir.
Les retraités, présents et futurs sont lessivés, de par la déconfiture des fonds de pensions, et ont plus de chance de pointer à la soupe populaire, qu'à la plage ensoleillée.
En réalité, je crois que c'est la "manufacturing belt" qui va rebondir. ¨Pour des raisons de ressources et géographiques.
Ces raisons avaient permis l'émergence du premier empire français de 1600 à 1760, puis l'émergence d'une industrie puissante.
A l'inverse, le soleil de certains endroits avait fait oublier les tares : communications difficiles, ressources naturelles, notamment en eaux, réduites, enclavement...
Tous ces désavantages sont en train de monter une spirale infernale, mais dans l'autre sens désormais.
En outre, on peut voir l'inanité de certains postulats. Je serais curieux de savoir où en sont les chiffres de l'immigration "indispensable", pour la Californie et le Nevada.
La crise apparait particuliérement forte aux endroits qui cumule les désavantages, et on peut citer dans cet ordre d'idée, Las Vegas.
La dépendance de cette ville aux ressources extérieures, tant en eau, qu'en pétrole, était maximum. Cette ville est totalement artificielle, dans un environnement totalement hostile. Combien d'habitants pourrait elle réellement abriter de par ses propres ressources ? 500 ? 10000 ?
Sans doute, sa position géographique fait qu'elle existera dans 200 ans. Mais quand certains raconteront l'étendue de la ville, on les prendra pour des fous.
Pas besoin de grande catastrophe, simplement des taux de saisies naviguant entre 40 et 65 %.
Les activités économiques dans certains endroits s'évaporent comme des fantômes. Elles n'étaient en fait, pas réelles, et on ne réanime pas des ectoplasmes.
Quand on évoquait la superficie des villes romaines, on était souvent estomaqué par les chiffres. On se posait des questions sur leur véracité. Mais dans leur réduction de 90 %, les facteurs de crise économique interne ont été plus déterminants que les causes couramment évoquées.
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