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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 06:29

Bon d'acc, le nucléaire n'est plus rentable, c'est même un bousin, mais on vient de trouver l'argument qui claque et qui tue : il est indispensable au renouvelable, enfin, du moins, en France, parce que là où n'en ont pas, ils s'en passeront.

Ryan air se plante lamentablement. Finalement, seul le riche est rentable, et ses bétaillères  volantes devront se poser sur les grands aéroports.

Les petits trou du culs, appelés "hommes politiques locaux", sont envoyés au diable, concrétisant ce que je disais sur le sort des torche-culs. A jeter après usage.

Il parait que le Portugal va mieux surtout après avoir émigrer un million de citoyens et citoyennes.

Il s'est recentré sur le luxe, plutôt que sur les traine-savates. Les étoiles des hôtels, ça claque. 4 ou 5 étoiles. Occupons nous des 20 % de la population les plus riches.

Les gueux pourront toujours prendre un crédit pour un mobile-home, comme aux USA. Du sub-prime, de préférence, avec de gros taux d'intérêts (le gueux, au niveau bancaire, c'est le plus rentable).

Nouvelle sortie de Todd : Emmanuel Todd : "La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire". J'approuve le mot. Mais je l'avais dit avant. J'aurais du déposer un copyright.

Quand au naufrage actuel, il est aussi à lire dans la financiarisation. Toy'r'us, par exemple, est mort des 400 millions de $ d'intérêts qu'ils versaient depuis 2005, chaque année.

Le modèle allemand s'essouffle. Il est vrai que quiconque va en Allemagne constate que beaucoup de choses sont anciennes, peu entretenues, et le ponpon va aux autoroutes, à la vitesse prétendue libre, mais qui sont loin de supporter la comparaison avec la France.

" Ceux qui voyagent en voiture de Berlin à Francfort (547 km) mettront souvent plus de 7 heures à effectuer ce trajet, bien que la vitesse ne soit pas limitée sur les autoroutes allemandes, en raison des travaux en cours sur presque tous les tronçons de la wegendek. "

La vitesse réelle possible est loin d'être libre... D'ailleurs, comme vieillerie à mettre à la poubelle, gandouze, déchetterie, on peut citer Angela.

Nous vivons une époque formidable, et l'effondrement est en cours. Sur le pont supérieur du Titanic, le bal continue.

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 08:13

Les idées du gouvernement Macron pour notre argent : je vous résume. On vous le choure, pour le donner aux riches, dès fois qu'ils en manqueraient. J'ai tout bon là ?

Que celui qui a dit que le gouvernement Macron n'avait pas d'idées se dénonce.

Et on continue. Par contre, outre Atlantique, pas besoin de se demander si on peut piquer le pognon :une classe moyenne américaine en voie d'extinction : 75 % des américains ont moins de 10 000 dollars d'économies. 

A part bien entendu, ces enc... de confédérés qui conservent pieusement depuis des générations, bons et dollars confédérés, qui eux, valent la peau du cul. C'est pour ça qu'ils les aiment pas, chez les "progressistes" ???

Résumons ;

39% des américains des Américains n’ont plus un seul sou sur leur compte en banque.

18% des américains ont moins de 1000 dollars d’économies.

12% des américains ont entre 1000 dollars et 4999 dollars d’économies.

6% des américains ont entre 5000 dollars et 9999 dollars d’économies.

25% des américains ont plus de 10 000 dollars d’économies.

Ramené au $ 1913, vous divisez par 100. "Un riche", c'est quelqu'un qui a plus de 100 $ 1913.

"Putain, où j'ai mis mes $ confédérés ?", doit on se dire aux States. Finalement, en revenant de la guerre avec sa solde de 25 $ en papier cul, l'arrière-arrière-arrière grand père était un saint homme.

Imaginez aussi les scènes de ménages. "Quoi, tu es américain depuis 200 ans, et pas un de tes ancêtres n'a combattu dans l'armée confédérée ?" et "Pas comme la voisine, elle, elle avait un billet avec un poème dessus (c'était la mode après 1865)"... "Ils ont pu se payer une nouvelle voiture, avec !"

En plus, ils sont capables de chourer aussi les statues du Général, à mettre sous un tas de fumier (comme celle de Lafayette au Puy), et à le ressortir dans 100 ans... L'espace, ça ne manque pas aux States.

