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Luftwaffe : 9 milliards d'achats...

20 Février 2013 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #transport aérien

Que faites vous quand vous appartenez à une activité condamnée, que vous ne gagnez pas un rond (ou si peu que s'en est ridicule ?), et que sans doute, malgré tous les "efforts" de réductions des coûts, demain sera pire qu'aujourd'hui ?

 

Vous flambez en achetant, d'ici 2025 pour 9 milliards d'appareils supplémentaires, (une centaine), et le total des commandes atteindra donc 23 milliards, pour 239 bêtes.

 

Bien entendu, on peut voir une certaine logique dans tout ça, remplacer des appareils anciens, par des neufs, moins gourmands en carburants et réparations, et une certaine logique, aussi, en matière financière, car il n'y aura pas de dividendes, ce qui "surprend" les marchés, et confirme qu'au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

 

" La stupéfaction l'a emporté mercredi sur les marchés au lendemain de l'annonce de la compagnie aérienne allemande Lufthansa de ne pas verser de dividende, pour la deuxième fois en trois ans. "

 

Vouloir assurer la pérennité d'une entreprise est donc "stupéfiant" ? Et fait plonger le cours de l'action ???

 

" Il est plus difficile de ne pas tenir compte de la suspension du dividende."

 

ça, c'est de la perversion mentale, digne d'un traitement psychiatrique. Le dividende, c'est si on peut, sans mettre en péril l'entreprise.

