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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 18:28

Il faut desserrer les freins qui bloquent l'immobilier, nous dit Fifi (brindacier ?).
Bien entendu, c'est toujours la faute, dans la bouche de ce professionnel de la politique, que la faute à l'état.
Pourtant, ailleurs, visiblement, on a un autre point de vue : "idéalement situés à proximité d'une maison médicale , d'une entreprise de pompes funèbres , d'une église et du cimetière".C'est en Bretagne, et c'est un village de vieux, où le propriétaire veut vendre sa bouse, 340 000 euros, alors que la norme des salaires de la région, c'est le smic, quand on a un job.

Encore un type qui a oublié le passage du franc à l'euro, et a cru que 1 F = 1 euro. Et oublie qu'un couple solvable, avec deux enfants, ce qui est la norme, ça vit environ avec 3000 euros par mois.

Pour ces vendeurs, il faut leur rappeler la réalité. Ils sont encore 2 fois trop chers pour pouvoir trouver un acheteur. Et encore, 170 000 euros, ça ne serait payé qu'avec peine.
Nul doute qu'il est cohérent pour les rares acheteurs d'attendre la dépression démographique de la région, et d'acheter cela quand les héritiers, vivant ailleurs et plus réalistes, feront des prix en adéquation avec le marché.
Si, bien entendu, d'ici là, la civilisation a pu perdurer.

Si elle ne l'a pas fait, ce sera plus simple, le bien sera à qui s'en emparera.

Le seul et premier frein qui bloque l'immobilier, c'est tout simplement, cher fifi, les prix trop élevés, des locations, et des prix de ventes.

Il s'imagine quoi, le fifi, lui qui ne respire que par la "compétitivité", que la dite compétitivité, c'est la baisse des salaires et des retraites, et la fin de la demande. Les retraités les plus anciens, pourront donc vivre bloqués dans leur maison, jusqu'à leur mort, en la laissant tomber en ruine.
Fifi et les vendeurs immobiliers, ont simplement besoin de retomber sur terre. Fifi, lui qui était incapable de vivre avec la paie d'un ministre "seulement".

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Immobilier
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:18

Dans votre jardin, on vous donnera la mini-maison, et 5 ans plus tard, vous pourrez en disposer. Cela se passe aux USA, et on voit bien la réalité de "la crise du logement", qui n'en est pas une, mais reste une crise organisée du logement accessible.

Le logement en mobil-home, déjà largement répandu aux USA, est une réponse typiquement américaine à la crise des loyers chers, et des maisons en carton, inabordables.

La seule chose nécessaire est d'avoir un terrain, loué ou acheté, et les municipalités qui en ont souvent beaucoup de libres, pour cause de non-paiement des taxes foncières, pourraient régler ainsi facilement le problème des sans abris, et des shanty towns,

Au 19° siècle, les USA avaient crées le concept de maisons ballons, maisons vites faites, pas chères, qu'on voit encore dans les villes fantômes. Souvent, d'ailleurs, on les démontaient pour les reconstruire ailleurs.

Les célèbres subprimes, à l'origine, étaient faites pour les mobiles homes, destinées aux pauvres, et donc, clientèle à risques pour les emprunts. Mais les montants des prêts étaient faibles, et les risques mesurés, et limités par ce fait.

Cela n'allait donc pas aux banquiers, qui voulaient faire du chiffre, et ont étendus le système à la totalité du marché immobilier.

Le coût annoncé (75 000 $) me parait élevé, bien plus cher que les mobiles homes classiques.

Il reste que le problème est la complicité dans le monde occidental, des dirigeants politiques, amateurs de costards offerts, et du lobby immobilier. C'est la raison pour laquelle, les loyers flambent, et qu'il y a plus de 40 ans, alors que pour les grands ensembles, les voyants ont tourné au vif rouge sanglant, pendant des années, avant que la construction de ceux-ci fut abandonnée...