A mettre en corrélation avec : "Etats-unis : l'explosion cachée du chômage expliquée par O. B." 

En même temps, si on compte les stocks d'armes et de munitions, la situation est peut-être différente. Andrew a peut être pas 100 $ sur son compte, mais 15 caisses de munitions dans son garage, achetées au super-malwart géant du coin... Le pick up, c'est nécessaire pour ça.

Par contre, là où il y a une erreur -grave-, c'est dans la phrase suivante : " Pour preuve, s’ils n’ont pas assez d’argent pour satisfaire une envie, ils n’hésitent pas à en emprunter davantage. " Faux. C'est pour les dépenses courantes qu'ils s'endettent.

De toutes façons, quand on peut faire faillite sans douleur, où est le risque ?

De plus, sans doute, Harvey a t'il été la catastrophe de trop. Pour une bonne raison, il a touché l'industrie pétrolière. L'effondrement du raffinage a entrainé l'effondrement de l'exportation des produits raffinés, et l'effondrement des importations.

Dans la décennie précédente, l'industrie pétrolière avait changée de nature aux USA. Elle compensait le déclin de son marché intérieur (et donc le déclin réel de l'économie US), par l'exportation.

Il parait que Poutine veut déstabiliser l'occident. Mais l'occident n'a aucun besoin de lui pour se déstabiliser tout seul.

Il parait que des tarés nous préparent la guerre. Possible. Mais dangereux. Une guerre, on sait comment on la commence. Demandez à Louis XVI, qui n'y voyait que des avantages.
Et puis, c'est comme les USA. On ne s'attaque pas aux pays du centre du système impunément. Ne serait ce que parce que cela entrainerait sans doute la liquéfaction de la dette, au niveau mondial. Martyriser un pays comme la Syrie, ça n'a pas d"importance. Ecraser Irak et Libye, pas plus. On les pille. Mais écraser des débiteurs, cela veut dire aussi qu'on fait une croix sur la dette, et que toute l'économie européenne s'effondre.

La com, ça n'aboutit à rien. Cela fonctionne un court instant.

Dans 5 ans, il est probable qu'Assad soit encore président de la république de Syrie, mais tous les guignols occidentaux risquent d'avoir été remplacés (la plupart de ceux de 2011 ne sont plus là). La poche de l'ouest Syrien est réduite chaque jour, les positions syriennes sur l'Euphrate se renforcent et s'étendent tous les jours. Une cinquantaine de combattants se sont rendus à Deir Ezzor, et ont rejoint l'armée syrienne. Comble de l'habileté, ce genre de mesures évitent qu'ils combattent jusqu'à la mort, et est une invitation à regarder derrière soi...

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 20:04

Ce qu'il y a de bien avec les pisseurs de copies, c'est qu'il n'y a rien à en attendre, sauf si on les lit en négatifs.

On nous annonce que la malnutrition remonte après être tombée très bas. C'est très faux et même, écoeurant de fausseté.

Peut être qu'en période ordinaire, certains arrivaient à se nourrir. Mais quand les prix doublent, comme pendant la période de 2007-2008, difficile de faire gober que ça se passe sans refaire remonter drastiquement la malnutrition, la faim, la disette et la famine.
Sinon, il aurait fallu que les ménages du tiers monde consacrent moins de 20 % de leurs dépenses à la nourriture, et possèdent un taux d'épargne supérieur à 20 %.

Cela a pu exister, mais sans doute pour moins de 20 % d'une population du 1/3 monde.

Mais il y a plus grave aussi. le quadruplement du prix du pétrole a sans doute touché de plein fouet ces ménages, qui dépensent aussi de l'argent pour du carburant. On n'est plus dans les années 1960, et la plupart des ménages, même s'ils ne possèdent pas d'automobile, consomment des produits pétroliers.

On admire, de même, les courbes qui vous démontrent que la faim a concerné moins de personnes en valeur absolue et relative, au niveau mondiale, même dans cette période de disette/famine.

Absolument étonnant, alors que les manifestations et émeutes se multipliaient dans le monde.

De même, l'ONU peut multiplier ses chiffres par 4 ou 5. La majorité de la population mondiale a sans doute faim aujourd'hui.