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L
@ Patrick<br /> <br /> J'ai dit "faire pipi", pas débourrer comme une vache, tel Ferré sur son lit de mort ! Bon, quand vous aurez le temps, vous me lirez.<br /> <br /> @ Roberta<br /> <br /> Je n'ai aucune illusion.
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P
Plus je lis ce blog, plus je me dis que le monde part en déliquescence...<br /> <br /> Ces posts à la gloire d'un dieu hypothétique que les simples d'esprit continuent de glorifier.<br /> <br /> Hé les gars on est en 2013 !<br /> <br /> La bible est un torche c.., un tissu de c... que vous ingurgitez comme un anti-douleur de cette société que vous avez laissé se déliter.<br /> <br /> <br /> "Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l´appellerons "bonheur""<br /> <br /> Ah Léo Ferré !
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P
@La Gaule<br /> <br /> Piss off with god
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R
La Gaule, il vous reste des illusions puisque vous supposez que Patrick n'est pas un menteur, c'est bien. Ou pas.
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L
@ Patrick<br /> <br /> Là encore tout nous sépare. Connaissant un peu l'histoire, je n'ai pas remarqué moi que l'humanité progressait particulièrement. Mais je sais bien que le progrès technologique nous en donne<br /> l'illusion, éternelle confusion entre l'outil et la main qui le tient.<br /> <br /> La glorieuse "marche en avant de l'humanité", mon problème à moi est plutôt de trouver un moyen de la contenir pour éviter qu'elle ne m'écrase.<br /> <br /> Ah ! Vous êtes athée ? Grâce à Dieu, voilà au moins une bonne raison pour que vous et moi puissions tout de même aller faire pipi ensemble. Derrière l'église si vous vous voulez.<br /> <br /> Quand j'étais enfant de coeur, je pissais à l'occasion dans les bénitiers de la cathé du coin, juste avant l'office. Cela ne m'empêchait pas de dormir. J'ai toujours imaginé Dieu comme un vieux<br /> rigolo bienveillant qui écoutait les Sex Pistols, soutenu par Ray Manzarek (des Doors) à l'harmonium.<br /> <br /> Mais j'ai sans doute aussi plus de recul sur la chose athéiste que vous.<br /> <br /> Je crois finalement que les raisons de la crise actuelle sont à aller chercher du côté de l'effondrement des croyances religieuses et de leurs ersatz laïques et socialisants des deux siècles<br /> précédents.<br /> Là-dessus, je reste très toddien, à mon corps défendant (pour rester "hollandiste révolutionnaire", ce connard devrait relire de temps en temps ses propres bouquins).<br /> <br /> Ne plus croire en Dieu, et/ou la patrie, et/ou le socialisme, pour se vautrer dans l'adoration béate du veau d'or, de l'immaculée concurrence "libre", du métissage universel (supervisé dans la<br /> troposphère par les anges Yannick et Zizou et leurs petites ailes dans le dos estampillées Air Suisse), sans parler de la Sainte Femme à poil, mère de toutes les pubs, je me demande vraiment si<br /> tout cela valait le coup ?<br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> @ Roberta<br /> <br /> "Qu'ils" retournent chez eux... C'est qui "ils" ? Pas mon voisin en tout cas, qui se trouve très bien ici et qui ne me dérange pas plus que ça. Et nous avons tous notre bon nègre et notre bon<br /> "arabe", ce qui au bout du compte fait quand même pas mal de monde !<br /> <br /> Nous sommes allés trop loin pour que leur choix de rester ou non dépende encore de nous, n'ayez aucune illusion là-dessus.<br /> <br /> Nous n'avons que le choix de rester nous-mêmes ou disparaître. Mais ne vous en faites pas, ce choix étriqué passera lui-même par la violence.<br /> Vous allez être gâté...<br /> <br /> Le salut peut venir aussi de là où on ne l'attend pas. Si, par exemple et comme je l'espère, les américains, ces ordures devant l'éternel, s'amusent à installer le même bordel en Algérie qu'ils<br /> l'ont fait en Lybie et en Syrie, alors la guerre civile débordera aussi forcément chez nous.<br /> <br /> Et les immigrés hostiles d'aujourd'hui n'auront plus que le choix de nous ressembler ou pas.<br /> Croyez que cela fera dilemne chez beaucoup.<br /> <br /> Cordialement.