Le projet de Portland fonctionnera t'il ? Il n'y a pas de raison que cela foire, pas de raison objective. La crise est aujourd'hui trop répandue et trop grave, et les exigences des foyers désargentés s'estompent.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 20:18

Deux nouvelles immobilières qui ont attirées mon attention.
La première est un record de prêts en janvier 2017. 37.4 milliards, dont 62 % de renégociations. If faut dire qu'à 1.5 %, c'est tentant.
Mais le reste, à vue de nez, 14.2 milliards, pour les ventes "fraiches", c'est relativement peu, mais cela démontre aussi que sans ventes immobilières, sans crédit, l'économie française s'effondre. Elle ne tient donc que sur les couillons, qui ont une confiance très élevée en le système.

Les poires, des pieds nickelés. "les prix de l'immobilier ont recommencé à accélérer dans les zones les plus demandées par les acquéreurs... " : lire en creux, ailleurs, c'est mort.

J'avais remarqué, il y a très longtemps, un fait qui m'avait frappé. Et je n'avais pas 20 ans. Les centres villes, ou centres villages, à l'époque entièrement pleins, et avec encore des commerces, n'étaient plus peuplées que par des vieux, rarement actifs, et l'été, ils hébergeaient leurs petits enfants, donnant l'impression de vie.

Puis ils sont morts, pendant que le phénomène amorcé pendant les années 1950 et 1960 s'amplifiait, celui du déplacement de la population vers des agrandissements de ces villes et villages, dans des logements plus adaptés, confortables, et non, passablement bricolés. Parce qu'il faut bien admettre que si, tardivement, ils s'étaient mis au confort de la vie moderne, c'était encore très frustre.

Les vieux morts, les commerces ont été repris par des jeunes, qui n'ont pas tenu. Il n'y avait simplement plus la population suffisante pour les faire vivre, la généralisation de la voiture a drainé la population vers les centres commerciaux et les super-hyper marchés, moins chers, et servant souvent, la même chose, ou supérieure en qualité. Il faut avouer qu'il y a 40 ans, il fallait souvent ne pas être craintif. La notion d'hygiène n'était pas ce qu'elle était.

Alors, oui, certains centres historiques se sont vidés de toute vie, et pour cause. Dans une maison où il y avait 3 ménages, il n'y en a plus qu'un d'une personne, et encore, des fois c'est zéro. J'ai aidé à déménager, il y a bien longtemps, en 1991, une parente dans le centre du Puy. Il y avait 5 locataires. Aujourd'hui, dans cette ville à la campagne, elle est seule, ou parfois il y a un autre locataire, mais pas longtemps. Alors, le commerce alimentaire... les rues les plus passantes voient se maintenir les commerces, les autres passent dans la catégorie des immeubles d'habitation, et voient eux aussi, souvent, le nombre d'occupants passer à un ménage.

Comme les maires ne voient rien, eux qui devraient tout savoir, ou ne sont pas en mesure de comprendre, faute d'intelligence, on voit aussi des quartiers entiers de lotissements habités par des personnes âgées seules, ou laissées à l'abandon, parce qu'elles sont en maison de retraite frappées d'alzheimer.

Les maires n'ont pas compris que les agrandissements de communes leur faisait perdre le sens des réalités. Les nouveaux quartiers comptaient plus d'habitants que les centres abandonnés aux taudis et qui, lentement, dépérissaient. Ces communes annexées, qui se vivaient en train de mourir avec leurs 500 habitants, ont été multipliées par 10, alors que la ville centre est devenue pour eux un poids et un fardeau financier.

Là aussi, où est le courage politique de la démolition ? Il y a eu des périodes où l'achat immobilier ne coûtait pas cher, et les mairies auraient pu redonner un cadre aux villes, en démolissant, et surtout, s'abstenant de reconstruire des immeubles à forte densité. La notion de "place publique", leur auraient elles échappées ???

