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Allemagne : réalité et propaganda-staffel...

24 Septembre 2013 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

On nous dit qu'Angela vient de réaliser une victoire "historique". Les superlatifs ne manquent pas chez les journaleux, et l'envie de nous faire prendre du cassoulet toulousain pour de la choucrouten garni, est forte.

 

Alors, parlons franchement de la "victoire" merkelienne, sans doute moins évidente à seconde vue, qu'à première.

- La coalition CDU-CSU fait 41.5 % de voix, ce qui n'est pas mal, dans une Europe habituée à virer les sortants, pour les remplacer par des différents, qui feront la même politique. C'est sans doute là-dedans qu'est la "victoire" en chantant ou pas.

- Les talibans libéraux sont étrillés, mais font quand même le score gargantuesque de 4.5 %, ce qui est très honorable, vu leur peu de cervelle.

 

- L'opposition de sa majesté, le SPD, lui, ne fait que 25. 7 % des voix, ce qui est plus qu'honorable pour un parti, dit de gauche, dont la vraie mission est de faire avaler la régression sociale,

- Le parti "die linke", qui provient en grande partie de la scission du SPD, et du refus de la régression, fait un score honorable, de 8.60 %, Il provient aussi des restes du parti communiste est allemand.

- Les verts se maintiennent à 8.40 %,

- L'AFD (alternative fur Deutschland) arrive à un score de 4.70 %.

- Le parti pirate fait 2.20 %.

- Le PND, fait 1.30 %,

- les autres réunis, 2.80.

 

Donc, la coalition gagnante fait 46 % des voix, le parti représenté 41.5 %, l'opposition 47.4 %, l'opposition représentée, 42.7 %.

Le seul problème est qu'elle est divisée entre sociaux traitres, et opposition plus radicale, avec le refus des sociaux traitres d'abandonner leur politique, qu'ils ont porté fort loin avec les lois Harz.

Le phénomène est ancien, d'ailleurs, le SPD de 1918 se trouva très bien dans un conservatisme social qui amena sa fracture, mais lui attira la bienvellance des cadres traditionnels.

 

En réalité, la victoire est timide, le score globale, CDU/CSU/ PLD régresse légérement, de 48.4 % (27.3 + 6.5 + 14,6) à 46.  : la CDU/CSU a surtout siphonné et étouffé les libéraux.

Le SPD a de manière moins marqué, siphonné aussi ses alliés. Mais ceux-ci restent puissants, et surtout sans doute est-ce AFD qui a affaibli écologiste et gauche affirmée.

 

En matière de suffrages exprimés, c'est, comme partout en Europe, la déconfiture, et la crise de régime. En moins affirmé. L'Allemagne, au plan économique, a le sentiment de mieux s'en sortir, et si la chancelière plaide la régression (réforme) à tout va à ses "partenaires", elle se garde bien d'appliquer la même mesure chez elle...

 

Si AM est gagnante, c'est sur la bêtise d'un SPD, qui ne sait que faire, et refuse d'envisager toute remise en question...

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B
Jeudi 26 septembre 2013 :

Zone euro : le recul des crédits au secteur privé s'amplifie en août.

Le recul de l'octroi de crédits au secteur privé en zone euro s'est encore accru en août avec une baisse de 2% en glissement annuel, après un repli de 1,9% en juillet et de 1,6% en juin, a annoncé
jeudi la Banque centrale européenne (BCE).

Cette amplification est à chercher du côté des crédits aux entreprises non-financières, dont la baisse a atteint 3,8% sur un an en août, après 3,7% en juillet.

Les prêts aux ménages sont restés stables par rapport à juillet mais leur croissance demeure très ténue (+0,1%).

L'octroi de crédits à la consommation a continué de s'enfoncer, au même rythme qu'en juillet (-2,6%), tandis que les prêts immobiliers n'ont que faiblement progressé (+0,7%) sur un an.

"Les crédits au secteur privé sont restés déprimés, confirmant que les conditions de crédit ne se sont pas améliorées malgré les signes de reprise de l'économie réelle en zone euro", commentait
Annalisa Piazza, analyste du courtier Newedge.

Bon.

D'accord.

Le recul des crédits au secteur privé s'amplifie en août, DONC la Banque Centrale Européenne va encore devoir prêter 1000 milliards d'euros aux banques européennes.

C'est nul, ça n'a aucune efficacité, ça ne sert pas du tout l'économie réelle, mais la BCE ne sait pas faire autre chose.

En Europe, le naufrage de l'économie réelle continue.
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G
Ils anticipent que ca ne marchera plus ????