Il était d'ailleurs amusant que des abrutis du F(a)MI(ne), considèrent à l'époque, que "tout allait bien", alors que la plupart des ménages terrestres vivaient avec un repas par jour...

"Les chiffres de la faim dans le monde sont à jeter à la poubelle".
C'est, de plus, ignorer la loi la plus universelle de tous ; la distribution de Pareto. Les fameux 20/80.

Et puis, les 1800 Kcal, qui marquent le seuil, sont ils un vrai marqueur ? Certains parlent plutôt de 2400 Kcal... Et là, la distribution n'aurait pas du tout la même gueule.

Les 800 millions avoués sont ceux qui souffrent chroniquement de la faim. Mais, qu'attendre d'un système pouvant faire élire Macron ? La vérité ? Pffft...

Comment la faim pourrait elle reculer, alors que les salaires sont de plus en plus sous le seuil de survie, que l'ONU condamne les inégalités tellement elles sont béantes et élevées.

En effet, on voit désormais que ça ne ruisselle pas du tout du haut vers le bas...

Ces chiffres de sous alimentation, ne sont, là aussi qu'un vaste pipeautage. Le responsable est aussi le niveau d'inégalités.

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 07:21

Visiblement a été retiré à l'occident. Les Cyclones (avec C), Harvey et Irma, ont atteint Saint Martin, la Floride et le Texas.

Visiblement, les endroits victimes de ces cyclones, ne se relèveront pas forcément tous. D'abord parce qu'il faudra payer, et que les mécanismes assurantiels ne fonctionneront pas pour tout le monde.

Du fait du coût, certains ne sont pas assurés, et certains, comme Saint Martin, étaient dans une phase de déclin économique de longue durée, appelée à s'intensifier.

Saint Martin voyait sa population baisser depuis 2007. Là aussi, le déclin de l'industrie pétrolière a raréfié le client, en même temps que les limites intrinsèques de l'ile ont été atteintes (800 habitants au km2), et que le tourisme lui même montre ses limites : 15 % de l'emploi.
Il y a des curseurs qu'on peut difficilement bouger. Il me semble d'ailleurs que ces 15 % ne sont dépassés nul part. Peut être est ce que je me trompe (je parle ici de mémoire). Saint Martin, donc, doit être un haut lieu, aussi, du fonctionnariat...

Kessler dit que certains endroits deviennent inassurables, Kunstler dit que certains endroits dépassent les possibilités des états.

A un moment, il faut jeter l'éponge. Des débiles mentaux profonds se félicitent de l'attribution des JO 2024 à Paris. Il faut dire qu'en étant seule concurrente... A vaincre sans péril...

On veut rajouter une couche de graisse, à un endroit, Paris, qui souffre déjà d'embonpoint...

Sans, bien entendu, rajouter une once du truc magique appelé PIB. Le nombre de touristes sera sans doute le même que l'année d'avant et d'après, si, du moins, l'effondrement de l'industrie pétrolière ne nous a pas ramené en 1900, et que les français (de toutes origines) deviennent très occupés :

- à planter des patates,

- surveiller ses patates,

- découper en morceaux le voleur de patates.

La différence essentielle entre Saint Barth et Saint Martin, c'est que l'une a choisie le tourisme de luxe (le dernier en crise), l'autre celui de masse. L'une des iles est blanche, l'autre cosmopolite. Et comme le dit Orlov, le cosmopolite, ça ne résiste qu'en cas de prospérité économique.

Comme je l'ai déjà dit, et pour contredire certains, le vernis de civilisation n'est qu'un vernis. Le sketch de Fernand Reynaud sur le boulanger marrant dans un seul cas de figure : celui de l'abondance alimentaire. Avant, boulanger, c'était une activité à hautS risqueS. Et président, ça peut le devenir.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 09:38

En 1996, un peloton d’infanterie légère passa des jours dans la jungle de Puerto Rico pour s’acclimater à la chaleur et l’humidité étouffantes, surveillant avec soin leurs apports en eau avant de simuler un raid de nuit. Le peloton avait « certains des soldats les plus motivés et les mieux en forme du bataillon ». Quand arriva le soir du raid, le chef de peloton commença à mener ses soldats à travers la jungle, se traçant un chemin à la machette à travers les fourrés. Bientôt abattu par la fatigue, il délégua son commandement à un subordonné. Quand le deuxième soldat s’avéra incapable de mener le peloton assez vite, le chef exigea d’être en tête à nouveau. Mais il se retrouva rapidement hyperthermique et incapable de marcher. Ses hommes durent l’asperger d’eau froide et lui faire des injections intraveineuses. En définitive, quatre soldats durent le porter. Les efforts supplémentaires eurent tôt fait de ronger le peloton tout entier, tous les hommes commençant à souffrir de stress thermique. L’exercice dut être interrompu avant qu’il ne débouche sur un massacre.

