Lutte des classes Made in USA...
21 Septembre 2011 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Rien de tel que des difficultés politiques pour requinquer un débat. Obama a senti le vent du boulet. Abandonné par les classes populaires (connues sous le nom de "classes moyennes"), et même par les afro-américains, celui-ci désormais tente de rebondir en instaurant une "tax-buffet", que les républicains, tombant dans le panneau, qualifie de "mesure de lutte des classes".
Bien entendu, toutes les mesures de "soulagement" des plus fortunés uniquement, n'était pas considérées, quand à elles et dans leur optique, comme de la lutte des
classes.
Le budget militaire aussi était sacré, il n'y avait donc que le peu d'argent des pauvres qui soit taxable, réductible, etc...
Il est vrai que depuis 30 ans, les résultats de cette réaction nobiliaire sont éloquents :
- effondrement du commerce extérieur, passé de - 20 milliards à - 500 (avec une pointe à -800),
- une dette passée de moins de 1000 milliards à 14 300, c'est éloquent,
- évaporation de l'industrie,
- crise du pentagone, noyé sous un flot d'argent qu'il arrive plus à digérer...
Encore, que le complexe militaro industriel étant quasiment la seule industrie qui reste aux USA, le pays est arrivé au stade de l'URSS de 1985.
Hors l'armement, rien du tout... On connaît le résultat (même si une usine Kalachnikov se mit à produire des réfrigérateurs...).
Pour certains, la mesure "n'est pas si populaire que ça". Pourtant, dans l'article, on lit le contraire. Mais il faut décrypter. Quand on parle "d'économie", il faut lire : les intérêts des plus riches...
Wall Street fait face à ses propres contestataires, retrouvant les accents de l'Abbé Sieyès et du "qu'est ce que le tiers état ?".
Alors, que va t'il se passer ? Tout est simple finalement. L'argent s'est accumulé en haut de l'échelle sociale. Il faut qu'il en redescende. C'était le "ruissellement" promis par les libéraux. Celui-ci ne s'est jamais produit. On se demande d'ailleurs, pourquoi il serait arrivé.
Désormais, l'accumulation est telle que c'est un Reset par banqueroute, ou un Reset par les impôts.
Dans l'intérêt bien compris des plus riches, il vaudrait mieux que ce Reset soit fait par
l'impôt. La banqueroute, on a le choix :
- avant la guerre,
- pendant la guerre,
- après la guerre. Personnellement, je préfère avant la guerre. Mais certains invitent au meurtre. Les traîtres, selon Clémenceau, méritent 12 balles, les demi-traîtres 6.
Quand ils monteront à l'échafaud, ou mourront la tête dans le ruisseau, ils ne pourront que s'en prendre à eux-mêmes.
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