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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 12:13

Visiblement, 60 % de la population des USA ne sait pas compter. En effet, seulement 30 % se plaignent d'avoir des difficultés financières.

Parce que déjà 33 % n'arrivent plus à couvrir leurs besoins élémentaires.

60 % n'ont pas 500 $ d'avances.

En Espagne, le déficit commercial est à la hausse, et il est clair désormais qu'on est arrivé au bout des effets de la politique récessive. Le déficit budgétaire lui aussi est mauvais. Bon, les esprits chagrins me diront que 3 milliards de déficit, c'est que dalle, par rapport aux 80 ou 100 d'une autre époque, celle où elle était félicitée de sa "bonne", politique.

D'ailleurs, la baisse des ventes de véhicules industriels dénote une annonce de crise.

Toujours dans la sphère hispanophone, le Vénézuela refait parler de lui, avec ses émeutes dont la responsabilité est imputée au régime. Bizarrement, on ne parle jamais du reste du continent, qui vit, lui aussi, un effondrement économique, mais pas compliquée par une intervention étrangère.

En Allemagne, le nombre de permis de construire a baissé de 7 %, mais tout va bien, madame la marquise.

Cathay pacific va supprimer 600 postes, pour cause de plongeon du résultat (et donc, chute du nombre  de passagers, et/ou des prix des billets).

L'arabie séoudite, reste sur une note optimiste : bien que ses avoirs financiers fondent à vue d'oeil, 340 milliards de $ de commandes militaires vont être passées aux USA. Visiblement, dans le cadre de la politique d'austérité menée là-bas, ça n'a pas l'air de bien passer, et, de toute façon, cela dénote un état d'esprit. Ou ça redémarre ou ça casse.

Et dans ce cas, les dépenses n'auront pas eu d'importance.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 06:33

J'ai vu un lecteur qui réagissait ainsi (à la question énergétique) : " Les élites n'y sont pour rien. "

 

Si; entièrement et à 100 %. Le rapport Meadows était un avertissement. La réaction ? Nulle ou proche de zéro.

Le rapport Meadows, c'est pas un groupe de pression économique, et le groupe de pression économique, l'horizon à 40 ans, il s'en fout. Ce qui "compte", pour lui, ce sont les comptes du prochain trimestre, ou au plus, du deuxième trimestre.

Pourtant, certains ont réagis quand ils ont vu le problème. Mao et sa politique d'enfant unique, Gandhi (Indira), avec aussi une politique de réduction de natalité.

" L'énergie n'est plus un sujet dans le monde aujourd'hui, du moins sous l'angle quantitatif. "

On voit donc la capacité des élites à dire n'importe quoi, et à s'auto-intoxiquer, par des nouvelles bidons.

Mais, comme je l'ai dit, il y a césure claire entre villes centres, et périphéries. Comme l'ont indiqué des internautes, les villes comme Paris, Lyon, Toulouse ou Bordeaux ne sont pas tellement FN, qui y est très minoritaire, et la Bretagne rétive aussi : " Les agriculteurs sont peu nombreux. Beaucoup de fonctionnaires, et gens qui travail dans l'agroalimentaire, et de parisiens ayant acheté des résidences secondaires.
C'est également la région qui se porte le mieux économiquement, et le nombre d'immigrés y est très faible. "

De plus, on peut voir la césure claire, entre ouvrier Whirlpool et encadrement. Ces empaffés se croient indispensables. Ils vont être lourdement déçus.

Il ne vient visiblement même pas à l'idée des importants qu'on puisse commercer sans libéralisme économique.

Le problème énergétique/économique/politique ne leur saute même pas aux yeux, ils habitent les beaux quartiers, et n'ont aucun problème à ce niveau là. Pourtant, il est souvent simple à voir. Il suffit de rouler hors des heures de pointe. Si les tuyaux sont complétement entartrés aux heures de pointes, en dehors, c'est royal, même s'il y a un peu plus de circulation. Même en cas de travaux importants, comme au Viaduc de la Ricamarie, dont j'ai parlé. On roule plus vite que d'habitude en heures de pointes. La cause ? J'ai revu la circulation automobile des années 1970... Toujours hors pointe bien sûr.