Dans le cadre pétrolier actuel, les centres villes ne seraient pas morts, si on avait pu y faire un peu, de place. Même si ce n'était que des parkings.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:56

La Ville de Saint Etienne connait actuellement un grand vent de dynamisme en ce qui concerne la démolition de logements et de locaux. Cela, on ne peut que l'approuver, le seul inconvénient c'est qu'homo politicus simplex simplex simplex (trois fois, parce qu'il est vraiment très simplex), se croit souvent obligé de reconstruire.

Il faut, dit il, donner de la croissance et du travail au bâtiment, ce qui crée de la richesse, nous dit on. Enfin, pour ce qui est de crée de la richesse en construisant à Saint Etienne, je suis dubitatif.

La vente des appartements, je me demande si cela existe, et les prix sont bas, les biens refaits, pas besoin de Plazza (Stéphane) pour revoir le tout, le seul problème est souvent, l'absence de demande (243 pages d'offres !).

Aussi, si on ne peut qu'approuver les travaux de démolitions en cours, il faudrait, pour que le marché recouvre un équilibre et des prix un peu plus élevés, s'abstenir de construire. Les locaux de bureaux, eux aussi, ne manquent pas. L'immeuble Manufrance, cours Fauriel,  n'est toujours pas rempli, 25 ans après...

Quand à Tarentaize, et rue Michel Rondet, ce sont des parties qui faisaient vieilles en 1850, et quand on voit Tarentaize, l'ancien et le rebâti, la seul chose qu'on ait envie de faire, c'est de fuir en courant. D'ailleurs, en 1850, on parlait déjà de la destruction de Tarentaize, c'était revenu dans les années 1960 avec Durafour, mais on n'avait pas fini le travail.

Il n'y a pas la moindre chance que le marché immobilier se redresse, étant donné que la population dans certains quartiers est "âgée, voire, très âgée".

D'autres villes ne devraient même plus penser à bâtir, mais simplement à démolir. Trop de bureaux, trop de logements, pour une population trop âgée. Des villes qui s'éteignent doucement, dans le cadre actuel.

D'autre part, pour revenir à ce que dit un internaute, la crise de la consommation est plus violente aux USA, car les centres commerciaux sont souvent beaucoup plus dépendants de la voiture, et comme je l'ai déjà dit, la consommation intérieure de carburant a beaucoup baissé. avec 15 millions de barils jours raffinés, le pays importait beaucoup de produits raffinés, désormais, il est massivement exportateur. D'autre part, le degré de fausseté des statistiques économiques est sans doute plus grand.

Comme le dit John Williams sur "shadow government statistic", la statistique officielle est de plus en plus farfelue. Deux exemples.

L'immobilier de certaines villes, comme Saint Etienne, Vichy, et d'autres, liste, bien sûr, non exhaustive, mérite le principe de réalité, comme le fait John Williams pour la statistique. La chute du niveau de vie réelle est patente aux USA, et la statistique un simple élément de propagande. Il est donc normal que le secteur marchand s'effondre. De plus, le jeu est brouillé par des dépenses contraintes, maquillées en consommation...

A Saint Etienne, on peut lire : "L'immobilier de Saint-Étienne représente une belle opportunité d'investissement pour les années à venir." Bel exemple de langue de bois. Moi, il y a 20 ans, un agent immobilier me disait qu'il ne prenait plus les appartements. Il n'y a pour ce produit, que les curieux. Et encore, la situation de l'immobilier très bon marché, fait que c'est une ville attractive pour 25 000 étudiants.

La statistique est à l'heure actuelle, ce qu'est S. Plazza au marché immobilier. Le bel emballage d'un produit qui ne sent plus très bon.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:16

Les grands groupes de distributions continuent à solder... Leurs magasins, pendant que la distribution voit son chiffre d'affaire se rétracter, par la baisse de la consommation et par l'essor de la vente par catalogue, dans une variante moderne, celle de l'internet.

On est donc en plein retour au XIX° siècle, avec une technologie un peu différente.