« Je regarde ça et je me dis que même la nuit, même acclimatés, des gens très en forme peuvent se désintégrer tout simplement en un ramassis d’inutiles sur des brancards. Voilà ce que je vois arriver à la société, à des cultures. Si vous voulez savoir comment arrivent les extinctions de masse, voilà comment. Quand les gens parlent de l’extinction de la mégafaune du Pléistocène ou des gens de la culture Clovis, parfois ils font comme si tout cela était mystérieux. Mais c’est arrivé exactement de la même manière. Voilà quelque chose qui abat les plus forts, les plus faibles tentent de colmater la brèche, ils en sont encore moins capables, et le tout s’écroule.

Cet exemple est pris sur De Defensa, mais, en fait n'apporte rien. Parce que c'est du déjà très largement vu, a de multiples époques. Par froid, chaud, etc...
Faire la guerre nécessite une infrastructure sur laquelle s'appuyer. Quand elle n'existe plus, ou pas, c'est drôlement plus compliqué.
Les US américains sont finalement très ignorant de leur propre histoire. Et notamment des guerres anglo-françaises sur leur continent.

Petit rappel historique : profitant de leur écrasante supériorité numérique, les anglais tentent d'attaquer les forts français qui protégent la nouvelle France. Cela ne devait pas poser de gros problèmes, réunissant 10 000 hommes, pour attaquer un fort défendu par moins de 500, dont la plupart des alliés ou des miliciens. Pourtant, ça ne se passe sur une longue période, jamais comme ça. Ils arrivent à mener un assaut, prévu, car leur passage n'est pas discret, et la plupart du temps, repoussée. Puis cette armée s'évapore, ravagée par la chiasse, la pneumonie, et quelques blessures. Ce n'est plus une armée, c'est une infirmerie.
En Europe, à la même époque, le soldat meurt plus souvent de la syphilis que d'un coup de feu. Le soldat qui meurt au combat, c'est même l'exception. Mais il vit mal. Sur le pays, en pillant.

En Russie, en 1941, les véhicules militaires allemands sont non chenillés, viennent souvent de France, et sont taillés pour un réseau carrossable correct. Là, la boue les tue, la poussière les tue, puis enfin, l'hiver les tue. Sans avoir jamais vu aucun combat, la plupart des véhicules d'accompagnement de l'armée allemande sont des épaves.

La campagne de 1940 a l'ouest, au contraire s'est déroulé sur un terrain idéal. Bon réseau routier, la plupart du temps asphalté. C'est toute la différence.

Et perdre la moitié d'une armée, ou plus, jusqu'à 90 %, sans avoir vu l'ennemi, c'est courant, sans que la civilisation se soit effondrée.

En 1536, Charles Quint envahi la Provence. Il l'évacue ensuite, en ayant perdu les 2/3 de ses hommes. La plupart de la chiasse. Les récoltes ont été détruites, les puits empoisonnés, seuls les raisins mûrs étaient en abondance et à portée de la main...

Pour ce qui est de la crise, est elle climatique ? Ou simplement est elle liée à un trop grand nombre d'hommes sur terre ?

Saint Martin et ses 800 habitants au km2, c'est n'importe quoi. La construction aussi, c'était n'importe quoi, maisons en bois, aérées, pergolas, tout ce qui donne de la prise au vent... Combien de cyclones par an aux Antilles ? Et celui de 1780 (on ne s'entendait pas crier).

L'existence et les garanties des compagnies d'assurances sont souvent une prime à l'irresponsabilité crasse.

La crise syrienne aussi est une crise liée au climat. 4 ans de sécheresse. Mais en 1915, c'était aussi la famine et la sécheresse. Avec beaucoup moins de population. L'empire ottoman perdit 5 millions d'habitants (1/4 de la population), essentiellement de famine et d'épidémies, y compris chez les soldats.