Alors, doucement, les personnels politiques sont en train de changer. " Le clivage politique fondé sur la distance aux villes [Ravenel, Buléon, Fourquet, 2003, p.469] observé dès 2002 ne cesse donc de se renforcer. "

Le fort renouvellement urbain, qui paupérise certaines villes et de bobo-ïsent d'autres, influe fortement sur le vote. Certaines sont des centre-villes dégradées à forte population immigrée et relativement bon marché, d'autres, des réserves de riches endettés. Macron a séduit tous les incultes, cela fait du monde.

Ceux qui pensent, comme Clémenceau à son époque, que l'essence, il en prenait chez son épicier.

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:25

je pars de cette réaction d'internaute : " Bonjour,
J'ai toujours considéré l'amortissement comme scandaleux, alors le sur-amortissement... Pour faire court, l'amortissement consiste à faire payer par la collectivité les coûts d'investissement des entreprises en soustrayant de leurs bénéfices, donc de l'impôt, le montant de ces investissements (répartis sur plusieurs exercices). L'amortissement est une cause principale de gaspillage des ressources et de l'obsolescence programmée des équipements. Si l'amortissement n'existait pas, çà fait longtemps que les entreprises s'équiperaient en, et feraient du, durable et du réparable ".

En URSS, on ne faisait que du réparable, quasiment indéfiniment, et cela paraissait justifié.

Mais, l'histoire des deux derniers siècles nous montre une chanson un peu différente pour les gros équipements industriels.

Les plus modernes, sont toujours ceux qui consomment le moins de ressources, et le problème de l'URSS, principal à mes yeux, était de ne pas pratiquer l'obsolescence, ce qui entrainait des surconsommations énergétiques durables, et non tenables à terme. La mise au rencart de ces équipements pendant la période de transition, leur remplacement par des équipements moins gourmands, a permis à la Russie de retrouver sur le marché de l'énergie, une place importante, en lui donnant de bien plus gros excédents, notamment pétroliers, qu'au moment de l'URSS.

L'obsolescence programmée est un problème, la non obsolescence aussi. Si le marché de l'ampoule a évolué vers plus d'efficacité, même en pratiquant, au passage, l'obsolescence programmée (pour faire fonctionner les usines), pendant un temps.

Mais on n'aurait même plus les moyens d'éclairer avec les premières ampoules. C'est donc qu'il faut un arbitrage.
Les soviétiques volaient les ampoules dans les administrations, parce qu'elles étaient introuvables dans le commerce. Ils achetaient des ampoules usagées au marché noir (difficilement trouvables elles aussi), pour les remplacer et ne pas faire apparaitre le vol...

Rappellerais je aussi la brique anglaise ? Produite en masse à partir du début du charbon, elle s'avère peu isolante, et crée beaucoup de besoins en charbon, et en chauffage... Avant que les fabriques ne fassent faillite les unes après les autres, dépassées par les nouveaux produits. Et laissant un parc de logements inchauffables...

Donc, la nouveauté et l'obsolescence ne sont pas, en elles mêmes, synonymes de manipulation.

L'obsolescence est qualifiée de "non utilisation d'un bien techniquement dépassé", (souvent pour des motifs énergétiques), et l'obsolescence programmée, c'est autre chose, c'est du sabotage intentionnel.

L'image classique de l'obsolescence classique, c'est l'appareil photo. La quasi totalité des appareils photos ayant été fabriqués sur terre, sont encore en état de marche, s'ils ont été stockés correctement. Mais qui irait faire un daguerréotype ?

Les produits chimiques utilisés à l'époque seraient monstrueusement élevés...

Le bon chemin est donc, comme souvent, entre deux extrêmes. Il faut savoir quand changer. Et à bon escient.

Contrairement à nos hommes politiques, amateurs d'équipements d'un autre temps : aéroports, autoroutes, équipements diverses. Là aussi, dans les nouveautés, il leur faudrait plus de prudence.

Comme je l'ai déjà dit, ouvrir de nouvelles routes dans certains endroits, ce n'est, à terme, que précipiter les problèmes.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:06

"Habitant et travaillant depuis pas mal d'années en IDF, je peux affirmer que c'est du vrai fumage de moquette.

La saturation et la dégradation des moyens de communication sont tels que tous les projets de nouvelles lignes/artères ressemblent plus à des emplâtres sur jambe de bois qu'autre chose.

