Warren buffet, le kazakhstan et Staline.
5 Novembre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
C'est presque "papa, maman, la bonne et moi".Mais les nouvelles sont du même topo.
Warren achête les compagnies de fret ferroviaire dont la part de marché atteint 40 % aux USA, dont 20 % pour le seul charbon.
Ne vous inquiétez pas, Warren a aussi des parts de charbonnages.
Au Kazakhstan, la récolte de blé est un record. Manque de bol, elle pourrit sur pied. Le prix du transport des chemins de fer russes a augmenté de 90 %, les moyens de stockage et de récoltes font défaut.
Staline avait déjà vu le problème de l'agriculture russe, qui n'était pas un problème de production, mais un problème d'infrastructures. (C'est Churchill qui rapporta la conversation).
Manque de chemin de fer; manque de silos, en plus des destructions causées par la grande guerre, avaient plombés la production russe.
On voit, à ces deux nouvelles, un brutal rappel à l'ordre de la donne "immensité", que ce soit aux USA ou en Russie.
Dans les deux cas, finalement, le système politique importe peu. C'est la dose d'investissement, faite, ou pas, qui importe.
Et le poids du complexe militaro-industriel donne souvent aux dépenses d'entretien un caractère superflu.
Comme je l'ai souvent dit, une révolution n'acte qu'un fait : l'effondrement de la production. C'est particuliérement visible en 1916, mais c'est aussi visible en France en 1780, après le traité de Paris. La production industrielle, largement paysanne, décroit fortement sous l'effet du traité de libre-échange.
On peut noter aussi, une donne largement présente dans toutes les périodes révolutionnaires : l'effondrement des moyens de transports.
Raspoutine en 1916 insistait pour que les villes soient ravitaillées, après son assassinat, les armées eurent la priorité. Le matériel de transport manquait, les voies n'étaient plus entretenues.
On peut penser que la chute du Dry Baltic Index et des transports internationaux, tant maritimes qu'aériens sont aussi un prémisse.
L'état pitoyable des chemins de fer US (18 heures pour 1000 km), doit tout au fait que le système économique, incapable de produire, misait tout sur l'importation et donc les ports.
Le renouveau du chemin de fer impliquerait donc un changement de sens économique, un recentrage de l'économie sur l'interne.
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