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P
@Roberta Blancourt<br /> <br /> Ni Jerusalem, ni Nazareth, ni La Mecque...<br /> <br /> Breton, tout simplement et athée, surtout athée !!!
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R
@Patrick Breton de Jérusalem<br /> La haine de l'autre, tout de suite les grands mots.<br /> On veut simplement qu'ils retournent chez eux, ou mieux qu'ils ne viennent pas...
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P
@La Gaule<br /> <br /> "la fatalité de la misère qui pousse à prendre son pied devant un spectacle de clébards qui s’étripent..."<br /> <br /> En fait, les chiens de combat baveux et agressifs, ce n'est pas mon truc, quelle que soit la couleur de peau du maître chien, ou alors vous avez mal lu.<br /> <br /> Et vous n'avez pas compris non plus l'état de déliquescence de l'état qui cède devant le diktat du libéralisme auquel je fais allusion.<br /> <br /> Etre d'accord sur les symptômes est une chose, ne pas y voir la même maladie en est une autre. C'est là que nous différons.<br /> <br /> J'ai vécu à Cergy Pontoise dans les années 80, mais j'ai toujours su garder une certaine distance avec la facilité que représente le rejet et la haine de l'autre.<br /> <br /> Je pense que le rejet entraine la haine, inévitablement. Et la haine ne fera pas avancer l'humanité.
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L
@ ronron (zzzzzzzzz).<br /> <br /> Merci d’avoir trouvé un pseudo qui correspond si bien à ce qui tourne en rond dans votre tête.<br /> <br /> D’abord, début 1940, Il n’y avait pas de Gestapo au 24 cours Berriat à Grenoble, pour la bonne raison que l’invasion allemande de la région se produisit en juin. Par la suite, et cela jusqu’en<br /> novembre 1942, la ville fut placée sous administration italienne.<br /> Le comportement de ceux-ci fut exemplaire, puisqu’ils refusèrent d’appliquer les mesures anti-juives prisent par Vichy. Il y eut alors une sorte de paix armée avec les mouvements de résistance<br /> locaux, qui jugèrent plus sage de ne pas tenter d’actions violentes contre les italiens.<br /> Cet équilibre fut rompu lors de l’invasion de la zone sud par les allemands, et Grenoble devint l’un des pôles les plus actifs (et dramatiques) de la résistance seulement à partir de cette<br /> date.<br /> <br /> Je vous rappelle aussi –mais cela m’étonnerait fort que vous l’ayez jamais su- que les premiers mouvements de résistance armée contre la Gestapo en France venait de la droite extrême voire de<br /> l’extrême droite factieuse, celle de la Cagoule. Ce fut le cas en l’occurrence pour le réseau Alliance de Marie Madeleine Fourcade, mais le parti social français du Colonel De la Rocque fournit<br /> aussi une grande partie de ses troupes aux réseaux gaullistes.<br /> Que cela vous chagrine ou non, le principal déterminant de l’extrême droite en France a toujours été le nationalisme, au-delà de toute autre considération et envers en contre tout, y compris le<br /> nazisme.<br /> Auparavant les pleins pouvoirs à Pétain avaient été massivement votés par l’assemblée du front populaire, majoritairement à gauche, à quatre vingt unités près, cela est une chose tout aussi<br /> certaine.<br /> Alors vos petites phrases définitives et pleines de suffisance sur les déterminations à priori de chacun, vous pouvez vous les enfiler où vous voulez, elles vous iront très bien.<br /> <br /> Mais moi, cela ne me dérange pas d’être votre nazi virtuel, pour ce que je devine d’emblée de votre connerie, pisse froide et bien réelle celle-là.<br /> Je vous informe aussi que la provocation est la meilleure arme de ceux qui n’en ont pas, et qu’il est possible de rire de tout, même de la Gestapo. Certains, parmi les meilleurs, ne s’en sont pas<br /> privés, et je vous recommande donc, en vrac, quelques perles :<br /> <br /> (« l’As des as » de Gérard Oury)<br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27As_des_as<br /> <br /> (« Babette s’en va-t-en guerre » de Christian Jacques)<br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/Babette_s'en_va-t-en_guerre<br /> <br /> (The great Dictator » de Charlie Chaplin)<br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dictateur<br /> <br /> Plus près de nous, les tribulations de Sid Vicious (paumé tellement dépourvu de talent qu’il en était génial) dans le Paris des années soixante dix, (aujourd’hui Delanoé convoquerait le tribunal de<br /> Nuremberg pour ça).