Très dispendieux, de très longue durée (les aménagements en zone très peuplée sont des cauchemars) et ne réglant rien puisque devant permettre à plus de gens de venir de plus loin encore. Impossible.

De plus, les zones d'influence politique sont à leur paroxysme, il suffit de voir la guerre que va être la relation entre la maire de Paris et la présidente de région/métropole.

Enfin, le différentiel de niveau de vie sur quelques kilomètres d'écart, de communautarisme et de traditionnalisme à quelques pâtés de maison ne peut que mal finir.

Bref, le centralisme français qui refuse de mourir mais qui va être le foyer du clash. Comme on dit, le poisson pourrit par la tête."

Il est clair que la question de l'investissement en infrastructures est celle d'où viendra le problème. L'investissement doit être désinvesti un jour, ou renouvelé. A partir d'un certain niveau de densité, la chose, n'est, simplement, plus possible.

Chez moi, on vient d'annoncer 8 mois de travaux sur les piles du viaduc de la Ricamarie, sur la RN88. Ils feraient mieux d'y annoncer les périodes sans travaux, ça serait plus simple, car ce bousin, je l'ai quasiment vu éternellement en travaux. Il faut dire, avec le trafic journalier (62 000 véhicules/ jour, dont 5 % de poids lourds), et l'absence quasi-totale d'alternative, à part passer par les anciennes routes de centre-ville, avec feux rouges, délais, etc...

On peut voir la différence, entre la réalisation de 1968, et le projet de 1935.

Ces travaux, comme ceux de la région parisienne, furent au début une gigantesque bouffée d'oxygène, mais l'autoroute passant en rase campagne est maintenant défunte. L'urbanisation a tout avalé dans les endroits de forte densité, et comme le dit Serge dans son intervention, les nouveaux travaux, compliqués et coûteux, sont avalés aussi secs par la densité environnante.

Et dans les régions accidentées, comme la région stéphanoise, le réseau risque de claquer par son point le plus faible, dans ce cas là, par le viaduc de la Ricamarie, comme je l'ai dit, éternellement en travaux. Et plus les travaux se propagent au loin, plus la densité de circulation s'accentue. Le viaduc de Pont Salomon (1981), doublé en 2000 a vu des effets positifs quelques années, avant de voir s'engorger les parties plus anciennes, toujours en travaux, aux vitesses autorisées et réelles toujours déclinantes, avant d'arriver au pic voiture. La seule différence avec la région parisienne, c'est que ce n'est pas le centre du pouvoir, de gens avides de réseaux, et qui donc, ne veulent pas changer, et bien moindrement rémunéré. L'immobilier y est à prix doux, même aux endroits où il se porte bien.

J'ai le souvenir personnel d'avoir vu cette autoroute de la RN88 avec 3 ou 4 voitures à son ouverture, et on entendait distinctement chaque voiture. On entend plus que le brouhaha de la circulation, en ininterrompu.

Il n'y a pas de remède possible à cet engorgement, à part l'effondrement. Et je ne parle même pas de l'invisible, c'est à dire les eaux, potables ou usées, les barrages, à reconstruire, qui font de leurs détenteurs, soit des rentiers, soit des endettés...

Il est clair, aussi, que notre monde actuel, vit une fin de règne, un prix bas du pétrole de 3 ans, n'a pas réussi à relancer la machine. Enfin, il est clair que la notion de "prix bas", n'est pas celle de 2000...

Aux USA, il vaut mieux ne pas se plaindre des nids de poules. La municipalité vient simplement enlever le goudron qui reste.

On aime les mesures radicales aux USA.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 06:10

S'il existait une mesure efficace pour relançait l'investissement, plus qu'un CICE à la con, dont les résultats sont insignifiants économiquement parlant, c'était bien le régime du suramortissement.
Il permet d'amortir, simplement, un investissement en accéléré, et finalement, in fine, ne coûte pas un rond à l'état, mais avance simplement les déductions de l'amortissement comptable classique.

Le secteur le plus concerné, c'est l'investissement industriel, et cela portait remède partiellement au problème de compétitivité qui ne se résoudra que par la sortie de l'euro, mais évite de couvrir tous les secteurs pas trop concernés par la concurrence internationale.

De plus, c'est typiquement le genre de mesure à même de déclencher -horreur- un cercle vertueux d'investissements...