Une différence est à noter, la situation s'est tellement aggravée que certaines de magasins font faillite. JC Penney ferme 130 magasins et vire 6000 salariés, Family Christian Stores ferme définitivement ses 240 magasins.

Tati, lui, est à vendre : "Une chaîne de magasins déficitaires dans un marché en berne." On ne pouvait mieux résumer la situation. Et il est clair que la seule valeur de certaines chaines soient leur emplacement, encore que cette règle est désormais relative : quand les commerces tombent comme des feuilles mortes, qu'un emplacement soit meilleur n'a pas beaucoup d'importance, il n'y a pas ou plus de repreneurs. Les banques ferment leurs agences, les magasins survivent, sans plus penser à un quelconque développement, et les rez de chaussée n'ont plus d'utilité.

Dans notre économie merveilleusement mondialisée, la distribution s'effondre là où elle existait et se développe doucement ailleurs. Le bas de gamme d'ici est là-bas, le moyen, moyen-supérieur.

Cela ne change rien à la donne. Globalement, on aura beaucoup de locaux vides, avec les appartements vides et ceux invendables, on pourra s'en faire des colliers. Comme le politique n'a rien appris, on continue tranquillement de reconstruire là où l'on tombe, et on lance sans cesse de nouvelles zones de chalandise.

Comme je l'ai dit, la vente internet n'est que le retour de la vente par correspondance, mise au goût du jour. On peut voir, essayer, retourner, et pendant ce temps là, le considérable bâti des magasins devient obsolète et inutile, et les SCI (sociétés civiles immobilières), qu'avaient constitués les dirigeants pour garder l'immobilier au cas où les entreprises seraient balayés, montrent leur inutilité. Pour qu'un local ait une valeur, il faut que quelqu'un en ait l'utilité et l'utilisation.

Intrinsèquement, les grandes zones commerciales n'ont aucune valeur, et ne tiennent que parce que le pétrole est encore là pour les approvisionner, et permettre à leurs clients de venir. Pas plus. Mais comme le gâteau n'augmente plus, les grincements se font de plus en plus forts et perceptibles, et le monde des années 1950 et 1960 commence à s'estomper.

Je le maintiens, la crise est dans une succession de LLL, et est désormais visible dans notre vie. Les villes abandonnées et paupérisées, où les appartements refaits et bon marché ne se vendent pas, même en empilant les Stéphanes Plazza par bottes, voient disparaitre leurs approvisionnements. Les pauvres, ça ne fait pas vivre, ni le superprimou géant (coucou G. Lagaffe) ou le carrouf.

Bien entendu, le phénomène n'en est qu'à son commencement, et est un peu plus avancé aux USA, eu égard à l'espace. Les campements de nomades pourront se poser sur les anciens malls. Merde, les nomades étaient déjà sur place. On les appelle les déplorables, vivent de coupons de nourriture, ou de RSA. Aux USA, ils promènent leurs carabines.

Il n'y a rien, d'ailleurs, qui puissent sauver ce système. A tel point que pour une chose je me suis posé une question. Si Trump augmente tellement le budget militaire des USA, c'est pour se faire des alliés au Pentagone, ou le faire crever ???

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 14:08

Il faut rappeler les fondamentaux. Certains n'ont pas compris que les HLM, ça n'était pas fait pour les pauvres.
Les salauds de pauvres, ça vit dans des habitats dégradés, publics ou privés. Quand les pauvres accèdent aux HLM, c'est que les autres n'en veulent plus.

Quand on démolit à un endroit, c'est pas pour reloger des pauvres, c'est pour les éjecter.

L'organisme d'HLM veuille à son équilibre financier, et il lui faut une clientèle majoritairement solvable, pour qu'il puisse l'assurer. Il lui faut un bien suffisamment amorti, donc suffisamment vieux, pour loger la misère du monde, à un coût acceptable pour ses finances. D'ailleurs, quand les HLM logent des gens qui ont des moyens, la musique est loin d'être la même.
J'ai vu ça sur la réhabilitation de grands ensembles des années 1950-1960, et je peux en retracer les grandes lignes.