<br /> http://www.youtube.com/watch?v=oCpannIq1uQ&feature=related<br /> <br /> En littérature, le meilleur livre jamais écrit sur le nazisme. On se demande vraiment comment il a pu échapper à la sagacité des anti-fascistes de salon dans votre genre, depuis le temps qu’il<br /> circule. Je vous recommande le passage ou l’héroïne « fait gicler » (les branle) les résistants avant la séance de torture. Hilarant !<br /> <br /> http://www.payot-rivages.net/livre_La-Reine-de-la-nuit--Marc-Behm_ean13_9782869305724.html<br /> <br /> Sinon, mon voisin aussi s’appelle Momo ou quelque chose d’approchant. Quand je l’ai informé ce matin de la petite séance d’hier sur la place d’à côté, il m’a dit que ce genre de gus, « il les<br /> tuerait ». Je prends évidemment cela comme la plus belle preuve d’intégration.<br /> <br /> Allez ! Gros minet ! Je vous laisse retourner faire ronron dans votre panier et prendre du bon temps avec toute cette saine culture.<br /> <br /> <br /> <br /> @ Patrick (Breton)<br /> <br /> Vous, c’est différent. Vous êtes dans la victimisation classique, la fatalité de la misère qui pousse à prendre son pied devant un spectacle de clébards qui s’étripent.<br /> <br /> Et quelle misère d’abord ? Vu les caisses que certains ont, il y en a dont les revenus sont sans commune mesure avec les miens. Et pourtant je n’ai pas envie de les imiter, comme des tas de gens<br /> pauvres n’ont pas envie de les imiter.<br /> <br /> C’est surtout cela qui me fout hors de moi. Vous êtes incapable de comprendre à quel point une réflexion comme la vôtre peut être ressentie comme une insulte par des tas de braves gens, qui eux,<br /> ont gardé une exigence de dignité morale.<br /> <br /> Oui, nous n’avons rien à nous dire. Pour moi, un partisan de l’immigration fleuve est comme un partisan de l’Europe. Soit un aveugle, soit un con.<br /> Vous êtes sans doute vous-même un brave type, mais je n’ai plus de temps à perdre avec quelqu’un comme vous.
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Y
@La Gaule<br /> http://yoananda.wordpress.com/2013/01/24/revue-la-france-orange-mecanique-de-laurent-obertone/<br /> <br /> la France est en guerre et ne le sait même pas !
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P
@La Gaule<br /> <br /> Moi aussi j'écoutais "Cosmo's Factory" il y a bien longtemps, mais j'ai une vision de la société diamétralement opposée à la votre.<br /> <br /> J'ai travaillé à Echirolles, dans une de ses dernières usines perdue dans une zone d'habitation surpeuplée. Je sais que la vallée du Drac n'est pas bien large, mais quand vous construisez et<br /> entassez des milliers de gens, et que de surcroit le travail vient à manquer, que le gouvernement s'appauvrit et supprime les structures (services de mairie, police...), que voulez-vous qu'il<br /> advienne ?
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R
Super texte qui me donnerait presque envie de haire mon voisin MoMo ... mais non vraiment je n'y arrive pas.<br /> <br /> Faut croire que je n'aurais pas pu travailler dans les locaux de Go Sport début 1940.<br /> <br /> A priori, ça aurait été facile pour vous.
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L