Il a donc, logiquement, été supprimé, par le gouvernement, acharné à donner des biftons sans aucune contre-partie au patronat, attaché lui même à la distribution de dividendes des grandes sociétés.

Pire, le régime du suramortissement permet un taux d'impôt sur les sociétés à 50 %, tout en ayant de gros, gros investissements...

Mais le MEDEF, symbolisé à merveille par Gattaz, est dans une logique de pillage et d'après moi le déluge.

La classe politique, composée de branleurs (Hollande, Juppé, Sarkozy, Fillon, Valls), n'ayant jamais travaillé, est donc incapable de comprendre des mécanismes économiques de base, qu'un chauffeur de taxi ou qu'un ferrailleur gitan illettré, manient parfaitement.

D'ailleurs, dans mes souvenirs, le ferrailleur gitan, bien qu'illettré, était capable de manier des concepts économiques forts complexes, qui ne rentreraient pas dans la cervelle de nos excités du léchage de cul du MEDEF.

D'ailleurs, le patron du dit MEDEF, me parait aussi, très limité intellectuellement parlant. Pour ne pas dire plus. Ces exemples ont visiblement été pris dans la cours de récréation de l'école primaire. Il faudrait qu'il grandisse.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:33

Le Paris haussmanien, pour illustrer mon article précédent. C'est un acte oh combien économico-politique, dont on voit les effets, et pour lequel, on fait le panégyrique.

Il parait que, grâce à lui, on est arrivé à entasser 20 000 habitants au km2. Impressionnant. Et en oubliant, seulement, qu'une telle masse, c'est pas rien de l'approvisionner, et que, pour ce faire, il faut du fossile, en masse.

On a construit des voies de chemins de fer, de métro, des routes, puis des autoroutes pour transporter tout cela.

Le pire, c'est que toute cette agglomération est incapable de vivre et d'atteindre un équilibre économique, sans demander des subventions au reste du pays.

Détruire le Paris du Moyen âge, était un acte politique. On voulait éviter les combats de rue. On a eu les manifestations, effet imprévu.

Il n'y aura jamais de séparation du politique et de l'économique pour cette ville. C'est trop dangereux.

Elle crèvera simplement, comme ont commencées à crever les grandes villes US. Loyers trop élevés, insécurité, congestion, plafonnement du fossile, structures antédiluviennes, et usure rapide de celle-ci.

. « L’étroitesse des plans favorise une double ou triple orientation des logements. Et permet ainsi un accès important à la ventilation et à la lumière naturelles, explique Umberto Napolitano. La hauteur sous plafond, de 3 mètres au minimum, accroît cette pénétration de la lumière ».

Oui, et 3 mètres sous plafond, ça fait aussi des frais de chauffage important, mais on s'en fout, dans son 25 M2.

On voit aussi le retard. Quand le reste de la France a souvent vu doubler ou tripler la surface disponible par habitant, ici, on en reste à la norme de 1850.

JC Decaux, lui, a prévu les éoliennes d'abribus. Produire, ou pas, son électricité est aussi un acte politico-économique sans équivalent. L'entreprise est sensée ne pas faire de politique ? Mais son acte est éminemment politique.

L'ordre social s'articule sur une technologie. Si la technologie change, l'ordre social change.

Dans le transport aérien, d'ailleurs, il est visible qu'on voudrait bien que l'état prenne à sa charge quelques frais. Sous prétexte, bien entendu, de ne s'occuper que d'économie. Mais le fait de véhiculer des millions de voyageurs, c'est aussi un acte politique.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 06:52

"A moins d'avoir un troisième point de vue:
Avoir un état qui ne se mêlerait pas d'économie.
Un état qui ne grossirait pas jusqu'à étouffé toute initiative et tout élément productif.
Bref, un état qui se limiterait aux fonctions régaliennes."

Le seul inconvénient, c'est déjà que tout le monde n'est pas d'accord sur la définition du régalien, et qu'ensuite, c'est du jamais vu dans l'histoire. 

On peut remonter à n'importe quel époque, le politique est toujours intervenu dans l'économique.

C'est, à l'heure actuelle simplement un slogan pour détruire l'état providence.

"D'entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime, et la loi qui libère."

Ce qu'un état n'a jamais su gérer, à toutes les époques, c'est le déclin des ressources.

Ne s'occuper que du régalien, c'est quoi ? Ecraser la révolte des canuts ? Parce qu'ils ne veulent pas crever de misère au travail ?