Il est difficile d'extrapoler à partir d'une troupe isolée.

Il est probable que le délabrement des structures économiques, sociales et d'infrastructures pèsent plus lourdement encore et beaucoup plus vite qu'un réchauffement aléatoire... Et comme je l'ai souvent dit, un réchauffement alibi, pour ne pas parler de la vraie crise : la décroissance des énergies disponibles.

En plus, la voie de la sagesse, ce n'est pas de porter un cadre incompétent, c'est de le laisser sur place. Et puis, tout simplement, toute personne aguerrie, sait que dans la jungle, c'est en mètres, qu'il faut compter, quand on ouvre une route à la machette, et qu'on n'est pas un outrecuidant USaméricain.

Ou un outrecuidant président français. Quand on est un jean foutre, on veut interdire les armes aux Antilles. Dans un pays totalement ouvert ? Où on entre comme on veut ???

 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 06:48

Un gouvernement, ça agit en cercles. Plus c'est loin des yeux, et donc du coeur, plus on s'en fout.
La théorie des cercles s'appliquent parfaitement. Les villes centres sont macronistes jusqu'à l'écoeurement des 90 % parisiens. Il faut être sacrément rebelle dans cette ville pour avoir un cerveau, et du sens critique.

Ville de lobotomisés graves.

Au contraire, l'outremer pendant la présidentielle, a vu une nette percée de MLP, signe d'autant plus fort, que le FN y était symbolique.
C'est que l'outremer est le premier concerné par l'effondrement et la distanciation des liens avec la métropole. Après, on voit la France périphérique mal voter. Et les villes centres tertiaires s'imaginer que tout va continuer comme avant, dans leur foutu société pétrolière.

Comme la partie périphérique des USA a voté massivement Trump, sur 80 % du territoire...

Clair aveuglement du villageois central, perdu dans son village, fut il parisien.

Cela se lit aussi dans les prix immobiliers, qui deviennent très bas dans la majorité du pays, et reste très haut dans les villes où la non-économie tertiaire perdure.

Société de caste et d'ordre, ou les branleurs inutiles sont bien payés, et les productifs maltraités. Société qu'incarne à merveille S. Plazza. Incapable de rien faire de ses 10 doigts, ça ne l'empêche pas de -très bien- vivre d'une activité profondément et intrinsèquement inutile.

On va voir ce que Saint Martin et Saint Barth vont devenir. Mais 800 habitants au km2 ? Cela ne serait pas de la foutaise ? Et est ce que ce sera rebâti ? Ou Saint Martin va devenir un Saint Barth bis, avec une petite population locale, et ses réserves de riches, qui peuvent, de temps en temps, se payer une reconstruction. Du moins, tant qu'ils ont encore de l'argent, et du pétrole pour se déplacer. Après, un ultime cyclone finira de ravager une ile où vivra quelques centaines ou milliers d'habitants.

Ces habitants sont aussi responsables quelque part du cyclone : vivant sur un rocher, sur une économie bâtie sur le pétrole, l'afflux de touristes en avion, et même, de tout approvisionnement, leur responsabilité est écrasante. Prenez exemple sur le nord coréen.

"Ces iles n'ont aucun avenir. A moins que leur population ne retombe comme un soufflet." : Tu aurais pu écrire : "La Terre n'a aucun avenir. A moins que sa population ne retombe comme un soufflet." Ces îles ne sont qu'un concentré de ce qui va se passer à l'échelle de notre planète.

Simplement, pas à la même vitesse. Pendant que le bassin minier du nord vote FN, une majorité macroniste est élue. Les uns voient l'eau monter dans la cale, les autres ne sont même pas au courant que le Titanic a sa coque déchirée.

Syrie : même schéma. Le régime avait abandonné largement militairement les parties périphériques peu peuplées, et qui s'étaient encore largement vidées.

Maintenant, c'est l'heure de la reconquête de ses parties périphériques, et s'agripper à la ville de Deir Ezzor, c'était s'agripper à une ville centre, d'une province excentrée.