2)<br /> Anecdote révélatrice de l’atmosphère d’une grande ville sous gestion socialiste –Grenoble, pot de chambre des Alpes- ce soir.<br /> <br /> Sous le coup de vingt heures, je quitte le tram et aborde l’une des places en plein centre ville, au cœur de l’un de ces quartiers (Saint Bruno, pour ceux qui ont comme moi le malheur de loger dans<br /> le pot) qui fleure bon la diversité et le vivre ensemble réussi.<br /> <br /> Je remonte le trottoir où, il y a un mois en arrière, deux pétasses étudiantes m’avaient abordé pour leur enquête sur « l’imaginaire de la ville » ( ?). Elles m’avaient demandé de citer un endroit<br /> du quartier qui symbolisait le mieux mon « désir d’avenir » (??). On s’entendait à peine, car dans le jardin public derrière nous, une bande d’africains commençaient à se mettre des gnons pour les<br /> yeux chiasseux d’une de leur collègue, une sorte d’hippopotame en jean.<br /> <br /> J’avais cité sans hésiter le magasin « Go Sport », à trois cent mètres, et elles m’avaient demandé pourquoi, interloquées ? Parce que pendant la guerre c’était le siège de la Gestapo, avait-je<br /> répondu avec un sourire d’ange, en regardant s’envoler des pigeons.<br /> <br /> Lorsque mon regard était revenu sur terre, j’avais constaté qu’elles étaient déjà à trente mètres, fuyant hors de portée du monstre.<br /> <br /> J’entends des hurlements de chiens et des beuglements de bonhommes excités, et tombent en plein sur un combat de pitbull en phase de contact. Les deux clébards se sont attrapés à la gorge et l’un<br /> des deux saignent comme un bœuf.<br /> <br /> Autour des animaux surchauffés, trépignent une vingtaine de jeunes types, français à part entière et de type méditerranéen (je précise, au cas où Reymond se serait encarté à la Licra pendant mon<br /> absence).<br /> <br /> L’un deux, appelons-le Aristophane toujours par souci de neutralité, indubitable victime de la grande récession, bourre le cul de l’une des bêtes à coup de botte -celle qui a le dessous et pousse<br /> des espèces de miaulement- en éructant « mais vas-y putain, mais vas-y putaiaiainnn !».<br /> <br /> Un autre, appelons-le Xénophon (Ô Méditerranée, comme dirait Braudel), bouc émissaire à l’évidence de la stratégie machiavélique des marchés, danse sur un banc, agité par une espèce de transe. «<br /> Arrrhhh, arrrhhh » dit-il. Je note qu’il a une bière à la main, nous ne sommes donc plus en période d’abstinence. Par contre, le banc me semble tourné le sud-est. C’est peut-être la raison de la<br /> transe.<br /> <br /> Je dépasse le groupe et m’arrête devant la bibliothèque, vingt mètres plus loin. Et oui, il y a une bibliothèque –grand espoir de la culture populaire républicaine- à deux pas du combat, et il y a<br /> même une église, de l’autre côté de la place, qui surplombe le tout, assoupie depuis longtemps. Vu ce qu’est devenue son vieil adversaire, elle a bien raison.<br /> <br /> Je sors mon téléphone portable et compose le 17. C’est à cela que l’on reconnaît le suppôt de La Bête, le futur nervi de l’Empire restauré de La Bête, le réflexe délateur.<br /> Après le répondeur d’usage, quelqu’un décroche. Je dis : «<br /> <br /> Alors maintenant on a des combats de chiens en plein milieu de la place Saint Bruno en début de soirée. C’est quoi cette ville de bâtards ! Et vous, vous êtes où vous !? ». Une voix de post<br /> collégien me répond « on est au courant » et me raccroche au nez.<br /> <br /> Un vieil « arabe » sort de l’ombre, je ne l’avais pas vu, et me dit « cela fait une demi heure qu’on les a appelé, quand les autres ont commencé leur cinéma ». D’accord, j’ai compris.<br /> <br /> Les chiens hurlent de plus belle et je regarde encore une fois ce groupe de tarés. Je me demande combien je pourrais en dessouder par surprise à la 7.62 si nous avions la chance de connaître une<br /> guerre civile.<br /> <br /> Bizarrement, je me souviens que je n’ai plus de yaourt (?) et que la supérette deux rue plus loin ferme dans dix minutes. Je traverse la place à grand pas en me bouchant les oreilles. Dans le<br /> magasin, j’attrape un paquet de seize yaourts Danone et prend mon tour dans la queue devant la dernière caisse ouverte. La gonzesse blonde devant moi laisse tomber son panier, m’écrase les pieds au<br /> passage et s’excuse en souriant. Elle est belle, grande et bien foutue, mais j’en ai rien à foutre. Je regarde machinalement son cul, l’esprit absent.<br /> <br /> Une fois payé mon achat, je sors et retourne sur la place. Il s’est écoulé à peu près un quart d’heure et cette fois les flics sont là. Il y a deux estafettes et trois voitures en tout, mais je ne<br /> vois que des flics dans les véhicules.