Toutes les puissances dominantes, d'après Braudel, sont issues de la collaboration entre pouvoir politique et pouvoir économique.
Le problème essentiel depuis quelques décennies, c'est que le pouvoir économique ne veut le pouvoir politique que comme simple appendice.
Et qu'il a souvent oublié son point de vue, qui était le sien, 70 ans plus tôt. Pierre Laval et son action sur les retraites dans les années 30 avait le soutien du patronat, effrayé par les rouges...

"Dans Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Adam Smith constate que les souverains abusent de leurs pouvoirs en voulant partir en guerre trop souvent, posant des problèmes de dettes souveraines trop élevées."

Ce point de vue est totalement cocasse, car les puissances dominantes le sont devenues pour avoir su gérer des dettes, parfois démentielles. La création de la banque d'Angleterre a été le substrat de la puissance britannique.

Le problème principal des fins de cycles, c'est que les gouvernants, achetés, incompétents, ou corrompus, ou les 3 à la fois, sont devenus incapables de juguler l'enrichissement des classes dirigeantes économiques.

"L'Economie, c'est l'art du choix, et tout choix est politique."

Construire une route, c'est un acte où il est difficile de faire la part du politique et de l'économique, puisque l'usage est conjoint.
Les chemins de fer aux USA (ou ailleurs) étaient un choix politique absolu, avec de grandes conséquences économiques.

La construction de NDDL est à la fois, un choix économico-politique. La perversion du genre, c'est que le politique local y voit un signe de virilité, que l'entreprise fermière, a ses rentrées assurées, mais que l'utilité économique globale ne sera jamais là.

Il n'y a pas de possibilité de séparer l'acte économique de l'acte politique. Ce que l'on veut, en disant qu'il faut réduire le rôle de l'état, c'est supprimer assurance chômage, pensions de retraites, et sécurité sociale. Bref, le retour aux années bénies de je ne sais pas quand, car même l'ancien régime régulait économiquement.

Lui aussi, il est mort quand la population a senti ou cru qu'il ne s'occupait que des riches. 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:12

Aux nombres de pauvres recensés, les USA viennent d'écraser la Russie, qui n'a "que" 20 millions de pauvres.

Les USA en ont bien plus, notamment, mais pas seulement, en comptant les personnes à la soupe populaire, appelée là-bas, "coupons alimentaires", qui ont l'aspect d'une carte de crédit, "pour ne pas les humilier", en réalité, pour qu'ils aillent les dépenser chez wall mart. Ledit était bien marri, d'ailleurs, quand les conditions pour y avoir droit ont été durcies...

La réalité du phénomène dépasse largement les bénéficiaires des coupons alimentaires, et la pauvreté atteint sans doute 90 millions de personnes, 47 % des USaméricains sont incapables de sortir 400 $, pour un imprévu, c'est donc qu'ils sont pauvres.

La définition de la pauvreté étant n'avoir pas le choix d'arbitrage entre dépenses de survie, et épargne. 47 %, ça fait 160 millions de personnes environ. Sur 320 millions.

En France, on connaissait un pôvre célèbre, un certain François F. ruiné par la possession de son manoir, mais la pauvreté réelle y atteint 9 millions de personnes, ce qui, comparé à la Russie, est environ du même tonneau.

Le point de vue de Louis Morin, sur la surestimation de la pauvreté est risible. Lui gagne combien ? Sait il ce que c'est de vivre avec 1000 euros ???

Et de ne pas avoir les 6 mois de salaires préconisés pour les coups durs ?

Pour Charles Sannat, les crises sont indépendantes de qui est au pouvoir. Ce n'est pas tout à fait mon avis. Les crises dépendent du cadre. Il y a 40 ans, on apprenait que les crises étaient devenus impossibles, suite au changement de cadre après 1929. Mais comme la dérégulation a tout emporté, il est forcé que les crises viennent purger le système.

Donc, cela dépend bien, de qui est au pouvoir, car il peut, s'il le veut, changer le cadre.

Mais c'est compliqué.