Quand à la guerre moderne dont on nous parle pour la Syrie, bien des traits existaient pendant la première guerre mondiale. Le travail de sape, la mécanisation, l'appui de troupes réduites à des blindés, et surtout, troupes entrainées de 1917-1918, tout cela ne vient pas en quelques jours. La guerre, c'est une affaire de guerrier, et on met du temps à transformer un troufion en guerrier habile. Plus que le matériel, c'est ce guerrier habile qui importe, le cercle de soldats, qui mène toutes les batailles, les 20 survivants des 180 premiers partants... Le fait que l'armée française considérait une troupe détruite, et la relevait quand 40 % des effectifs étaient perdus, a conduit à une création plus importante de cercles de soldats confirmés.

Théorie des cercles aussi, dans l'immobilier. Hier, je passais à Retournac, en forte croissance démographique depuis 1999 sinon depuis 1990. Des maisons, en bonne état, à vendre partout, quelques tènements en mauvais ou très mauvais état. Des panneaux "à vendre", "à acheter", "à louer", partout. Et si on part sur la montagne au delà de la Loire, c'est encore pire. Heureusement qu'il y a les cadres lyonnais survivalistes pour acheter. ça grouille.

Des prix très bas, mais le bas de la crise, sera atteint quand les prix seront tellement bas que c'est le voisin qui achètera pour détruire la maison adjacente et se faire de la place. Je rêve ? Non, c'est ce qu'on fait les agriculteurs pendant des décennies. Pas besoins de barbares pour détruire.

Ce que fait le cyclone là-bas, l'économie le fait ici.

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 18:58

A Saint Martin. Les iles de Saint Martin et Saint Barthélemy, c'était le trou du cul du monde. C'était un médecin, un Saint Barth, qui me l'avait dit. Il n'avait pas commencé sa carrière comme médecin, mais comme pirate disait il, plus précisément, forceur de blocus, exactement, aux temps du blocus américain contre la Martinique, qui abritait les stocks d'or français.

bref, là n'est pas le propos. Aujourd'hui, les "isles", sont des réserves de riches, en pleine explosion démographique.

Saint Martin est passé de 4 000 habitants (1962), à 35 000 (2014), sur la totalité de l'ile, 75 000 habitants, et ressources inexistantes, pas même hydriques... Basé uniquement sur l'héliotropisme des riches, de l'afflux de serviteurs (le fameux ruissellement), avec comme emblème, ces résidences de millionnaires qui s'affichent impunément.

Saint Barth a aussi vu l'explosion, de 2 200 habitants (1961) à 9 400 (2014). L'ile mise sur le tourisme des riches, l'autre sur un tourisme plus commun.

Iles surpeuplées, chômage de masse  (saint Martin), et immigration, voilà les clefs de l'explosion. L'état s'effondre, et le naturel humain reprend le dessus. Les uns pillent, les autres ripostent, et s'aperçoivent que cela peut être agréable.

Ces iles n'ont aucun avenir. A moins que leur population ne retombe comme un soufflet. Les ouragans n'ont été qu'un révélateur, à plusieurs niveaux.
Il est clair que l'état a été totalement nul sur ce point. La présidence Macron, n'est que celle de l'apparence, et c'est pour cela que je l'ai surnommé p'tit marquis de Belgueule. C'est tout ce qu'il a, et comme tous les présidents précédents, fera la même politique qu'eux, en espérant que l'emballage présenté, fera passer le suppo fuca.

C'est raté. Visiblement, l'outremer français est encore plus en crise que la métropole...En ce qui concerne le p'tit marquis, sait il que les deux iles sont des territoires français ???

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 15:01

S'il y a une chose sur laquelle je suis d'accord, avec Todd, c'est le retour de l'état et de la nation. Pour le reste, c'est très discutable.
Que sont les Brics ? Finalement une union d'état ayant une nette conscience d'eux mêmes. Etats forts et stratèges, souvent, sans discussion. Bien sûr, certains sont infectés par la doxa occidentale, mais la plupart ne sont pas des petits états, facilement neutralisable par un porte avion dont ils ne peuvent se défendre.

"L'eurangoland", pour le saker (anglo), est en déconfiture. Et il ne lui reste que son arrogance.
Pour le petit marquis de belgueule, baron de jocrisse, l'arrogance est sa seconde nature.
Il ne lui vient même pas à l'idée que sa mondialisation chérie puisse fonctionner en marche arrière.