La partie I, la plus haut de panier socialement, le mieux étudié, le plus agréable, avait été réhabilité sur fonds propres, c'est à dire, avec l'argent des loyers des 3 tranches, accumulé au long des années. On avait très peu augmenté les loyers, pour ne pas faire fuir la clientèle.

La partie II était mal foutue, socialement un peu plus bas, mais composée de gens qui travaillaient. Elle a été rénovée avec des "prêts pas trop aidés" de l'époque, ou pour tout dire, des prêts franchement chers. Mais qui donnait droit à l'APL. Les loyers ont doublés, après la réhabilitation. Total, tout le monde s'est barré, là les pauvres sont venus et quelques années plus tard, 60 % du quartier était détruit, puis reconstruit, en résidentiel (cher).

La partie III était vraiment le grand ensemble des années 1960, partie que l'organisme HLM n'a jamais réussi à remplir, tellement la population partait vite, sitôt arrivée. Elle a été réhabilitée, et en conséquence, s'est vidée encore plus vite qu'elle ne faisait. Le vivier, c'était l'immigration, qui était virée de l'ancien qu'on détruisait ailleurs à grande allure. Aujourd'hui, ce quartier est détruit à 90 %. Le logement des pauvres, c'est le très social, et c'était d'entrée, le quartier de relégation avec accompagnement social renforcé. C'était souvent, à l'époque, la colonie d'alcoolo, et le but des travailleurs sociaux, c'était surtout d'éviter la reproduction sociale avec les enfants, et souvent cela marchait.

Le logement, fut il social, obéit à une loi économique. Il doit dégager du profit. Même s'il bénéficie d'un financement avantageux, il ne peut échapper à cette règle. Quand aux pauvres, pour eux, dans le pire des cas, il y a le prêt subprime et le mobil-home. Il en a de la chance ce salaud de pauvre. Il est en vacances toute l'année.

De toute façon, la construction, sociale ou pas, souffre d'une tare aujourd'hui : contrairement aux années 1960, il n'y a pas d'armée de réserve de locataires ou d'aspirant propriétaires désireux de se loger. A l'époque, on pouvait choisir facilement quand on était bailleur.

Le logement, c'est comme les filles. A un âge, elle choisit qui veut. A un autre, qui peut. A un autre, qui reste.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:18

Pour les prêts immobiliers, qui prouvent que la France continue à patauger dans sa bulle immobilière, comme François Fillon patauge dans le penelopegate.

Une intervention, et il a convaincu... les convaincus. Tous les autres le trouve pitoyable, le petit bourgeois catholique près de ses sous, tartuffe en diable, et dur aux petits. Avec lui, la retraite à 65 ans, vous n'y couperez pas. Et sans doute s'estime t'il pas si fautif, avec les 3600 euros nets de sa femme.

C'est pas beaucoup, nous dit il. Mieux que la plupart des salariés pendant tout une vie de travail, pour un niveau d'étude somme toute, modeste.

On voit mal, d'ailleurs comme ce tartuffe arrivant au pouvoir totalement usé ne cramerait pas aussi vite et même plus vite que Hollande.
La caste mondialiste (1 % de la population) et semi mondialiste (5 % de la population), coupée des conditions de vie de la vraie population, finalement, trouvent que cette caste politique malgré tout locale est inefficace et coûteuse, et veux nous flanquer Macron. Après tout, à quoi servent ces 577 députés et 321 sénateurs ? On peut amplement diviser par 4. Ils ont donné le "la", d'ailleurs, avec la suppression des communes, et la fusion des régions.

Et puis, cela sera toujours populaire de tailler dans ce nombre de branquignols-tartuffes-carriéristes, et le spectacle de les voir pleurer leur carrière défunte. On peut saluer, d'ailleurs, Penelope Fillon, capable à la fois, d'être mère de famille de 5 enfants, et de tenir 2 travail à plein temps.

