Le cas use Zack.
11 Avril 2013 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique
Et le gouvernement, par la même occasion.
Arracheur de dents patentés, le ministre ne voyait pas de mal à mentir, ça faisait parti de la fonction.
Quelle différence à mentir pour le compte en Suisse ou pour le déficit budgétaire ? Lui n'en voit pas, et se revoit bien député, car, grâce à la loi de
"modernisation de la vie politique" Sarkozienne, plus de possibilité de lui refuser.
On n'allait quand même pas embêter ces pauvres ministres avec ces formoles-alités, que sont les élections ?
Surtout, que, vu l'état d'impopularité des ministres et des gouvernements, la veste semblait promise, même dans les circonscriptions en or, où rien n'est imprévu.
Mais bon, certains disent que Moscovici était au courant.
Celui-ci nie.
. Est ce avec le même aplomb et même honnêteté que Cahuzac ? Certains le disent...
Mais on imagine mal un gouvernement, ou un ministre, se contenter de la parole d'un ministre, alors qu'ils ont bien des moyens d'actions, illégaux ou légaux, à leur
disposition, pour savoir le vrai du faux.
ça doit être contagieux, tout ça. Faudrait passer l'assemblée nationale au karcher, car, ça doit être plein de microbes, bactéries, morpions, etc...
Bien entendu, on se pose des questions sur l'origine de la fortune Cahuzac, son intervention pour des médicaments inutiles, chers, remboursés pendant très longtemps...
Si cela est avéré, il serait judicieux de condamner l'impétrant à rembourser la totalité des sommes payés par la sécurité sociale. On a déjà vu ça dans le cas de J. Kerviel.
Et pour la question de corruption, ce serait vraiment dissuasif.
Mais l'important n'est pas là. La tribune de Genéve dit que c'est l'armée qui a déboulonné
Cahuzac, car il aurait eu l'idée déplacée de vouloir sabrer (ça, ils pouvaient lui pardonner), les crédits militaires (ça par contre, ça passait pas).
Même De Gaulle, qui connaissait les biffins, n'allât pas jusque là. C'est pas forcément des va-t'en-guerre, les militaires, mais ils aiment bien jouer.
Mais ça, c'est encore accessoire. Le principal est ailleurs. En effet, sabrer des budgets est impopulaire, et cela voudrait dire que l'armée a joué un rôle politique autonome.
Suivant le principe qu'on sait quand une armée sort des casernes, mais jamais quand elle y rentre, c'est lourd de conséquence.
Je rappelerais aussi la pétition des jeunes officiers qui dénonçait l'alcazarisation de l'armée française, avec ses 5500 généraux.
Face à une classe politique incompétente, cupide, corrompue, impopulaire, ayant bloqué toutes les soupapes de sécurité du régime, le fait simple qu'une armée commence à murmurer indique comment cela va finir.
Rajoutez une récession de 20 %, mixez le tout, et vous arrivez facile à un régime autoritaire.
On n'affronte pas impunément un complexe militaro-industriel. Ministre plus naïf, finalement, que menteur et malhonnête, il n'a pas compris, lui qui a si longtemps fréquenté les lobbys pharmaceutiques qu'on ne s'attaquait pas à eux, sans de bases solides.
On peut imaginer un industriel du secteur de l'armement, qui tonitrue chaque fois qu'on verse de l'argent aux pauvres (mais que bien des fois condamné à voir ses élections annulées), ne dit rien quand on veut lui piquer ses commandes.
ça, c'est encore pire. Parce que les moyens d'action d'un CMI sont beaucoup plus important que ceux des labos pharmaceutiques, déjà considérables.
Et ce superindustriel de l'armement n'allait pas voir annuler ses commandes, sans réagir...
ça, c'est encore plus positif, le système français, comme le système américain, a appuyé sur la touche "autodestruction".
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