<br /> <br /> Plus de chien non plus. Tout le monde a du s’égayer comme une volée d’oiseaux à l’arrivée en fanfare de la troupe.<br /> <br /> Arrivé au niveau de l’une des voitures, j’entends un jeune flic dire à deux « jeunes » méditerranéens, appelons-les Platon et Ulysse, de tailler la route.<br /> <br /> « Elle est belle, hein, la France ? » dit le jeune pandore aux deux zouaves. « Cela valait le coup de venir, hein ? Tiens, regarde ce soir ? Tranquille !».<br /> <br /> L’un des deux jeunes fait un pas en avant et dit en postillonnant blédard « Naann ! Pas vrai ! Ici en France il n’y à rien que du racisme ». Le jeune flic lui dit alors à nouveau de se tirer, et<br /> les deux finissent par obtempérer.<br /> <br /> Je les regarde s’éloigner. Le grand a le cul de son pantalon qui lui descend à mi-cuisse. Il a donc de la place pour chier. A part çà, il a l’air d’un dromadaire en blouson de cuir.<br /> <br /> Je dévisage le flic en le dépassant. Ce que je lis sur ses traits me rassure. Quand il y aura du grabuge, celui-là au moins n’oubliera pas ses leçons de tir.<br /> <br /> Je pousse jusqu’au bar encore ouvert un peu plus loin, alors que les poulets s’apprêtent à partir. Jadis, du temps où il était tenu par une famille de manouches, ce bar était l’un de mes points de<br /> chute, comme pour beaucoup de gens du quartier. Depuis qu’il est tenu par un maghrébin qui en a fait un repaire à blédards, je n’y fous plus les pieds, comme tous les anciens clients. Réflexe<br /> xénophobe sans doute (J’assume).<br /> <br /> J’aperçois le derviche tourneur de tout à l’heure avachi au comptoir, et je pense que d’autres spectateurs du combat de chiens sont dans la salle. Je m’éloigne.<br /> <br /> Des jeunes regardent le départ des flics, l’air hostile. Un noir me fixe droit dans les yeux quand j’arrive à sa hauteur et je regarde fixement ses pieds en le frôlant. C’est ce que je dirai si un<br /> jour je me retrouve au poste : « Non ! Non ! Je regardais ses chaussures, des Nike ! ». J’ai envie de lui écraser mon paquet de yaourts sur la gueule. Je l’entends bredouiller derrière moi. «<br /> Enculé » sans doute…<br /> <br /> En rentrant chez moi, je pense à la dernière marotte culturelle de la municipalité. Ca s’appelle « Grenoble Factory ». Le mec qui a trouvé ça devait écouter les Creedence Clearwater Revival et leur<br /> « cosmos factory » à l’époque de sa jeunesse militante.<br /> <br /> Sous-entendu que l’important, à Grenoble comme ailleurs, est de fabriquer (bricoler ?) l’avenir, ou de noircir la plage blanche comme disait le footeux philosophe Lilian Thuram. Lui seul aurait<br /> d’ailleurs pu se permettre de dire l’inverse (blanchir la page noire), en parlant du racisme-et-de-la-xénophobie bien sûr.<br /> Jugez-en vous-mêmes.<br /> <br /> http://www.grenoble.fr/TPL_CODE/TPL_ACTUALITE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/835/80-projet-urbain-et-urbanisme.htm<br /> <br /> Donc aujourd’hui on « fait » Grenoble comme on « fait » société, ou comme on « fait » famille. Moi, en plus, je fais caca, mais je reconnais que c’est un petit plaisir plutôt asocial.<br /> <br /> Le clou est cette idée cocasse de pouvoir se faire tirer le portrait et de voir ensuite sa tronche placardée sur les murs avec en dessous la mention : « machin, âge x, fait Grenoble depuis tant<br /> ».<br /> <br /> J’imagine la tête de l’un des chiens de tout à l’heure, en format 1.50 m sur 3 m, avec son œil pété, la lippe de sa mandibule en lambeau et sa gorge ouverte.<br /> <br /> « Bobby, deux ans et demi, fait Grenoble depuis 2010 ».<br /> <br /> Si (qui sait ?), ce petit témoignage donne des envies d’action à des gens du coin qui passent par là, qu’ils n’hésitent pas à me contacter en demandant mon mail à PR.<br /> <br /> PS : je me demande combien de lignes va faire ce petit fait divers, au combien révélateur, dans le torche-balle informationnel local.
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L