Vous êtes tous des fumeurs, alcoolo, fainéant, etc... J'en passe. Vous pouvez en rajouter. Ce qui n'empêche pas des inculpés pour agression avec arme par destination d'être promu chez ces gens là.

Pas grave.

En réalité, l'idéologie de la mondialisation, n'est que l'idéologie d'un empire à l'agonie.

Le retard mental consiste à penser que la mondialisation est irréversible. Comme je l'ai dit souvent, la mondialisation n'a été que le gaspillage pour des motifs futiles, d'une source d'énergie fossile, le pétrole, à vive allure.

Comme le dit Sapir, la violence du propos présidentiel, augure d'autres violences en retour.

" Il y a derrière le sentiment de supériorité couplé avec celui d’avoir raison, d’incarner le « camp du bien » que l’on trouve largement répandu dans cette élite néo-libérale. Pace qu’elle se croit détentrice d’un savoir supérieur, parce qu’elle est persuadé que ce savoir se combine avec une bienveillance dont elle serait la seule à disposer, elle ne peut qu’éprouver du mépris pour ses adversaires. "

Mépris réciproque, qui se finit toujours mal. On pourra bientôt appeler sa côte de popularité "le sous marin". Avec en prime, un échec économique retentissant, puisqu'il n'a même pas la prudence d'un Sarkozy ou d'un Hollande...

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 20:07

La débandade se fait voir de manière différente suivant les pays, mais c'est bien la débandade qui s'annonce.

Cuba et la Corée du nord avaient abordé la société de la sobriété  pétrolière, contraints et forcés, dans leur confrontation avec les USA.
Les deux sociétés avaient survécu.
Sans doute, certains choix peuvent ils paraître discutable. A mon avis, Castro refusant les agro-carburants à base de canne à sucre a commis une erreur. L'ile possède de nombreuses terres inoccupés, et le choix du débouché aura sans doute permis de mieux tirer parti de la récolte de sucre.

Aujourd'hui, aux Pays Bas, on brûle ce que l'on avait adoré ; le gisement de gaz de Gronigen fait beaucoup de dégâts, à cause des tremblements de terre, et les milliers de procès en cours, relativisent les gains économiques de l'exploitation, dont les recettes sont tombés à 5 milliards d'euros annuels, alors qu'on -sous- estime les dégâts à 1.2 milliards...

Bientôt, les dégâts dépasseront les recettes... Alors, on hésite à investir.
En Norvège, se pose le même problème. Devant la déplétion pétrolière, certains veulent pousser les investissements, pendant que d'autres se posent les questions de l'écologie et/ou de la rentabilité intrinsèque des nouveaux projets.

On parle de "vache à lait" pétrolière (et gazière), pour de nombreuses décennies. A mon avis, c'est un tantinet optimiste, vu le profil de la production. Là aussi va se poser le problème de la rentabilité intrinsèque du secteur.

Aux USA, dans le Texas éolien et pétrolier, le choix est fait. Seuls, 16 % des ménages étaient assurés pour les inondations, vu le coût de l'assurance (2000 $ par an). Ce qui est colossal, et à ajouter à tout le reste. Les autres devront se contenter d'aides minimes de la FEMA, sous forme de prêts à faible taux d'intérêt -mais prêts quand même-.

Alors, que la catastrophe donne lieu à une reconstruction triomphale, rien n'est moins sûr.

84 % des américains touchés par Harvey, risquent donc de se retrouver dans un mobil home, et encore, pas tous.
Pour ce qui est de la relance automobile, le bénéficiaire, c'est le pick-up à 2 500 $ qui risque d'être le grand gagnant, et pas le stock des 3 grands producteurs. Même si les véhicules étaient correctement assurés, si les victimes n'étaient pas assurés pour leur maison...

D'ailleurs, visiblement, il n'y a pas qu'aux USA que le phénomène fait tâche d'huile. Chez moi, l'immobilier qui se vend le mieux, le plus facilement, c'est le MO sur un bout de terrain, à petit prix. Le reste, il faut trouver l'acheteur.

La renégociation de l'ALENA est visiblement au point mort. Il est clair que renégocier l'ALENA, dans un contexte de déplétion pétrolière généralisée du continent sera compliqué, et il sera aussi compliqué de ne pas le faire.

