Le délire d'Attila...
Pour Attila, il faut "renoncer à la démocratie". Mais ce brillant penseur, courtisan dans l'âme, oublie, comme les gens de l'élite, que pour qu'une dictature soit "acceptable'", et "accepté", il lui faut une denrée précieuse : des résultats économiques.
En effet, entre un Bruning et un Hitler, il y a une "petite" différence. C'est que l'un met au chômage plus de 5 millions de personnes, et l'autre revient au plein
emploi.
Comme Franco, d'ailleurs. Celui-ci, habile gestionnaire de sa victoire, savait très bien qu'il perdurerait s'il améliorait la situation matérielle de son peuple. Ce qu'il fit. A sa mort, les
espagnols avaient un boulot, pensaient à la bagnole et à l'appartement qu'ils allaient se payer...
Aujourd'hui, les espagnols se sont fait saisir leur appartement, n'achètent plus de bagnoles et ne savent pas ce qu'ils vont pouvoir bouffer.
Mais cela a sans doute échappé à Attila.
On traite de dictateurs Poutine et Chavez, mais ceux-ci ont été élus régulièrement, et avec de larges majorités.
Ils ont, aussi, largement amélioré la situation économique de leur peuple, même si tout est loin d'être parfait.
Même le PCC a, pour le moment, largement amélioré la situation économique de ses citoyens, même si on peut penser que cela ne durera pas.
Attila devrait donc, avant de dire des bêtises de courtisans, méditer ces exemples. En occident, où est le grain à moudre pour les populations ? La seule provende qu'on leur donne, c'est
austérité, recul économique, social, au profit de réformes "sociétales", dont tout le monde se fout, (et c'est là que le pouvoir pensait que ce serait facilement accepté), mais dont le caractère
déconnecté devient provoquant.
Le seul problème, c'est qu'Attila n'a pas compris que ce qui était le problème, était justement la sortie de la démocratie, par un régime de parti unique à deux têtes, et que c'était désormais parfaitement compris, sauf par quelques vieux cons.
Nous sommes entre Bruning et Hitler. L'un ne peut plus continuer dans sa répression anti-populaire, et Attila veut, comme en 1933, un régime musclé qui matera les
gueux.
Le seul problème, c'est qu'un type capable d'arriver au pouvoir suprême est difficilement manipulable, et retombe, lui aussi, sur les problèmes sociaux, inchangés.
Mussolini était sorti de ces problèmes sociaux en faisant de grands travaux (autoroutes et défrichements) et en gonflant les chiffres de l'armée, mais l'industrie italienne de l'époque était incapable de prendre la relève.
Hitler, lui, fit aussi ses grands travaux, gonflât aussi son armée, mais la différence essentielle avec le clown méditerranéen, c'est qu'il détenait la deuxième industrie mondiale.
Attila, lui, veut la dictature pour continuer comme avant. C'est impossible. Et le caractère d'impuissance du politique qu'on nous chante sur l'air des lampions a été largement contredit à Chypre.
"Les concepteurs de ce système ne ce sont pas rendus compte qu’ils administraient ainsi la démonstration que rien ne serait plus facile que de quitter la zone Euro. Tous les discours sur les aspects catastrophiques d’une telle sortie s’effondrent devant les faits : en réalité, une fois que l’on a accepté de renouer avec une forte « répression financière » (encore que ce sont des gens ou des opinions que l’on puisse réprimer mais certainement pas des flux financiers…), rien ne serait plus simple que de sortir de l’Euro. "
Mais aussi, de l'UE, du libre échange, de l'immigrationnisme, etc... En bref, tout ce qui a fait la politique depuis 1973 et qu'on nous sert jusqu'à la nausée, en nous disant "TINA".
La dictature de la nomenklatura, cher monsieur Attila, ne peut perdurer, malgré tous vos voeux, et les statistiques truquées ne changent pas la perception de la vie
quotidienne des gens;
Nous sommes déjà en dictature -molle-, et la sortie ne peut être dans la continuation de la politique actuelle, en musclant un pouvoir policier.
D'ailleurs, un état en déliquescence comme le Mexique connait un curieux phénomène, celle d'une levée en masse populaire, spontanée, répondant à cette
déliquescence.
Cette proposition, barbare, ignore le fait que simplement, la politique actuelle fait que l'état existe de moins en moins, et qu'un état qui existe de moins en moins, est difficilement
"dictatorial", autrement que sur le papier.
La France, combien de divisions ? Une. Patrick Reymond 2 avril 2013.