 

On veut nous vendre Macron, qui carbonisera encore plus vite. Une belle gueule, ce n'est pas une politique.
Et on en revient à la dernière flammèche de notre bulle immobilière. Depuis l'holocauste de l'appareil productif, devant le veau d'or du mondialisme, il n'y a, je le répète, dans les économies occidentale, que le secteur du logement, non délocalisable, qui porte l'économie.

251 milliards d'euros de prêts, cette année, oui mais, 45 % de ceux-ci (113 milliards) sont des renégociations, et 138 des prêts frais, mais avec des taux au ras des pâquerettes.
Moralité, à la moindre remontée, marché immobilier et banques mordent la poussière. Et le marché immobilier n'a été retenu au bord du gouffre, qu'avec des taux d'intérêts ridicules, qui plomberont la rentabilité des banques. Quand on propose du 1.5 %, il est TRES difficile de faire moins, même si des pointes à 1.1 % sont observées. Pour mémoire, je me rappelle avoir vécu la période où les taux "bonifiés" atteignaient 20 % (je vous dit pas pour les autres...).

Pour l'encours des prêts, il a atteint en décembre 2016, 899 milliards pour l'immobilier, 161 à la consommation, et 36 pour les autres. Rapporté au stock de dettes, les nouveaux prêts sont potentiellement explosifs. En 2001 les encours de prêts se montaient à 250 milliards d'euros.

La progression observée en 2016 est un trompe l'oeil, dans un marché qui se livre à la manoeuvre d'atterrissage. La baisse des taux masque la baisse tendancielle de la demande, en solvabilisant les derniers pékins.

De plus, la renégociation concerne plus de 10 % de l'encours, alors que c'était, la plupart du temps, inférieur à 2-2.5 %.

On peut voir sur les séries longues, que la France n'a pas échappé au lot des économies désindustrialisées de l'OCDE, où l'agonie de la demande est compensée par l'endettement croissant (sans beurre).

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier Economie Politique
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:00

C'est la crise du petit commerce, comme du grand, en réalité, une crise différente et généralisée de l'immobilier.

Depuis l'an 2000, la France a beaucoup changé. On a beaucoup construit, et si l'on avait, côté pouvoir public, en ligne de mire, les 500 000 logements neufs par an, comme jadis G. Marchais, le million d'adhérents au PCF, on voit mal la finalité du truc. Oui, on aurait atteint 500 000 logements, et Jojo son million de militants. Et après ?

Le seul problème, c'est que le chiffre de construction n'est pas un bon paramètre. Les bons paramètres ne sont pas uniques, mais agissent en faisceaux, se conjuguent, se scindent, dans des effets jamais prévus.

300 000 logements, en année basse, c'est quand même de quoi loger 750 000 personnes, avec des ménages à 2.5 personnes.

400 000 logements, c'est de quoi loger 1 000 000 de personnes.

800 000 transactions dans l'ancien, c'est le mouvement de 2 000 000 de personnes. Donc, rien que le marché de l'accession, c'est 3 000 000 de personnes qui bougent, avec une population qui augmente de 300 000 personnes / an.

Cette population, qui bouge beaucoup, abandonne le sans confort, souvent urbain et central, pour des normes plus actuelles, mêmes si elles sont, en fait, plus enfantines souvent.

Des lieux se paupérisent, pendant que les "classes moyennes", s'externalisent dans les pavillons. Le centre ville se paupérise, et l'habitant de pavillonnaire abandonne son réseau de commerces locaux, pour aller au plus près, et au moins cher. Quitte à prendre sa voiture, autant aller là où le parking est facile, et aussi, gratuit.

Deuxième effet néfaste, le rôle du banquier. Parce que les économies occidentales, désindustrialisées, devaient quand même fonctionner, on a laissé la bride au crédit bancaire immobilier, avec le double effet kiss coule (et ça coule vraiment, comme un camembert), d'obtenir la paix sociale par endettement, et réinjecter massivement des liquidités, et un pib fictif.