Suite à harvey, les exportations de produits raffinés des USA se sont effondrés. Longue sera la remise en route.

Le p'tit marquis de belgueule fait encore parler de lui. Vous êtes tous des feignasses. A mesure, d'ailleurs que le crunch de l'énergie en Europe se propage, il y aura de plus en plus de feignasses.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 08:21

Le problème de bien des élites, c'est d'être, de leurs palais, coupés des réalités.
L'histoire ne manque pas de ces manoeuvriers retors et habiles, qui veulent s'emparer ou se maintenir au pouvoir, et qui en connaissent tous les rouages.
Seulement, comme dit parfois du char de l'état : "Le cheval était mort, le bois vermoulu et les rênes pourries".

Mais cela, particulièrement en haut, on ne s'en aperçoit que quand tout s'est disloqué.

La pitrerie "d'experts", voulant assoiffer de pétrole la Corée du nord, est de cet ordre là. Un embargo contre n'importe quel pays industriel le casserait très vite. Pas la Corée.

Mais là n'est pas la question. La pitrerie en cours est celle de Macron et Merkel (M&M's), voulant l'un formater son pays au moule en train de s'écrouler, l'autre reconstituer le 3° reich et la Waffen SS (rebaptisée divisions multinationales ), qui "exige un « leadership déterminé » - et « par l’Allemagne »". Un Führer, quoi.

Le monde actuel peut survivre, des pays peuvent maintenir leurs structures politiques, tant que les baisses d'énergies disponibles sont mesurées, du genre 2 % l'an. Les gens sont mécontents, mais ça peut passer, il suffit de trouver un torche-cul à jeter après usage, genre Hollande, Sarkozy, Macron.

Mais approche l'instant, où il y a de gros risques que l'énergie disponible baisse drastiquement. Le pétrole d'abord, avec la série de crises qui agitent les pays pétroliers. A mon sens, il faut bien étudier le devenir de l'Arabie Séoudite.

Quand à l'Allemagne, son "rêve", est désuet. Comment créer une armée européenne, distante des américains, quand celui qui tient les clefs de l'économie allemande, c'est Gazprom, dont l'indépendance avec le kremlin est toute relative. Et même inexistante.

Si D. Trump a été élu, c'est avant tout un symptôme d'effondrement. L'effondrement politique des structures existantes, suivant celle de bien des structures existantes aux USA. Et en cela, le rôle majeur de l'effondrement de ses principaux gisements de pétrole : Alaska, Cantarell (Mexique), brut conventionnel du Canada, et Venezuela.

"Une fois un certain seuil atteint, l'organisation sociale dans son ensemble entrera dans une phase de déclin des rendements marginaux, c'est-à-dire une phase critique qui, si elle était ignorée, pourrait conduire à l'effondrement de l'ensemble du système. "

Cette phase est active depuis près de 50 ans dans les pays de l'OCDE et de 80 ans, aux USA.
En Grande Bretagne, L'EROI (taux de retour énergétique en français), est en nette chute depuis le début du XXI° siècle, expliquant sans nul doute, le Brexit, et une prise de conscience loin d'être totale.
Si on disait aux gens, que leur avenir économique, ce sera plus la Corée du Nord, que les vacances aux Maldives, la réaction serait :

- m'en fout, j'ai pas les moyens de me payer la bagnole, le plein, les réparations (rayez la mention inutile), et c'est mon jardin qui me nourrit,

- mais c'est horrible, je ne sais rien faire de mes dix doigts, que fait le gouvernement ?

- le carrouf est fermé ?!?!?!

- mais enfin, nous, les femmes (ou LGBT, comme vous voulez), comment on va continuer à travailler ?!?!?!

A cela s'ajoute la réaction nobiliaire. Bref, la tempête parfaite, vous savez, un peu comme dans ces grands événements du 20° siècle ou le gouvernement français cherchait des "interlocuteurs responsables", pour arrêter le schmilblick en cours. A l'époque, la CGT passait en un instant du nocif inutile, à celui de partenaire privilégié et indispensable. Les impensables 20 % d'augmentation des salaires, devenaient subitement des demandes tout à fait raisonnables, qu'on était bien content de satisfaire et de s'en tirer pour si peu.

Je doute réellement que les structures résistent encore longtemps.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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