Rareté des ressources, gâtisme des élus, et réaction du citoyen.
9 Octobre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie
Regarder un simple fait, l'eau.Les "Zélus" ont laissés se dérouler une inflation de l'eau au profit des grandes compagnies fermières.
Maintenant, rideau.
Les citoyens récupérent l'eau de pluie dans de telles proportions en milieu rural, l'économise dans de telles proportions en milieu urbain, que les consommations déclinent.
De même, la maison individuelle, prépondérante désormais, se prête à l'investissement visant à l'économie.
Réaction des vieillards du sénat : augmenter encore les prix. Taxer l'eau récupéré.
Comme ces brinqueblants n'ont jamais travaillé, ils n'ont pas pensé à quelque chose d'encore plus vicieux que les récupérateurs d'eaux de pluies.
En effet, la plupart des eaux usées sont retraitables, notamment celle de la douche, et ne risque pas d'être sujette à de grandes sécheresse, amenant à des réserves beaucoup plus restreintes (et des couts beaucoup moins importants).
On peut très bien imaginer envoyer ses eaux de baignades aux WC. Je l'ai vu, ça se fait déjà, quoique rarement. La réserve, alimentée quotidiennement, n'a pas besoin d'être énorme (sauf accident).
Pour le puriste, les eaux vannes, c'est aussi une ressource : engrais, méthane, etc...
En réalité, ce que n'ont pas compris les sénateurs, c'est que la société est en train de réagir à beaucoup de niveaux.
La mauvaise réaction, c'était l'achat du logement à prix fous : c'est payer la rente du propriétaire au banquier. Donc, c'est simplement un transfert de rente.
Un panneau solaire thermique, une récupération d'eau, c'est ECHAPPER à la rente payée au fermier, au pétrolier, au gazier, etc...
Isoler un logement, c'est échapper à la rente. Et comme on veut AUGMENTER la rente, on va AUGMENTER la rentabilité quand on y échappe.
Prochaine échappatoire en date : la rente de l'électricité. On va augmenter les prix, donc l'effort pour y échapper va s'amenuiser.
Une nouvelle source, parle du pic pétrolier. Doucement, on juge "optimiste" 2030 comme date, 2020 semble vraiment un butoir et oublié les 130 millions de barils jours. 100 sera le maximum, on est à 85, mais, même les 100 semblent très optimistes.
En réalité, toutes ces nouvelles, eaux, gaz, électricité, pétrole, repose sur le même principe.
On a crée beaucoup de nouvelles "dîmes" pendant la période où ces dépenses étaient bons marchés, beaucoup de nouvelles habitudes.
Ceux qui se souviennent des années 1950 ou 1960 comme moi, ont souvenir d'un monde où l'eau était utilisée au minimum (les installations étaient récentes), d'ailleurs, l'eau chaude était une exception et la douche, un héroïsme.
D'ailleurs, souvent elle n'existait même pas.
La consommation électrique réduite au minimum, les lampes. La télévision, le réfrigérateur ne vint que pendant cette période, et on habitait près du travail, sûr et près des commerces.
Pour ce qui est de l'automobile, il suffit de voir les productions et les parcs de ces années.
"la structure même des villes engendre une dépendance à l'automobile. "
Miser sur la ville dans l'optique du PO, devient un grand risque.
En réalité, notre société, toute entière, n'est pas seulement construite sur le pétrole, elle est construite sur la croissance.
Qu'une décroissance toute relative ait déjà commencé dans le domaine surtaxé de l'eau, trouble les vieillards dépendants du sénat.
Ce n'est pas ce qu'ils ont vécu, ce dont ils se souviennent.
Le problème, c'est que cette croissance va s'arrêter et s'inverser -rapidement- dans beaucoup de domaines. Cause : paupérisation (sortie par le bas) ou investissement (sortie par le haut).
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