Comme je l'ai souvent dit, à une époque, le crédit bancaire n'aimait pas l'immobilier, trop long, trop peu rémunérateur. Ce qui faisait le prix, c'était les apports personnels, les prêts amicaux, les prêts vendeurs. Et cela s'explique aisément. Il y a 30 ans de cela, mon propriétaire, âgé et désireux de se séparer de son appartement, me proposa de l'acheter. Je ne désirais pas l'acheter, et de toutes façon, je lui dit que m'endetter à 10 % l'an, très peu pour moi. Il me proposa de me faire crédit, au taux de 4,5 %, ce qui était le taux du livret A, à l'époque. Et un prix tout à fait correct.

Mais les éléments de répulsion étaient trop nombreux...

Et les centre-ville, n'avait qu'un avantage, leur centralité. Elles l'ont perdus, au profit de centre commerciaux excentrés, nouveaux centre-villes désormais, quand ils ont des logements à proximité.

Finalement, on s'étonne des conséquences des effets d'une bulle immobilière, sur le commerce, la cherté des baux commerciaux, et l'effet bling bling des grands centres commerciaux, ou effet "Donald Trump". Ces centres son coincés entre la baisse du pouvoir d'achat, et les rentes de tous ordres qu'ils doivent verser.

Le commerce, en effet, vend peu de produits, mais beaucoup de situation immobilière. Le magasin du centre avait vu ses loyers exploser, et les voient toujours chers, mais avec la conséquence logique partout. Les bons emplacements arrivent encore à se louer, les mauvais non. C'est la même situation que dans l'immobilier de résidence. Après cela, la paupérisation des centres n'est pas étrangère au phénomène, et la non possession de véhicules pour une partie variable de la population (de 15 à 30 % de la population), n'est pas une donnée optimiste. Cela veut dire qu'on ne cible qu'une clientèle très réduite. Et cela ne veut pas dire non plus que ces personnes ne font pas leurs courses en voiture. On peut très bien aller en voiture, faire les commissions pour quelqu'un de la famille, qui n'a pas de voiture. C'est très courant.

La société pétrolière, à l'aube de son déclin, est plus que jamais éclatante. Elle a structuré l'espace, et contrairement à l'union soviétique, qui ne construisait que là où c'était cohérent à long terme, on a pratiqué une segmentation sociale.

On a multiplié des bus, qui roulent à vide. On fait du ramassage scolaire, dans des endroits où 70 % des ménages n'ont pas d'enfants. Mauvaise allocation généralisée des ressources. Il suffit de regarder des films de villes des années 1970 ou 1980, pour s'apercevoir qu'à l'époque, la bagnole était finalement assez rare en ville, par rapport à aujourd'hui. Là aussi, on s'adresse à une clientèle réduite.

Les bétonneurs, quand à eux, une fois bétonné, ils n'en ont rien à cirer que le logement soit vide, le centre commercial au bord de la faillite, l'aéroport vide.

Le politique, dans son laissez faire, laisser aller, a conduit à la catastrophe. Ils auraient du engager des attachés parlementaires pour surveiller le phénomène.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Immobilier
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 19:04

Maison à vendre : une commune, burnée comme c'est pas possible en églises, veut en vendre une, en très mauvais état, et cela crée le trouble.

Récapitulons : 2500 habitants, pour 8 églises. La plupart n'ouvrent que rarement, pour les enterrements (moi, je serais donc d'avis de supprimer les églises : elles font mourir, c'est comme les hôpitaux, c'est très malsain, des tas de gens y meurent, il faut les fermer aussi).
Ces églises coûtent très chère à la municipalité, qui comme toutes, est désargenté.

Bien sûr, les montants retirés sont modestes, mais les taxes d'habitations et foncières tomberont et les frais d'entretien seront réduits. La commune, donc, pourrait procéder à la vente d'autres églises. Elles correspondent à une population qui n'est plus celle d'aujourd'hui, ni en nombre, ni en moyen de transports, ni en pratique religieuse, ni en prêtres. Les prêtres sont rares, âgés, l'église en perte de vitesse, et incapable de ne pas adhérer au politiquement correct.