Bonsoir à tous,<br /> <br /> 1)<br /> Marx (mais un classique comme Schumpeter professait à peu près la même chose si j’ai bien lu) faisait la différence entre le capital-argent et le capital-production (Das Kapital), lequel constitue<br /> l’essence même du capitalisme.<br /> <br /> Le premier est rémunéré par le taux d’intérêt et le deuxième est récompensé par le profit. Confondre les deux au profit exclusif du premier n’est donc pas seulement une perversion de l’esprit même<br /> du capitalisme, mais une absurdité économique totale.<br /> <br /> Cela pour ceux –il y en a de temps à autre qui viennent pondre sur ce blog- qui osent affirmer que « l’Aktionnaire » a parfaitement droit de vie et de mort (licenciement au bon plaisir, comme sont<br /> en train de le rétablir les sociflards) sur le salarié, parque que, normal, « il est propriétaire de l’entreprise ».<br /> <br /> L’actionnaire n’a aucun droit exclusif sur l’entreprise puisqu’il ne participe en rien au processus de production. L’entreprise n’a d’autre engagement vis-à-vis de lui que de lui verser le loyer de<br /> sa participation en capital-argent, si le profit le permet.<br /> <br /> Keynes, quant à lui, pensait aussi que la seule rémunération à laquelle avait droit le capitaliste était le prix de son habileté à générer du profit, d’où sa haine déclarée du rentier, ce<br /> parasite.<br /> <br /> Ceux qui bavent sur Keynes parce qu’il aurait été un apôtre de l’endettement –au sens absolu-en tant que principe de fonctionnement de l’économie capitalisme (je me demande bien où ils lu ça,<br /> Keynes a imaginé des recettes pour « réamorcer la pompe » dans le cas de figure de la crise des années trente, et c’est tout), devrait plutôt se demander quels yeux horrifiés il aurait roulés face<br /> à l’horreur anti-keynésienne dont parle l’ami Boro, emprunter sur les marchés pour rémunérer l’actionnaire !<br /> <br /> La conception moderne de l’actionnariat porte un nom qui nous vient du Moyen-Âge : le seigneuriage, et je crois même que les seigneurs portaient souvent plus d’attention à leurs serfs.<br /> <br /> Mais n’en parlez pas à un socialiste, cela fait longtemps qu’ils ont oublié leurs classiques au profit de concepts plus modernes ; mariage des tarlouzes (moi par exemple, on se marre !), du shit<br /> pas cher pour tous, anormalité des guerres quand il est prouvé que les petits noirs et les petits blancs peuvent faire des bébés ensemble (ça c’est plutôt pour un soce frustré à la Manu Todd) etc.<br /> etc.
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B
Petit rajout<br /> Autoriser des entreprises déficitaires à verser des dividendes par le truchement d'emprunts relève de la corruption. Les dirigeants de nos pays qui laissent se faire ce genre d'exaction doivent y<br /> trouver un intérêt personnel sinon ils l'empêcheraient.
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B
Marins pêcheurs, actionnaires même psychologie.<br /> Quand on demande aux marins pêcheurs de réduire leurs prises pour préserver le poisson et par là même leurs revenus futures, ils crient au scandale et exigent des quotas destructeurs.<br /> Quand on demande aux actionnaires de laisser un peu de sous dans l'entreprise pour sa survie ils s'estiment lésés.<br /> Le rentier quelque soit sa forme est un être fondamentalement limité et lui laisser le pouvoir comme on le fait actuellement détruit tout.
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M
Entendu dans le poste (France Culture, journal de 18h): Il y a eu émeutes en Bulgarie, suite à des problèmes de prix de l'électricité, privatisée (c'est l'Europe). Le gouvernement a<br /> démissionné:<br /> http://www.lefigaro.fr/international/2013/02/20/01003-20130220ARTFIG00429-le-gouvernement-bulgare-demissionne.php
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S
Je comprends pas pourquoi le monde de la finance se réuni à Davos.<br /> <br /> Ils devraient se délocaliser en Roumanie. Je connais un château qui leurs iraient à merveille.<br /> <br /> Il est en Transylvanie et à appartenu à un compte allergique à l ' ail
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