Le groupe français de construction et de concessions Vinci envisage de vendre la totalité de son pôle de parkings, Vinci Parks, dont il pourrait tirer entre 1,5 et 2 milliards d'euros, affirment
Les Echos du jeudi 26 septembre.

Vinci Parks représente 2.600 parkings et 1,6 million places de stationnements dans 14 pays et génère un résultat brut d'exploitation d'environ 200 millions d'euros.

Le quotidien économique affirme sur son site que le groupe a mandaté ses conseils pour examiner cette vente.

Il rappelle les propos du PDG de Vinci, Xavier Huillard, en juillet dernier dans ses colonnes: "Si nécessaire, nous pourrions aussi ouvrir le capital des sociétés d'autoroutes, ou bien nous
associer avec un autre opérateur dans les parkings. Notre puissance de feu ne se limite donc pas à notre seule capacité financière actuelle".

(Avec AFP)
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A
Heu... çà s'accelère :

http://www.military.com/daily-news/2013/09/20/pentagon-begins-prudent-prep-for-shutdown.html?comp=1198882887570&rank=1
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M
Est-ce que l'on sait le taux d'abstentions de ce vote en Allemagne ??
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B
Vendredi 20 septembre 2013 :

L'Union Européenne prépare une nouvelle méthode de calcul du déficit qui bénéficiera à l'Espagne ... et aussi aux autres Etats européens du sud.

C'est ça qui est rigolo : puisque la situation dans les Etats européens du sud est de pire en pire, il suffit de changer la méthode de calcul !

Après l'instauration de cette nouvelle méthode de calcul, comme par magie, la situation de ces Etats apparaîtra en nette amélioration !

L'Union Européenne, c'est un village Potemkine : beau en apparence, pourri en réalité.

"Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées." (Winston Churchill)

Lisez cet article :

La méthode actuelle de calcul de l'exécutif de l'Union Européenne a pour conséquence qu'une grande partie du déficit dans les pays en crise comme l'Espagne est considérée comme structurelle plutôt
que conjoncturelle. Cela conduit à rendre nécessaire de plus grands efforts d'ajustement pour ces Etats. Par exemple, avec la méthode actuelle, le niveau du chômage structurel en Espagne, même
lorsque l'économie fonctionne à son plein potentiel, serait de 23%, tel que l'a calculé le Wall Street Journal. En revanche, la nouvelle méthode de calcul permettra de réduire l'estimation du
chômage structurel et avec elle le déficit structurel, ce qui nécessitera moins d'efforts d'ajustement.

http://www.elconfidencial.com/economia/2013-09-20/la-ue-prepara-un-nuevo-calculo-del-deficit-que-beneficiaria-a-espana_30941/
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P
Dieudonné : Quenelle Révolutionnaire des Militaires au système :

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Dieudonne-La-quenelle-des-militaires-a-la-Main-d-Or-20368.html
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B
A propos de la dette publique de l’Allemagne :

Le journal économique Handelsblatt a fait ses comptes : 7000 milliards d’euros en tout.

Lisez cet article :

L’énorme dette cachée de l’Allemagne : 7000 milliards d'euros en tout.

"La vérité", titre le Handelsblatt, qui coupe court à la présumée parcimonie de l'Etat allemand, des chiffres faramineux à l'appui. Officiellement, la dette allemande en 2011 est de 2 000 milliards
d’euros. Mais ce n'est qu'une demi-vérité, car la majeure partie des dépenses prévues pour les retraités, les malades et les personnes dépendantes ne sont pas inclues dans le calcul.

D'après des nouveaux chiffres, la véritable dette se chiffre en 5 000 milliards d'euros supplémentaires. L'Allemagne serait donc endettée à hauteur de 185 % de son produit intérieur brut, et non
pas 83 % comme officiellement annoncé.

Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186% du PIB en 2012, et la dette italienne est actuellement de 120%. Le seuil critique au-delà duquel la dette écrase la croissance est de 90%.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, Angela Merkel, "a créé autant de nouvelles dettes que tous les chanceliers des quatre dernières décennies réunis", remarque l'économiste en chef du quotidien
économique.

"Ces 7 000 milliards d'euros sont un chèque sans provision que nous avons signé et que nos enfants et petits-enfants devront payer."

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/981331-l-enorme-dette-cachee-de-l-allemagne
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G
Ce n’est pourtant pas une lumière, elle situe Berlin à Moscou sur une carte . Il est bon de se rappeler qu’elle est originaire de l’ex Allemagne de l’Est dont Berlin était la capitale .

http://www.youtube.com/watch?v=k-OBsCneyUc
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