" Ce qui nous amène à Trump. Le statu quo est en train d’imploser pour des raisons profondément structurelles : des promesses ont été faites lorsque la croissance était robuste, la dette peu élevée, l’énergie bon marché et abondante tandis que la population active était bien plus nombreuse que celle qui dépendait de l’État pour vivre (chômage, retraites et autres aides sociales). Les promesses qui ont été faites hier ne sont plus tenables aujourd’hui, peu importe qui est au pouvoir. "

Aujourd'hui, nous dit zerohedge, 71 % des USaméricains sont, soit trop cons, soit trop malades pour s'engager dans l'armée

Dit d'une manière politiquement correcte, cela donne ceci : 71 % de l’ensemble des jeunes (de 17 à 24 ans) ne peuvent rentrer dans l’armée en raison d’une alphabétisation insuffisante (capacités de base pour lire et écrire) ou de problèmes de santé (souvent l’obésité et le diabète)… En bref, ça doit quand même être frustrant de passer 12 ans à l'école, pour être illettré. Ou semi illettré. Les tests militaires, d'ailleurs, ne brillent pas par un niveau exceptionnel demandé.

Mais on pourrait tourner le problème, en équipant de massues les recrues illettrées. La fameuse "guerre psychologique", d'Astérix.

Le bombardement en Syrie serait il signe d'une crise économique qui s'amplifierait en effondrement ?

Un bombardement, dont personne ne sait les tenants et les aboutissants, au résultat insignifiant, mais où tout le monde peut trouver provende...

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:40

Soins chers et médiocres. Les USA sont devenus l'URSS de la santé.

Les américains confondent coût et qualité, comme pour leur armée. Il est clair qu'en ce qui concerne les résultats, il n'y a pas grosse différence entre USA, à 9 451 $ dépensés par tête et l'Espagne, loin dans le classement. Le pire, c'est d'arriver à de moins bons résultats que Cuba (espérance de vie : 79.39 années), et ses 817 $.

Les systèmes de santé, à partir d'un certains seuils, ne servent pas à soigner des populations, mais à engraisser des financiers.

Le Mexique, en dépensant 1052 $ par habitant, arrive quasiment à la même espérance de vie qu'aux USA. 77.04 années, contre 79,17.
Il faut vraiment passer à des pays comme l'Inde pour voir une différence significative. Mais, sans doute, comme ailleurs, la dépense supplémentaire, à partir d'un certain seuil, est contre-productive. Ou improductive dans le meilleur des cas. Ces suppléments de dépenses ne font que faire exploser le système.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 15:06

... Que les maisons de "rénovation impossible". Vieille, si j'ose dire, d'une quarantaine d'années, les maisons US tombent en ruine, et sont à reconstruire totalement, et, bien sûr, à moindre coût, avant d'être remis aux enchères, l'entrepreneur espérant faire une plus value.

Ces maisons en cartons sont achetées aux enchères, quelques dizaines de dollars, voir quelques centaines, toilettées et revendues.
Le pays qu'a trouvé Donald Trump, lui, est dans ses infrastructures, totalement en ruine, et le montant annoncé de travaux (1000 milliards de $), ridicule au regard des besoins, il faudrait 5 fois plus, pour faire le minimum le plus urgent.

Mais, personne ne veut payer, et les entreprises préfèrent planquer leurs magots, en dollars, of course, à l'étranger, pour ne pas payer d'impôts, eux aussi.

C'est bizarre, d'ailleurs, de miser sur des avoirs en $, alors que le pays tombe littéralement en ruine. La monnaie étant un reflet de la puissance, un pays en loque, aura à terme, une monnaie en loque.
Ce délabrement est visible dans toutes les séries américaines, vous voyez souvent des tunnels, des ponts qui s'effondrent, parce que chez eux, ça fait partie du quotidien, quasiment.

Le sous investissement dans l'entretien et le renouvellement des infrastructures est criant. D'autant que, premier partie, le pays souffre désormais de l'usure du temps, de ces infrastructures. D'autant que, certaines, étaient calibrées pour 100 millions d'habitants, et que le chiffre atteint désormais 320 millions.
Mais ce que l'article ne dit pas, c'est que certaines situations ne sont pas, du tout, amendables, même si les lois et les budgets devaient être voté, l'effet de masse est trop grand. Comment faire pour rénover les infrastructures à New York ??? On n'a pas la réponse.

Très occupés à démolir les autres pays, les USA ont laissé tomber en ruine le leur... Visiblement, ils ont réalisé un travail soigné, d'une manière très simple. Ils n'ont rien entretenu, du tout...

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