Ce que l'on appelait jadis "l'église militante", a vidé les églises, qui ressemblent plus à des maisons de retraite, qu'à une réalité vivante.

On ne peut donc que saluer le bon sens du maire et d'une partie du conseil municipal. Les bâtiments religieux qui ont eu une autre affectation sont légions. Si cela intéresse des égos surdimensionnés d'acheter et de rebâtir ces gouffres financiers, cela les regardent.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 09:39

J'avais dit, il y a plus de dix ans, une chose pour moi évidente. La crise énergétique allait créer des problèmes immobiliers lourds. Des lecteurs m'ont dit que j'avais été un des premiers, d'autres m'ont insultés, d'autres ont fait remarqué au moment des subprimes que les banques avaient perdus quelques millions, ou quelques centaines, et que ce ne serait pas grave. Bon.

Mais, en partant de la micro économie pure, à savoir le budget d'un ménage endetté, on pouvait prévoir une tempête. M. Américain moyen, honnêtement obèse, surendetté et devenu chômeur, n'avait aucun moyen de faire face à une augmentation du prix de l'essence, dans son SUV à l'appétit gargantuesque.

 

Le lotissement type, qui ne bénéficie d'aucune desserte par les transports en commun n'avait plus lieu d'être. Des américains plus rationnels et méfiants ont rachetés, dans un premier temps, des maisons pour une bouchée de pains. Après, les autres, ont constatés la fonte de la valeur de leur bien.

Comme on peut éteindre la dette en rendant les clefs, c'est ce qui a été fait. Les déménagements ont été nombreux, mais à l'américaine. L'organisme demandant l'expulsion fait tout mettre dehors. Point barre. M. Américain moyen, honnêtement obèse et surendetté n'ayant pas les moyens de se payer le déménagement.

Dans le meilleur des cas, il est parti, avec femme et enfants dans sa famille pas endetté, loger dans le pavillon de 300 m2 où se sont retrouvées parfois trois ou quatre générations, dans le pire des cas, dans la shantytown, dans le cas intermédiaire, dans le mobile home.

Il est savoureux d'ailleurs, de voir certaines vidéos, Delamarche contre Lechypre, par exemple, où l'un répond de plus en plus faiblement... Les 102/103 millions de yankees au chômage et les 50 millions à la soupe populaire, ça fait de très mauvais consommateurs.

Aujourd'hui, tout est chouette en France, au niveau immobilier. Pensez. plus de 200 milliards d'euros de prêts immobiliers. Dont, parait il, 54 % en renégociation. ça c'est pas bon. Les clients ne veulent plus payer leur 4.5 % réglementaires et demandant du 1.30 %... En taux fixes, qui plus est. Ailleurs, là "ousque" on est moderne, on prend évidemment du taux variables. On peut quand même noter qu'il reste quand même, quand les taux fauchent les marguerites, des abrutis qui empruntent à taux variables. Peut être des sado-masochistes militants.

Quand aux autres... Réfléchissons. 92 milliards d'emprunts frais, pour 800 000 transactions, cela donne des prêts de l'ordre de 120 000 euros. On voit donc une nette baisse des prix.

"mais les banques tirent la majorité de leur marge d'intérêt du stock des crédits existants." Autrement dit, en faisant des prêts à 1.30 %, c'est la catastrophe assurée. (Les banques se refinancent au jour le jour), en cas de peu probable remontée des taux.

En gros, on fait tenir l'économie, ou ce qu'il en reste, en faisant une impasse grandiose sur le futur.

Pour ce qui est du marché immobilier, il n'existe pas. Quand il y a des écarts de 1 à 8, il y a DES marchés immobiliers. Et il y a peu de chance que celui qui est à 1, monte à 8. Par contre, il y a plus de probabilités de descendre...

Surtout dans un contexte de raréfaction pétrolière.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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